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Polygamie : sagesse ou conflit ?

La polygamie est un sujet sensible qui suscite beaucoup de débats. Pour certains, elle représente une sagesse sociale et familiale. Pour d’autres, elle peut devenir source de tensions. En Islam, ce sujet doit être abordé avec science, justice et crainte d’Allah.

Une permission encadrée par le Coran

Allah dit dans le Coran :

“Épousez, comme il vous plaira, deux, trois ou quatre femmes parmi celles qui vous plaisent. Mais si vous craignez de n’être pas équitables, alors une seule…”
(Sourate An-Nisâ, 4:3)

Ce verset montre clairement que la polygamie est permise, mais conditionnée par la justice. Ce n’est donc ni une obligation ni un droit sans limite.

La justice avant tout

Allah dit également :

“Vous ne pourrez jamais être parfaitement équitables entre vos femmes, même si vous en êtes soucieux…”
(Sourate An-Nisâ, 4:129)

Les savants expliquent que ce verset concerne les sentiments du cœur, difficiles à contrôler totalement. Mais l’équité dans les dépenses, le temps, le logement et le traitement reste obligatoire.

Une lourde responsabilité selon le Prophète ﷺ

Le Messager d’Allah ﷺ a dit :

“Celui qui a deux épouses et penche vers l’une d’elles viendra le Jour de la Résurrection avec un côté incliné.”
(Abou Dawoud, At-Tirmidhi)

Ce hadith montre la gravité de l’injustice entre épouses. La polygamie n’est pas un amusement, mais une responsabilité lourde devant Allah.

Quand elle devient sagesse

Dans certaines situations, elle peut répondre à des besoins réels : soutien d’une veuve, protection d’une femme seule, équilibre familial ou social, tout en respectant les droits de chacune.

Lorsqu’elle est pratiquée avec sincérité, capacité financière, transparence et justice, elle peut être une solution permise et bénéfique.

Quand elle devient conflit

Elle devient source de problèmes lorsque la décision repose sur le mensonge, le désir incontrôlé, l’abandon des responsabilités ou la négligence des sentiments et des droits.

Le problème n’est pas la loi d’Allah, mais le mauvais comportement humain.

Avant toute décision

Celui qui envisage la polygamie doit se poser honnêtement ces questions :

  • Suis-je capable d’être juste ?
  • Ai-je les moyens matériels ?
  • Vais-je assumer moralement mes responsabilités ?
  • Est-ce une décision réfléchie ou impulsive ?

La polygamie en Islam est une permission encadrée par la justice. Sans justice, elle devient oppression. Avec piété et responsabilité, elle peut être gérée avec sagesse.

Qu’Allah guide les foyers vers ce qui apporte paix, équilibre et baraka.

Moussa et Safoura : L’amour né de l’épreuve

Sous la chaleur écrasante du désert de Madyan, un homme marchait, le regard perdu à l’horizon. Ses vêtements étaient couverts de poussière, ses pieds meurtris par la longue route. Cet homme, c’était Moussa (Moïse), le fils d’une lignée noble d’Égypte, mais aujourd’hui fugitif. Il avait quitté le palais de Pharaon après avoir, par accident, ôté la vie à un homme. Redoutant la colère du tyran, il avait fui vers l’inconnu, seul avec sa foi et son espoir en Allah.

Après plusieurs jours d’errance, affamé et épuisé, il atteignit un puits près de Madyan. Autour de l’eau, des hommes robustes abreuvaient leurs troupeaux, mais non loin de là, deux jeunes femmes retenaient leurs brebis, hésitantes.

Moussa, malgré sa fatigue, ne put détourner les yeux. Leur attitude intriguait son cœur bienveillant. Il s’approcha et leur demanda d’une voix douce :

— « Que faites-vous ici, et pourquoi n’abreuvez-vous pas vos bêtes ? »

L’une d’elles répondit avec modestie :

— « Nous attendons que les bergers s’en aillent, car nous ne pouvons nous mêler à eux. Notre père est un vieil homme, et nous devons nous occuper du troupeau. »

Touché par leur pudeur et leur difficulté, Moussa n’hésita pas. Il s’avança vers le puits, écarta les bergers sans violence, et puisa l’eau pour les jeunes femmes. Ses muscles, bien que fatigués, puisèrent une force insoupçonnée dans son âme altruiste. Une fois leur tâche accomplie, les jeunes femmes partirent, laissant Moussa seul avec son sort.

Épuisé, il s’adossa contre un arbre et leva les mains vers le ciel :

— « Ô Seigneur, j’ai grand besoin du bien que Tu voudras me donner. »

Un destin guidé par la foi
Quelques heures plus tard, alors que le crépuscule dorait l’horizon, l’une des jeunes femmes revint vers lui, timide et pudique.

— « Mon père t’invite, afin de te récompenser pour nous avoir aidées. »

Moussa la suivit jusqu’à leur maison, où il rencontra leur père, un vieil homme sage que certains savants identifient comme le prophète Shu’ayb (Jethro). Après avoir écouté son histoire, le vieil homme vit en lui un homme droit et de confiance. Il lui fit alors une offre inattendue :

— « Je souhaite te marier à l’une de mes filles, à condition que tu travailles pour moi huit ans, et si tu en fais dix, ce sera de ton plein gré. »

Moussa, qui n’avait rien d’autre que sa foi et sa force, vit en cette offre une miséricorde d’Allah. Il accepta sans hésitation.

Ainsi, il épousa Safoura (Séphora), la jeune femme pudique qu’il avait aidée au puits.

Un amour forgé dans la patience
Les années passèrent, et un amour sincère naquit entre Moussa et Safoura. Elle n’était pas une reine, il n’était pas un prince, mais leur union reposait sur la foi, la loyauté et la patience.

Safoura voyait en son époux un homme au cœur pur, un homme de vérité et de courage. Elle le soutint dans ses épreuves, dans ses prières, et dans ses doutes. Quand vint le jour où il termina son engagement, elle marcha à ses côtés dans le désert, vers un destin que seul Allah connaissait encore.

C’est lors de ce voyage, en pleine nuit, qu’un feu mystérieux apparut au loin. Moussa s’en approcha… et entendit la voix d’Allah l’appeler. C’est ainsi qu’il fut choisi comme prophète, porteur du message divin.

Et Safoura, fidèle et discrète, devint la femme du plus grand des libérateurs.

Un amour béni par Allah
L’histoire de Moussa et Safoura est celle d’un amour qui ne naît ni dans le luxe ni dans la facilité, mais dans l’épreuve et la confiance en Allah. C’est une histoire où la noblesse ne se mesure pas en richesses, mais en droiture et en foi.

Ainsi, le destin d’un homme poursuivi par la tyrannie devint celui d’un messager de vérité, et l’amour d’une femme modeste devint le soutien silencieux d’un prophète.

Choisir une femme belle ?

Il est rapporté de l’Imam Ahmad Ibn Hanbal, qu’il a dit :

« Il incombe à l’homme, s’il veut se marier, d’interroger au sujet de la beauté de la femme, si elle lui plait, il demande alors au sujet de sa religion, si celle-ci lui plait il l’accepte, et si elle ne lui plait pas alors il la refuse », donc son consentement et son refus auront été pour quelle raison ?

Pour la religion.

Et les jeunes de nos jours inversent les choses, il demande en premier au sujet de la religion, s’ils lui disent c’est une femme pieuse, elle prie, elle jeûne et ci et ça, alors il demande au sujet de sa beauté, s’ils lui disent « couci-couça », il la délaisse. Son refus aura été pour quelle raison ?

Pour la beauté.

Non !

L’imam Ahmad enseignait aux gens que le sujet n’est pas tel quel. Interroges au sujet de la beauté, en effet, la beauté est requise.

Interroges au sujet de la beauté. Ainsi, si sa beauté te plait, alors demandes au sujet de sa religion, et si sa religion te plait alors tu l’épouses et si sa religion ne te plait pas tu la refuses.

Tu l’auras alors acceptée en raison de la religion et tu l’auras refusée en raison de la religion.

Et ceci est une indication de l’imam Ahmad que la beauté est une chose requise et l’instinct la convoite.

Mais j’attire l’attention ici sur certaines choses :

La première

La beauté excessive peut être un obstacle pour le jeune homme le détournant de son adoration, son travail et sa vie, elle le distrait.

Et ceci est l’explication de ce qui est rapporté d’après Abu Bakr As-Siddiq رضي الله عنه ou d’après Omar Ibn Al Khattâb رضي الله عنه, qu’il a ordonné à un de ses fils de divorcer son épouse, ils dirent :

« car elle l’a distrait par sa beauté ».

Le fils ne voulait que s’asseoir à côté d’elle c’est tout, il ne veut aller ni à droite ni à gauche, il reste juste assis près d’elle (le Cheikh rigole) qu’est-ce qu’il veut !

Lorsque le père vit l’état du fils il lui ordonna de la divorcer.

Pourquoi ?

Car il craignit pour la religion de son fils à cause d’elle, car elle est belle et sa beauté l’a distrait.

Et cela signifie que ce qui est voulu par beauté Ô mon frère ce n’est pas que tu exagères, surtout aujourd’hui Ô les jeunes, en cette époque dans laquelle se sont multipliées les chaînes télévisées qui exhibent des jeunes filles d’une belle apparence.

Alors le jeune garde en lui-même l’image d’une de ces images et se met à la rechercher, il veut une femme telle que celles-là.

Ceci est une erreur, et cela ne convient pas.

Ce qui incombe au jeune c’est de rechercher une femme avenante, soignée, jolie, qui soit ni repoussante ni hideuse, sans défectuosités et difformités.

Et ce point, il est essentiel aux gens d’y prêter attention.

Ce qui est voulu des savants lorsqu’ils évoquent la beauté ce n’est pas que l’homme recherche cette beauté qui distrait, ou cette beauté par laquelle l’homme est éprouvé en étant détourné de son adoration. 

Le deuxième point sur lequel j’attire l’attention au sujet de la beauté

Ceux qui ont expérimenté et ont connu le cas des femmes, il dit : « Par Allâh ! Avec la vie commune et la bonne attitude, tout change », comment ?

Il dit : « J’ai épousé une femme, d’une très grande beauté, mais lorsque j’ai vécu avec elle, et j’ai vu qu’elle était hautaine et orgueilleuse, qu’elle n’accomplit pas correctement les tâches du foyer et qu’elle n’agit pas convenablement avec moi, et que je n’entends d’elle que des paroles déplaisantes, je me suis mis à la détester, je la voyais avec sa beauté et je la détestais »

Il dit : « Je n’ai ressenti la délectation du mariage, la saveur du bonheur conjugal, et la joie d’être un époux et qu’elle soit une épouse, que lorsque je l’ai divorcé et que j’ai épousé une deuxième femme d’une beauté moindre que la sienne, mais qui serait presque d’un niveau normal, j’ai éprouvé le repos et la quiétude que le Qur’ân mentionne au sujet de la relation entre un homme et son épouse ». 

Aussi, le troisième point sur lequel je veux attirer l’attention

C’est que la véritable beauté, c’est la beauté de la façon d’agir, la beauté de caractère, la beauté du bon rapport conjugal entre la femme et son époux.

Et si l’homme épouse une femme dont la beauté est banale, cela est à plus forte raison, par la permission d’Allâh, avec son (la femme) bon comportement, et sa bonne relation conjugale, de faire en sorte qu’elle le réjouira quand il la regardera.

Cet homme là qui avait une belle épouse, a dit après un certain temps : « J’en suis arrivé, lorsque je la regarde, à ressentir de l’affliction et du ressentiment, elle ne m’apaise pas, je ne suis pas apaisé »

Ainsi la véritable beauté qu’il incombe a l’homme de rechercher, c’est la beauté de caractère et de la religion, avec la simplicité, qu’il n’exagère pas et qu’il ne soit pas dupé par les photos qu’il voit et il recherche des femmes selon ces photos là, cela est contraire à la législation, et même certains salafs ordonnaient à leur fils de divorcer leur épouse du fait qu’ils voyaient le fils se distraire par sa beauté.

S’il se distrait par sa beauté c’est fini, il ne voudra plus aller travailler, il ne voudra plus partir au combat au moment de combattre.

Que peut bien vouloir un père avec une telle femme pour son fils ?

Il lui ordonnait donc de divorcer car elle l’avait distrait, car elle l’avait détourné.

Alors nous disons que ce qui est voulu par la beauté, c’est la beauté normale, dans le sens qu’il ne doit pas y avoir de défauts sur la femme, dans le sens que la femme ne doit pas avoir de défauts.

Et si la femme est belle dans son corps ou son visage alors par sa mauvaise attitude elle fera fuir l’homme d’elle-même. 

Continue your studies or get married?

Marriage and education are two important aspects of life that can sometimes seem in competition. Here is a reflection on this subject, informed by Islamic teachings.

Importance of marriage in Islam

Prophet Muhammad (peace and blessings of Allaah be upon him) emphasized the importance of choosing a life partner based on religion and morality. He said :

“When someone comes to you (to marry your daughter) who satisfies you with his religion and morality, then accept him. »

  • Reported by At-Tirmidhî in the chapter of marriage (n°1084).

He also encouraged young people to marry to preserve their chastity and lower their gaze:

“O young people! Whoever among you is able to bear the burden of marriage, let him marry. He will thus be able to lower his gaze better and preserve his chastity. »

  • Reported by Al-Bukhârî in the chapter on marriage (n° 5065 and 5066), and by Muslim also in the chapter on marriage (n° 1400).

Refusal to marry can deprive individuals of the spiritual and moral benefits it brings.

Studies and marriage: a balance to find

It is essential to find a balance between further education and marriage. Here are some tips and considerations:

  1. Conditions for continuing studies : A woman may make it a condition of her marriage that she continue her studies until completion or continue teaching for a specified period, as long as she is not yet occupied by family responsibilities such as children.
  2. Usefulness of studies : It is advisable to review the relevance of in-depth studies in areas that are not directly useful. A basic education that enables reading and writing, and provides the skills needed to read and explain the Quran and hadith, is often considered sufficient.
  3. Essential studies : It is important to allow women to pursue studies in essential fields such as medicine, provided that these studies do not contain prohibited elements, such as excessive mixing or other practices not in accordance with Islamic principles. .

Conclusion

The decision to marry or continue education should not be seen as an exclusive choice. With open communication and clear agreements between partners, it is possible to pursue one’s educational ambitions while enjoying the benefits of marriage. Guardians and families must encourage young women to find this balance, thereby ensuring their spiritual, moral and intellectual development.

والدي يريدني أن أتزوج رجلاً غنياً ومن عائلة جيدة: منظور إسلامي

الزواج هو مؤسسة مقدسة في الإسلام، ومن الطبيعي أن يرغب الآباء في الأفضل لأبنائهم. ومع ذلك، يجب أن يتم اختيار الزوج بحكمة ووفقًا لتعاليم الإسلام. يستعرض هذا المقال مسألة اختيار الزوج عندما يرغب الوالدين في أن تتزوج ابنتهم رجلاً غنياً ومن عائلة جيدة، بالاستناد إلى الأحاديث والآيات القرآنية.

الزواج في الإسلام: اتحاد مقدس

يشجع الإسلام على الزواج بشدة. يقول الله في القرآن:

« وَمِنْ آيَاتِهِ أَنْ خَلَقَ لَكُمْ مِنْ أَنْفُسِكُمْ أَزْوَاجًا لِتَسْكُنُوا إِلَيْهَا وَجَعَلَ بَيْنَكُمْ مَوَدَّةً وَرَحْمَةً إِنَّ فِي ذَلِكَ لَآيَاتٍ لِقَوْمٍ يَتَفَكَّرُونَ » (سورة الروم، 30:21)

هذه السكينة والمودة هما عناصر أساسية لزواج ناجح. لذا، يجب أن يتم اختيار الزوج وفقًا لمعايير تعزز هذه السكينة والمودة، بما يتجاوز الاعتبارات المادية البحتة.

معايير اختيار الزوج

قدم النبي محمد (صلى الله عليه وسلم) نصائح واضحة حول المعايير التي يجب مراعاتها عند اختيار الزوج. في حديث رواه أبو هريرة، قال النبي (صلى الله عليه وسلم):

« تُنْكَحُ الْمَرْأَةُ لِأَرْبَعٍ: لِمَالِهَا وَلِحَسَبِهَا وَلِجَمَالِهَا وَلِدِينِهَا، فَاظْفَرْ بِذَاتِ الدِّينِ تَرِبَتْ يَدَاكَ » (صحيح البخاري)

هذا الحديث يبرز أهمية التقوى الدينية على بقية المعايير. في حين أن المال والنسب هما عوامل يجب مراعاتها، إلا أنه لا ينبغي أن يكونا أولويتين على الإيمان والأخلاق الحسنة.

دور الوالدين في اختيار الزوج

يلعب الوالدين دورًا مهمًا في زواج أبنائهم، ويجب أن تؤخذ آراؤهم في الاعتبار. ومع ذلك، من الضروري أن يتم هذا الدور بحكمة ووفقًا للمبادئ الإسلامية. يقول الله في القرآن:

« يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا قُوا أَنْفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا وَقُودُهَا النَّاسُ وَالْحِجَارَةُ » (سورة التحريم، 66:6)

يجب على الوالدين التأكد من أن قرارهم يتماشى مع ما هو مفيد لإيمان ابنهم ورفاهه الروحي.

أهمية القبول المتبادل

في الإسلام، يعتبر القبول المتبادل من الطرفين أمرًا أساسيًا لصحة الزواج. قال النبي (صلى الله عليه وسلم):

« لا تُنكح الأيم حتى تُستأمر، ولا تُنكح البكر حتى تُستأذن » (صحيح البخاري)

هذا الحديث يبرز أهمية القبول والاختيار الشخصي في الزواج. إذا شعرت المرأة بأنها مجبرة على الزواج ضد إرادتها، فقد يتعارض ذلك مع تعاليم الإسلام.

الثروة والعائلة: عوامل ثانوية

بينما يمكن أن تكون الثروة والخلفية العائلية الجيدة ميزات إضافية، فإنها لا تضمن بالضرورة زواجًا سعيدًا وممتعًا. الإسلام يولي أهمية أكبر للشخصية والتقوى والقيم الأخلاقية. في حديث رواه أنس بن مالك، قال النبي (صلى الله عليه وسلم):

« إذا جاءكم من ترضون دينه وخلقه فزوجوه، إلا تفعلوا تكن فتنة في الأرض وفساد عريض » (سنن الترمذي)

هذا الحديث يبرز أهمية شخصية العريس ودينه على ثروته أو مكانته الاجتماعية.

خاتمة

في الختام، إذا كان والدك يرغب في أن تتزوجي رجلاً غنيًا ومن عائلة جيدة، فمن المهم احترام رغباته مع مراعاة تعاليم الإسلام. يجب أن يتم اختيار الزوج بناءً على التقوى والشخصية والقيم الأخلاقية. يمكن أن تكون الثروة والمكانة الاجتماعية ميزات إضافية، لكنها لا ينبغي أن تكون المعايير الرئيسية. القبول المتبادل والسعي لتحقيق السكينة والمودة هما الأساس لزواج مبارك وناجح.

لذا، من المهم الانخراط في حوار محترم وحكيم مع والديك، مع تذكيرهم بالمبادئ الإسلامية والاستماع إلى مخاوفهم والسعي لتحقيق توازن يرضي جميع الأطراف المعنية.

My Father Wants Me to Marry a Wealthy and Well-Bred Man

Marriage is a sacred institution in Islam, and it is natural for parents to wish the best for their children. However, the choice of a spouse should be approached with wisdom and in accordance with Islamic teachings. This article explores the issue of choosing a spouse when parents want their daughter to marry a wealthy and well-bred man, drawing on hadiths and verses from the Quran.

Marriage in Islam: A Sacred Union

Marriage is strongly encouraged in Islam. Allah says in the Quran:

« And among His signs is that He created for you from yourselves mates that you may find tranquility in them, and He placed between you affection and mercy. Indeed, in that are signs for a people who give thought. » (Surah Ar-Rum, 30:21)

This tranquility and affection are essential elements for a successful marriage. Therefore, the choice of a spouse should be guided by criteria that promote this tranquility and affection, beyond mere material considerations.

Criteria for Choosing a Spouse

Prophet Muhammad (peace and blessings be upon him) provided clear advice on the criteria to consider when choosing a spouse. In a hadith reported by Abu Huraira, the Prophet (peace and blessings be upon him) said:

« A woman is married for four things: her wealth, her lineage, her beauty, and her religion. Choose the one who is religious, you will prosper. » (Sahih al-Bukhari)

This hadith highlights the importance of religious piety over other criteria. While wealth and lineage are factors to consider, they should not take precedence over faith and good character.

The Role of Parents in Choosing a Spouse

Parents play an important role in their children’s marriage, and their opinions should be taken into account. However, it is crucial that this role is exercised with wisdom and in accordance with Islamic principles. Allah says in the Quran:

« O you who have believed, protect yourselves and your families from a Fire whose fuel is people and stones. » (Surah At-Tahrim, 66:6)

Parents should ensure that their decision aligns with what is beneficial for their child’s faith and spiritual well-being.

The Importance of Mutual Consent

In Islam, the consent of both parties is essential for the validity of the marriage. The Prophet (peace and blessings be upon him) said:

« A virgin should not be married without her consent, and a previously married woman should not be married without consulting her. » (Sahih al-Bukhari)

This hadith underscores the importance of consent and personal choice in marriage. If a woman feels forced to marry against her will, it could contravene Islamic teachings.

Wealth and Family: Secondary Factors

While wealth and a good family background can be advantageous, they do not necessarily guarantee a happy and fulfilling marriage. Islam places greater emphasis on character, piety, and moral values. A hadith reported by Anas ibn Malik mentions that the Prophet (peace and blessings be upon him) said:

« If a person whose character and religion satisfy you comes to you seeking marriage, marry him. If you do not do so, there will be temptation on earth and extensive corruption. » (Sunan al-Tirmidhi)

This hadith highlights the importance of the suitor’s character and faith over his wealth or social status.

Conclusion

In conclusion, if your father wishes for you to marry a wealthy and well-bred man, it is important to respect his desires while considering Islamic teachings. The choice of a spouse should be based on piety, character, and moral values. Wealth and social status can be advantages, but they should not be the main criteria. Mutual consent and the pursuit of tranquility and affection are essential for a blessed and successful marriage.

Thus, it is important to engage in respectful and wise dialogue with your parents, reminding them of Islamic principles while listening to their concerns and seeking a balance that satisfies all parties involved.

Mon Père Veut que J’épouse un Homme Riche et de Bonne Famille

Le mariage est une institution sacrée en Islam, et il est naturel que les parents souhaitent le meilleur pour leurs enfants. Cependant, il est important d’aborder le choix du conjoint avec sagesse et conformément aux enseignements de l’Islam. Cet article explore la question du choix du conjoint lorsque les parents veulent que leur fille épouse un homme riche et de bonne famille, en s’appuyant sur des hadiths et des versets du Coran.

Le Mariage en Islam : Une Union Sacrée

Le mariage est fortement encouragé en Islam. Allah dit dans le Coran :

« Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses afin que vous trouviez auprès d’elles tranquillité, et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. » (Sourate Ar-Rum, 30:21)

Cette tranquillité et cette affection sont des éléments essentiels pour un mariage réussi. Le choix du conjoint doit donc être guidé par des critères qui favorisent cette tranquillité et cette affection, au-delà des simples considérations matérielles.

Critères de Choix du Conjoint

Le Prophète Muhammad (paix et bénédictions sur lui) a donné des conseils clairs sur les critères à considérer pour choisir un conjoint. Dans un hadith rapporté par Abu Huraira, le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit :

« Une femme est épousée pour quatre raisons : pour sa richesse, pour sa descendance, pour sa beauté et pour sa religion. Choisis celle qui est religieuse, tu seras gagnant. » (Sahih al-Bukhari)

Ce hadith met en lumière l’importance de la piété religieuse par rapport aux autres critères. Bien que la richesse et la descendance soient des facteurs à considérer, ils ne devraient pas être prioritaires sur la foi et les bonnes mœurs.

Le Rôle des Parents dans le Choix du Conjoint

Les parents ont un rôle important à jouer dans le mariage de leurs enfants, et leur avis doit être pris en compte. Cependant, il est crucial que ce rôle soit exercé avec sagesse et en accord avec les principes islamiques. Allah dit dans le Coran :

« Ô vous qui avez cru, préservez vos personnes et vos familles d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres. » (Sourate At-Tahrim, 66:6)

Les parents doivent donc veiller à ce que leur décision soit en accord avec ce qui est bénéfique pour la foi et le bien-être spirituel de leur enfant.

L’Importance de l’Accord Mutuel

En Islam, le consentement des deux parties est essentiel pour la validité du mariage. Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit :

« Une femme vierge ne doit pas être donnée en mariage sans son consentement, et une femme divorcée ne doit pas être donnée en mariage sans qu’on lui demande son avis. » (Sahih al-Bukhari)

Ce hadith souligne l’importance du consentement et du choix personnel dans le mariage. Si une femme se sent forcée de se marier contre son gré, cela pourrait aller à l’encontre des enseignements islamiques.

La Richesse et la Famille : Des Facteurs Secondaires

Bien que la richesse et la bonne famille puissent être des avantages, ils ne garantissent pas nécessairement un mariage heureux et épanoui. L’Islam met davantage l’accent sur le caractère, la piété et les valeurs morales. Un hadith rapporté par Anas ibn Malik mentionne que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit :

« Lorsque quelqu’un dont le caractère et la religion vous satisfont vient demander votre fille en mariage, mariez-la avec lui. Si vous ne le faites pas, il y aura de la tentation sur la terre et une grande corruption. » (Sunan al-Tirmidhi)

Ce hadith met en avant l’importance du caractère et de la foi du prétendant par rapport à ses richesses ou à son statut social.

Conclusion

En conclusion, si votre père souhaite que vous épousiez un homme riche et de bonne famille, il est important de respecter ses désirs tout en prenant en compte les enseignements islamiques. Le choix du conjoint doit se faire sur la base de la piété, du caractère et des valeurs morales. La richesse et le statut social peuvent être des avantages, mais ils ne doivent pas être les critères principaux. Le consentement mutuel et la recherche de la tranquillité et de l’affection sont essentiels pour un mariage béni et réussi.

Ainsi, il est important de dialoguer avec respect et sagesse avec vos parents, en leur rappelant les principes islamiques tout en écoutant leurs préoccupations et en cherchant un équilibre qui satisfasse toutes les parties impliquées.

Can a woman enter into her own marriage?

Guardianship is a legal right under which the guardian can perform acts in place of and without the consent of the person under guardianship. It is divided into public guardianship and private guardianship. Then, private guardianship is itself subdivided into guardianship of body and guardianship of property. What interests us here concerns physical guardianship, or even matrimonial guardianship.

The conditions that the matrimonial guardian must meet

The marital guardian must be free, of sound mind and pubescent. Consequently, a man whose reason is impaired or an immature child cannot act as marital guardians, because they do not have authority over their own person. They therefore cannot have authority over others.

In addition to these three conditions, the matrimonial guardian must also be Muslim if the one under the guardianship regime is also Muslim, because a non-Muslim cannot have authority over a Muslim.

God  (azwadial)   says:

“…And Allah will never give a way to the disbelievers against the believers. »
[Surah 4 – Verse 141]
 

The good repute of the matrimonial guardian is not required

The matrimonial guardian does not necessarily have to be honorable, because even supposing that he is depraved, his depravity does not dispossess him of his capacity to give another in marriage. Unless, of course, this depravity extends to the point of immorality, in which case he will no longer be given credit and he will be deprived of his right.

Can a woman enter into her own marriage?

Many lawyers believe that a woman cannot enter into her own marriage or the marriage of a third party, and that such a contract is void from her. They argue from the fact that matrimonial guardianship is a mandatory condition of validity of the marriage contract, and that the one who enters into the contract is the guardian. They are also based on a certain amount of scriptural evidence:
 

“…Marry the single among you and the good among your slaves, both men and women. »
[Surah 24 – Verse 32]

“…And do not give wives to the associators until they have faith…”
[Surah 2 – Verse 221]

The Messenger of God  (sallAllahu alayhi wa sallam)  said:

“No marriage without a marital guardian. »
[Reported by Ahmad, Abû Dawûd, at-Tirmidhî, as well as In Hibban and al-Hâkim
who declare it sahîh, according to Abû Mûsâ al-Ash`arî]

The negation “no marriage” must be understood as relating to the validity of the marriage. We deduce from this that a marriage without a guardian is void, as we will see in the hadith of Âïsha  (Radia Allahu ‘anha)  below.

At-Tirmidhî said: “The practice which prevails among the learned among the Companions of the Prophet is in accordance with the following tradition: “No marriage without a matrimonial guardian.”

We can cite among others Companions who adopted this opinion, ‘Umar Ibn al-Khattâb, ‘Ali Ibn Abî Tâlib, `Abdallah Ibn ‘Abbas, Abû Hurayra, Ibn ‘Umar, Ibn Mas`ûd or even Âïsha (Radia Allahu ‘  anha )  .

As for the jurists of the generation that succeeded them, we can cite Sa`îd Ibn al¬Musayyib, al-Hasan al-Basrî, Shurayb, Ibrahim an-Nakha’î, ‘Umar Ibn ‘Abd al¬`Azîz and still others. This is also the opinion adopted by Sufyân ath-Thawrî, al¬Awzâ’î, ‘Abdallah Ibn al-Mubârak, ash-Shâfi’î, Ibn Shibrima, Ahmad, Ishâq, Ibn Hazm, Ibn Abî Laylâ, at-Tabârî or even Abû Thawr (rta). »

The guardian must obtain the consent of his ward before marrying her

In addition to the differences among lawyers regarding the woman’s capacity to conclude her own marriage, her guardian must consult her and find out whether she consents to the marriage before contracting it.

Indeed, marriage is a permanent union and association between husband and wife. The harmony of the couple only lasts if the consent of the latter is taken into account.

This is why the Supreme Legislator forbade guardians to force their wards into marriage, whether they were virgins or not, and He made marriage invalid if it was contracted without their consent. 

This is also the reason why they have the right to request the dissolution of the marriage and to cancel the contract in such a case. As proof of this, we have the following scriptural elements:

1- Ahmad, Muslim, Abû Dâwûd, an-Nasâ’î and Ibn Mâja (rta) report according to Ibn `Abbâs ( Radhiallahu anhu ) the following hadith:

“A woman who has already been married – thayyib – is more able to dispose of her person than her guardian. As for the one who is a virgin, we must ask her permission: her silence will take its place. »

It is necessary to understand by this that the woman who has already been married is better able to dispose of her person in the sense that her guardian cannot give her in marriage without her consent, not that she can conclude her own marriage without a guardian.

In another version reported by Ahmad, Muslim, Abû Dâwûd and an¬Nasâ’î, (rta), it is said: “As for the virgin, it is up to her father to ask her consent. », of course before giving her in marriage.

2- It is reported from Abu Hurayra that the Messenger of God  (sallAllahu alayhi wa salam)  said:

“A woman who has already been married cannot be given in marriage without having had her consent; a virgin woman can only be given in marriage after having obtained her authorization. –O Messenger of God! And how do I know if she allows it?  the faithful then asked. –By remaining silent,  replied the Prophet.”

3- AI-Bukârî, Abû Dâwûd, an-Nasâ’î, at-Tirmidhî, Ibn Mâja and Ahmad (rta) report that the father of Khansâ’ Bint Khidâm married her while she had already been married, the one -she refused to accept the marriage and informed the Prophet who annulled the union.

4- Ahmad, Abû Dâwûd, Ibn Mâja and ad-Dâraqutnî report according to Ibn `Abbâs ( Radhiallahu anhu ) that a young virgin came to find the Messenger of God  (sallAllahu alayhi wa salam)  and told him that her father had married without her consent, he then gave her the right to choose.

5- According to ‘Abdallâh Ibn Burayda, according to his father:

“A young girl went to find the Messenger of God  (sallAllahu alayhi wa salam)  and told him the following: “My father married me to his nephew in order to ennoble his lineage.” The Prophet gave her a right of annulment,
she replied: “I accept my father’s decision”; “I only wanted
women to know that their fathers have no rights in this area.” »
[Ibn Mâja relates this hadith using a chain of guarantors mentioned in the Sahîh.]

The absence of a marital guardian

If the close guardian who meets the conditions of matrimonial guardianship is present, the distant guardian is not intended to assume this role. Thus, for example, in the case where the father is present, neither the brother nor the uncle nor those who come hierarchically after them are intended to assume matrimonial guardianship. However, if the closest guardian is absent for a period such as to give the suitor (of equal status to the fiancée) the right not to wait for his decision, matrimonial guardianship is then automatically devolved to the one who comes after him in the hierarchy, and this, so that an advantageous marriage does not escape the bride.

And it is not up to the absent guardian to oppose the conclusion of the marriage of the one following his return, because by his absence, he was considered non-existent, which is why the right of guardianship was devolved to the one who followed him. This is the opinion of the Hanafites on this question.

For ash-Shâfi’î (rta), if the distant guardian gives his ward in marriage despite the presence of the close guardian, the said marriage is void. Now, if the close guardian is absent, it is not up to the guardian who comes after him to marry her, but it will be up to the judge to do so.

The case of the woman who does not have a guardian or who cannot reach the judge

Al-Qurtubî (rta) said:

“If a woman finds herself in a place where there is neither judge nor guardian, let a “neighbor” marry her and assume this role in their place. Indeed, people have to find out who will marry them and the fact is that they do the best they can in such cases. » [See Al-Jâmi’ li-Ahkâm al-Qur’ân by al-Qurtubî, t. 3; p. 76 ]

This is why Malik (rta) said of the indigent woman that she could be given in marriage by the one who takes care of her, because being one of the people who has difficulty accessing the judge, she can legitimately be considered as not having no judge at his disposal.

Any Muslim must therefore be able to act as guardian for her. As for ash-Shâfi’î (rta), he believes that if there is a woman in society who does not have a guardian and a man charged by her to represent her gives her in marriage, the marriage is valid, because this act falls under arbitration -tahkîm- and the arbitrator can act as judge.

The judge’s right of matrimonial guardianship

The right of matrimonial guardianship is vested in the judge in the following cases:

  • In case of disagreement between guardians.
  • In the event of the absence or non-existence of a guardian.

Thus, in the case where a man of the same condition as the bride presents himself and she agrees to marry him, but all of her guardians are traveling, even if it is in a place which is approximately distance, it is then up to the judge to conclude the marriage contract between the two parties himself.

Unless of course the suitor and the bride agree to wait for the return of the absent guardian, because this is a right which is acquired by the latter, even if the period of absence of the guardian is long. Traditions do relate to this chapter, but they are all doubtful.   

Le mérite de la chasteté et les méfaits du péché

Le mérite de la chasteté et les méfaits du péché, Allah (azawajal)a placé en l’homme deux natures paradoxales : La première est une nature bonne : elle n’incite la personne qu’au bien et à l’accomplissement du bien. La seconde est son contraire : elle ne pousse qu’aux passions et invite à obéir à son ego et désobéir à la raison. Son guide est le désir et son argument la désobéissance. C’est ce qu’Allah (azawajal) vise en disant :

{ … car l’âme est très incitatrice au mal }

[ Sourate 12 – Verset 53 ]

En chaque personne se trouvent ces deux natures, elles sont en perpétuel paradoxe. Ainsi, si la raison de la personne est illuminée par la lumière d’Allah , celle-ci vaincra son ego et domptera ses passions. Cependant, si l’ego étouffe la raison, sa vision s’obscurcira et la personne pataugera dans ses passions, elle tombera dans les péchés et accomplira le blâmable. La passion est telle le feu ardent, il ne brûle que celui qui l’attise.

Quand une passion envoûte une personne, que cela soit fortune, sexualité ou pouvoir, en réalité, cela ne lui apporte guère la joie, même si d’un premier abord, il lui paraîtra être dans la jouissance et le bonheur. La vérité est que cette personne est dans une tristesse continue, car elle en voudra toujours plus. Le blâmable lui apparaîtra être moins grave afin de satisfaire son ego et d’arriver à ses fins, même par les moyens les plus condamnables.

Cette décadence ne pourra rapprocher la personne que du stade bestial. Dès lors que l’être humain rompt le lien avec Allah pour devenir un animal, il vivra par ses désirs et pour eux.

Allah (azawajal) dit:

{ Ils ne sont en vérité comparables qu’à des bestiaux. Ou plutôt, ils sont plus égarés encore du sentier }

[ Sourate 25 – Verset 44 ]

Quant à ce qu’Allah nous a rapporté de l’histoire de Yûsuf (alayhi salam) cela n’est que pour nous apprendre nos défauts et notre besoin de Sa protection, que nos âmes sont faibles face aux penchants de notre ego et aux complots du Diable. n Yûsuf (alayhi salam) était un prophète , issu d’une famille de prophètes, protégés par la protection d’Allah (azawajal), entourés par Son assistance, le Diable – qu’il soit lapidé – n’ayant aucun pouvoir contre eux. Cependant, il nous est rapporté dans le Coran :

{ Et, elle le désira. Et il l’aurait désirée n’eût été ce qu’il vit comme preuve évidente de son Seigneur }

[ Sourate 12 – Verset 24 ]

Ceci à cause de la nature originelle de l’homme non pas intentionnellement en recherchant la faute. C’est pourquoi nous trouvons que l’Islam a instauré plusieurs règles et politesses permettant de combattre cette turpitude.

L’Islam a instauré des règles quant à la demande de permission d’entrer dans une pièce et des règles par rapport au regard,… tout en mettant en garde contre la mixité et soulignant son interdiction, il a aussi instauré le port du voile et incité au mariage, ce qui contribue à assurer le salut de la personne et la purification de la communauté. Ainsi, il incombe au Musulman de purifier son âme par l’effort et l’éducation, pour qu’elle devienne source de tout bien.

Allah (azawajal) dit:

{ Et par l’âme et Celui qui l’a harmonieusement façonnée ; et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété ! A réussi, certes, celui qui la purifie. Et est perdu, certes, celui qui la corrompt }

[ Sourate 91 – Versets 7 à 10 ]

Ibn al-Qayyim qu’Allah lui fasse miséricorde, dit :

« Les péchés ont des effets visibles sur la personne qui les accomplit, dans sa vie et dans l’au-delà, sur son âme et ceux qui l’entourent ».

Parmi cela :

– La privation de connaissance, car le savoir est une lumière émanant d’Allah qu’Il place dans le coeur, tandis que le péché étouffe cette lumière. – La privation des moyens de subsistance, car l’adorateur est privé de cette subsistance à cause du péché qu’il commet.

– Une mélancolie que le pécheur ressent dans son coeur, elle est entre lui et Allah , comparable à aucune jouissance. Mais c’est une chose que peut ressentir seul celui dont le coeur est vivant.

– Un malaise entre lui et les gens, comme l’un des prédécesseurs disait : « Je désobéis certes à Allah et je ressens cela dans le comportement de mon épouse et de ma bête ».

– La difficulté dans ses affaires, ne les trouvant que fermées à lui. – Le péché engendre son pareil. Il est dit que la punition du péché est le péché suivant et que la récompense de la bonne action est la prochaine bonne action.

– Et la plus grave : il affaiblit le coeur et sa volonté et fait grandir le désir du péché et diminue l’envie de se repentir petit à petit jusqu’à l’ôter complètement du coeur. Et ceci est l’une des choses les plus graves.

– La désapprobation du mal sera ôtée du coeur, afin de devenir une habitude qu’il ne désapprouvera plus ni ne détestera, au contraire, il l’aimera. Allah le cachera mais lui ne désirera que le montrer au grand public.

– La disgrâce du serviteur aux yeux d’Allah , comme on dit : Ils se sont fait méprisés de Lui, puis Lui ont désobéi, mais s’il les estimait, II les aurait protégés.

Aussi, Allah (azawajal) dit :

{ Et quiconque Allah avilit n’a personne pour l’honorer. Le Croyant éduqué sur la foi en Allah Et quiconque Allah avilit n’a personne pour l’honorer }

[ Sourate 22 – Verset 18 ]

Le Croyant éduqué sur la foi en Allah et Sa crainte ne pourra que devenir une personne pieuse et forte, détournée par aucun bien matériel ni aucune passion. Et lorsqu’une femme belle et haut placée l’invite à elle, il dira :

Je crains Allah , Seigneur des mondes !

Et si le Diable le tente,

il dira :

tu ‘as aucun pouvoir sur moi ! Et si les mauvais compagnons l’incitent au chemin de la débauche et du blâmable, il dira :

je ne suis guère du nombre des ignorants ! et Sa crainte ne pourra que devenir une personne pieuse et forte, détournée par aucun bien matériel ni aucune passion.

La chasteté est certes un comportement noble et une manifestation de la foi, c’est une beauté pour l’homme et la femme, par laquelle ils préservent leur foi et sont protégés par Allah des péchés. La chasteté est également un moyen de connaître une vie de couple heureuse.

C’est pour cette raison que nous trouvons que le Coran souligne ce point :

{Et que ceux qui n’ont pas de quoi se marier, cherchent à rester chastes jusqu’à ce qu’Allah les enrichisse par Sa grâce …}

[ Sourate 24 – Verset 33 ]

Cependant, demeurer célibataire et préserver sa chasteté n’est pas chose facile. C’est pourquoi le prophète (sallAllahou ‘alayhi wa salam) dit :

« II en est trois qu’Allah, Pureté à Lui, se doit d’aider… » et il cita parmi eux : « …celui qui se marie et désire (préserver) sa chasteté »

[Rapporté par Ahmad, al-Tirmidhî, al-Nasâ’î, Ibn Mâjah et al-Hâkim. Voir Sahîh ]

Polémique sur l’âge de la femme de Sadio Mané

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :

La jeune mariée, prénommée Aisha Tamba, serait âgée de 18 ans, tandis que son époux aurait 31 ans, suscitant ainsi divers débats.

Certains critiquent la différence d’âge et la nature de ce mariage entre Mané et Tamba, tandis que d’autres reprochent aux médias de vouloir appliquer des critères occidentaux à des coutumes locales dotées de leurs propres fondements.

Quelle est la position de l’islam à propos ?

La puberté n’est pas une condition pour qu’un mariage soit valide et il n’existe pas d’âge spécifique pour se marier. Il n’y a aucun mal à marier un petit garçon ou une fillette s’il existe un intérêt à le faire. Toutefois, celui qui épouse une jeune fille ne peut consommer son mariage avec elle avant qu’elle en ait la capacité. En effet, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  épousa ‘Aïcha (Radhiallahu anha) , alors que celle-ci était petite, mais ne consomma son mariage avec elle qu’une fois qu’elle eut atteint l’âge de la puberté. L’imam Boukhari titra un de ses chapitres sur le sujet et apporta dans ce dernier des preuves tirées du Coran et de la Sunna. Dans son recueil authentique de hadiths, il titra l’un de ses chapitres : « Chapitre : le mariage du jeune enfant par son père. » Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « De même pour celles qui n’ont pas encore de règles » (Coran 65/4) – et Il imposa un délai de viduité de trois mois si elle n’est pas pubère -. ‘Urwa a rapporté que Aïcha (Radhiallahu anha) , avait d’après elle : « six ans quand le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) l’épousa, neuf ans lorsqu’ils consommèrent leur mariage et elle resta à ses côtés durant neuf ans. » (Mouslim)

Al-Nawawî a dit : « Sachez que l’imam al-Châfi’î et ses disciples ont dit : « Il est recommandé au père et au grand-père de ne pas marier une vierge avant qu’elle ne soit pubère. Il faut lui demander sa permission afin de ne pas en faire une captive auprès d’un homme alors qu’elle répugne cela. » Ce qu’ils dirent-là ne contredit en rien le hadith d’Aïcha (Radhiallahu anha), car ils sous-entendent par cela qu’il ne faut pas marier une fille avant la puberté s’il n’y a pas d’intérêt évident à le faire et que l’on craint qu’en retardant ce mariage, elle manque cette opportunité comme dans le hadith d’Aïcha. Dans ce cas, il est alors recommandé de la marier à cet homme, car le père a le devoir de faire ce qui est dans l’intérêt de son enfant et ne pas manquer une opportunité pour elle. »

Tel est l’avis prépondérant selon le Dr. ‘Abd Al-Karîm Zaydân dans son encyclopédie intitulée Al-Mufassal fî Fiqh al-Usra dans laquelle il dit : « L’avis prépondérant est selon nous qu’il est recommandé au père de ne pas marier sa fille avant qu’elle ne soit pubère sauf s’il existe un réel intérêt à la marier alors qu’elle est encore petite (non pubère) » Il cita pour cela plusieurs raisons que vous pourrez trouver en consultant son livre.

Quant à celui qui refuse de marier son enfant avant la puberté par crainte d’être blâmé, il ne commet pas de péché et ne devient a fortiori pas mécréant.

Invocation pour les mariés

La Doua en arabe :

بَارَكَ اللّهُ لَكَ، وَبَارَكَ عَلَيْكَ، وَجَمَعَ بَيْنَكُمَا فِي خَيْرٍ

L’invocation en français :

« Qu’Allah bénisse pour toi (le mariage), te bénisse et vous unisse dans le bonheur. »

Le dhikr en phonétique :

Bâraka l-lâhou laka, wa bâraka ‘alayka, wa jama’a baynakoumâ fî khayrin.

Et Allah sait mieux.