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Les jeunes et les vacances

Parmi les choses qui aident le musulman à protéger son temps du gaspillage, et à protéger sa vie de la dispersion, de l’annihilation et de la dévastation : tracer un plan pratique qui occupe tout son temps en tenant compte des nécessités, des besoins et des améliorations, en recherchant la perfection, en coupant les penchants de l’âme insistantes, en chassant, en repoussant, les tentations de Satan afin qu’elles ne le découragent pas [qu’elles ne l’empêchent pas d’accomplir de bonnes actions]. Et Parmi les inventions éducatives et sages de l’imam Ach-Chaafi’î  (Radhiallahu anhu), sa parole :

« Si tu n’occupes pas ton âme avec la vérité, elle te fera te préoccuper de ce qui est faux ».

Celui qui prend comme base la protection de son temps, l’éveil et l’effort comme lumière, atteindra tout ce qu’il désire, et entrera dans les jardins de la vérité, du bien et du succès par la porte la plus accueillante.         

Il est rapporté dans les exemples de sagesse, selon la parole de l’un des pieux prédécesseurs :  

« Quiconque passe sa journée sans juger avec la vérité ou sans accomplir de prière obligatoire ou sans obtenir de gloire ou sans recevoir de louange ou sans fonder un bien ou sans acquérir une science, aura alors manqué à ses devoirs envers sa journée et aura été injuste envers lui-même ».

Voilà vos vacances, serviteurs d’Allah ; donc construisez-les et ne les laissez pas s’écouler sans rien faire ; construisez-les en accomplissant de bonnes actions et méfiez-vous des distractions et des choses qui détruisent. Voilà les sources du bien et les domaines de la concurrence prescrites qui sont très nombreuses par la grâce d’Allah (azwadial); voilà un fragment qui montre comment le temps est précieux, et son importance dans la vie de l’individu, de la société et de la communauté.

Nous passons à un discours qui a un rapport étroit avec ces vacances , c’est le discours qui concerne un petit groupe importante de la société et une catégorie chère dans la communauté, ce sont ses jeunes, ses progénitures et sa génération, et la nécessité de bien s’occuper d’eux, surtout pendant les périodes des vacances après que les derniers événements ont montré la duperie de certains jeunes de la société par des pensées déviées (mauvaises) qui corrompent leurs cerveaux et la sécurité de leur pays, ce qui confirme la nécessité de se préoccuper du temps des jeunes et de remplir leur temps libre avec des programmes utiles qui leur sont profitables, ainsi qu’à leur société dans les domaines de la religion et de la vie de ce monde.  De même qu’il faut les empêcher de fréquenter les gens qui ont des pensées déviées. Et les pères doivent surveiller leurs comportements et leurs changements afin de trouver un moyen de parler avec eux avec la tendresse paternelle, selon les règles de la législation islamique, les capacités sociales et familiales.

Les paris sportifs : un danger pour les couples

Dans la perspective des principes islamiques, les paris sportifs sont perçus comme une activité à haut risque, susceptible de compromettre la stabilité financière et morale des individus. La sagesse islamique encourage la prudence, la responsabilité et la modération dans toutes les facettes de la vie. Dans cet article, nous explorerons les dangers des paris sportifs à la lumière de ces principes et la manière dont ils peuvent affecter la vie des individus au sein de la communauté musulmane.

1. L’Interdiction de l’Israf (Extravagance) :

Les principes islamiques soulignent l’importance de ne pas gaspiller les ressources et d’éviter l’extravagance. Les paris sportifs, en raison de leur nature incertaine, peuvent facilement conduire à des dépenses excessives et à la dilapidation des biens. Cela va à l’encontre du principe islamique de modération et de gestion responsable des ressources.

2. Le Risque d’Injustice et d’Usure (Riba) :

Les paris sportifs comportent souvent un élément de hasard et de spéculation, ce qui peut être assimilé à une forme d’injustice et d’usure selon les principes islamiques. La richesse acquise de manière injuste est découragée, et les paris sportifs peuvent entraîner des gains illégitimes au détriment d’autres individus.

Les pertes répétées dans les paris sportifs peuvent avoir un impact significatif sur l’estime de soi d’une personne. L’estime de soi fragilisée peut créer un cercle vicieux où la personne tente de récupérer les pertes par le jeu compulsif, exacerbant ainsi les problèmes relationnels.

3. La Préservation de la Santé Mentale et Sociale :

La tradition islamique accorde une grande importance à la préservation de la santé mentale et sociale. Les risques psychologiques liés aux paris sportifs, tels que le stress, l’anxiété et la dépression, sont incompatibles avec le bien-être spirituel et émotionnel préconisé par l’Islam. De plus, les réactions impulsives aux résultats des paris peuvent créer un climat émotionnel instable, pouvant être difficile à gérer pour le couple.

4. La Solidarité et la Responsabilité Sociale :

Les principes islamiques encouragent la solidarité et la responsabilité sociale. Les paris sportifs excessifs peuvent entraîner une dépendance et un isolement social, rompant ainsi les liens communautaires. En contribuant à des comportements irresponsables, cette activité peut affaiblir le tissu social de la communauté musulmane.

Lorsque l’un des partenaires consacre excessivement de temps et d’énergie aux paris sportifs, cela peut aussi entraîner une négligence des responsabilités familiales . Les moments de qualité en couple peuvent être remplacés par des heures passées à analyser des cotes et à suivre des événements sportifs, entraînant ainsi un éloignement émotionnel.

Conclusion :

À la lumière des principes islamiques, il est essentiel de considérer les paris sportifs avec prudence et responsabilité. La modération financière, l’évitement de l’injustice et de l’usure, la préservation de la santé mentale et sociale, ainsi que la solidarité communautaire, sont des valeurs fondamentales qui devraient guider les choix de chacun. En intégrant ces principes dans notre approche des paris sportifs, nous pouvons espérer préserver l’intégrité morale et financière de la communauté musulmane.

Le discours qui précède le mariage

Il est recommandé au contractant ou à une tierce personne de prononcer un discours avant de procéder à l’acte de mariage ; le minimum requis en la matière consiste à dire :

« Louange à Dieu, que la grâce et la paix soient sur l’Envoyé de Dieu. »
 

Abû Dâwûd et Ibn Mâja rapportent, d’après Abû Hurayra (Radhiallahu anhu), le hadith suivant :

« Toute affaire importante qui n’est pas précédée de la louange de Dieu, est exempte de baraka. »
 

Le sens voulu ici n’étant pas de faire exclusivement la louange de Dieu (azwadial) , mais, plus généralement, de L’invoquer -dhikr Allâh-, et ceci, afin de concilier l’énoncé de cette tradition avec d’autres versions rapportées sur le même sujet. 

Toutefois, le mieux est de prononcer le discours dit « de la demande » -khutbat al-hâja-.

On rapporte ceci d’après Abdallâh Ibn Mas`ûd (Radhiallahu anhu) :

« L’Envoyé de Dieu (sallAllahou alayhi wa salam) était doté de tous les bienfaits. Il nous enseigna le discours à prononcer
lors de la prière et celui à prononcer lors d’une demande quelconque.»
 

Quant au discours à prononcer lors de la prière, il consiste à dire :

« A Dieu reviennent les salutations, les prières et toutes les bonnes choses.

Que la paix, la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions se répandent sur toi, ô Prophète,
et que la paix soit sur nous, et sur les pieux serviteurs de Dieu !

J’atteste qu’il n’y a de dieu que Dieu et j’atteste que Muhammad est Son Serviteur et Son Envoyé.»
 

Quant au discours à prononcer lors d’une demande quelconque, il consiste à dire :

 « La louange revient à Dieu, Auquel nous demandons assistance et pardon ; nous Lui demandons de nous protéger des méfaits de nos âmes et de nos mauvaises actions. Celui qui est guidé par Dieu, nul ne peut l’égarer ; et celui
que Dieu égare, nul ne peut le guider Je témoigne qu’il n’y a de dieu que Dieu, l’Unique qui est sans associé,
et je témoigne que Muhammad est Son Serviteur et Son Envoyé.»

Puis l’on ajoute à ce discours la récitation des versets du Livre de Dieu suivants :

« Vous qui croyez, prémunissez-vous envers Dieu de Son prémunir véritable.
Puissiez-vous ne mourir qu’en professant l’islam. »
[ Sourate 3 – Verset 106 ]
 

« Humains, prémunissez-vous envers votre Seigneur Il vous a créés d’une âme unique, dont Il tira pour celle-ci une épouse ; et de l’une et de l’autre Il a répandu des hommes en nombre, et des femmes. Prémunissez-vous envers
Dieu, au Nom duquel vous contractez des engagements mutuels, et aussi envers les liens du sang.
Que Dieu soit là-dessus votre Surveillant. » [ Sourate 4 – Verset 1 ]
 

« Vous qui croyez, prémunissez-vous envers Dieu, ne tenez que le propos adéquat, qu’Il réforme vos actions,
qu’Il vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Dieu, à l’Envoyé, connaît le triomphe insigne. »
[ Sourate 33 – Versets 71/72 ]
 

Ceci étant dit, même si aucun discours n’est prononcé, le contrat de mariage est valide.

 On rapporte, d’après un homme de la tribu des Banû Sulaym, ce qui suit : « Un individu a demandé au Prophète la main de la femme qui lui avait fait don de sa personne. Celui-ci répondit : « Je vous marie moyennant les versets du Coran que tu as mémorisés. » »

Or, l’individu en question n’a pas prononcé de discours.

Pourquoi un discours?
 
Dans son livre Hujjat A Ilâh al-Bâligha, ad-Dahlawî a dit :

« À l’époque antéislamique, les Arabes avaient coutume de prononcer un discours avant le contrat de mariage, dans lequel ils évoquaient les titres de gloire de leur tribu avant d’entrer dans le vif du sujet. Cette façon de procéder n’était pas sans intérêt.»

En effet, tout discours consiste à porter une chose à la connaissance de tous ; or, porter le mariage à la connaissance de tous est nécessaire afin qu’il se distingue de la fornication.

De plus, on n’emploie le discours que pour les affaires importantes ; or, donner de l’importance au mariage et en faire un acte solennel représente un intérêt des plus majeurs.

Raison pour laquelle le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) en a préservé le principe tout en en modifiant la teneur, et ce, en y adjoignant un intérêt supplémentaire : celui d’ajouter au discours des invocations adéquates et des allusions aux « Lois de Dieu » -sha’â’ir Allâh-, afin que la religion du Vrai lève son étendard et que « les Lois de Dieu  » apparaissent clairement.

Il a donc établi à l’intention du discours un certain nombre d’invocations, comme la mention de la louange à Dieu , l’imploration de Son secours, la demande de Son pardon, la recherche du refuge auprès de Lui contre Satan le lapidé, la mention de la remise confiante en Dieu, le témoignage qu’il n’y a de dieu que Dieu et que Muhammad est Son Envoyé, ou la lecture de versets coraniques.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) fait allusion à ces intérêts en ces termes :

« Tout discours qui n’est pas assorti de l’attestation est comme une main atteinte par la lèpre.»

Ou encore en ces termes :

« Tout propos qui n’est pas précédé par la louange de Dieu est caduc (lits. : est lépreux)

La balance sera posée le jour du jugement

Les balances exactes seront posées; les hommes s’approcheront l’un après l’autre pour être jugés.

Certains seront jugés avec mansuétude, ce sera l’examen des œuvres désignées par le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) dans le hadith rapporté par  ‘Aicha (Radhiallahu anha) la mère des croyants :

« Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« Quiconque sera jugé au Jour de la Résurrection sera châtié.»

Alors ajouta Aïcha : Ô Envoyé d’allâh, Allâh (azwadial) n’a t-Il pas dit :

« Celui qui recevra son livre en sa main droite sera soumis à un jugement facile.»

Le prophète (sallAllahou alayhi wa salam) lui répondit :

« Ce n’est pas là le jugement ; ce n’est que le compte rendu, mais celui dont le compte sera minutieusement analysé au Jour de la Résurrection sera châtié.» 

[ Rapporté par Moslim et Al Boukhari ]

D’autres seront sévèrement jugés : chacun d’eux fera l’objet d’un interrogatoire et devra répondre aux questions posées relatives à toutes les œuvres effectuées, furent-elles graves ou futiles.

S’il dit la vérité, il sera heureux mais s’il tente de mentir ou de camoufler la vérité, sa bouche sera scellée et les questions seront adressées à ses membres qui avoueront ce qu’ils ont effectué dans sa vie sans rien cacher.

Lorsqu’il blâmera ses propres membres d’un tel acte, ils répondront en citant le verset suivant :

 » […] Elles diront : « C’est Allah qui nous a fait parler, Lui qui fait parler toute chose.
C’est Lui qui vous a créés une première fois et c’est vers Lui que vous serez retournés ».
[ Sourate 41 – Verset 21 ]

Allâh (azwadial) décrit cette réalité comme suit:

 » Le jour où leurs langues, leurs mains et leurs pieds témoigneront contre eux de ce qu’ils faisaient. »
[ Sourate 24 – Verset 24 ]

et aussi:

 » Ce jour-là, Nous scellerons leurs bouches, tandis que leurs mains Nous parleront
et que leurs jambes témoigneront de ce qu’ils avaient accompli. »
[ Sourate 36 – Verset 65 ].

Cet interrogatoire aura lieu dans une atmosphère atroce car les témoignages seront avancés, les excuses interdites et le repentir des oppresseurs refusé.

Les œuvres seront exposées telles qu’elles ont été accomplies et l’homme les verra devant ses yeux. Quel scandale!

Le Seigneur dit à cet égard :

 » Ce jour-là, les gens sortiront séparément pour que leur soient montrées leurs œuvres.
Quiconque fait un bien fût-ce du poids d’un atome, le verra,
et quiconque fait un mal fût-ce du poids d’un atome, le verra. »  
[ Sourate 99 – Versets 6 à 8 ]

Ensuite, les balances exactes seront posées et les oeuvres cernées au point que toutes les actions, quoique futiles, en feront partie. Le tout sera déposé sur les deux côtés de la balance et le jugement sera fonction du résultat.

Dieu Tout Puissant dit:

 » Au Jour de la Résurrection, Nous placerons les balances exactes.
Nulle âme ne sera lésée en rien, fût-ce du poids d’un grain de moutarde que Nous ferons venir.
Nous suffisons largement pour dresser les comptes.
[ Sourate 21 – Verset 47 ]

Et aussi :

« Ceux dont la balance est lourde seront les bienheureux; et ceux dont la balance est légère seront
ceux qui ont ruiné leurs propres âmes et ils demeureront éternellement dans l’Enfer.
Le feu brûlera leurs visages et ils auront les lèvres crispées.
« Mes versets ne vous étaient-ils pas récités et vous les traitiez alors de mensonges ? »
[ Sourate 23 – Versets 102 à 105].

Islam et le Racisme

La Législation musulmane prône l’égalité entre ses adeptes dans la plupart des
domaines. Il ne sert à rien de mettre en avant sa lignée pour la personne qui n’est pas pieuse,
car le critère de distinction entre les hommes est basé sur la piété comme le formule le verset
suivant : « Ô vous les hommes ! Nous vous avons créé à partir d’un mâle et d’une femelle. Nous
vous avons partagé en peuples et en tribus afin que vous vous connaissiez. Le plus honorable
d’entre vous auprès d’Allah, c’est le plus pieux « .

Abû Dhar (radi allahu anhu) relate qu’il dénigra la mère d’un homme lors d’un échange de propos. Vexé, l’homme alla se plaindre au Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) et lorsque ce dernier eut l’occasion de rencontrer le coupable, il le blâma en ces termes : « Abû Dhar ! Tu es un homme qui a un comportement de l’ère païenne. » Certaines versions précisent que l’homme en question était Bilâl l’abyssin et qu’Abû Dhar lui lança : « Hé fils d’une Noire ! »

Dans un autre Hadith, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) soutint à Abû Dhar : « Sache qu’un blanc ne peut être mieux qu’un noir si ce n’est par la piété. » Il faut savoir que Bilal (radi allahu anhu), le Muezzin du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) fut un esclave affranchi par Abû Bakr. Pourtant, ‘Omar le deuxième Khalife se plaisait à dire : « Abû Bakr notre maître a affranchi Bilâl notre maître. » Certaines annales rapportent également que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) maria Bilâl a une fille des Banû Bukaïr.
Selon Abû Nadhra, le Messager d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) déclara lors du sermon au cours du Pèlerinage d’Adieu à Mina (pendant les trois derniers jours du pèlerinage) : « Ô gens ! Vous
avez un seul Dieu et vous venez d’un seul père ! Il n’y a pas de différence entre un arabe et un non
arabe ni entre un blanc et un noir si ce n’est par la piété. »

Selon Abû Huraïra (radi allahu anhu), le Messager d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : « Allah vous a abrogé la fierté de l’ère païenne et l’honneur des ancêtres. Il existe désormais deux catégories d’hommes : un croyant pieux et un pervers malheureux. Vous êtes les fils d’Adam et Adam est de terre. »

Les enfants des musulmans qui meurent avant d’atteindre la puberté

Quiconque parmi les enfants des musulmans meurt avant d’atteindre la puberté entrera au Paradis. 

A ce propos, Al-Bukhârî (Radhiallahu) rapporte d’après ‘Adî Ibn Thabit qu’il entendit AI-Barâ’ (Radhiallahu anhu) dire :

« Lorsque Ibrâhîm décéda, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) dit : « Il a une nourrice au Paradis ».

En rapportant ce hadîth dans ce chapitre, Al-Bukhârî (Radhiallahu) vise à mettre en évidence qu’ils sont au Paradis.

Par ailleurs, Anas Ibn Mâlik (Radhiallahu anhu) rapporte que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« Dieu fera entrer au paradis tout musulman qui aura perdu trois enfants non encore pubères,
grâce à Sa Miséricorde pour eux. »

Alléguer ce hadith, signifie que celui grâce auquel on entre au paradis en est bien plus digne, car étant la raison et la source de la miséricorde Divine.

Quant aux enfants des impies, ils entreront au Paradis, au même titre que les enfants des musulmans.

An-Nawawî souligne que c’est l’opinion authentique approuvée par tous les critiques, conformément au propos de Dieu:

« Nous n’avons jamais sévi avant d’avoir envoyé un messager. »
[ Sourate 17 – Verset 15 ]

En effet, si l’homme ayant atteint l’âge de la raison ne subit le châtiment divin que s’il a été averti, à fortiori celui qui n’a pas encore atteint cet âge ne saurait le subir.

A ce sujet, Ahmad (Radhiallahu) rapporte d’après Khansâ’ Ibn Mu’âwiya Ibn Sarîm, que sa tante déclare avoir demandé au Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) :

– « Ô Envoyé de Dieu, qui est au Paradis ? »
– « Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) est au Paradis, le martyr est au Paradis et le bébé est au Paradis », lui répondit-il.

Al-Hâfidh (Radhiallahu) a dit que sa chaîne de transmission était bonne.

Un poème en solidarité avec la Palestine

Terre sacrée, berceau ancestral,
Où les oliviers se dressent fièrement, immortels.
Sous le soleil ardent, les pierres murmurent l’histoire,
D’une nation fière, résistante malgré les déboires.

Dans les rues animées, l’esprit de la lutte résonne,
Le parfum du jasmin se mêle à la poussière des zones.
Les cœurs battent au rythme des prières et des espoirs,
Tissant un réseau d’espoir malgré les désespoirs.

Les larmes des martyrs irriguent la terre,
Comme un rappel poignant de la lutte amère.
Les enfants, au regard empli de résilience,
Sèment les graines de liberté dans leur innocence.

La clameur des chaînes résonne dans l’air,
Mais l’espoir persiste, indestructible, éphémère.
Palestine, que tes rêves prennent leur envol,
Que ta liberté soit une aube flamboyante, un symbole.

La libération de la Palestine est-il un signe de l’Heure ?

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :

Nous savons par l’intermédiaire de hadiths authentiques que l’Heure dernière n’arrivera pas avant que les musulmans combattent les juifs et les dominent à tel point que lorsqu’un juif se cachera derrière un rocher ou un arbre, celui-ci dira : « O Musulman, ô serviteur d’Allah, voici un juif derrière moi. Viens le tuer. » Cet évènement fait partie des évènements que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a annoncé clairement qu’ils se produiront inéluctablement, mais la date de son arrivée fait partie de ce qu’Allah Seul sait et dont Il n’a rendu possible à aucune de Ses créatures de prendre connaissance. Il n’est pas impossible qu’Allah, exalté soit-Il, permette aux musulmans de libérer la Palestine avant cette guerre ultime annoncée dans le hadith. Nous sommes tenus de fournir les efforts nécessaires sans trop nous préoccuper de la date du commencement des signes précurseurs de l’Heure qui se produiront inéluctablement à une date qu’Allah Seul connait.

Et Allah sait mieux

Est-il autorisé à l’homme d’avoir des rapports sexuels avec sa femme pendant les menstrues ?

Ce que l’on entend par menstrues ici c’est le sang qui provient de l’utérus de la femme, alors qu’elle n’est pas atteinte d’une maladie qui provoquerait cet écoulement.  Les règles apparaissent normalement à la puberté.  Leur couleur est noire, rouge ou jaunâtre.  Il y a normalement un cycle par mois.  Le sang des menstrues est reconnaissable pour une femme.

Il est interdit au mari d’avoir des rapports sexuels avec sa femme pendant ses menstrues.

 Cela a été décrété dans le Coran et la pure tradition prophétique.  Dans la sourate al-Baqara (la vache) Allah (azwadial) dit :  » Ils t’interrogent sur les menstrues, dis : c’est un mal.  Tenez-vous à l’écart des femmes pendant leur menstruation ; ne les approchez pas, tant qu’elles ne sont pas pures.  Lorsqu’elles sont pures, allez à elles, comme Dieu vous l’a ordonné.  Dieu aime ceux qui reviennent sans cesse vers lui, Il aime ceux qui se purifient » (Sourate 2, verset 222).

Il est permis au mari de jouir de sa femme pendant sa menstruation s’il le désire, en dehors de l’acte conjugal.  On a interrogé  Aïcha [Qu’Allah soit satisfait d’elle] sur ce qui est permis à l’homme de faire avec sa femme quand elle a ses menstrues.  Elle a répondu :  » Tout, sauf  l’acte sexuel « .

Docteur Ahmad Charabâsî

Les bonnes œuvres

Les bonnes œuvres consistent dans des actions conformes à la Charia et accomplies en toute sincérité pour plaire au Maître Béni et Très Haut. Cheikh Ibn Taymiyya (rahimahullâh) a défini l’adoration comme étant :

« Un mot qui englobe tous les actes et paroles apparents et cachés qu’Allah aime et agrée ».

Ces actes et paroles sont aussi divers et nombreux que nous ne pouvons ni les recenser ni, à fortiori, les énumérer, mais nous en citons les suivants :

Croire en Allah

Elle implique la croyance en Allah (azwadial), en Ses anges, en Ses livres, au jour dernier, au destin bon ou mauvais.

Accomplir la prière à son heure

Il s’agit des cinq prières prescrites par Allah (azwadial) chaque jour. Il n’est pas permis de les retarder. Et il faut en observer les parties essentielles et les pratiques obligatoires et les acquitter comme le  Prophète (sallAllahou alayhi wa salam).

S’acquitter du pèlerinage agréé, c’est-à-dire :

a) celui effectué grâce à des biens licites;

b) celui dont l’auteur s’éloigne de la débauche, du péché et des querelles;

c) celui accompli conformément à la tradition prophétique ;

d) celui accompli loin de l’hypocrisie et en toute sincérité à l’égard de Dieu

e) celui qui n’est pas suivi par des actes de désobéissance ou des péchés.

Se conformer à la piété filiale

Elle consiste à obéir aux père et mère dans les limites de l’obéissance à Allah (azwadial), car il n’est pas permis de leur obéir dans la désobéissance à Allah.

La piété filiale implique que l’on s’abstienne d’élever la voix devant eux ou de leur adresser des propos blessants. Elle implique encore que l’on dépense pour eux et veille à les servir.

Aimer et ne pas aimer pour Allah

Il s’agit pour le musulman d’aimer son frère (coreligionnaire) dans le  but de plaire à Allah (azwadial) et sans être attiré vers lui par sa couleur, sa race ou sa fortune, mais uniquement pour obéir à Son Maître et pour se rapprocher du Très Haut.  De même, il n’aime pas  le rebelle puisque celui-ci désobéit à Allah.

Réciter le Coran

Qu’il s’agisse d’une portion à lire quotidiennement ou au cours de ses prières nocturnes.

Perpétuer les actes cultuels, fussent-ils peu nombreux.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) aimait les actions durables fussent-elles peu nombreuses. Le peu qui dure vaut mieux que l’important qui s’avère éphémère.

Restituer les dépôts.

Cela fait partie des obligations et des meilleures actions. Et la loi religieuse nous apprend que c’est l’hypocrite qui trahit dans les dépôts et ne les restitue pas.

Pardonner aux gens

Il s’agit de renoncer à un droit personnel, de pardonner à un injuste pourvu que le pardon le rende meilleur ou qu’il se repente et regrette bien ses actes injustes. En effet, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : « Le pardon ne fait que rendre le fidèle serviteur plus puissant. » (Rapporté par Mouslim, 2588).

Tenir en langage de vérité

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : « À force d’être véridique et de privilégier un langage de vérité on finit par être inscrit auprès d’Allah (azwadial) parmi les Véridiques ». La vérité sauve celui qui s’y habitue. Et elle constitue un important caractère qui a distingué les prophètes et leurs vrais fidèles. » (Rapporté par Mouslim, 2607).

Dépenser dans le chemin d’Allah

Cela comprend les dépenses du djihad, celles faites au profit des père et mère, celles faites au bénéfice des nécessiteux et des pauvres, celles afférentes à la construction des mosquées, à l’impression du Coran et des ouvrages islamiques et celles faites pour la famille.

Mettre les musulmans à l’abri (des méfaits) de sa langue et de sa main

Cela consiste à s’abstenir de la médisance, du colportage, de la diffamation, de l’insulte et de la malédiction.

Distribuer de la nourriture

Cela doit profiter aussi bien aux humains qu’aux animaux.

 Saluer celui qu’on connaît et celui qu’on ne connaît pas

Boukhari, Mouslim,  Ahmad,  Abou Dawoud , Nassaï  et Ibn Hibban  ont tous rapporté d’après Abd Allah ibn Omar (Radhiallahu anhu) qu’il a dit qu’un homme avait posé au Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)la question suivante : « Qu’est-ce qu’il y a de mieux en Islam ?  « Donner à manger et saluer ceux que l’on connaît et ceux que l’on ne connaît pas » avait répondu le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam).

 Dans al-Fateh, Ibn Hadjar dit en guise de commentaire : « cela veut dire : ne réserve pas ton salut à une personne par orgueil ou d’autres considérations superficielles, mais salue les gens en toute conformité aux prescriptions de l’Islam et pour préserver la fraternité entre musulmans.

Aider les besogneux et occuper utilement des désœuvrés.

Il s’agit de ceux confrontés à des besoins dus à la pauvreté ou à des charges familiales, et ceux qui sont dans l’ignorance et l’oisiveté.

Ne pas faire du mal aux gens

Cala équivaut à une aumône faite pour soi-même.

A côté de ceux-là, il y a de nombreuses autres actions. Voici un hadith qui énumère certaines bonnes actions. al-Bayhiqui a rapporté qu’Abou Dharr (Radhiallahu anhu) a dit au Messager (sallAllahou alayhi wa salam) :

– « Messager d’Allah ! Qu’est-ce qui sauve le fidèle serviteur de l’enfer ? ». – « La croyance en Allah »

– « Ne faut-il pas y ajouter des actions ? »   –  « Dépenser des biens fournis par Allah »

–        « ô Messager d’Allah ! Que faire quand on en est complètement dépourvu ? »

– « On recommande le bien et interdit le mal »

– « Messager d’Allah ! Que faire si on en n’est pas capable ? » – « Il aide les ignorants désœuvrés »

– «  Et si l’on est soi-même ignorant et absolument incapable ? » – « L’on aide la victime d’une injustice »

– « Et si l’on est trop faible pour secourir la victime d’une injustice ? »

– « Tu ne veux trouver rien de bon dans ton compagnon ! Qu’il s’abstienne alors de nuire aux autres. »

– « S’il se contente de cela, il entrera au paradis ? »

– « Tout croyant qui s’accroche à l’une de ces actions sera conduit au paradis par l’action »

(déclaré authentique par al-Albani dans at-Targhib (876). Allah est celui qui (nous assiste).