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Conseil ramadan : Santé

Il est conseillé de réduire la consommation de sucre, de café, de cigarettes et éventuellement de thé, surtout si vous en consommez beaucoup. Cela est recommandé afin de minimiser les éventuels effets négatifs sur la santé et le bien-être pendant le ramadan. L’arrêt brusque de ces substances peut entraîner des maux de tête et des changements d’humeur qui pourraient perturber la spiritualité nécessaire au jeûne.

Nuit de noce

II est important ici de souligner que ce que certains ignorants font au moment de la défloration : la famille des mariés attend devant la chambre à coucher, les chants et les tambours résonnent, ensuite le marié montre un drap taché de sang à la mère de la mariée, fière et heureuse de la preuve de la virginité de sa fille et de la virilité du mari…

Tout cela n’a aucun lien avec la religion. Il ne s’agit que de coutumes et de traditions héritées de l’Ignorance loin, très loin de la religion.

Cette nuit joue un rôle important dans la naissance d’un amour ou d’une haine entre les époux. Il faut alors agir en sorte de fortifier les bases de l’amour au travers de la relation sexuelle satisfaisante dans un lit licite. Les plus graves instants d’un mariage se trouvent durant la première nuit.

Chacun d’eux a ses rêves, ses espérances et ses aspirations. D’où il est important pour cette nuit d’être muni d’égards et d’attention. La défloration consiste à déchirer ou distendre l’hymen, se situant à l’entrée du vagin.[…].

L’hymen possède une telle rigidité, il a aussi une petite ouverture, mais elle n’est généralement pas suffisante pour permettre un rapport charnel apaisant.

L’hymen, même si l’on ne peut le considérer comme un obstacle, se doit d’être franchi car il obstrue le passage. L’homme doit donc le percer. Et plus l’obstacle est fort, plus son désir et son consentement grandissent. Cette nuit est synonyme de peur et d’angoisse vis-à-vis de cet homme inconnu et cette nouvelle vie.

Le mari sage est celui qui évite toute brutalité et ne se précipite pas.

Les longues et belles galanteries dissipent toute difficulté. Quoi de plus beau que des paroles douces et envoûtantes de la part du mari, l’accueillant avec une telle galanterie et un cœur si tendre. La précipitation ne peut que causer la rupture du lien, car si l’homme attend et patiente, sa jeune femme aura le temps de se calmer, d’accepter et d’être heureuse. Hélas, la plupart des maris commettent deux grandes erreurs cette première nuit :

1 – Le mari accorde toute son attention à vouloir déflorer sa femme la première nuit, quelque soit le moyen ou la manière, croyant que cela est honorifique à sa virilité, et qu’autrement cela est honteux pour lui.

2 – II attend de sa femme qu’elle admette cela pour cette même raison et qu’elle l’accepte sans prémices ni moindre perte de temps. Que la femme accepte la disparition de ce qu’elle a de plus noble pour elle, sans la moindre hésitation, c’est lui demander quelque chose de contraire à sa nature. D’ailleurs, un mari impatient ne pourra que récolter répugnance et haine de sa part.

Le mari ne doit certes pas se hâter dans ses mouvements, il doit discuter avec son épouse de son amour pour elle, de sa beauté envoûtante, de son corps et son élégance. Il doit la cajoler, l’étreindre et l’embrasser aux endroits sensibles de son corps, et passer sa main sur elle avec douceur et beauté jusqu’à ce qu’elle soit prête à faire l’amour. De longs baisers sur les joues et les lèvres, la poitrine et le cou … Le sentiment de jouissance, d’extase et d’excitation traverse tout le corps et toutes ces galanteries érotiques, en caressant les parties érectiles, facilitent la relation sexuelle et les époux peuvent jouir.

La femme ne doit pas rester passive et froide durant cette nuit si agréable. Le mari attend d’elle quelque chose et désire qu’elle réplique en comprenant ses sentiments et en échangeant son amour. Elle ne doit pas oublier que cet homme est le compagnon de sa vie et le mari qui l’a choisie parmi des millions d’autres femmes, pour être la reine qui gouverne son coeur. Elle doit répondre à l’appel du désir inné et sincère avec joie. Il est préférable que la femme aide son mari à la déflorer et à rompre l’hymen, car c’est elle qui ressent le mal si l’hymen est dur.

Mais si elle laisse son mari agir tout seul, il est sûr, qu’en état d’excitation intense, il oubliera qu’elle puisse en ressentir une douleur, car la douleur provient d’une pénétration rapide et forte, ne laissant pas assez de temps aux organes du vagin de se relâcher. Cela ne peut qu’engendrer des problèmes entre eux.

Dans ce cas, la peur résultant de cette sensation est cause d’empêchement d’éjaculation vaginale, permettant d’annihiler les effets de frottement entre le pénis et le vagin. Faute de cette sécrétion, cela fait mal à l’homme comme à la femme pendant le rapport. La participation de la femme diminue considérablement cette douleur et la transforme en jouissance.

La relation sexuelle sera alors belle et satisfaisante.

La défloration se fait la plupart du temps en position couchée, en sorte que la femme se couche sur son dos en pliant ses jambes et les écartant. L’homme se met sur elle et relève ses hanches pour que son pénis soit orienté vers le bas et du côté inférieur du vagin. L’hymen se distend alors et se déchire le plus souvent en deux.

Après la défloration, la femme perd un peu de sang mais si la saignée continue, elle doit fermer les jambes et se coucher sur le dos sans bouger, elle peut aussi prendre une bande hygiénique et presser sur l’endroit de la coulée. Il se peut qu’elle garde cette bande une certain temps, mais après l’avoir ôtée, il faudra utiliser de l’eau tiède pour éviter que le sang ne se remette à couler une autre fois. L’homme doit, lui, s’abstenir d’avoir des rapports sexuels avec sa femme pendant au moins les deux jours qui suivent, en fonction de ses sentiments à elle, sauf s’il ressent qu’elle en a besoin.

Il est important ici de rappeler que certains maris sont incapables de déflorer la femme la première nuit, c’est une chose naturelle résultant d’un désir froid ou d’une trop grande résistance de l’hymen. Suite à cela, l’homme ne doit pas réitérer sa tentative mais plutôt la reporter à une nuit suivante.

Cependant, il ne faut pas tarder car une telle négligence ne pourra qu’être pardonnée difficilement par la femme. Le mari doit bien savoir qu’il n’a pas à dépenser un si grand effort pour déchirer l’hymen. De plus, il se peut qu’il effraye sa partenaire en réitérant les tentatives ou en essayant une pénétration brutale, ce qui peut enlever toute jouissance par la suite.

L’homme doit agir avec intelligence, il doit faire de la première nuit une nuit de fortification des liens amoureux, non une nuit de contrainte et de démonstration de virilité rapide et brutale. Il ne doit passer à l’acte qu’après avoir senti la disposition et l’envie de sa compagne. Les époux ne doivent pas exagérer durant la nuit de noce, ils peuvent se contenter de la défloration tout en se préparant pour les nuits à venir.

Ainsi doit être la nuit de noce, de même que chaque autre nuit et rencontre, car la vie du Musulman avec son épouse est telle le miel, et même plus douce et plus attirante que le miel. C’est une vie se basant sur la piété et l’amour, l’harmonie et la concordance des envies, la tranquillité et le calme. […]

Comment doit on rattraper les jours de jeûne manqué ?

Si on a pas jeûné en raison d’une maladie , d’un voyage ou des règles, on doit rattraper le jeûne après le mois de Ramadan en jeûnant un nombre de jours égal aux jours ratés, conformément à la parole du Très haut: Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours. (Coran 2: 185).

Aïcha (Radhiallahu anha) dit: Cela (les règles) nous arrivait et on nous donnait l’ordre de rattraper le jeûne sans les prières. (rapporté par al-Boukhari – 321 et par Mouslim – 335). Le temps du rattrapage s’étend d’un Ramadan à l’autre. On peut rattraper le jeûne pendant toute cette période en jeûnant des jours successifs ou séparés. Il n’est toutefois pas permis de retarder le rattrapage jusqu’à l’arrivée du Ramadan suivant, sauf en présence d’une excuse.

Si on abandonne le jeûne délibérément sans aucune excuse, il y a deux cas: le premier est celui d’une personne qui dès la veille s’était décidée à ne pas jeûner et n’en avait pas l’intention. Celui-là ne pourra pas rattraper valablement le jeûne car celui-ci est une pratique cultuelle limitée dans le temps. Celui qui s’abstient délibérément de la faire dans son temps ne peut pas la faire valablement après, compte tenu de la parole du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui): quiconque adopte une pratique non conforme à notre ordre la verra rejeter. (rapporté par al-Boukhari – 2697 et par Mouslim – 1718). Le second cas est celui d’une personne qui a nourri l’intention de jeûner dès la veille et s’est mise effectivement à l’observer. Puis il l’interrompt volontairement sans excuse. Celui-là doit rattraper le jeûne du jour concerné car le fait de commencer le jeûne l’assimile à un vœu . Aussi faut il le rattraper. Voilà pourquoi le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) a donné à celui qui a couché avec sa femme en pleine journée du Ramadan l’ordre de rattraper le jeûne du jour en lui disant: jeûne un jour de remplacement (rapporté par Ibn Madja – 1671 et jugé authentique par al-Albani dans Sahih sunani Ibn Madja.

Si la rupture non excusée du jeûne est due au rapport sexuel, l’auteur de l’acte doit rattraper le jeûne et procéder à un acte expiatoire. Pour connaitre les dispositions régissant cet acte.

Celui qui provoque la rupture de son jeûne sans excuse, doit se repentir devant Allah Très haut, regretter son acte et se décider à ne plus récidiver et multiplier les bonnes œuvres telles les prières surérogatoires et autres. Car Allah Très haut dit: Et Je suis Grand Pardonneur à celui qui se repent, croit, fait bonne œuvre, puis se met sur le bon chemin. (Coran 20: 82).

Allah le sait mieux.

Les politesses sexuelles

1- Citer le Nom d ‘Allah et L’invoquer

Cela se fait pour demander une chose voulue ou repousser un certain mal. C’est pourquoi il est bon de le faire avant le rapport sexuel pour repousser le mal du Diable envers l’enfant. Ibn Abbâs rapporte que le prophète (sallAllahou ‘alayhi wa salam) a dit :

« Si l’un de vous désire aller à son épouse, qu ‘il dise : Au Nom d’Allah, ô Seigneur, éloigne de nous le Diable et éloigne le Diable de ce que Tu nous pourvois. Car si de cela vient un enfant, le Diable ne lui nuira jamais ».

[Rapporté par al-Bukhârî (141) et Muslim (1434), ainsi que d ‘autres.]

Ceci montre bien que l’adoration est toute entière à Allah (azawajal) car tout acte de la vie est une partie de l ‘adoration, et découle d’un ordre divin ou d ‘une interdiction. Ainsi, la continuation du genre humain, le rapport sexuel et la procréation, tout ceci est une adoration. De plus, l’homme, en atteignant le stade d’excitation intense, oublie beaucoup de sa personne humaine et de sa raison. Par ses actes, il se soumet entièrement à sa jouissance qui s’empare de son cœur et son corps. C’est pour une telle raison que cela, ainsi que tout ce qui le précède comme prière ou ablution, sont des actes éducatifs servant à briser l’emprise bestiale du désir chez la personne.

2- L ‘isolement et la sincérité dans la pratique sexuelle

Quand l’homme désire sa femme, il faut qu’ils s’isolent et soient loin de tout regard pour pouvoir ressentir l ‘harmonie et la tranquillité durant cette relation. […]

Ceci ne peut toutefois se concrétiser que si chacun est sincère envers l’autre dans sa relation, puisque cela leur permet à tous deux de préserver leur chasteté et de porter le regard sur ce qu’Allah a interdit. Quand l ‘homme prend son épouse, il faut qu’il le fasse avec sincérité, ce qui signifie en fait de ne se retirer, après qu’il ait apaisé son envie, mais qu’après que son épouse ait apaisé la sienne. Il doit être bienveillant et ne pas se précipiter dans l ‘assouvissement de son désir, car il éjacule plus rapidement que la femme. Terminer avant qu’elle ne soit satisfaite lui porte atteinte.

Négliger un tel point mène cette relation sexuelle à être des pires. Car s’il est vrai que la femme peut apaiser son appétit sexuel, il est possible que ses sentiments ne le soient guère et vice-versa. Si l’homme a le problème d’éjaculer rapidement mais que sa femme est « lente », il doit alors prolonger les caresses dans le lit et les étreintes[…].

[Partie modérée afin de ne pas heurter la sensibilité de nos jeunes lecteurs]

Pour que la relation atteigne la valeur que désirent les époux, elle se doit être sincère et ne doit comporter aucun malaise pour l’un d’eux, surtout pas la femme, envers qui l ‘homme doit agir avec bienveillance et attention, en usant des bonnes mœurs. L’homme doit ainsi prendre en considération la nature sexuelle de la femme, lente au début et augmentant graduellement. Il sera de ce fait une aide pour elle quant à la satisfaction de son désir.

Adoption et stérilité

Le fait qu’une personne adopte un enfant, en lui donnant son nom de famille est illicite et Allah l’a interdit dans son livre : « Appelez-les du nom de leurs pères : c’est plus équitable devant Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion ou vos alliés. Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos cœurs font délibérément. […]» (sourate 33/verset 5).

L’Islam a ordonné d’appeler chaque personne par le nom de son véritable père (un tel fils d’un tel) afin qu’il n’épouse pas plus tard sa propre sœur sans le savoir ou qu’il ne prenne pas un héritage qui ne lui appartient pas.

Donc, le fait de donner son nom à un enfant adoptif et d’écrire ce nom dans ses papiers officiels, surtout dans certains pays qui ont adopté le droit positif et qui ne reconnaissent que ce qui est écrit dans les documents officiels, entre en contradiction avec l’islam. Si le couple qui a posé la question peut prendre en charge un enfant et l’éduquer en le laissant garder dans ses papiers officiels son vrai nom et celui de son vrai père, c’est une chose licite voir même très recommandée surtout si cet enfant est un orphelin.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : « Moi et le parrain de l’orphelin sont comme ces deux ! Et il a montré ses deux doigts l’index et le majeur. » Boukhari.

Il est préférable de le faire allaiter, s’il n’a pas atteint l’âge de deux ans, cinq fois ou plus par la mère adoptive ou sa sœur si c’est un garçon ou par la sœur de son mari si c’est une fille pour qu’il soit un Mahram ( Dans l’Islam, le concept de Mahram est une personne que vous n’êtes pas autorisé à épouser, une personne avec qui vous avez une relation pure, et vous êtes donc autorisé à les rencontrer sans foulard, à voyager avec eux et même à leur serrer la main. ou les embrasser.).

Pour la femme qui désire avoir un enfant jeûner pendant 7 jours : au moment de rompre le jeun, réciter les 3 noms divins (Ya Khabirou – Ya Bar’iou – Ya Mussawirou ) 21 fois dans un verre d’eau, souffler sur l’eau et boire.

‘nchallah tu auras un enfant.

Et Allah sait mieux.

Pourquoi ce mois est appelé Shabân

Ce mois de Shabân est un des mois les plus avantageux pour les croyants eu égard aux bienfaits énormes qu’il renferme. Le Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur Lui) a dit s’adressant à un groupe de compagnons :

 » Savez-vous pourquoi ce mois est appelé « Shabân  » ?

Dieu et son Prophète sont les plus informés répondent les compagnons. Il dit :  » c’est qu’à cette occasion, DIEU répand des bienfaits immenses« .

Dans un Hadith du Prophète (PSL), il est retenu ce qui suit :  » Tous les hommes seront affamés le jour de la résurrection, exceptés les prophètes et leurs fidèles, de même que ceux qui observaient les jeûnes des mois de Rajab , Shabân et Ramadan. Ils seront eux rassasiés et point ils ne connaîtront la faim « .

C’est pourquoi durant ce mois béni, le Prophète (Paix et Salut sur Lui ) s’adonnait à un jeûne presque permanent au point que ses compagnons lui posaient plusieurs questions à propos des mérites de ce mois.

Un jour Ousâmah demanda au Prophète :  » O Messager d’Allah, pourquoi je te vois jeûner beaucoup plus pendant le mois de Shabân que les autres mois ? Le Prophète (Paix et Salut sur Lui ) répondit :

 » C’est un mois au cours duquel les gens sont insouciants, un mois situé entre Rajab et Ramadan. C’est un mois pendant lequel les œuvres sont élevées auprès du DIEU. Et je voudrais que mes œuvres soient élevées alors que je jeûne « .

Cette recrudescence du jeûne chez l’envoyé de DIEU est confirmée par cette sentence rapportée par la mère des croyants Seyyidatunâ Aïcha, que Dieu l’agrée.

 » Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah terminer complètement le jeûne d’un mois à part le mois de Ramadan. Et je ne l’ai pas vu jeûner facultativement un mois comme il jeûnait le mois de Shabân ». Dans une autre version :  » Il jeûnait entièrement Shaban sauf quelques jours. » (Rapporté par Al-Boukhâri et Mouslim).

Le jeûne surérogatoire est recommandé par DIEU en rapport aux multiples sentences qui s’en rapportent dont celle -ci : Abou Saïd rapporte que l’envoyé de Dieu (Paix et Salut sur Li ) a dit :

 » Nul serviteur ne jeûne un (seul) jour sur la voie de Dieu sans que, par ce jour (de jeûne), Dieu n’éloigne sa face du feu à (une distance de) soixante-dix années (de marche). » (Rapporté par Al-Boukhari, Mouslim, At-Tirmidhi et An-Nasâ’i).

Donc s’il est conseillé de jeûner tous les mois, à plus forte raison ce mois, dont le jeûne est davantage recommandé. Car, Selon l’Imam Dja’far aç-Sadiq :

 » Celui qui jeûne le mois de Shaban et le mois de Ramadan sans interruption, recevra le pardon d’Allah dans ce monde et dans l’au-delà. »

Le Prophète Mohammad (Paix et Salut sur Lui ) a dit :  » Celui qui jeûne un jour du mois de Shaban, je serais pour lui un intercesseur le Jour de la résurrection, et celui qui jeûne deux jours de ce mois, Allah lui pardonnera tous ses péchés . »

Hormis ces hadiths d’autres invitent les musulmans à l’adoration, à la prière, au jeûne et à la bienfaisance d’une manière générale. Ceci durant tous les jours de l’année mais plus particulièrement durant les jours de Chabane ; et surtout sa quinzième nuit qui arrivent dans quelques jours.

La femme fonctionnaire et les dépenses du ménage

Louange à Allah.

La répartition des dépenses au sein d’un couple immigré pour gagner sa vie doit être réglée à l’amiable et sans tiraillement.

Quant à ce qui est obligatoire, son explication détaillée donne lieu à ces différents cas:

1. Si le mari a formulé, des le début, la condition que les dépenses soient partagées entre vous, sans quoi, il ne vous permettrait pas de travailler, dans ce cas, les musulmans doivent se conformer aux conditions qu’ils établissent entre eux. A ce propos le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit :   les conditions établis par les musulmans entre eux -mêmes les engagent, sauf quand une condition rend le licite illicite et inversement.  Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit encore :  Les conditions qui méritent le mieux d’être respectées sont celles qui légalisent les rapports sexuels.

Vous devez donc vous conformer aux conditions que vous avez établies entre vous.

2. Si vous n’avez formulé aucune condition, toutes ces dépenses incombent au mari. L’épouse ne supporte rien des dépenses du ménage. C’est le mari qui doit les assurer conformément à ces propos d’Allah le Puissant et Majestueux :  Que celui qui est aisé dépense de sa fortune; et que celui dont les biens sont restreints dépense selon ce qu’ Allah lui a accordé. Allah n’ impose à personne que selon ce qu’ Il lui a donné.  (Coran, 65:7) et à ses propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui):  C’est à vous de les nourrir et de les habiller selon le bon usage. 

C’est à l’époux d’assurer les dépenses. C’est lui qui doit veiller à satisfaire les besoins du foyer, les affaires du ménage qui concernent sa femme, ses enfants et lui-même. Le salaire de l’épouse lui revient puisqu’il constitue une rétribution de son travail et sa peine. Elle a conclu le mariage sans que son partenaire lui impose la condition de supporter intégralement ou partiellement les dépenses du ménage. Cependant elle peut céder volontairement une partie du salaire en application des propos du Très Haut :  Si de bon gré, elles vous en abandonnent quelque chose, disposez- en alors à votre aise et de bon cœur.  (Coran,4:4)

Si le mariage a été conclu sur la base d’une condition allant dans le sens de ce qui précède (partage des dépenses), les musulmans doivent respecter les conditions qu’ils acceptent.

Mettez-vous d’accord sur un taux de participation comme la moitié, le tiers, le quart du salaire ou d’autres pourcentages, afin de régler les problèmes et de substituer la cohésion, la quiétude et la tranquillité à la dispute. Il peut aussi, de son côté, se contenter de la part qu’Allah lui a attribuée et supporter les dépenses dans la mesure de ses moyens et se passer de l’intégralité de votre salaire et s’en détourner. Si cela s’avère impossible, rien n’empêche de solliciter l’arbitrage du tribunal de la localité dans laquelle vous vivez. Car l’avis du tribunal musulman suffit, s’il fait à Allah.

Puisse Allah assister tous.

Invocation contre le mauvais oeil

Al-Haçan et Al-Houçayn, les petits-fils du Messager d’ Allah  (sallAllahou alayhi wa salam) ont été atteints par le mauvais oeil. Le Messager d’ Allah  (sallAllahou alayhi wa salam) en a été chagriné. L’ange Jibril (alayhi s-salam) est alors venu à lui et lui a enseigné une rouqyah. Il lui a enseigné de leur faire une rouqyah avec les paroles suivantes :

اللهمَّ ذَا السلطانِ العظيمِ والْمَنِّ القديـمِ ذَا الرحـمةِ الكريـم

وَلِيَّ الكلماتِ التَّاماتِ والدَّعواتِ المستجاباتِ

عافِ حَسنًا وحُسينًا من أنفسِ الجِنِّ وأَعيُنِ الإنسِ

(Allahoumma dha s-soultani l-^adhim, wa l-manni l-qadim, dha r-rahmati l-karim, waliyya l-kalimati t-tammati wa d-da^awati l-moustajabat, ^afi Haçanan wa Houçaynan min ‘anfouci l-jinni wa ‘a^youni l-‘ins)

Remarque : on peut réciter cette invocation pour se préserver soi-même contre le mauvais oeil, et dans ce cas, on dit :

(Allahoumma dha s-soultani l-^adhim, wa l-manni l-qadim, dha r-rahmati l-karim, waliyya l-kalimati t-tammati wa d-da^awati l-moustajabat, ^afini  min ‘anfouci l-jinni wa ‘a^youni l-‘ins)

Pour réciter cette invocation pour une personne [ pour la préserver du mauvais oeil, et également pour celle qui a été atteinte par le mauvais oeil ], on remplace la parole (*afini) par (*afi) et on cite le nom de la personne que l’on souhaite protéger ; par exemple en disant (*afi Houçayn).

Le mérite de la chasteté et les méfaits du péché

Le mérite de la chasteté et les méfaits du péché, Allah (azawajal)a placé en l’homme deux natures paradoxales : La première est une nature bonne : elle n’incite la personne qu’au bien et à l’accomplissement du bien. La seconde est son contraire : elle ne pousse qu’aux passions et invite à obéir à son ego et désobéir à la raison. Son guide est le désir et son argument la désobéissance. C’est ce qu’Allah (azawajal) vise en disant :

{ … car l’âme est très incitatrice au mal }

[ Sourate 12 – Verset 53 ]

En chaque personne se trouvent ces deux natures, elles sont en perpétuel paradoxe. Ainsi, si la raison de la personne est illuminée par la lumière d’Allah , celle-ci vaincra son ego et domptera ses passions. Cependant, si l’ego étouffe la raison, sa vision s’obscurcira et la personne pataugera dans ses passions, elle tombera dans les péchés et accomplira le blâmable. La passion est telle le feu ardent, il ne brûle que celui qui l’attise.

Quand une passion envoûte une personne, que cela soit fortune, sexualité ou pouvoir, en réalité, cela ne lui apporte guère la joie, même si d’un premier abord, il lui paraîtra être dans la jouissance et le bonheur. La vérité est que cette personne est dans une tristesse continue, car elle en voudra toujours plus. Le blâmable lui apparaîtra être moins grave afin de satisfaire son ego et d’arriver à ses fins, même par les moyens les plus condamnables.

Cette décadence ne pourra rapprocher la personne que du stade bestial. Dès lors que l’être humain rompt le lien avec Allah pour devenir un animal, il vivra par ses désirs et pour eux.

Allah (azawajal) dit:

{ Ils ne sont en vérité comparables qu’à des bestiaux. Ou plutôt, ils sont plus égarés encore du sentier }

[ Sourate 25 – Verset 44 ]

Quant à ce qu’Allah nous a rapporté de l’histoire de Yûsuf (alayhi salam) cela n’est que pour nous apprendre nos défauts et notre besoin de Sa protection, que nos âmes sont faibles face aux penchants de notre ego et aux complots du Diable. n Yûsuf (alayhi salam) était un prophète , issu d’une famille de prophètes, protégés par la protection d’Allah (azawajal), entourés par Son assistance, le Diable – qu’il soit lapidé – n’ayant aucun pouvoir contre eux. Cependant, il nous est rapporté dans le Coran :

{ Et, elle le désira. Et il l’aurait désirée n’eût été ce qu’il vit comme preuve évidente de son Seigneur }

[ Sourate 12 – Verset 24 ]

Ceci à cause de la nature originelle de l’homme non pas intentionnellement en recherchant la faute. C’est pourquoi nous trouvons que l’Islam a instauré plusieurs règles et politesses permettant de combattre cette turpitude.

L’Islam a instauré des règles quant à la demande de permission d’entrer dans une pièce et des règles par rapport au regard,… tout en mettant en garde contre la mixité et soulignant son interdiction, il a aussi instauré le port du voile et incité au mariage, ce qui contribue à assurer le salut de la personne et la purification de la communauté. Ainsi, il incombe au Musulman de purifier son âme par l’effort et l’éducation, pour qu’elle devienne source de tout bien.

Allah (azawajal) dit:

{ Et par l’âme et Celui qui l’a harmonieusement façonnée ; et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété ! A réussi, certes, celui qui la purifie. Et est perdu, certes, celui qui la corrompt }

[ Sourate 91 – Versets 7 à 10 ]

Ibn al-Qayyim qu’Allah lui fasse miséricorde, dit :

« Les péchés ont des effets visibles sur la personne qui les accomplit, dans sa vie et dans l’au-delà, sur son âme et ceux qui l’entourent ».

Parmi cela :

– La privation de connaissance, car le savoir est une lumière émanant d’Allah qu’Il place dans le coeur, tandis que le péché étouffe cette lumière. – La privation des moyens de subsistance, car l’adorateur est privé de cette subsistance à cause du péché qu’il commet.

– Une mélancolie que le pécheur ressent dans son coeur, elle est entre lui et Allah , comparable à aucune jouissance. Mais c’est une chose que peut ressentir seul celui dont le coeur est vivant.

– Un malaise entre lui et les gens, comme l’un des prédécesseurs disait : « Je désobéis certes à Allah et je ressens cela dans le comportement de mon épouse et de ma bête ».

– La difficulté dans ses affaires, ne les trouvant que fermées à lui. – Le péché engendre son pareil. Il est dit que la punition du péché est le péché suivant et que la récompense de la bonne action est la prochaine bonne action.

– Et la plus grave : il affaiblit le coeur et sa volonté et fait grandir le désir du péché et diminue l’envie de se repentir petit à petit jusqu’à l’ôter complètement du coeur. Et ceci est l’une des choses les plus graves.

– La désapprobation du mal sera ôtée du coeur, afin de devenir une habitude qu’il ne désapprouvera plus ni ne détestera, au contraire, il l’aimera. Allah le cachera mais lui ne désirera que le montrer au grand public.

– La disgrâce du serviteur aux yeux d’Allah , comme on dit : Ils se sont fait méprisés de Lui, puis Lui ont désobéi, mais s’il les estimait, II les aurait protégés.

Aussi, Allah (azawajal) dit :

{ Et quiconque Allah avilit n’a personne pour l’honorer. Le Croyant éduqué sur la foi en Allah Et quiconque Allah avilit n’a personne pour l’honorer }

[ Sourate 22 – Verset 18 ]

Le Croyant éduqué sur la foi en Allah et Sa crainte ne pourra que devenir une personne pieuse et forte, détournée par aucun bien matériel ni aucune passion. Et lorsqu’une femme belle et haut placée l’invite à elle, il dira :

Je crains Allah , Seigneur des mondes !

Et si le Diable le tente,

il dira :

tu ‘as aucun pouvoir sur moi ! Et si les mauvais compagnons l’incitent au chemin de la débauche et du blâmable, il dira :

je ne suis guère du nombre des ignorants ! et Sa crainte ne pourra que devenir une personne pieuse et forte, détournée par aucun bien matériel ni aucune passion.

La chasteté est certes un comportement noble et une manifestation de la foi, c’est une beauté pour l’homme et la femme, par laquelle ils préservent leur foi et sont protégés par Allah des péchés. La chasteté est également un moyen de connaître une vie de couple heureuse.

C’est pour cette raison que nous trouvons que le Coran souligne ce point :

{Et que ceux qui n’ont pas de quoi se marier, cherchent à rester chastes jusqu’à ce qu’Allah les enrichisse par Sa grâce …}

[ Sourate 24 – Verset 33 ]

Cependant, demeurer célibataire et préserver sa chasteté n’est pas chose facile. C’est pourquoi le prophète (sallAllahou ‘alayhi wa salam) dit :

« II en est trois qu’Allah, Pureté à Lui, se doit d’aider… » et il cita parmi eux : « …celui qui se marie et désire (préserver) sa chasteté »

[Rapporté par Ahmad, al-Tirmidhî, al-Nasâ’î, Ibn Mâjah et al-Hâkim. Voir Sahîh ]

Les Mérites des mois de Rajab

Allah (azwadial) dit
«Le nombre de mois, auprès de d’Allah, est de douze(mois), dans les prescriptions d’Allah, le jour où II créa les cieux et la terre . Quatre d’entre eux sont sacrés : telle est la religion droite…»

(Sourate 9 verset 36)

Ces quatre mois dits sacrés du calendrier musulman sont :Dhûl Qidah, Dhûl Hijjah, Muharram et bien entendu Rajab.

Les arabes de l’époque préislamique ont hérité des prophètes Ibrahim et Ismaïl, une tradition qui consiste à considérer ces mois comme un temps de trêve absolument sacrée. Tous les conflits, même ceux qui étaient les plus féroces étaient suspendues. Chacun s’évertuait à ne point causer de tort à son prochain.

D’habitude, en temps ordinaire, la porte de la Kâba n’était ouverte que les lundi et le Jeudi. Mais pendant le mois béni de Rajab, l’accès dans ce lieu sacré est en permanence libre.

Le Prophète Mohamed (PSL), Imam des Envoyés et digne héritier de Ibrahim, confirma ce caractère sacré de ces quatre mois, comme établi ci-haut par le Coran.
Le mois de Rajab, septième mois du calendrier musulman, est plein de bienfaits.

En effet le Prophète (P) dit: «Le mois de Rajab est le mois béni d’Allah. Aucun mois n’en est l’égal quant à ses mérites est à son caractère sacré. Sachez que le le mois de Rajab est le mois d’Allah, tout comme le mois de Ch‘abân est mon mois et celui de Ramadhân est le mois de ma Umma… Sachez aussi que celui qui jeûne un jour de Rajab aura obligatoirement l’agrément d’Allah, écartera de lui la Colère d’Allah, et l’une des portes de l’Enfer lui sera fermée.

Selon l’Imam Mûssâ Ibn Ja‘far (p): «Quiconque jeûne un jour du mois de Rajab, l’Enfer s’éloignera de lui la distance d’un an et celui qui en jeûne trois jours, l’entrée au Paradis lui sera obligatoire ». Il (p) dit aussi: «Rajab est l’un des fleuves du Paradis. C’est un fleuve plus blanc que le lait et plus doux que le miel. Quiconque jeûne un jour du mois de Rajab, Allah – Il est Puissant et Sublime – l’abreuvera de ce fleuve».

Selon l’Imam Ja‘far al-Sâdiq (p), le Prophète (P) dit: «Rajab est le mois d’istighfâr (demande de Pardon à Allah) pour ma Umma. Multipliez-y donc l’istighfâr, car Allah est Pardonneur et Très-Miséricordieux. Et le mois de Rajab est appelé Rajab al-açab (le verseur ou le déverseur), parce que la Miséricorde y est déversée sur ma Umma à flot. Multipliez-y donc la récitation de la formule: «Astagh-fir-ullâha wa atûbu ilayhi» (J’implore le pardon à Allah et je me repens auprès de Lui».

Sâlim, un compagnon de l’Imam al-Sâdiq (p) témoigne: «Un jour je suis allé chez l’Imam al-Sâdiq (p), alors qu’il ne restait que quelques jours du mois de Rajab. L’Imam (p) m’a regardé et m’a dit: «O Sâlim! As-tu jeûné quelques jours de ce mois ? » «Non, par Allah, o fils du Messager d’Allah », lui ai-je répondu. «Tu as donc manqué une telle récompense spirituelle que Seul Allah – Le Puissant et le Sublime – en connaît la valeur! Car c’est un mois qu’Allah a valorisé et dont Il a amplifié le caractère sacré. Il a rendu obligatoire l’obtention de Sa Grâce pour ceux qui y jeûnent» m’a-t-il dit. «Je lui ai demandé alors: «O fils du Messager d’Allah! Et si je jeûne les jours restants, obtiendrais-je la récompense décernée à ceux qui y jeûnent ? »

L’Imam (p) dit: «O Salim! Sache que celui qui jeûne un jour de la fin de ce mois, sera à l’abri des tourments de l’agonie et des tortures de la tombe. Celui qui jeûne deux jours de la fin de ce mois, il obtiendra un laisser passer sur la Çirât (la Voie qui mène u Paradis). Celui qui jeûne trois jours de la fin de ce mois sera à l’abri des terribles épreuves du Jour de la Grande Terreur et obtiendra un relevé d’innocence de l’Enfer. »

Le jeûne pendant ce mois commande beaucoup d’autres récompenses spirituelles. Celui qui ne peut pour une raison ou une autre jeûner pendant ce mois, qu’il récite chaque jour 100 fois le tasbîh (Glorification d’Allah) suivant pour obtenir la récompense décernée au jeûne:

« Subhân-al-Ilâh-il-Jalîl! Subhâna man lâ yanbaghî-t-tasbîhu illâ lahu! Subhân-al-a‘azz-il-akram! Subhân man labis-al-‘izza wa Huwa lahû ahlun »

سُبْحانَ اللهِ الجليل سُبْحانَ مَنْ لا يَنْبَغي اْلْتَسْبيحُ اِلا لَهُ سُبْحانَ الاَعَزِّ الاّكرَم سُبْحانَ مَنْ لَبِسَ العِزَّ وَ هوَ لَهُ اَهْلٌ

(Gloire à Allah, le Majestueux! Gloire à Celui en dehors Duquel personne n’a le droit à la glorification! Gloire à Alla h le Plus-Puissant, le Plus-Noble! Gloire à Celui Qui se revêt de la Puissance dont Il est tout à fait Digne!)