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Le discours qui précède le mariage

Il est recommandé au contractant ou à une tierce personne de prononcer un discours avant de procéder à l’acte de mariage ; le minimum requis en la matière consiste à dire :

« Louange à Dieu, que la grâce et la paix soient sur l’Envoyé de Dieu. »
 

Abû Dâwûd et Ibn Mâja rapportent, d’après Abû Hurayra (Radhiallahu anhu), le hadith suivant :

« Toute affaire importante qui n’est pas précédée de la louange de Dieu, est exempte de baraka. »
 

Le sens voulu ici n’étant pas de faire exclusivement la louange de Dieu (azwadial) , mais, plus généralement, de L’invoquer -dhikr Allâh-, et ceci, afin de concilier l’énoncé de cette tradition avec d’autres versions rapportées sur le même sujet. 

Toutefois, le mieux est de prononcer le discours dit « de la demande » -khutbat al-hâja-.

On rapporte ceci d’après Abdallâh Ibn Mas`ûd (Radhiallahu anhu) :

« L’Envoyé de Dieu (sallAllahou alayhi wa salam) était doté de tous les bienfaits. Il nous enseigna le discours à prononcer
lors de la prière et celui à prononcer lors d’une demande quelconque.»
 

Quant au discours à prononcer lors de la prière, il consiste à dire :

« A Dieu reviennent les salutations, les prières et toutes les bonnes choses.

Que la paix, la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions se répandent sur toi, ô Prophète,
et que la paix soit sur nous, et sur les pieux serviteurs de Dieu !

J’atteste qu’il n’y a de dieu que Dieu et j’atteste que Muhammad est Son Serviteur et Son Envoyé.»
 

Quant au discours à prononcer lors d’une demande quelconque, il consiste à dire :

 « La louange revient à Dieu, Auquel nous demandons assistance et pardon ; nous Lui demandons de nous protéger des méfaits de nos âmes et de nos mauvaises actions. Celui qui est guidé par Dieu, nul ne peut l’égarer ; et celui
que Dieu égare, nul ne peut le guider Je témoigne qu’il n’y a de dieu que Dieu, l’Unique qui est sans associé,
et je témoigne que Muhammad est Son Serviteur et Son Envoyé.»

Puis l’on ajoute à ce discours la récitation des versets du Livre de Dieu suivants :

« Vous qui croyez, prémunissez-vous envers Dieu de Son prémunir véritable.
Puissiez-vous ne mourir qu’en professant l’islam. »
[ Sourate 3 – Verset 106 ]
 

« Humains, prémunissez-vous envers votre Seigneur Il vous a créés d’une âme unique, dont Il tira pour celle-ci une épouse ; et de l’une et de l’autre Il a répandu des hommes en nombre, et des femmes. Prémunissez-vous envers
Dieu, au Nom duquel vous contractez des engagements mutuels, et aussi envers les liens du sang.
Que Dieu soit là-dessus votre Surveillant. » [ Sourate 4 – Verset 1 ]
 

« Vous qui croyez, prémunissez-vous envers Dieu, ne tenez que le propos adéquat, qu’Il réforme vos actions,
qu’Il vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Dieu, à l’Envoyé, connaît le triomphe insigne. »
[ Sourate 33 – Versets 71/72 ]
 

Ceci étant dit, même si aucun discours n’est prononcé, le contrat de mariage est valide.

 On rapporte, d’après un homme de la tribu des Banû Sulaym, ce qui suit : « Un individu a demandé au Prophète la main de la femme qui lui avait fait don de sa personne. Celui-ci répondit : « Je vous marie moyennant les versets du Coran que tu as mémorisés. » »

Or, l’individu en question n’a pas prononcé de discours.

Pourquoi un discours?
 
Dans son livre Hujjat A Ilâh al-Bâligha, ad-Dahlawî a dit :

« À l’époque antéislamique, les Arabes avaient coutume de prononcer un discours avant le contrat de mariage, dans lequel ils évoquaient les titres de gloire de leur tribu avant d’entrer dans le vif du sujet. Cette façon de procéder n’était pas sans intérêt.»

En effet, tout discours consiste à porter une chose à la connaissance de tous ; or, porter le mariage à la connaissance de tous est nécessaire afin qu’il se distingue de la fornication.

De plus, on n’emploie le discours que pour les affaires importantes ; or, donner de l’importance au mariage et en faire un acte solennel représente un intérêt des plus majeurs.

Raison pour laquelle le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) en a préservé le principe tout en en modifiant la teneur, et ce, en y adjoignant un intérêt supplémentaire : celui d’ajouter au discours des invocations adéquates et des allusions aux « Lois de Dieu » -sha’â’ir Allâh-, afin que la religion du Vrai lève son étendard et que « les Lois de Dieu  » apparaissent clairement.

Il a donc établi à l’intention du discours un certain nombre d’invocations, comme la mention de la louange à Dieu , l’imploration de Son secours, la demande de Son pardon, la recherche du refuge auprès de Lui contre Satan le lapidé, la mention de la remise confiante en Dieu, le témoignage qu’il n’y a de dieu que Dieu et que Muhammad est Son Envoyé, ou la lecture de versets coraniques.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) fait allusion à ces intérêts en ces termes :

« Tout discours qui n’est pas assorti de l’attestation est comme une main atteinte par la lèpre.»

Ou encore en ces termes :

« Tout propos qui n’est pas précédé par la louange de Dieu est caduc (lits. : est lépreux)

Elle ne veut pas de coépouse

Louange à Allah.

Si l’homme est capable physiquement, financièrement et moralement d’effectuer un autre mariage et en nourrit le désir, cela lui est recommandé en vertu des propos du Très Haut « …Il est permis d’ épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’ être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas faire d’ injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille).   «  (Coran, 4 :3 ) et compte tenu de la pratique du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et ses Compagnons. Cependant, seul le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a le droit d’épouser plus de quatre femmes.

Il est connu que la femme est naturellement trop jalouse pour accepter de partager son mari avec une autre femme. Ce que l’on ne saurait pas lui reprocher, la jalousie étant éprouvée par les meilleures femmes parmi les compagnonnes, voire parmi les Mères des croyants. Mais la jalousie ne doit pas pousser une femme à s’opposer à ce qui est autorisé par Allah le Très Haut. Car il lui est recommandé de ne pas formuler une objection à cet égard et de le laisser son mari faire. En effet, cette attitude relève de la coopération dans la piété et le bien. Dans un hadith rapporté par Boukhari et Mouslim, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit :   Quiconque cherche à satisfaire les besoins de son frère verra ses besoins satisfaits par Allah 

Le consentement de la première épouse n’est pas une condition pour la pratique de la polygamie. La Commission Permanente pour la Consultance religieuse a été interrogée à ce sujet et elle a répondu en ces termes :   le mari qui veut contracter un nouveau mariage n’est pas tenu d’obtenir le consentement de sa première épouse. Mais les bonnes moeurs et le bon traitement veulent qu’il cherche à la satisfaire de façon à atténuer la souffrance qu’une femme endure naturellement dans cette situation. Aussi faut-il la traiter avec douceur hilarité, courtoisie de langage et compensation pécuniaire si nécessaire. 

Quant à sa demande de divorce, elle est erronée. Cependant, on doit bien examiner la situation ; si elle ne peut en aucun cas vivre avec une coépouse, il lui est loisible d’exiger la dissolution du mariage assortie du remboursement de la dot. Si par contre, elle peut vivre avec une coépouse mais avec peine et instabilité, elle doit s’imposer la patience pour complaire à Allah. Car Thawban (P.A.a) a rapporté que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit :   Toute femme qui demande le divorce à son mari sans aucun mal ne sentira pas l’odeur du paradis  (rapporté par Abou Dawoud et d’autres et vérifié par al-Albani (Puisse Allah lui accorder sa Miséricorde).

Si elle reste patiente, Allah le Très Haut l’aidera et la réconfortera et lui assurera une bonne compensation. Le mari devra l’aider à travers une bonne vie conjugale, un bon traitement et le partage de sa patience en supportant ses réactions et en pardonnant ses faux pas.

C’est Allah qui assiste.

Le gaspillage lors des mariages 

Il y a le gaspillage du temps car les gens passent des mois à préparer le mariage. Le gaspillage de l’argent : les grosses voitures louées pour le jour du mariage, les grandes salles avec traiteur, les groupes de musique…

Parce qu’un tel a vu le voisin ou un membre de la famille marier sa fille ou son fils en prenant une grande salle, en faisant une grande fête avec groupe de musique etc, alors lui va vouloir faire mieux, dépenser encore plus.

Il va devoir s’endetter pour faire plus alors qu’il débute sa vie de couple. Des milliers et des milliers d’Euros qui sont dépensés, mais pas de la bonne manière, celle qui satisfait Allâh (azwadial).

Et pourquoi ? Juste pour que les gens disent : « ah un tel, il a fait un mariage…mâ sha’a Allâh ! »

Tu achètes l’agrément et la satisfaction des gens par la colère et l’insatisfaction d’Allâh (azwadial),.

Les gens louent des villas, des grandes salles, des voitures, tout cela juste pour se montrer devant les gens.

Est-ce que les compagnons  (Radhiallahu anhum) se mariaient de la manière dont les musulmans de nos jours se marient ?

Certes l’islam nous appelle à montrer notre joie le jour du mariage, à le célébrer et à faire un bon repas, ce que l’on appelle « al-walima », le prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a conseillé de le faire.

Il a dit à abderrahman ibn awf par exemple :

« Prépare, ne serait ce qu’un mouton » [ Rapporté par Boukhari, Fateh n° 2048 ]

Mais nous, nous sommes partis dans l’excès et le gaspillage et nous avons inventé beaucoup de choses.

A l’époque du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam), lorsqu’il y avait un mariage, les femmes se réunissaient et jouaient du « bendir » (tambourin). C’est l’instrument qui est autorisé en islam.

Aujourd’hui il y a les groupes de musique et si ce n’est pas ça il y a la sono avec toutes les chansons et toutes les sortes de musiques.

Le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  nous a averti de cela dans un hadith authentique :

« Il y aura des gens de ma communauté qui déclareront licite l’adultère, le port de la soie pour les hommes, la consommation du vin et les instruments de musique ».

Celui qui fait tout pour avoir l’agrément, la satisfaction d’Allâh (azwadial),  même au détriment de la satisfaction des gens alors Allâh (azwadial), sera satisfait de lui et fera en sorte que les gens le soient aussi.

Et à l’inverse, celui qui court vers la colère d’Allâh (azwadial),pour obtenir l’agrément et la satisfaction des gens alors Allâh (azwadial), ne lui accordera pas Sa satisfaction et fera en sorte que les gens ne seront jamais satisfaits de lui non plus.

Dans nos adorations, nous devons rechercher la satisfaction d’Allâh (azwadial), et Son agrément et le mariage fait partie de l’adoration et est même considéré comme la moitié de la religion. Donc nous devons être sincères et tout faire pour satisfaire Allâh (azwadial), dans le mariage.

Un autre problème durant les fêtes de mariage c’est que l’on invite les gens connus, célèbres et que l’on délaisse les gens qui sont pauvres.

Il y a aussi des gens qui ne répondent pas à l’invitation. Si on vous invite dans un mariage dans lequel il y a du haram, des actes illicites alors il ne vaut mieux pas y aller. Par contre, plus tard, il est bon d’aller féliciter le marié.

 Le prophète (sallAllahou alayhi wa salam) nous a enseigné de dire à cette occasion :

« Qu’allâh (azwadial), vous bénisse et bénisse ce qu’il y a entre vous et vous unisse dans le bien.
Qu’allâh vous donne une descendance pieuse qui adore Allâh et s’éloigne de shaytan. »
 Il y a aussi dans les mariages des femmes ou des hommes qui donnent des billets d’argent à la mariée ou au marié et à chaque fois qu’un billet est donné, une femme crie « un tel ou une telle a donné tant de Euros »

Si on veut donner de l’argent en cadeau on peut le faire mais discrètement. Il ne faut pas l’annoncer comme cela devant tout le monde car peut-être que dans l’assemblée, des gens qui n’ont pas les moyens vont se sentir mal à l’aise de donner moins que les autres.

Le mieux est de faire des enveloppes, avec des petits mots aussi, des invocations pour les mariés.

Chers frères et sœurs, le mariage est la moitié de la religion mais il faut faire son maximum pour se marier comme Allâh (azwadial) l’agrée, comme Il le souhaite et comme le prophète (sallAllahou alayhi wa salam) nous l’a appris selon les principes de l’islam en les respectant pour que l’on puisse par la suite jouir d’une bonne vie de famille, une vie de famille heureuse.

Car si le début du mariage est fait sur de bonne bases, des bases solides, ce qui viendra après ne sera in sha’a Allâh que bonheur, réussite, miséricorde.

Qu’Allâh (azwadial) fasse que les célibataires trouvent des épouses et des époux pieux.

Qu’Allâh (azwadial) préserve les couples et les familles de tout mal.

Protéger sa femme

Le mari doit protéger sa femme et la préserver contre tout ce qui peut porter atteinte à sa dignité, à son honneur et à sa réputation, car c’est là une forme de jalousie qui est appréciée de Dieu.

L’Envoyé de Dieu (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : « Dieu est Jaloux et le croyant est jaloux. Dieu éprouve de la jalousie lorsque Son serviteur fait ce qu’Il lui a interdit. »

At-Tabarânî rapporte d’après ‘Ammâr Ibn Yâsir que l’Envoyé de Dieu (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« Trois genres d’individus n’entreront jamais au Paradis : le dayyûth, rijalat an-nisâ’ et l’alcoolique invétéré. » Les Compagnons (Radhiallahu anhu) demandèrent : « Ô Envoyé de Dieu ! Nous savons ce qu’alcoolique invétéré veut dire, mais qu’est-ce que le dayyûth ? — Il s’agit de celui qui ne se soucie pas de savoir qui se trouve en compagnie de sa femme, répondit le Prophète. » Puis les Compagnons de demander : « Et rijalat an-nisâ’ ? — Il s’agit de celle qui prend des allures d’homme ».

S’il est vrai qu’un mari doit être jaloux de sa femme, il lui est toutefois demandé de faire preuve de modération en la matière et de ne pas la suspecter inconsidérément ni surveiller abusivement tous ses faits et gestes, car de tels comportements ne peuvent qu’altérer la vie du couple et rompre les solidarités que Dieu a ordonnées.

Une femme regrette son adultère et demande conseil

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses compagnons :

L’adultère est l’un des péchés les plus abominables, contre lequel Allah, exalté soit-Il, nous met en garde lorsqu’Il dit (sens du verset) : « Et n’approchez point la fornication. En vérité, c’est une turpitude et quel mauvais chemin » (Coran 17/32). Si la fornication est un péché grave, l’adultère commis par la femme mariée est encore plus grave, car dans ce cas la femme bafoue les droits de son mari, affilie un enfant à autre que son vrai père ce qui entraîne une confusion au niveau des lignées.

Vous devez absolument vous repentir et porter le voile, qui est une obligation religieuse. Vous devez aussi demander fréquemment le Pardon d’Allah, exalté soit-Il, et multiplier les bonnes œuvres. Sachez que la miséricorde d’Allah, exalté soit-Il, est immense. Ne désespérez donc pas, car Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) :

« Dis : “Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux” » (Coran 39/53).

Nous vous rappelons que vous devez dissimuler votre péché et ne pas le divulguer, car le Prophète () a dit : «  Ecartez-vous de cette souillure (la fornication) qu’Allah a interdite. Si malgré tout l’un de vous s’y trouve impliqué, qu’il se couvre par le secret d’Allah (c’est-à-dire : qu’il en garde pour lui-même le secret, sans le divulguer) et qu’il se repente à Allah. »(Mâlik).

Vous devez également invoquer Allah, exalté soit-Il, en faveur de votre mari et être bienfaisante envers lui, et vous ne devez rien lui dire. Quant à l’enfant que vous portez, il sera affilié à votre mari, car d’après Aïcha, qu’Allah soit satisfait d’elle, le Prophète () a dit : « L’enfant est apparenté à celui qui a le droit de partager la couche de la femme (mari légitime) » (Boukhari et Mouslim).

Et Allah sait mieux.

Son père l’a forcée à se marier

Il est interdit au tueur légal d’une femme de la forcer à épouser un homme qu’elle n’aime pas car le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) a dit : on ne marie pas une fille vierge sans son consentement. (rapporté par al-Boukhari, 6968 et par Mouslim, 1419). Ce hadith paraît avoir une portée générale et s’applique à toute fille vierge et à tout tuteur légal et qu’il n’ y a aucune différence entre le père de la fille et un autre. C’est pour cela qu’ al-Boukhari (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) l’a cité dans un chapitre ainsi intitulé: ni le père ni un autre ne marie une vierge ou une non vierge sans leur consentement.

Le tuteur de la femme doit craindre Allah dans la manière de traiter ses filles; qu’il ne les marie qu’avec des personnes qu’elles acceptent parce qu’elles jugent qu’elles sont leurs égaux. Il doit les marier en tenant compte de leurs intérêts à elles et non de ses intérêts à lui.

Cheikh al-islam, Ibn Taymiyya dit: « marier une femme malgré elle est contraire aux principes (religieux) et à ce qui est raisonnable. Allah ne permet pas au tuteur légal de la contraindre à vendre ou à acheter, à manger , à boire ou à porter un vêtement, si elle ne le veut pas. Comment dès lors pourrait il la contraindre à avoir des rapports intimes avec quelqu’un qui ne lui plaît pas? Comment la forcer à avoir des rapports charnels avec une personne qu’elle n’aime pas?

Allah a établi entre les époux l’affection et la compassion, ce qui ne peut pas se réaliser quand l’épouse déteste son époux et ne le porte pas en son cœur.. Quelle affection et quelle compassion alors?» Madjmou’ al-Fatwa, 23/25.

Si le mariage est établi malgré la femme, la validité du contrat dépend de son acceptation par la femme. Si elle l’entérine , il devient valide. Dans le cas contraire, il reste caduc.

D’après Bouraydah ibn al-Hassib, une fille se présenta au Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) et lui dit: mon père m’a marié avec son neveu pour le rehausser.. Il lui permit de choisir et elle dit: j’accepte ce que mon père a fait mais je voulais que les femmes sachent que leurs affaires ne sont plus à décider par leurs seuls pères. (rapporté par Ibn Majdah,1874 et jugé authentique par al-Boussayri dans Misbah az-Zoudjadajh,2/102. Cheikh Mouqbil al-Wada’i dit: le hadith est authentique selon les normes de Mouslim. Extrait de as-sahih al-mousnad, p.160.

Au cas où la femme n’approuve pas le mariage, celui-ci reste caduc. Il faut alors qu’elle informe celui qui devrait en profiter de sa caducité. Ce dernier n’aura pas à la forcer à avoir un rapport sexuel avec lui. Elle non plus n’ a pas à le lui faciliter tant qu’elle n’aura pas approuvé le mariage.

En dépit de l’affirmation de la caducité d’un tel mariage, ce jugement ne sera retenu et confirmé sans une répudiation prononcée par l’homme ou un divorce décidé par un tribunal. Car il y a une divergence de vues au sein des ulémas à propos de la validité d’un tel mariage puisqu’un groupe important d’ulémas jugent ce mariage valide. De ce fait, il faut soumettre l’affaire à un cadi pour qu’il prononce la dissolution du mariage.

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Comment choisir son époux ?

Chère sœur , ne sois pas séduite par l’argent , le rang social ou la beauté , mais choisi plutôt l’homme de foi conformément à ce qu’a dit le messager d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam)  : « S’il se présente à vous celui qui vous a plu par sa moralité et sa vertu , mariez-le . Si vous ne le faites , il y aura du trouble sur la terre et un horrible ravage. » [ Hadith assez bon , At-Tirmidhi et autres ]

Si ton mari vertueux t’aime , il te soutiendra dans tes affaires religieuses et matérielles. S’il ne t’aime pas , il n’ira pas jusqu’à te haïr, te léser ou te mépriser. Il agira conformément à ce qu’a dit le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  : « Qu’un croyant ne déteste pas une croyante. Si l’un de ses cotés lui déplait , elle lui plaira par un autre. » [ Rapporté par Moslim ]

Le mari vertueux t’aide à inculquer à tes enfants l’éducation islamique pure. L’Islam sera la référence principale pour votre vie de couple. La satisfaction de s’en remettre à lui sera mutuelle, ce qui réalisera votre bonheur dans ce monde et dans l’au delà .

Le mari vertueux te porte conseil si tu t’es trompée et te montre la vérité. A l’homme de choisir la femme pieuse attachée à sa religion. Elle protège sa maison et sa famille de tout manquement à la bonne moralité et respecte le droit de son mari sur elle. Le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)   a dit : « On épouse une femme pour quatre raisons : pour son argent, pour sa classe sociale , pour sa beauté et pour sa religion ;  choisis plutôt celle qui est pieuse. » [ Al Boukhari et Moslim ]

La Sunna du prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  concernant la vie du couple montre qu’il faut tenir compte du fond et non de la forme. Le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit : « Certes Allah ne regarde pas vos visages et vos corps , mais il regarde vos cœurs et vos actes. » [ Rapporté par Moslim ]

La liberté de la femme dans le choix de son mari

L’Islam a valorisé la femme en lui donnant le droit de choisir son mari. Il a respecté sa volonté sachant que sa décision est cruciale pour sa vie et son avenir.

Aïcha  [qu’Allah soit satisfait d’elle] a demandé au prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  :

« La fille que sa famille veut marier, doit-on avoir son consentement ou non ?

– On ne la marie qu’après son consentement , répondit le prophète (sallAllahou alayhi wa salam) 

 Elle est pudique, lui dit Aicha [qu’Allah soit satisfait d’elle] .

 – Son consentement consiste donc dans son silence , dit le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  »   [Al Boukhari ]

Mohammad Ben Jamil Zino

Vivre en islam – la foi

Mon appartenance à l’Islam m’apporte la certitude que mon existence a un sens.  Elle dirige ma vie et conditionne mes actes pour que je sois en harmonie avec ma foi.  Cette appartenance exige d’abord que je possède une foi sincère, puis que je me consacre à l’adoration d’Allah (azwadial), d’une part, et enfin que je participe à l’épanouissement et au bien-être de toute ma communauté dans cette même foi.

   En effet, l’Islam exige de tout musulman qu’il ne soit pas préoccupé de sa seule existence, mais qu’il se préoccupe de tous ceux qui l’entourent : sa famille, son frère en Islam, son voisin et plus généralement, toute sa Communauté, en conseillant l’un, aidant matériellement l’autre, assistant enfin ceux qui sont dans l’épreuve.

Dans ce sens, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

«Celui qui passe la nuit sans penser au sort des autres musulmans n’est pas des leurs.»

De ce Hadîth, je comprends que je suis face à une responsabilité qui m’impose de soutenir la communauté musulmane et lui faire aimer l’Islam.

  La première obligation qui s’impose tout de suite, pour l’accomplissement de ce devoir, consiste à appliquer ces recommandations au sein de ma propre famille, ce qui est dicté par la logique.  
Je dois tout d’abord les appliquer moi-même, puis enjoindre et enseigner les principes fondamentaux de l’Islam à ma famille, mon conjoint, mes enfants, ensuite aux proches et parents.
C’est ainsi qu’a agi le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) lorsque, dans les premiers temps de l’Islam, il a commencé à répandre le Message qu’il avait reçu.

 Allah (azwadial) dit : 

{ N’invoque donc pas une autre divinité avec Allah, sinon tu seras du nombre des châtiés.
 Et avertis les gens qui te sont les plus proches.
 Et abaisse ton aile – sois bienveillant –  pour les croyants qui te suivent. }    
[ Sourate 26 – Versets  213 à 215 ]

   Ainsi, on comprend que la première mission du musulman, après l’amélioration de sa foi, consiste en l’application de l’Islam dans sa famille.  Ceci est confirmé par le Saint Coran où Allah (azwadial) dit:

{ 0 ! vous qui avez cru, préservez vos personnes et vos familles d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, surveillé par des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu’Il leur commande, et faisant strictement ce qu’on leur ordonne. }  [ Sourate 66 – Verset 6 ]

   Entre autres recommandations,l’islam prescrit au musulman de fonder un foyer.

Selon les commandements d’Allah, et afin de préserver ma chasteté, je dois donc me marier en ayant en vue de fonder une famille musulmane, et je dois alors me réserver à mon conjoint.  Je dois agir ainsi dans la crainte d’Allah (azwadial).  A cet égard, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« Il y a trois hommes qu’Allah soutiendra certainement: celui qui combat dans le Chemin d’Allah, le signataire d’un contrat de prêt, qui souhaite sincèrement rembourser sa dette et celui qui se marie en vue d’être chaste.» [ Hadîth rapporté par Tirmidhî.]

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) dit également:

« Celui qui se marie aura la moitié de la religion, alors qu’il craigne Allah pour l’autre moitié. »
[ Hadîth rapporté par Tabarâriî dans son livre Al Awsat.]

   Chacun doit bien choisir le conjoint qui l’accompagnera toute sa vie.  Il doit être de bonne moralité et être pieux.  Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« N’épousez pas une femme pour sa beauté, car peut-être sa beauté la rendra-t-elle corruptible ; n’épousez pas non plus une femme à cause de ses biens, peut-être ses biens la rendront-ils orgueilleuse, mais épousez une femme pour sa piété.  Certainement, une esclave pauvre, mal habillée mais pieuse vaut mieux – qu’une femme belle et corruptible –  »  [ Hadîth rapporté par Ibn Mâja.]

   En me mariant, je ne dois pas désobéir à Allah.  Je dois redouter Sa colère et Son châtiment.  

Car le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) nous met en garde en disant :

« Celui qui se marie avec une femme pour son pouvoir, Allah le rendra plus faible, et celui qui se marie avec une femme pour sa richesse, Allah ne fera que l’appauvrir ; celui qui se marie avec une femme pour la renommée de sa famille, Allah l’humiliera ; mais celui qui se marie avec une femme pour sa chasteté ou pour renforcer ses liens de parenté, Allah bénira sa femme, et le bénira. » [ Hadith rapporté par Tabarânî ]

   Une fois marié, je dois accomplir les devoirs qui me sont prescrits par l’Islam et assumer toutes mes responsabilités envers ma famille.  Ainsi, je dois veiller à respecter les règles suivantes :

Je dois bien traiter mon épouse en vue d’obtenir sa confiance.  

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a confirmé ceci en disant:« Le meilleur d’entre vous est celui qui traite bien sa femme – sa famille – et moi je suis le meilleur pour les miens.» [ Hadîth rapporté par Ibn Mâja et AI Hâkim ]

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit aussi :

« Le croyant qui a la foi la plus complète est celui qui se montre bon et bienveillant envers son conjoint. »
[Hadîth rapporté par Tirmidhî.]   

   Les rapports avec le conjoint, surtout lorsqu’il s’agit de l’épouse, ne doivent pas se limiter aux rapports intimes.  En effet, les deux conjoints doivent s’entendre sur les plans spirituel et émotionnel : ils s’instruisent, célèbrent certains actes d’adoration ensemble, organisent tous deux leur foyer et consacrent une partie de leur temps à se distraire.  Au sujet des actes d’adoration, Allah (azwadial) nous dit:

{ Et commande à ta famille de célébrer la prière et fais-la avec persévérance }
[ Sourate 20 – Verset 132 ]

Allah (azwadial) nous dit aussi dans un autre verset:

{ Et il commandait à sa famille la prière et la Zakât ; et il était agréé auprès de son Seigneur. }
[Sourate 19 – Verset 55 ]

   On peut citer l’exemple du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) qui courait avec son épouse ‘Aïsha (Radhiallahu anha) dans de petites compétitions familiales, pour montrer que les conjoints doivent de temps à autre se distraire ensemble.

Quant au soutien que doit le mari à son épouse dans l’organisation du foyer, on peut citer l’exemple du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) qui effectuait nombre de travaux domestiques ; en outre, comme le rapportent certains Hadîths, il réparait et entretenait ses chaussures.

   Les rapports avec mon conjoint, quels qu’ils soient, doivent être conformes à l’Islam.

 Ils ne doivent en aucun cas être une raison pour moi de déformer l’image de l’Islam ou d’obéir à une personne quelconque en désobéissant à Allah (azwadial).  

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) nous met en garde en disant :  « Tout homme qui obéit à une femme pour la satisfaire – en désobéissant à Allah – Allah le jettera avec force en Enfer. »

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) dit aussi :  « Certes, celui qui obéit à son épouse dans le mal est un perdant. »

   L’application de l’Islam dans la constitution de la famille participe largement de l’éducation des enfants selon les principes islamiques.  En revanche, si l’on ne se marie pas selon les directives de l’Islam – si l’on ne tient compte que de sa passion dans le choix de son conjoint – , cela risque de mettre en péril la vie du foyer. Tous les conflits et contradictions opposant les parents influent directement sur l’éducation des enfants et leur équilibre psychologique.

L’élément le plus important, dont dépend la bonne éducation des enfants, est donc le mariage selon les principes de l’Islam. En effet, le but du mariage en Islam est de fonder une famille musulmane et d’engendrer ainsi une descendance qui vivra dans le même respect de la religion.  

Allah (azwadial) dit: 

{ Et qui disent: « Seigneur, donne-nous, de nos épouses et de nos enfants, des descendants qui seront la paix de nos âmes (qui seront musulmans) et fais de nous un guide pour les pieux. » }
 [Sourate 25 – Verset 74 ]

   Tout nouveau-né connaît Allah (azwadial).

Si l’enfant reçoit une bonne éducation islamique, il devient un bon musulman.  En revanche, s’il est éduqué par des parents qui n’appliquent pas les principes de l’Islam, il devient comme eux.  

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : « Tout enfant connaît Allah à la naissance – fitra – .  Mais ce sont ses parents qui font de lui un juif, un chrétien ou un zoroastrien. » [ Hadîth rapporté à l’unanimité. »]

Pour toutes ces raisons, l’Islam insiste sur la bonne éducation des enfants.  Il exige également qu’on se donne les moyens de mener à bien cette éducation.  Il faut noter que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« Mieux vaut pour une personne qu’elle éduque son enfant comme il se doit,
plutôt que de donner une coupe – de céréales – à un pauvre. »
[ Hadîth rapporté par Tirmidhî.]

« La meilleure chose que les parents puissent offrir à leurs enfants est une bonne éducation. »
[ Hadîth rapporté par Tirmidhî.]

« Traitez bien vos enfants et éduquez-les bien. »
[ Hadîth rapporté par Ibn Mâja.]

Il a également dit :

« Lorsque le fils d’Adam meurt, on ne retient de lui que trois choses : une aumône permanente, une science utile à l’humanité et un enfant bien élevé qui invoque Allah pour lui. »
 

   Ainsi, lorsque j’aurai des enfants, je devrai veiller à ce qu’ils deviennent de bons musulmans en leur inculquant une bonne instruction et une bonne éducation.  

Lettre d’une mère à son fils

Mon fils cette lettre est de ta pauvre mère. Je l’ai écrite avec pudeur après une longue hésitation. J’ai pris plusieurs fois le stylo mais mes larmes l’ont emprisonné. J’ai retenu mes larmes plusieurs fois, mais les blessures du coeur ont surgi. Mon fils après cette longue vie, je te regarde en tant qu’homme parfait, raisonnable et plein d’émotion … Je considère qu’il est de mon droit que tu prennes le temps de lire ces quelques pages. Après cela déchire-les comme tu as déchiré mon coeur.

Mon fils il y a 25 ans c’était un grand jour dans ma vie, quand le médecin m’a affirmé ma grossesse ! Les mères, mon fils, connaissent bien le sens de ces mots ! C’est un mélange de joie et de bonheur et le début de souffrances causées par les changements biologiques et physiques … après cette bonne nouvelle, je t’ai porté pendant 9 mois. J’ai porté la joie dans mon ventre, je me levais avec difficulté, je dormais avec difficulté, mais tout cela n’a rien changé à l’amour que je porte pour toi. Au contraire l’amour s’est renforcé de plus en plus avec le temps et l’envie de te voir encore plus. Je t’ai porté jour après jour, souffrance après souffrance et peine après peine. Ma joie était grande à chaque mouvement, à chaque prise de poids et tout cela était lourd à supporter.

Une longue période de souffrance éclairée par une lueur de joie en cette nuit où je n’ai pas dormi, ou la douleur, la peur, l’émotion que je n’arrive pas à décrire ni à exprimer m’ont envahi. L’extrême douleur m’a empêchée de pleurer en regardant la mort de près plusieurs fois. Enfin venant au monde, tes cris enlevant toute peine et douleur, accompagnaient mes larmes de joie. Je me suis penchée difficilement pour t’embrasser avant que tu ne sois touché par une simple goutte d’eau.

Mon fils les années sont passées et je t’ai toujours eu dans mon cœur, je t’ai lavé de mes propres mains, mes jambes et mes bras étaient ton berceau quand je veillais pour que tu puisses dormir. Je me suis fatiguée et je me suis surpassée pour que tu sois heureux ; ma seule joie était de te voir sourire. Et ma joie de tout instant était que tu puisses me demander un service, c’était mon bonheur. Les soirées sont passées ainsi que les jours et moi toujours à tes services, une mère infatigable et ouvrière sans répit priant Allah toujours pour toi qu’Il te comble de bonheur et de prospérité.

Je t’ai observé jour après jour jusqu’à ce que tu sois devenu un jeune homme, prenant par la suite la carrure d’un homme soudain je me retrouve à te chercher à droite et à gauche la femme que tu as demandé. Le jour de ton mariage est arrivé où le coeur serré, j’ai caché mes larmes de joie pour ta nouvelle vie ainsi que ma grande tristesse suite à notre séparation.

Les heures pesantes sont passées, les moments s’écoulaient doucement soudain j’ai découvert que tu n’étais plus le fils que j’ai connu. Le sourire a disparu, ta voix a disparu, tu es devenu distant, tu m’as oubliée et ignorée. J’ai attendu ton retour ; espérant entendre au moins ta voix, mais ton absence a duré et les jours identiques se succédaient. J’ai observé longuement la porte mais tu n’es pas venu. J’ai couru comme une folle après chaque coup de téléphone …

Les nuits sont devenues de plus en plus sombres. Les journées s’allongeaient de plus en plus, sans te voir ni t’entendre. Ainsi tu as ignoré et méprisé celle qui s’est occupée de toi durant tout ce temps.

Mon fils, je ne demande que peu de choses considère-moi comme l’un de tes amis ou du moins comme les moins estimés de tes amis. Ajoute-moi dans ta liste mensuelle : une visite par mois. Mon fils mon dos s’est courbé, mes membres commencent à trembler, les maladies m’ont encombrées, les handicaps m’ont visité de très près car je bouge difficilement. J’ai du mal à m’asseoir et malgré tout cela mon coeur ne cesse de battre pour toi.

Je pense que si un jour quelqu’un te rendait service, tu l’aurais remercié ! Mais ta mère l’a fait pendant des années. Alors où est la récompense et la fidélité envers ta mère ? Mon fils tu ne peux pas savoir ma joie quand j’entends dire que tu es Heureux. Je suis émerveillée car tu es mon invention. Qu’ai-je fais pour devenir ton ennemie ? Ai-je commis une erreur envers toi ou ai-je refusé de t’aider un jour ? Considères moi comme une femme de ménage avec un salaire. Offre-moi une part de ta bonté car Allah aime les bienfaiteurs. Mon fils j’espère te revoir, je ne veux que cela. Laisse moi voir ton visage même dans les moments les plus terribles. Mon fils mon coeur est brisé, mes larmes ont coulé et toi tu vis ta vie en m’ignorant. Les gens témoignent encore de ta bonne éducation et de ta bonté. Mon fils, n’est-il pas temps pour que ton coeur réagisse face à cette mère affaiblie et pleine d’espoir de te revoir, attristée, renfermée et abandonnée loin des siens.

Mon fils frappe à la porte du paradis avec le sourire et pardonne ! Pour l’amour d’Allah comme dit le hadith (Le père est la porte du milieu du Paradis, à toi de choisir de la garder ou de la perdre) Je te connais depuis si longtemps, tu aimes les bons gestes et tu es toujours à la recherche des bonnes œuvres, mais aujourd’hui tu as oublié le hadith (qu’il soit humilié, humilié, humilié celui qui dont le père et la Mère, ou l’un d’eux, atteint la vieillesse auprès de lui et il ne mérite pas d’entrer au paradis.) Où sont les bons gestes ?

Mon fils je ne lèverai pas le ton de plainte afin qu’elle n’arrive pas aux cieux et que la colère d’Allah puisse tomber sur toi comme la foudre. Non je ne le ferai pas car tu es toujours mon fils. Ma raison d’être dans la vie. Réveille-toi, les cheveux blancs commencent à couvrir ta tête bientôt tu seras vieux et tes enfants te récompenseront de la même manière et tu écriras avec des larmes ces lettres que je suis entrain d’écrire maintenant. Et devant Allah nous nous retrouverons un jour ! Mon fils ait crainte d’Allah . Le paradis se trouve aux pieds de ta mère. Fais un geste envers ta mère afin de la rendre heureuse sinon déchire cette lettre et rappelle-toi qu’un bon geste est en ta faveur et qu’un mauvais geste te retombera dessus et t’en subira les conséquences.


Chers frères et soeurs, L’Islam s’intéresse à la famille et consolide l’amour et le respect mutuel en son sein. Les parents en constituent le fondement. C’est pourquoi l’on considère la piété filiale comme l’une des meilleures actions les plus aimées d’Allah le Très Haut.

La piété filiale s’exprime par l’obéissance aux parents, leur respect, la manifestation d’humilité à leur égard, la bienfaisance à leur profit, la dépense pour eux, l’entretien de leurs proches et bien traiter leur ami.

{ Et ton Seigneur a décrété: « N’adorez que Lui; et marquez de la bonté envers les père et mère: si l’ un d’ eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis point: « Fi ! » et ne les brusque pas, mais adresse- leur des paroles respectueuses. } [ Sourate 17, verset 23 ]

Le célibat, un fléau

Le célibat est un des fléaux de ce monde, il touche aussi bien les hommes que les femmes. Certains musulmans se marient à un âge très avancé alors que le mariage reste l’un des plus grands objectifs de l’Islam.
Les nombreux hadiths à ce sujet nous prouvent que l’union légitime entre un homme et une femme n’est pas seulement conseillée mais elle est une obligation pour tout musulman pratiquant.

A notre époque, le mariage est mis à mal par la mécréance qui s’est propagée à travers le monde, faisant de ce moment important de la vie, un obstacle à une vie faite de débauche.
La propagation du célibat au sein de la Oumma, pousse à l’éloignement de la religion et des valeurs familiales.
Certaines femmes ne recherchent plus que la situation économique du prétendant faisant abstraction de sa foi, de sa fidélité et de sa loyauté. Même constat pour les hommes qui se sont transformés en prédateurs recherchant la proie facile qu’ils pourront aussitôt échanger contre une autre tout aussi fragile dans le seul but d’assouvir leurs bas instincts.
Le mariage est l’un des objectifs les plus importants de l’Islam et notre Prophète (Salla Allah alayhi wa salam) a fortement insisté à ce propos : 
Le Messager d’Allah (sallAllahou ’alayhi wa salam) dit : «  Deux rak‘ah de Prière accomplies par un homme marié valent mieux que toutes les Prières accomplies par un célibataire qui passe la nuit en priant et le jour en jeûnant  ». (Makârim al-Akhlâq, op. cit., 8e Partie, Chap. 1, p. 197).

Le Messager d’Allah (sallAllahou ’alayhi wa salam) dit : «  Il n’est pas une institution établie en Islam, qui soit plus aimée d’Allah que le mariage  » et «  Quiconque a les moyens de se marier et ne le fait pas, n’est pas des nôtres . »(Makârim al-Akhlâq”, op. cit., 8e Partie, Chap. 1, p. 196).

Se marier préserve de la fornication comme nous l’a enseigné notre Prophète (Salla Allah alayhi wa salam) : «  O jeune ! Marie-toi, et gare-toi de l’adultère, car elle arrache la foi de ton cœur !  » (Makârim al-Akhlâq”, op. cit., 8e Partie, Chap. 1, p. 196).
Le musulman célibataire a pour obligation de rester chaste et de baisser le regard sur ce qui pourrait l’inciter aux mauvaises pensées. 
Le Prophète (sallAllahou ’alayhi wa salam) a dit dans un hadith authentique : « Ô jeunes gens ! Quiconque parmi vous possède la capacité physique et les moyens financiers nécessaires au mariage, qu’il se marie.
Certes, le mariage est plus enclin à protéger contre les regards lascifs et à préserver la chasteté.
Quant à celui qui n’en possède pas les moyens, qu’il jeûne, car le jeûne le protégera contre la tentation
 . » (Rapporté par al-Bukhari n°1905 et Muslim n°1400).

Qu’Allâh nous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, (sallAllahou ’alayhi wa salam) ainsi que sur sa famille et ses compagnons.