Catégorie : FR

Adoption et stérilité

Le fait qu’une personne adopte un enfant, en lui donnant son nom de famille est illicite et Allah l’a interdit dans son livre : « Appelez-les du nom de leurs pères : c’est plus équitable devant Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion ou vos alliés. Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos cœurs font délibérément. […]» (sourate 33/verset 5).

L’Islam a ordonné d’appeler chaque personne par le nom de son véritable père (un tel fils d’un tel) afin qu’il n’épouse pas plus tard sa propre sœur sans le savoir ou qu’il ne prenne pas un héritage qui ne lui appartient pas.

Donc, le fait de donner son nom à un enfant adoptif et d’écrire ce nom dans ses papiers officiels, surtout dans certains pays qui ont adopté le droit positif et qui ne reconnaissent que ce qui est écrit dans les documents officiels, entre en contradiction avec l’islam. Si le couple qui a posé la question peut prendre en charge un enfant et l’éduquer en le laissant garder dans ses papiers officiels son vrai nom et celui de son vrai père, c’est une chose licite voir même très recommandée surtout si cet enfant est un orphelin.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : « Moi et le parrain de l’orphelin sont comme ces deux ! Et il a montré ses deux doigts l’index et le majeur. » Boukhari.

Il est préférable de le faire allaiter, s’il n’a pas atteint l’âge de deux ans, cinq fois ou plus par la mère adoptive ou sa sœur si c’est un garçon ou par la sœur de son mari si c’est une fille pour qu’il soit un Mahram ( Dans l’Islam, le concept de Mahram est une personne que vous n’êtes pas autorisé à épouser, une personne avec qui vous avez une relation pure, et vous êtes donc autorisé à les rencontrer sans foulard, à voyager avec eux et même à leur serrer la main. ou les embrasser.).

Pour la femme qui désire avoir un enfant jeûner pendant 7 jours : au moment de rompre le jeun, réciter les 3 noms divins (Ya Khabirou – Ya Bar’iou – Ya Mussawirou ) 21 fois dans un verre d’eau, souffler sur l’eau et boire.

‘nchallah tu auras un enfant.

Et Allah sait mieux.

Pourquoi ce mois est appelé Shabân

Ce mois de Shabân est un des mois les plus avantageux pour les croyants eu égard aux bienfaits énormes qu’il renferme. Le Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur Lui) a dit s’adressant à un groupe de compagnons :

 » Savez-vous pourquoi ce mois est appelé « Shabân  » ?

Dieu et son Prophète sont les plus informés répondent les compagnons. Il dit :  » c’est qu’à cette occasion, DIEU répand des bienfaits immenses« .

Dans un Hadith du Prophète (PSL), il est retenu ce qui suit :  » Tous les hommes seront affamés le jour de la résurrection, exceptés les prophètes et leurs fidèles, de même que ceux qui observaient les jeûnes des mois de Rajab , Shabân et Ramadan. Ils seront eux rassasiés et point ils ne connaîtront la faim « .

C’est pourquoi durant ce mois béni, le Prophète (Paix et Salut sur Lui ) s’adonnait à un jeûne presque permanent au point que ses compagnons lui posaient plusieurs questions à propos des mérites de ce mois.

Un jour Ousâmah demanda au Prophète :  » O Messager d’Allah, pourquoi je te vois jeûner beaucoup plus pendant le mois de Shabân que les autres mois ? Le Prophète (Paix et Salut sur Lui ) répondit :

 » C’est un mois au cours duquel les gens sont insouciants, un mois situé entre Rajab et Ramadan. C’est un mois pendant lequel les œuvres sont élevées auprès du DIEU. Et je voudrais que mes œuvres soient élevées alors que je jeûne « .

Cette recrudescence du jeûne chez l’envoyé de DIEU est confirmée par cette sentence rapportée par la mère des croyants Seyyidatunâ Aïcha, que Dieu l’agrée.

 » Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah terminer complètement le jeûne d’un mois à part le mois de Ramadan. Et je ne l’ai pas vu jeûner facultativement un mois comme il jeûnait le mois de Shabân ». Dans une autre version :  » Il jeûnait entièrement Shaban sauf quelques jours. » (Rapporté par Al-Boukhâri et Mouslim).

Le jeûne surérogatoire est recommandé par DIEU en rapport aux multiples sentences qui s’en rapportent dont celle -ci : Abou Saïd rapporte que l’envoyé de Dieu (Paix et Salut sur Li ) a dit :

 » Nul serviteur ne jeûne un (seul) jour sur la voie de Dieu sans que, par ce jour (de jeûne), Dieu n’éloigne sa face du feu à (une distance de) soixante-dix années (de marche). » (Rapporté par Al-Boukhari, Mouslim, At-Tirmidhi et An-Nasâ’i).

Donc s’il est conseillé de jeûner tous les mois, à plus forte raison ce mois, dont le jeûne est davantage recommandé. Car, Selon l’Imam Dja’far aç-Sadiq :

 » Celui qui jeûne le mois de Shaban et le mois de Ramadan sans interruption, recevra le pardon d’Allah dans ce monde et dans l’au-delà. »

Le Prophète Mohammad (Paix et Salut sur Lui ) a dit :  » Celui qui jeûne un jour du mois de Shaban, je serais pour lui un intercesseur le Jour de la résurrection, et celui qui jeûne deux jours de ce mois, Allah lui pardonnera tous ses péchés . »

Hormis ces hadiths d’autres invitent les musulmans à l’adoration, à la prière, au jeûne et à la bienfaisance d’une manière générale. Ceci durant tous les jours de l’année mais plus particulièrement durant les jours de Chabane ; et surtout sa quinzième nuit qui arrivent dans quelques jours.

La femme fonctionnaire et les dépenses du ménage

Louange à Allah.

La répartition des dépenses au sein d’un couple immigré pour gagner sa vie doit être réglée à l’amiable et sans tiraillement.

Quant à ce qui est obligatoire, son explication détaillée donne lieu à ces différents cas:

1. Si le mari a formulé, des le début, la condition que les dépenses soient partagées entre vous, sans quoi, il ne vous permettrait pas de travailler, dans ce cas, les musulmans doivent se conformer aux conditions qu’ils établissent entre eux. A ce propos le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit :   les conditions établis par les musulmans entre eux -mêmes les engagent, sauf quand une condition rend le licite illicite et inversement.  Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit encore :  Les conditions qui méritent le mieux d’être respectées sont celles qui légalisent les rapports sexuels.

Vous devez donc vous conformer aux conditions que vous avez établies entre vous.

2. Si vous n’avez formulé aucune condition, toutes ces dépenses incombent au mari. L’épouse ne supporte rien des dépenses du ménage. C’est le mari qui doit les assurer conformément à ces propos d’Allah le Puissant et Majestueux :  Que celui qui est aisé dépense de sa fortune; et que celui dont les biens sont restreints dépense selon ce qu’ Allah lui a accordé. Allah n’ impose à personne que selon ce qu’ Il lui a donné.  (Coran, 65:7) et à ses propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui):  C’est à vous de les nourrir et de les habiller selon le bon usage. 

C’est à l’époux d’assurer les dépenses. C’est lui qui doit veiller à satisfaire les besoins du foyer, les affaires du ménage qui concernent sa femme, ses enfants et lui-même. Le salaire de l’épouse lui revient puisqu’il constitue une rétribution de son travail et sa peine. Elle a conclu le mariage sans que son partenaire lui impose la condition de supporter intégralement ou partiellement les dépenses du ménage. Cependant elle peut céder volontairement une partie du salaire en application des propos du Très Haut :  Si de bon gré, elles vous en abandonnent quelque chose, disposez- en alors à votre aise et de bon cœur.  (Coran,4:4)

Si le mariage a été conclu sur la base d’une condition allant dans le sens de ce qui précède (partage des dépenses), les musulmans doivent respecter les conditions qu’ils acceptent.

Mettez-vous d’accord sur un taux de participation comme la moitié, le tiers, le quart du salaire ou d’autres pourcentages, afin de régler les problèmes et de substituer la cohésion, la quiétude et la tranquillité à la dispute. Il peut aussi, de son côté, se contenter de la part qu’Allah lui a attribuée et supporter les dépenses dans la mesure de ses moyens et se passer de l’intégralité de votre salaire et s’en détourner. Si cela s’avère impossible, rien n’empêche de solliciter l’arbitrage du tribunal de la localité dans laquelle vous vivez. Car l’avis du tribunal musulman suffit, s’il fait à Allah.

Puisse Allah assister tous.

Invocation contre le mauvais oeil

Al-Haçan et Al-Houçayn, les petits-fils du Messager d’ Allah  (sallAllahou alayhi wa salam) ont été atteints par le mauvais oeil. Le Messager d’ Allah  (sallAllahou alayhi wa salam) en a été chagriné. L’ange Jibril (alayhi s-salam) est alors venu à lui et lui a enseigné une rouqyah. Il lui a enseigné de leur faire une rouqyah avec les paroles suivantes :

اللهمَّ ذَا السلطانِ العظيمِ والْمَنِّ القديـمِ ذَا الرحـمةِ الكريـم

وَلِيَّ الكلماتِ التَّاماتِ والدَّعواتِ المستجاباتِ

عافِ حَسنًا وحُسينًا من أنفسِ الجِنِّ وأَعيُنِ الإنسِ

(Allahoumma dha s-soultani l-^adhim, wa l-manni l-qadim, dha r-rahmati l-karim, waliyya l-kalimati t-tammati wa d-da^awati l-moustajabat, ^afi Haçanan wa Houçaynan min ‘anfouci l-jinni wa ‘a^youni l-‘ins)

Remarque : on peut réciter cette invocation pour se préserver soi-même contre le mauvais oeil, et dans ce cas, on dit :

(Allahoumma dha s-soultani l-^adhim, wa l-manni l-qadim, dha r-rahmati l-karim, waliyya l-kalimati t-tammati wa d-da^awati l-moustajabat, ^afini  min ‘anfouci l-jinni wa ‘a^youni l-‘ins)

Pour réciter cette invocation pour une personne [ pour la préserver du mauvais oeil, et également pour celle qui a été atteinte par le mauvais oeil ], on remplace la parole (*afini) par (*afi) et on cite le nom de la personne que l’on souhaite protéger ; par exemple en disant (*afi Houçayn).

Le mérite de la chasteté et les méfaits du péché

Le mérite de la chasteté et les méfaits du péché, Allah (azawajal)a placé en l’homme deux natures paradoxales : La première est une nature bonne : elle n’incite la personne qu’au bien et à l’accomplissement du bien. La seconde est son contraire : elle ne pousse qu’aux passions et invite à obéir à son ego et désobéir à la raison. Son guide est le désir et son argument la désobéissance. C’est ce qu’Allah (azawajal) vise en disant :

{ … car l’âme est très incitatrice au mal }

[ Sourate 12 – Verset 53 ]

En chaque personne se trouvent ces deux natures, elles sont en perpétuel paradoxe. Ainsi, si la raison de la personne est illuminée par la lumière d’Allah , celle-ci vaincra son ego et domptera ses passions. Cependant, si l’ego étouffe la raison, sa vision s’obscurcira et la personne pataugera dans ses passions, elle tombera dans les péchés et accomplira le blâmable. La passion est telle le feu ardent, il ne brûle que celui qui l’attise.

Quand une passion envoûte une personne, que cela soit fortune, sexualité ou pouvoir, en réalité, cela ne lui apporte guère la joie, même si d’un premier abord, il lui paraîtra être dans la jouissance et le bonheur. La vérité est que cette personne est dans une tristesse continue, car elle en voudra toujours plus. Le blâmable lui apparaîtra être moins grave afin de satisfaire son ego et d’arriver à ses fins, même par les moyens les plus condamnables.

Cette décadence ne pourra rapprocher la personne que du stade bestial. Dès lors que l’être humain rompt le lien avec Allah pour devenir un animal, il vivra par ses désirs et pour eux.

Allah (azawajal) dit:

{ Ils ne sont en vérité comparables qu’à des bestiaux. Ou plutôt, ils sont plus égarés encore du sentier }

[ Sourate 25 – Verset 44 ]

Quant à ce qu’Allah nous a rapporté de l’histoire de Yûsuf (alayhi salam) cela n’est que pour nous apprendre nos défauts et notre besoin de Sa protection, que nos âmes sont faibles face aux penchants de notre ego et aux complots du Diable. n Yûsuf (alayhi salam) était un prophète , issu d’une famille de prophètes, protégés par la protection d’Allah (azawajal), entourés par Son assistance, le Diable – qu’il soit lapidé – n’ayant aucun pouvoir contre eux. Cependant, il nous est rapporté dans le Coran :

{ Et, elle le désira. Et il l’aurait désirée n’eût été ce qu’il vit comme preuve évidente de son Seigneur }

[ Sourate 12 – Verset 24 ]

Ceci à cause de la nature originelle de l’homme non pas intentionnellement en recherchant la faute. C’est pourquoi nous trouvons que l’Islam a instauré plusieurs règles et politesses permettant de combattre cette turpitude.

L’Islam a instauré des règles quant à la demande de permission d’entrer dans une pièce et des règles par rapport au regard,… tout en mettant en garde contre la mixité et soulignant son interdiction, il a aussi instauré le port du voile et incité au mariage, ce qui contribue à assurer le salut de la personne et la purification de la communauté. Ainsi, il incombe au Musulman de purifier son âme par l’effort et l’éducation, pour qu’elle devienne source de tout bien.

Allah (azawajal) dit:

{ Et par l’âme et Celui qui l’a harmonieusement façonnée ; et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété ! A réussi, certes, celui qui la purifie. Et est perdu, certes, celui qui la corrompt }

[ Sourate 91 – Versets 7 à 10 ]

Ibn al-Qayyim qu’Allah lui fasse miséricorde, dit :

« Les péchés ont des effets visibles sur la personne qui les accomplit, dans sa vie et dans l’au-delà, sur son âme et ceux qui l’entourent ».

Parmi cela :

– La privation de connaissance, car le savoir est une lumière émanant d’Allah qu’Il place dans le coeur, tandis que le péché étouffe cette lumière. – La privation des moyens de subsistance, car l’adorateur est privé de cette subsistance à cause du péché qu’il commet.

– Une mélancolie que le pécheur ressent dans son coeur, elle est entre lui et Allah , comparable à aucune jouissance. Mais c’est une chose que peut ressentir seul celui dont le coeur est vivant.

– Un malaise entre lui et les gens, comme l’un des prédécesseurs disait : « Je désobéis certes à Allah et je ressens cela dans le comportement de mon épouse et de ma bête ».

– La difficulté dans ses affaires, ne les trouvant que fermées à lui. – Le péché engendre son pareil. Il est dit que la punition du péché est le péché suivant et que la récompense de la bonne action est la prochaine bonne action.

– Et la plus grave : il affaiblit le coeur et sa volonté et fait grandir le désir du péché et diminue l’envie de se repentir petit à petit jusqu’à l’ôter complètement du coeur. Et ceci est l’une des choses les plus graves.

– La désapprobation du mal sera ôtée du coeur, afin de devenir une habitude qu’il ne désapprouvera plus ni ne détestera, au contraire, il l’aimera. Allah le cachera mais lui ne désirera que le montrer au grand public.

– La disgrâce du serviteur aux yeux d’Allah , comme on dit : Ils se sont fait méprisés de Lui, puis Lui ont désobéi, mais s’il les estimait, II les aurait protégés.

Aussi, Allah (azawajal) dit :

{ Et quiconque Allah avilit n’a personne pour l’honorer. Le Croyant éduqué sur la foi en Allah Et quiconque Allah avilit n’a personne pour l’honorer }

[ Sourate 22 – Verset 18 ]

Le Croyant éduqué sur la foi en Allah et Sa crainte ne pourra que devenir une personne pieuse et forte, détournée par aucun bien matériel ni aucune passion. Et lorsqu’une femme belle et haut placée l’invite à elle, il dira :

Je crains Allah , Seigneur des mondes !

Et si le Diable le tente,

il dira :

tu ‘as aucun pouvoir sur moi ! Et si les mauvais compagnons l’incitent au chemin de la débauche et du blâmable, il dira :

je ne suis guère du nombre des ignorants ! et Sa crainte ne pourra que devenir une personne pieuse et forte, détournée par aucun bien matériel ni aucune passion.

La chasteté est certes un comportement noble et une manifestation de la foi, c’est une beauté pour l’homme et la femme, par laquelle ils préservent leur foi et sont protégés par Allah des péchés. La chasteté est également un moyen de connaître une vie de couple heureuse.

C’est pour cette raison que nous trouvons que le Coran souligne ce point :

{Et que ceux qui n’ont pas de quoi se marier, cherchent à rester chastes jusqu’à ce qu’Allah les enrichisse par Sa grâce …}

[ Sourate 24 – Verset 33 ]

Cependant, demeurer célibataire et préserver sa chasteté n’est pas chose facile. C’est pourquoi le prophète (sallAllahou ‘alayhi wa salam) dit :

« II en est trois qu’Allah, Pureté à Lui, se doit d’aider… » et il cita parmi eux : « …celui qui se marie et désire (préserver) sa chasteté »

[Rapporté par Ahmad, al-Tirmidhî, al-Nasâ’î, Ibn Mâjah et al-Hâkim. Voir Sahîh ]

Les Mérites des mois de Rajab

Allah (azwadial) dit
«Le nombre de mois, auprès de d’Allah, est de douze(mois), dans les prescriptions d’Allah, le jour où II créa les cieux et la terre . Quatre d’entre eux sont sacrés : telle est la religion droite…»

(Sourate 9 verset 36)

Ces quatre mois dits sacrés du calendrier musulman sont :Dhûl Qidah, Dhûl Hijjah, Muharram et bien entendu Rajab.

Les arabes de l’époque préislamique ont hérité des prophètes Ibrahim et Ismaïl, une tradition qui consiste à considérer ces mois comme un temps de trêve absolument sacrée. Tous les conflits, même ceux qui étaient les plus féroces étaient suspendues. Chacun s’évertuait à ne point causer de tort à son prochain.

D’habitude, en temps ordinaire, la porte de la Kâba n’était ouverte que les lundi et le Jeudi. Mais pendant le mois béni de Rajab, l’accès dans ce lieu sacré est en permanence libre.

Le Prophète Mohamed (PSL), Imam des Envoyés et digne héritier de Ibrahim, confirma ce caractère sacré de ces quatre mois, comme établi ci-haut par le Coran.
Le mois de Rajab, septième mois du calendrier musulman, est plein de bienfaits.

En effet le Prophète (P) dit: «Le mois de Rajab est le mois béni d’Allah. Aucun mois n’en est l’égal quant à ses mérites est à son caractère sacré. Sachez que le le mois de Rajab est le mois d’Allah, tout comme le mois de Ch‘abân est mon mois et celui de Ramadhân est le mois de ma Umma… Sachez aussi que celui qui jeûne un jour de Rajab aura obligatoirement l’agrément d’Allah, écartera de lui la Colère d’Allah, et l’une des portes de l’Enfer lui sera fermée.

Selon l’Imam Mûssâ Ibn Ja‘far (p): «Quiconque jeûne un jour du mois de Rajab, l’Enfer s’éloignera de lui la distance d’un an et celui qui en jeûne trois jours, l’entrée au Paradis lui sera obligatoire ». Il (p) dit aussi: «Rajab est l’un des fleuves du Paradis. C’est un fleuve plus blanc que le lait et plus doux que le miel. Quiconque jeûne un jour du mois de Rajab, Allah – Il est Puissant et Sublime – l’abreuvera de ce fleuve».

Selon l’Imam Ja‘far al-Sâdiq (p), le Prophète (P) dit: «Rajab est le mois d’istighfâr (demande de Pardon à Allah) pour ma Umma. Multipliez-y donc l’istighfâr, car Allah est Pardonneur et Très-Miséricordieux. Et le mois de Rajab est appelé Rajab al-açab (le verseur ou le déverseur), parce que la Miséricorde y est déversée sur ma Umma à flot. Multipliez-y donc la récitation de la formule: «Astagh-fir-ullâha wa atûbu ilayhi» (J’implore le pardon à Allah et je me repens auprès de Lui».

Sâlim, un compagnon de l’Imam al-Sâdiq (p) témoigne: «Un jour je suis allé chez l’Imam al-Sâdiq (p), alors qu’il ne restait que quelques jours du mois de Rajab. L’Imam (p) m’a regardé et m’a dit: «O Sâlim! As-tu jeûné quelques jours de ce mois ? » «Non, par Allah, o fils du Messager d’Allah », lui ai-je répondu. «Tu as donc manqué une telle récompense spirituelle que Seul Allah – Le Puissant et le Sublime – en connaît la valeur! Car c’est un mois qu’Allah a valorisé et dont Il a amplifié le caractère sacré. Il a rendu obligatoire l’obtention de Sa Grâce pour ceux qui y jeûnent» m’a-t-il dit. «Je lui ai demandé alors: «O fils du Messager d’Allah! Et si je jeûne les jours restants, obtiendrais-je la récompense décernée à ceux qui y jeûnent ? »

L’Imam (p) dit: «O Salim! Sache que celui qui jeûne un jour de la fin de ce mois, sera à l’abri des tourments de l’agonie et des tortures de la tombe. Celui qui jeûne deux jours de la fin de ce mois, il obtiendra un laisser passer sur la Çirât (la Voie qui mène u Paradis). Celui qui jeûne trois jours de la fin de ce mois sera à l’abri des terribles épreuves du Jour de la Grande Terreur et obtiendra un relevé d’innocence de l’Enfer. »

Le jeûne pendant ce mois commande beaucoup d’autres récompenses spirituelles. Celui qui ne peut pour une raison ou une autre jeûner pendant ce mois, qu’il récite chaque jour 100 fois le tasbîh (Glorification d’Allah) suivant pour obtenir la récompense décernée au jeûne:

« Subhân-al-Ilâh-il-Jalîl! Subhâna man lâ yanbaghî-t-tasbîhu illâ lahu! Subhân-al-a‘azz-il-akram! Subhân man labis-al-‘izza wa Huwa lahû ahlun »

سُبْحانَ اللهِ الجليل سُبْحانَ مَنْ لا يَنْبَغي اْلْتَسْبيحُ اِلا لَهُ سُبْحانَ الاَعَزِّ الاّكرَم سُبْحانَ مَنْ لَبِسَ العِزَّ وَ هوَ لَهُ اَهْلٌ

(Gloire à Allah, le Majestueux! Gloire à Celui en dehors Duquel personne n’a le droit à la glorification! Gloire à Alla h le Plus-Puissant, le Plus-Noble! Gloire à Celui Qui se revêt de la Puissance dont Il est tout à fait Digne!)

La circoncision en islam

La circoncision est une coutume conforme à la nature saine originelle. Allah, exalté soit-Il, l’a instituée pour Ses prophètes et leurs adeptes, pour inciter à la pureté et à la propreté et pour se différencier des incroyants.

Allah, exalté soit-Il, a accordé à l’homme un degré plus élevé qu’à toute autre créature, et a choisi pour la nation de Mohammed () la meilleure religion en lui ordonnant de suivre la religion de leur père Abraham, Ibrâhîm () qui pratiquait la sunna de la circoncision. Le Prophète () a dit : « Ibrâhîm, l’ami intime du Tout Miséricordieux s’est circoncis » (Boukhari).

Il faut savoir que cet acte rituel important pour tout musulman est vivement recommandé par la Sounnah de notre Prophète et Messager, Mouhammad, (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui). En effet, dans un hadith rapporté par Al Boukhari et Mouslim, deux savants du monde musulman, qu’Allah leur fasse miséricorde, d’après AbduLlah Ibn Omar, le dernier des Prophètes et Messagers ﷺ a dit :
« Cinq choses font partie de la Fitra : la circoncision, raser les poils pubiens, épiler les aisselles, couper les ongles et tailler les moustaches. »

D’ailleurs, sachez que pour les quatre actes cités en dernier, une limite de temps est précisée dans un autre hadith rapporté par At Tirmidhi et authentifié par Cheikh Al Albani, qu’Allah lui fasse miséricorde. En effet, Anas Ibn Malik explique :
“Concernant le fait de tailler la moustache, de se couper les ongles, de se raser les poils pubiens et de s’épiler les aisselles, le Prophète SallaLlahu ‘alayhi wa salam nous a mis comme limite de temps de ne pas dépasser quarante jours.”

Permettre à son enfant d’être circoncis présente de nombreux avantages et sagesses que les savants et le corps médical ont su mettre en avant afin d’informer les parents.
À ce sujet, Cheikh ‘Abd Al-Mouhsîn Al ‘Abbad, explique :
“Quant aux musulmans, ils se circoncisent, car il y a dans la circoncision une purification. Et il ne peut y avoir de vraie purification sans circoncision. Car lorsque l’urine sort du pénis alors qu’il y a le prépuce, les impuretés ne sont pas totalement évacuées du pénis mais restent dans le prépuce. Mais si le prépuce est coupé, il n’y a rien pour retenir l’impureté. Alors, la personne devient pure.”

En effet, de nombreux médecins ont confirmé que cette pratique religieuse diminue le risque de contracter certaines maladies sexuellement transmissibles telles que l’herpès simplex de type 2 et le Papillomavirus humain. De plus, des études médicales ont prouvé que le risque de contamination par le VIH (sida) lors de rapports sexuels diminue de 60 % chez les hommes circoncis.

Malgré ces avantages reconnus, il n’est pas rare d’entendre certaines personnes condamner cette pratique, notamment en Occident. Celles-ci qualifient à tort cet acte médical ou chirurgical de “mutilation”, de “mutilations sexuelles”, d’”atteinte à l’intégrité physique”, aux droits de l’enfant ou à la laïcité, de “diminution du plaisir sexuel” ou de risque pour la qualité de la vie sexuelle et des relations sexuelles, etc. Pourtant, il n’en est rien. Une fois que la cicatrisation est effective, après l’intervention chirurgicale ou après le rendez-vous chez le médecin, il n’y a pas d’incidences sur la santé des nouveau-nés, des petits garçons ou de l’homme circoncis une fois adulte. Bien au contraire, les dernières recherches médicales viennent confirmer les bienfaits de cette pratique religieuse importante pour la communauté musulmane, comme expliqué ci-dessus.   Ainsi, que la circoncision soit effectuée pour motifs religieux (croyances musulmanes ou juives) ou pour raisons médicales, elle constitue aujourd’hui un acte accompli par des centaines de millions de personnes à travers le monde. Et les nombreux bienfaits qu’elle comporte ne font que conforter le parent, que celui-ci appartienne au culte musulman, qu’il soit juif ou chrétien.

Polémique sur l’âge de la femme de Sadio Mané

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :

La jeune mariée, prénommée Aisha Tamba, serait âgée de 18 ans, tandis que son époux aurait 31 ans, suscitant ainsi divers débats.

Certains critiquent la différence d’âge et la nature de ce mariage entre Mané et Tamba, tandis que d’autres reprochent aux médias de vouloir appliquer des critères occidentaux à des coutumes locales dotées de leurs propres fondements.

Quelle est la position de l’islam à propos ?

La puberté n’est pas une condition pour qu’un mariage soit valide et il n’existe pas d’âge spécifique pour se marier. Il n’y a aucun mal à marier un petit garçon ou une fillette s’il existe un intérêt à le faire. Toutefois, celui qui épouse une jeune fille ne peut consommer son mariage avec elle avant qu’elle en ait la capacité. En effet, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  épousa ‘Aïcha (Radhiallahu anha) , alors que celle-ci était petite, mais ne consomma son mariage avec elle qu’une fois qu’elle eut atteint l’âge de la puberté. L’imam Boukhari titra un de ses chapitres sur le sujet et apporta dans ce dernier des preuves tirées du Coran et de la Sunna. Dans son recueil authentique de hadiths, il titra l’un de ses chapitres : « Chapitre : le mariage du jeune enfant par son père. » Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « De même pour celles qui n’ont pas encore de règles » (Coran 65/4) – et Il imposa un délai de viduité de trois mois si elle n’est pas pubère -. ‘Urwa a rapporté que Aïcha (Radhiallahu anha) , avait d’après elle : « six ans quand le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) l’épousa, neuf ans lorsqu’ils consommèrent leur mariage et elle resta à ses côtés durant neuf ans. » (Mouslim)

Al-Nawawî a dit : « Sachez que l’imam al-Châfi’î et ses disciples ont dit : « Il est recommandé au père et au grand-père de ne pas marier une vierge avant qu’elle ne soit pubère. Il faut lui demander sa permission afin de ne pas en faire une captive auprès d’un homme alors qu’elle répugne cela. » Ce qu’ils dirent-là ne contredit en rien le hadith d’Aïcha (Radhiallahu anha), car ils sous-entendent par cela qu’il ne faut pas marier une fille avant la puberté s’il n’y a pas d’intérêt évident à le faire et que l’on craint qu’en retardant ce mariage, elle manque cette opportunité comme dans le hadith d’Aïcha. Dans ce cas, il est alors recommandé de la marier à cet homme, car le père a le devoir de faire ce qui est dans l’intérêt de son enfant et ne pas manquer une opportunité pour elle. »

Tel est l’avis prépondérant selon le Dr. ‘Abd Al-Karîm Zaydân dans son encyclopédie intitulée Al-Mufassal fî Fiqh al-Usra dans laquelle il dit : « L’avis prépondérant est selon nous qu’il est recommandé au père de ne pas marier sa fille avant qu’elle ne soit pubère sauf s’il existe un réel intérêt à la marier alors qu’elle est encore petite (non pubère) » Il cita pour cela plusieurs raisons que vous pourrez trouver en consultant son livre.

Quant à celui qui refuse de marier son enfant avant la puberté par crainte d’être blâmé, il ne commet pas de péché et ne devient a fortiori pas mécréant.

Invocation pour les mariés

La Doua en arabe :

بَارَكَ اللّهُ لَكَ، وَبَارَكَ عَلَيْكَ، وَجَمَعَ بَيْنَكُمَا فِي خَيْرٍ

L’invocation en français :

« Qu’Allah bénisse pour toi (le mariage), te bénisse et vous unisse dans le bonheur. »

Le dhikr en phonétique :

Bâraka l-lâhou laka, wa bâraka ‘alayka, wa jama’a baynakoumâ fî khayrin.

Et Allah sait mieux.

Ma conversion : La crainte de se faire juger

J’ai une certaine appréhension liée au fait que je ne connais grand-chose de l’islam et que je risque donc, après ma conversion, de commettre sans m’en rendre compte une erreur par manque de savoir sur les règles éthiques, morales et sociales de l’islam. Mon appréhension concerne les autres musulmans : comment vont-ils me percevoir ? Voilà une de mes craintes : d’être jugé par les musulmans et musulmanes.
 

Concernant l’appréhension que vous évoquez,  elle n’a absolument pas lieu d’être. Soyez serein(e).

1- Il est vrai que l’islam dit que chaque musulman ou musulmane qui voit un acte mauvais se commettre doit rappeler à celui qui le commet ses devoirs vis-à-vis de Dieu.

Mais le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a aussi enseigné la progressivité dans le rappel, ce qui est valable pour les musulmans en général, mais aussi et surtout pour ceux qui viennent de se convertir à l’islam.

 Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) avait envoyé Mu’âdh (Radhiallahu anhu) au Yémen vers la fin de sa vie, alors que la plupart des obligations et des interdictions de l’islam étaient déjà révélées.

Or, il lui avait bien recommandé d’être progressif lorsqu’il informerait ceux qui se convertiraient à l’islam des obligations leur incombant :

 “Tu vas te rendre auprès de Gens du Livre. Que la première chose à laquelle tu les invites soit l’adoration de Dieu. Lorsqu’ils connaîtront Dieu, informe-les que Dieu a rendu obligatoires cinq prières dans la journée et la nuit.

Et lorsqu’ils feront cela, informe-les que Dieu a rendu obligatoire sur eux une aumône qui sera prise de leurs riches et donnée à leurs pauvres…” [ al-Bukhârî et Muslim ]

 Les musulmans et musulmanes doivent donc se souvenir de cet enseignement du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) et ne pas vouloir tout rappeler (ce qui est fondamental / obligatoire, comme ce qui est secondaire / purement facultatif) à celui ou à celle qui vient de se convertir.
 

2- Et s’il s’agit de quelque chose de nécessaire qu’il faut rappeler, les musulmans et musulmanes doivent également se souvenir que le Prophète (paix sur lui) a enseigné dans ce cas la douceur.

Surtout vis-à-vis de celui ou celle qui vient d’embrasser l’islam et qui ne sait pas grand-chose de ses règles, pour qui il faut avoir beaucoup de compréhension.

Mu’âwiya ibn ul-Hakam (Radhiallahu anhu)  raconte ainsi une expérience vécue auprès du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) alors qu’il était un converti de fraîche date :

“Pendant que j’accomplissais la prière sous la direction du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam), quelqu’un éternua.

Je dis alors : “Que Dieu te fasse miséricorde !” [formule que l’on dit en pareille circonstance, mais pas pendant la prière]. Les gens me regardèrent alors avec étonnement. Je leur dis : “Eh bien, qu’avez-vous à me regarder ainsi ?” Ils se mirent alors à tapoter de leurs mains sur leurs cuisses.

Lorsque je vis qu’ils me demandaient ainsi d’observer le silence, je me tus.

Lorsque le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) termina sa prière … mes parents peuvent être témoins du fait que je n’ai jamais vu quelqu’un, ni avant lui ni après lui, enseigner d’une meilleure façon que lui. Par Dieu, il ne me blâma pas, il ne me frappa pas, il ne me dit rien de mal.

Il me dit : “Dans cette prière, il ne convient pas qu’il y ait quelque chose relevant des paroles des gens. Cette prière n’est que proclamation de la pureté de Dieu, proclamation de la grandeur de Dieu, et récitation du Coran.”

Je lui dis : “O Messager de Dieu, il n’y a pas longtemps que j’ai quitté l’état de non-croyance, et Dieu nous a donné l’islam. Mais il y a parmi nous des gens qui se rendent auprès de devins.” “Eh bien, ne te rends pas auprès d’eux” me dit-il … ” [ Muslim, n° 537 ]

Un autre Compagnon du Prophète  (sallAllahou alayhi wa salam)  raconte :

“Nous étions en train de parler de quelque chose. Il n’y avait pas longtemps que je m’étais converti à l’islam, et je dis [par habitude, pour appuyer mon propos] : “Par Al-Lât et Al-’Uzzâ [deux idoles de l’Arabie pré-islamique]“.

Les autres Compagnons du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) présents me dirent :

“Quelle horrible parole as-tu dite là ! Rends-toi auprès du Prophète et informe-le de ce que tu as dit, car nous pensons que tu es peut-être devenu incroyant.”

Je me rendis auprès du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) et lui racontai ce qui s’était passé.

Il me dit : “Dis trois fois : “Il n’y a aucune divinité en dehors de Dieu, qui est Unique et n’a pas d’associé”, demande trois fois à Dieu de te protéger contre le démon, souffle sur ta gauche trois fois, et ne redis plus cela” [ an-Nassaï, n° 3776 ]

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) avait compris qu’il n’avait pas fait ce serment par apostasie, mais simplement parce que l’habitude n’avait pas encore disparu de chez lui.

C’est à ce genre de fait, tout à fait prévisible et involontaire de la part de personnes qui viennent de se convertir que se rapporte, d’après Ibn Hajar, cette autre parole du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) :

“Celui qui fait un serment et a dit “Par al-Lât et al-’Uzzâ”, qu’il dise (aussitôt) : “Il n’y a aucune divinité en dehors de Dieu”. Et celui qui a dit “Viens jouer à un jeu de hasard”, qu’il donne une aumône” (al-Bukhârî, n° 4579, Muslim, n° 1647). Les Arabes d’avant l’islam étaient friands des jeux de hasard avec mise d’argent, et si un musulman fraîchement converti disait par réflexe, sans réfléchir, à un ami : “Viens jouer à un jeu de hasard”, il devait bien sûr se retenir et donner lui-même une aumône à un pauvre pour changer ses habitudes.
 

3- Enfin, il faut savoir qu’en islam, les musulmans et musulmanes rappellent, ils ne jugent pas. Le Jugement pour les croyances et les actes se fera par Dieu, le jour du jugement. Il est vrai que, dans un pays musulman, – comme dans tous les pays du monde –, des juges (qadhî / hâkim) existent dans des tribunaux qui rendent des jugements juridiques face à une infraction constatée de la loi du pays. Mais ce n’est pas de ce jugement-là que je parle.

Je parle du jugement qui consisterait à dire : “Toi tu iras en enfer”, ou “Toi tu es un mauvais musulman”, etc. : ce genre de jugement est réservé à Dieu.

Alors, ne vous tracassez pas.

Wa Allâhu A’lam (Dieu sait mieux).

Par Anas Ahmed Lala

Prière du vendredi pour la femme

Les oulémas sont unanimes à dire que la femme n’a pas à accomplir la prière du vendredi, comme cela a été transmis par Ibn al Mondhir, qu’Allah lui fasse miséricorde, entre autres. Donc lorsque la femme prie dans son foyer, qu’elle accomplisse quatre Rak’as dès le temps de la prière de Dhohr sans attendre que les gens finissent leur prière, étant donné les mérites de l’accomplissement de la prière au début de son temps prescrit. Cependant, si elle assiste à la prière du vendredi à la mosquée, il lui est permis de l’accomplir avec eux, selon l’avis unanime des oulémas, comme cela a été transmis aussi par ibn al Mondhir. Les femmes accomplissaient la prière derrière le Messager () dans sa mosquée en se plaçant derrière les hommes.

Comment se passe la prière du Vendredi ?

L’imam monte sur la chaire (minbar) au moment du midi local, puis, il salue les croyants. Quant il s’assoit, le muezzin appelle à la prière comme il le fait pour Dhor. A partir de ce moment, il devient interdit de parler ou de s’amuser avec des cailloux (ou autre), de déranger les autres… car le discours compense les deux rakats qu’il manque pour accomplir la prière de dhor complète. Il faut donc que la concentration pendant le discours soit la même que pendant la prière.  Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : « Si tu t’adresses à ton ami, même pour lui dire : « Tais-toi » pendant que l’imam prononce son discours tu es fautif. » [ Rapporté par Mouslim ]

Et aussi : « Celui qui s’amuse avec des cailloux (quand l’imam fait son discours) commet une erreur, celui qui commet une erreur annule sa prière. » [ Rapporté par Abou Daoud ]

L’appel terminé, l’imam se lève et prononce son discours (khoutba). Il loue Allah. Le remercie et appelle le salut d’Allah sur Son Prophète et serviteur Mohammed. Habituellement, il fait cette invocation :

« Al hamdoullillahi nahmadouhou wa nasta’înouhou wa nastaghfirouhou wa na’oudou bi-llahi min chouroûri anfousinâ wa min sayyi âti a’mâlinâ Men yahdihi-llahou fahoûwa-l-mouhtadi wa men youdzlil falan yajidalahou waliyyan mourchidâ, wa achhadou an lâ ilaha illâ llahou wahdahou lâ charika lahou, wa achhadou anna mouhammadan ‘abdouhou wa rasoulouhou. »

« Yâ ayyouhâ-n-nâsou ittaqoû rabbakoum-l-ladzî khalaqakum min nafsin wâhidatin wa khalaqa minhâ zawjahâ wa batha minhoumâ rijâlan kathîran wa nisâ a wa-t-taqou-llaha al-ladzî tasâa aloûna bihi wa-l arhâm ina-llaha kâna ‘alaykum raqîbâ » « Yâ ayyouhâ-l-ladzîna amanoû-t-taqoû-llaha haqqa touqâtihi wa lâ tamoûtounna illâ wa antoum mouslimoûn » « Yâ ayyouhâ-l-ladîna amanoû ittaqoû-llaha wa qoûloû qawlan sadîdan yousslih lakoum a’mâlakoum wa yaghfir lakoum dounoûbakoum wa man youtti’i-llaha wa rasoûlahou faqad fâza fawzan ‘azîman. »


« Louanges à Allah que nous glorifions, dont nous implorons aide et pardon, et nous cherchons refuge auprès de Lui contre le mal qui est en nous et de nos mauvaise actions. Celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer, et celui qu’Allah égare nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah, Le Seul, L’Unique sans associé, et j’atteste que Mohammad est le Serviteur et le Messager d’Allah :


Allah (Azwadial) dit dans Son Livre:
« O hommes, craignez votre seigneurs qui vous a créé d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux-là a fait répandre (sur la terre) beaucoup les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement. »
« O les croyants, craignez Allah comme Il doit être craint et ne mourrez qu’en état de pleine soumission. »
« O les croyants, craignez Allah et parlez avec droiture, Allah vous rectifiera vos actions et Il vous pardonnera vos péchés. Et celui qui obéit à Allah et à Son Messager, il réussira, certes, d’une grande réussite. »


Puis il exhorte l’auditoire à haute voix, rappelle les recommandations d’Allah (Azwadial) et de Son Prophète, leurs promesses et leurs menaces. Ensuite, il s’assoit , marquant une petite pause, puis il se relève pour reprendre son thème de sermon, avec le même entrain. Ayant terminé son prône, sans trop l’allonger, il descend de sa chaire. A ce moment le muezzin annonce la prière.

Et l’imam préside une prière de 2 rak’ats (remplaçant celle de Dhor) en récitant à haute voix.