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Le jour de la résurrection

  Le Jour Dernier ou Jour de la Résurrection est le jour où les comptes seront faits, où les récompenses seront attribuées. On l’appelle ainsi car ca sera le tout dernier Jour, où il n’y aura pas d’autres jours après lui, où les gens du Paradis et de l’Enfer gagneront leurs demeures. La Croyance au Jour Dernier comprend trois points : la Résurrection, la Rétribution et le Paradis et l’Enfer, nous allons terminer en donnant une explication relative au Jour Dernier.

La résurrection

Croire en la Résurrection, qui sera le retour à la vie de tous les morts, et cela au moment où l’on soufflera pour la deuxième fois dans la Trompe. Les gens se lèveront vers le Seigneur des Mondes, ils ne seront ni vêtus, ni chaussés, leur nudité ne sera pas cachée, et ne seront pas circoncis.

Allah (azwadial) le Très Haut dit :

« Tout comme nous avons commencé la première création, ainsi nous la répèterons comme nous nous le sommes promis, car certainement, nous sommes ceux qui accomplissent. » Sourate 21. Les Prophètes (Al-Anbiya). Verset 104

 La Résurrection est un événement fondé et prouvé par le Coran, et la Sounna et le consensus des premiers musulmans. Allah (azwadial) dit :

« Ensuite, vous serez morts après cela. Ensuite vous serez ressuscités le Jour de la Résurrection. »  Sourate 23. Les croyants (Al-Muminune)  verset 15-16
 

Le Prophète (alayhi as-salâm) a dit :

« Au Jour de la Résurrection les gens seront ressuscités (non chaussés et nus.)
( rapporté par Boukhari et Mouslim)

       Les premiers musulmans sont unanimes concernant la réalité fondée de la Résurrection. Ce fait implique une morale qui fait qu’Allah (azwadial) a fixé un retour pour tous les êtres, où chacun sera récompensé selon ce dont Il les a chargés, par l’intermédiaire des Messagers.

Le Prophète (alayhi as-salâm) a dit :

« Certes, celui qui t’a prescrit le Coran, t’a fixé un retour »« Certes, celui qui t’a prescrit le Coran, t’a fixé un retour »

Source : sajidine

La prière et ses buts

La prière est le rendez-vous sacré dans lequel tout croyant doit chercher à communiquer avec son Créateur et s’abandonner à Lui :

« Si tu veux qu’Allah te parle, lis le Coran, et si tu veux converser avec Lui, fais une prière » disait un mystique.

On a demandé au Prophète  quelle était la meilleure œuvre. Il a répondu : « Les prières à l’heure. » Elle est l’attribut primordial des croyants sincères : { [… ] Et ceux qui observent assidûment leurs prières. } [ Sourate 23 – Verset 9 ]

     Elle est la lumière qui guide le croyant au milieu des ténèbres et son bouclier contre toute tentation et tout péché :

{ [… ] En vérité, la prière préserve de la turpitude et du blâmable. }
 [ Sourate 29 – Verset 45 ]

     Après une prière, une autre prière est en vue, et ceci, pendant toute la journée. Cela accroît chez le croyant une conscience de la Présence divine (murâqabatullah), ce qui le préserve de la turpitude. Elle est le moyen le plus efficace pour se faire pardonner ses péchés. En effet, le recueillement et le rappel suscités par la prière doivent obligatoirement remettre le croyant en cause et le placer devant ses responsabilités pour pouvoir implorer la miséricorde divine et demander le pardon.

Abû Hurayra  a dit:

« J’ai entendu le Messager d’Allah  dire: « Que pensez-vous si l’un de vous avait devant sa porte une rivière où il se laverait cinq fois par jour, lui resterait-il quelque chose de sa saleté ? » Ils dirent: « Il ne lui resterait rien » Il dit : « Tel est l’impact des cinq prières quotidiennes par lesquelles Allah efface les péchés.  » »

     Quand Satan vient nous obscurcir le droit chemin, le Miséricordieux nous éclaire par Sa lumière et nous sauve d’une perte certaine, c’est le sens du verset que le croyant répète 17 fois  par jour – dans la sourate El-Fatiha (l’ouverture) – durant ses cinq prières quotidiennes :

{ C’est Toi (Seul) que nous adorons, et c’est de Toi (Seul) dont nous implorons l’aide.
Guide-nous dans le droit chemin. }   [ Sourate 1 – Versets 5-6 ]

     C’est le sens du hadîth suivant: « Les cinq prières (quotidiennes) et la prière du vendredi jusqu’à la suivante effacent les péchés commis entre elles tant que l’on n’en a pas commis de plus grands. »

Et dans un autre verset du Coran :

 { Et accomplis la prière aux deux extrémités du jour et à quelques heures de la nuit.
Les bonnes actions effacent les mauvaises [… ] }  [ Sourate 11 – Verset 114 ]

La prière met en évidence la soumission de l’homme à son Créateur.

C’est, d’ailleurs, le sens du mot islam qui veut dire soumission, dont a besoin tout être humain pour parfaire son humanité.

Faire la prière à cinq moments différents de la journée n’est pas vain. En effet, cette prescription étalée sur le jour et la nuit est symbolique pour plusieurs raisons :

  La première : le fait d’étaler sa périodicité sur le jour et la nuit permet une remise en cause constante et une régularité dans ses rapports avec Allah .

 La deuxième : comme on l’a expliqué précédemment, la prière est un recueillement auprès de l’Eternel, ce qui permet, à chaque occasion, de se ressourcer en communiquant avec Lui. C’est pour cela que le Messager d’Allah  quand l’heure de la prière arrivait, disait à Bilâl  :« Réconforte-nous par la prière, ô Bilâl ! »

 La troisième : le seul lien possible entre notre matérialité et Sa Transcendance est le rappel et la remémoration (dhikr). Ce rappel nous est constamment recommandé par le Coran, soit pour mériter que le Miséricordieux pense à nous:

{ Pensez à Moi et je penserai à vous […]  }
[ Sourate 2 – Verset 152 ]

 Soit pour avoir la paix de l’âme et l’harmonie du coeur :

{ N’est ce point par le rappel d’Allah que les coeurs s’apaisent ? }
[ Sourate 13 – Verset 28 ]

Soit, enfin, pour éloigner la tentation du Diable.

 Allah  nous exhorte à nous souvenir de Lui à tout moment. Cet attachement du croyant à son Créateur est sa meilleure consolation devant les dures réalités de ce monde et c’est, en même temps, sa plus grande garantie de salut éternel. Cette pensée de tous les moments est concrétisée par cette obligation de base bien codifiée qu’est la prière.

  La quatrième : répéter le rite de la prière, c’est aussi un moyen d’exprimer notre reconnaissance à l’égard de Celui à Qui nous devons tout et Qui ne nous doit rien. Dans un hadîth qudsî:

« Moi (Allah), les jinns et les hommes sommes dans une situation extraordinaire. Je crée et on adore autre que Moi. Je subsiste aux besoins, et on remercie autre que Moi. Mes bienfaits, pour eux, descendent, et leur ingratitude à Mon égard monte vers Moi. Je suscite leur amour avec mes biens alors que Je n’ai pas besoin d’eux, et ils suscitent Ma colère avec leurs péchés alors qu’ils ne peuvent se passer de Moi […] »

     L’adoration est la manifestation de la reconnaissance, le but suprême est d’aimer et susciter l’amour du Tout-Puissant. Tout ce qui émane d’Allah  est signe et interpellation à Son amour.

Le musulman n’a pas besoin de miracles dans sa vie pour aimer Allah. Se trouvant comblé de Ses bienfaits perceptibles et imperceptibles, il se trouve dans l’obligation morale de louer Allah (al-hamd) et de ne cesser de l’invoquer. Lorsque l’amour de quelqu’un nous envahit, on ne cesse d’invoquer son nom. Allah  ne mérite-t-Il pas d’être aimé ?

{ […] Or, les croyants sont les plus ardents dans l’amour d’Allah […] }
 [ Sourate  2 – Verset 165 ]

     Le minimum de reconnaissance est cette inclinaison dans la prière, cinq fois par jour, qui symbolise avec excellence le geste de la gratitude que l’on doit envers notre Seigneur:

{ Et si vous comptez les bienfaits d’Allah, vous ne saurez les dénombrer. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. }
[ Sourate 16 – Verset 18 ]

     Ainsi, « la prière rythme le quotidien du musulman. Cinq fois par jour, celui-ci se retire des affaires de ce bas-monde pour épouser la direction (qibla) et puiser sa force spirituelle dans le souvenir d’Allah. »

L’âme et les passions

Sache que l’âme est de trois Sortes

Une âme instigatrice du mal ( ammâra )

Une âme qui ne cesse de se faire des reproches ( lawwâma )

Une âme apaisée ( Mutma’inna ).

S’agissant de l’âme apaisée, c’est celle qui a eu la certitude qu’Allah est son Seigneur, qui est rassurée par la Promesse d’Allah , qui a cru à la Parole d’Allah et qui a enduré Son Commandement.  Il s’agit de l’âme croyante à qui Allah – Exalté soit-Il – illumine la face et lui remet son livret dans sa main droite.  

Ainsi elle se montre apaisée et contente du Décret d’Allah (azwadial) et de Son Arrêt dans le bien et le mal, dans ce qui est bénéfique et ce qui dommageable.  C’est l’âme au sujet de laquelle Allah – Exalté soit-Il – a dit :

{ retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée; }[ Sourate 89 – Verset 28 ]

C’est-à-dire satisfaite d’Allah et agréée par Lui en raison de son oeuvre bonne et de sa reconnaissance de la promesse d’Allah – Exalté soit-Il –

S’agissant de l’âme qui ne cesse de se blamer, c’est celle qui se fait des reproches à propos du bien et du mal et qui manque de patience dans les moments de joie et de peine.  

Elle regrette souvent ce qui s’est passé et se fait des reproches en se disant : « Si seulement je l’avais fait ou si seulement je ne l’avais pas fait ».

Il s’agit del’âme perverse et pernicieuse.  Car il n’y a pas une seule âme, qu’elle soit bonne ou perverse, qui ne se fasse pas des reproches.   Si elle fait du bien elle se dit : « Si seulement j’avais fait encore davantage », et si elle fait du mal elle se dit : « Si seulement je ne l’avais pas fait. »

Donc c’est l’âme qui se fera des reproches dans la vie future pour ce qu’elle avait négligé dans le bas monde. Et c’est l’àme par laquelle Allah – Exalté soit-Il – a juré en disant :

{ Mais non !, Je jure par l’âme qui ne cesse de se blâmer…}
[ Sourate 75 – Verset 2 ]

Pour ce qui est de l’âme instigatrice du mal, c’est celle qu’Allah – Exalté soit-Il –  a évoqué dans le récit relatif à Yùssuf ( Joseph ) (alayhi as-salâm) – que la paix soit sur lui – en disant :   { Car l’âme est très incitatrice au mal } [ Sourate 12 – Verset 53 ]

 Allah – Exalté soit-Il –  a dit aussi :

{ Vois-tu celui qui prend sa passion pour sa propre divinité ? }
[ Sourate 45 – Verset 23 ]

Et ainsi de suite parmi les versets qui vont dans le même sens.  

Tout ceci prouve la nocivité de l’àme et son désir insignifiant de faire le bien.

Abû Hourayra (Radhiallahu anhu) rapporte que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :  « les épreuves, la passion et le désir sont pétris dans la constitution originelle du fils d’Adam ».

Allah (azwadial) a dit également :

{ Et luttez pour Allah avec tout l’effort qu’Il mérite. }
[ Sourate 22 – Verset 78 ]

 Donc, combattez l’âme et empéchez-la de succomber aux passions.

Shahada – Le pacte primordial

Alors que les hommes étaient encore dans les reins d’Adam, Allah (azwadial) leur demanda:

{ Ne suis-Je pas votre Seigneur ? }

Devant l’évidence de cette vérité, tous les hommes à venir jusqu’à la fin des temps répondirent:

{ Certes oui ! Nous l’attestons } [ Sourate 7 – Versets 172-173 ].

   Ainsi, avant même de naître dans ce monde, tous les êtres humains énoncèrent une attestation synthétique correspondant à la première partie de la chahàda:« J’atteste qu’il n’y a pas de divinité si ce n’est Allah ».  En reconnaissant ainsi que la Toute-Seigneurie appartient à leur Créateur, les hommes reconnurent implicitement leur état de totale servitude face à Lui (azwadial).  En attestant qu’Il est « I’Etre Unique par Qui tout est », ils prirent conscience que leur propre réalité ne peut être qu’en Allah et ils reconnurent de ce fait leur état de totale indigence, de total besoin de Lui.  

{ O vous les hommes!  Vous êtes les pauvres vis-à-vis d’Allah, et Allah est Le Totalement-Riche par Lui seul, Le Digne de louange. } 

[ Sourate 35 – Verset 15 ]

   Dans ce monde l’homme est confronté à lui-même.  Il se constate doté d’un libre arbitre lui assurant une apparente liberté de décision, reflet en lui de la souveraine Volonté divine dont il a reçu pour fonction d’être le porte-parole sur terre . Mais le libre arbitre est une arme à double tranchant.  L’homme doit gouverner son libre arbitre et le contraindre à toujours trancher dans le sens de la vérité, c’est-à-dire en conformité avec la Volonté divine; et il n’agira ainsi que tant qu’il se souviendra d’Allah et restera pleinement conscient que sa réalité essentielle est en Allah Seul et qu’il n’a, par lui-même, aucune suffisance.

S’il oublie Allah (azwadial), il s’imaginera que la liberté de décision qu’il constate en lui prouve qu’il est un être autonome et suffisant.  Il « s’autorisera » alors à prendre des décisions en fonction de ses propres désirs et passions et deviendra ainsi infidèle à son Seigneur :  

{ As-tu vu celui qui a pris ses passions pour divinité… ? } 

[ Sourate 25 – Verset 43 ]

Or l’homme est oublieux:

{ Nous avions jadis établi un pacte avec Adam; puis il l’oublia.  Nous n’avons pas trouvé en lui de ferme résolution. } 

[ Sourate 20 – Verset 115 ].

Cet oubli, cette négligence, cette infidélité est le péché de l’homme.

   Mais le Pacte primordial n’était pas unilatéral.  Allah (azwadial) Lui-même S’engagea vis-à-vis de Son serviteur indigent … indigence qui est la source même de cette capacité d’oubli inhérente à la nature humaine.  Le Seigneur de la Toute-Puissance, sachant que Son serviteur était incapable par lui-même de rester parfaitement fidèle à sa parole, S’est donc engagé à le secourir :

 { […] C’est un devoir pour Nous de secourir les croyants }

[ Sourate 30 – Verset 47 ]

La révélation et la mission des Envoyés d’Allah constituent ce secours du Tout-Miséricordieux:

{  Nous ne t’avons envoyé que comme miséricorde (rahma) pour les mondes }
[ Sourate 21 – Verset 107]

Fidèle à Son Pacte, le Seigneur réveille Ses serviteurs,les tire de leur état d’inconscience, d’insouciance et de négligence, leur rappelle la Vérité oubliée et les replace face à leur responsabilité:

{ Nous t’avons envoyé avec la Vérité comme annonciateur et avertisseur.
 Il n’existe pas de communauté où ne soit passé un avertisseur. }
[ Sourate 35 – Verset 24 ]

   La mission prophétique a pour but de renouveler en ce monde le Pacte primordial; mais cette fois en mode analytique, car l’homme a besoin, ici-bas, de connaître en détail les clauses implicites de ce pacte afin d’être en mesure d’y conformer tout son être (corps, âme et esprit) en toute circonstance.  Et c’est notamment pourquoi Allah (azwadial), par miséricorde, choisit toujours un homme parfait pour envoyé (alors qu’Il aurait pu prendre un ange) afin que les croyants aient un exemple tangible, explicite et imitable de ce qu’est la parfaite conformité au pacte:

{ Il y a pour vous, en l’Envoyé d’Allah, un exemple excellent à suivre pour celui qui espère en Allah et au Jour Dernier et qui abonde dans le souvenir d’Allah. }  

[ Sourate 33 – Verset 21 ]

   Avant même que le prophète Muhammad (sallAllahou alayhi wa salam) ait reçu sa mission, les hommes l’avaient déjà surnommé « El-Amin », c’est-à-dire « le Fidèle », « le Loyal », « le Sûr ».

En disant la chahada, le croyant réaffirme d’abord la vérité synthétique correspondant à ce dont il avait témoigné jadis:   « J’atteste qu’il n’y a pas de divinité si ce n’est Allah ».

Puis il confirme qu’il reconnaît les clauses détaillées de ce pacte et qu’il s’engage à y soumettre son libre arbitre en disant:  « Et j’atteste que Muhammad est l’Envoyé d’Allah ».

L’Attestation de foi –  Par Yacoub Roty – Edition Ennour

Couvrir ses pieds durant la Salât

La femme libre est responsable doit couvrir tout son corps pendant la prière, à l’exception de son visage et ses mains, car tout le reste de son corps est à cacher.

Si au cours de sa prière, elle laisse apparaître une partie de son corps qu’elle doit cacher comme la jambe, le pied, la tête ou une partie de la tête, sa prière sera invalide compte tenu des propos du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) :

« Allah n’agrée pas la prière d’une adulte si elle ne se voile pas »
[ Ahmad et les auteurs des Sounan grâce à une chaîne de transmission authentique, excepté An-Nassaï ]

À ce propos, Abou Daoud (Radhiallahu anhu) a rapporté d’après Um Salama qu’elle avait demandé au Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  si la femme pouvait prier vêtue d’une robe et d’un voile, sans porter de pagne et il lui avait dit :

« La femme est awra (chose à cacher) ».

S’agissant du visage, la Sunna veut qu’il soit découvert pendant la prière, pourvu qu’il n’y ait pas d’étrangers sur place. Quant aux pieds, la majorité des ulémas croientqu’ils doivent être couverts. Certains d’entre eux tolèrent qu’ils soient découverts. Mais la majorité pensent que cela est interdit et qu’il faut les cacher.

C’est pourquoi Abou Daoud (Radhiallahu anhu) a rapporté qu’il a été demandé à Um Salamata  (Radhiallahu anha) [qu’Allah soit satisfait d’elle] si la femme pouvait prier vêtue d’une chemise et d’un voile, et elle avait dit :

« Il n’y a aucun mal si la chemise couvre ses pieds ».

Aussi vaut-il mieux prendre la précaution de couvrir les pieds. Quant aux paumes, leur cas fait l’objet d’une grande tolérance : elle peut les couvrir ou les laisser. Certains ulémas pensent qu’il vaut mieux les cacher. Allah (azwadial) est celui qui assure l’assistance.

Cheikh abd al-Aziz ibn Baz

La femme doit-elle se voiler pour lire le coran ?

La femme n’a pas à se voiler pour pouvoir lire le Coran puisque aucun argument ne prouve cela. Cheikh Ibn Outhaymine (rahimahullâh) dit à ce propos : « La lecture du Coran ne nécessite pas la couverture de la tête » Voir fatawa d’Ibn Outhaymine, 1/420.

Ibn Outhaymine dit encore à propos de la prosternation qui accompagne la lecture du Coran : « La femme procède à cette prosternation quand elle lit le Coran. L’on peut se prosterner dans n’importe quel état, même en laissant la tête découverte. C’est parce que cette prosternation n’a pas le même statut que la prière. » Voir Fatawa al-djami’a lilmar’a al-mouslima, 1/249.

Celui ou celle qui doit prendre le bain rituel consécutif à l’acte intime n’est pas autorisé à lire le Coran, ni à partir du Livre ni à partir (d’une autre source) avant de se laver. En effet, il a été rapporté de façon sûre que seul cet état d’impureté rituelle empêchait le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  de lire le Coran.

L’impureté rituelle mineure n’empêche pas la récitation du Coran, compte tenu de la généralité des arguments. » Madjmou’ Fatawa. Cheikh Ibn Baz 10/150.

Cependant il est préférable et recommandable de procéder à des ablutions avant la lecture du Coran. Celui-ci est en effet la parole d’Allah (azwadial) . Par conséquent, sa noblesse commande l’acquisition de la propreté rituelle par celui qui s’adonne à la lecture.

Par ailleurs, il n’est permis à personne de toucher le Coran avant d’avoir procédé à des grandes ablutions, compte tenu des propos du Très Haut : « Seuls les purifiés le touchent » [ Sourate 56 – verset 79 ] Voir la source précédente. Et Allah le sait mieux.

Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid

Les actes ne valent que par les intentions

Le commandant des croyants, Omar Ibn Al Khattab (Radhiallahu anhu) a dit : « J’ai entendu le Messager de Dieu (sallAllahou alayhi wa salam) dire :

« Les actes ne valent que par les intentions. Et à chacun selon son dessein. Celui qui émigre pour Dieu et Son Messager, son émigration lui sera comptée comme étant pour Dieu et Son Messager. Et celui qui émigre pour acquérir des biens de ce bas monde ou pour épouser une femme, son émigration ne lui sera comptée que pour ce vers quoi il a émigré ». [Rapporté par Al Boukhari et Muslim]

Explications  :  L’importance du hadith

     C’est un des hadiths les plus importants qui constituent le pivot de l’Islam, car il est un des fondements de la religion et que la plupart des règes juridiques tournent autour de lui. C’est ce qui ressort des dires des savants.

      Abu Dawud a dit que ce hadith – les actes ne valent que par leurs intentions – est la moitié de l’Islam, car la religion est soit apparente, à savoir les actes, soit intérieure, c’est-à-dire l’intention.

     L’imam Ahmad et Ashafi’i ont dit que ce hadith, « Les actes ne valent que par les intentions », résume le tiers de la science.

La raison en est ce que l’homme acquiert (en terme de bonnes ou mauvaises actions), se fait au moyen de son coeur, de ses paroles de ses membres.

L’intention du coeur est l’une de ces trois moyens. C’est pourquoi, les savants ont trouvé bon de commencer leurs livres et leurs recueils par ce hadith.

C’est ainsi qu’el Bukhari l’a placé en tête de son recueil de hadiths authentiques. (Aç-çahih), et qu’An-Nawawy ses trois ouvrages : « Le jardin des vertueux », « Les invocations » et « Les quarante hadiths » avec ce même hadith. L’intérêt de le mettre en tête de leurs ouvrages est d’attirer l’attention du chercheur de science afin qu’il purifie son intention et la consacrer à Dieu et dans sa recherche et dans l’accomplissement des oeuvres de bien.

  Les circonstances du hadith :

Dans son glossaire, At-Tabarany rapporte, avec une chaîne de transmetteurs sûrs, d’après Ibn Mas’ud (Radhiallahu anhu)  :
« Il y avait parmi nous un homme qui avait demandé en mariage une femme appelée Umm Qays. Celle-ci refusa de l’épouser à moins qu’il consentit à émigrer de La Mecque vers Médine. Il fit le voyage et se maria avec elle. C’est pourquoi nous l’appelions : Mujahir Umm Qays (L’émigré d’Umm Qays) »
 

Ce que l’on peut retenir du hadith et ses bonnes directives :

L’intention est une condition de validité des actes :   Tous les savants sont d’accord pour affirmer que les actes des croyants, légalement responsables (est légalement responsable Mukalaf, toute personne majeure en possesion de toutes se facultés intellectuelles), ne sont, légalement, considérables et n’entraînent de rétribution qu’en présence de l’intention.

 L’intention est un pilier et une condition de validité dans les pratiques cultuelles qui sont des fins en elles-mêmes, comme la prière, le pèlerinage, et le jeûne et non des moyens (pour d’autres actes). Tandis que dans les actes qui sont seulement des moyens, comme les ablutions, le lavage du corps, elle est considérée par les hanafites comme une condition de perfection (shart kamal) qui permet d’obtenir la rétribution divine. Par contre les shafi’ites et d’autres encore, la considèrent comme une condition de validité (shart çiha), et disent qu’en l’absence de l’intention, l’acte (qui fait fonction de moyen) n’est pas validé.
 

Quand et comment faire l’intention : L’intention doit être formuler (dans son coeur) au commencement de la pratique cultuelle : au moment de prononcer : (Allahu Akbar) « Dieu est Grand » en vue d’accomplir la prière, au moment de se mettre en état de sacralisation pour le pèlerinage (Al Ihran bil Hajj). Quant au jeûne, il  suffit d’en formuler l’intention avant de le faire, car il est difficile de connaître exactement le moment de l’aube. (ce n’est plus le cas aujourd’hui, nous pensons, car le progrès scientifique a rendu possible la connaissance de l’heure exacte du lever de l’aube).

 L’intention a pour siège le coeur.  Il est impératif de désigner l’acte visé et de le distinguer des autres. Autrement dit, il ne suffit pas d’avoir l’intention de s’acquitter de la prière –  simplement préciser la prière dont on va s’acquitter, par exemple, la prière de midi (Ad-Dhur), ou celle de l’après-midi (El Asr), etc.
 

 Mérite de l’intention :  Le croyant qui formule l’intention de faire une bonne œuvre, mais qui, pour une raison contraignante, comme la maladie ou la mort, etc. ne l’accomplit  pas, en est quand même récompensé.

La sincérité dans les actes d’adoration :  Le hadith nous incite à faire preuve de sincérité dans chacun de nos actes et dans toutes nos pratiques cultuelles. C’est ainsi qu’on en sera récompensé dans la vie dernière et qu’on connaîtra le succès et la réussite dans l’ici-bas.

L’intention corrige le statut des actes :  Tout acte utile et toute bonne oeuvre non cultuels que l’on accomplit, en ayant une bonne intention, en étant sincère, et en recherchant l’agrément de Dieu deviennent des actes d’adoration dont on est récompensé.

Le Noble Coran

Le Coran contient les paroles révélées de Dieu,
désignant ainsi la prophétie de Mohammed, (sallAllahou alayhi wa salam) et l’authenticité de son Message.

La complexité du Coran englobe non seulement les mots, les lettres, les significations et les structures ; elle embrasse également les prédictions annoncées. Ce noble livre contient également des lois religieuses et philosophiques abordées pour la première fois. Un défi est lancé aux humains et aux djinns de coopérer, conjointement pour donner un livre pareil. Le Seigneur a dit :

« Dis : Si les hommes et les Djinns s’unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne produiraient rien qui lui ressemble, même s’ils s’aidaient mutuellement »
[ sourate 17, verset 88 ]

Un autre défi fut également lancé aux plus éloquents des Arabes de forger dix sourates semblables à celles du Coran :

« Si vous êtes dans le doute au sujet de ce que nous avons révélé à notre serviteur, apportez-nous une sourate semblable à ceci ; appelez vos témoins autres que Dieu, si vous êtes véridiques. Si vous ne le faites pas, et vous ne le ferez pas »  

[sourate 2, verset 23 ]


 La dernière partie prédit l’incapacité de tous de forger une seule sourate semblable à celles du Coran.

Plus de mille quatre cent ans ont passé, et jusqu’à présent, les incrédules n’ont pas apporté une sourate similaire à celles du Coran.

Le Coran constitue donc un miracle éternel qui durera autant que durera la vie sur terre. L’Islam et donc éternel car le miracle qui l’apporte l’est.

L’importance du jour de vendredi

Mes chers frères en islam, je vous recommande ainsi qu’à moi-même la piété, le fait de craindre Allah.

Allah (azwadial) est avec ceux qui le craignent.

Il est dit dans le Coran :

« Ô vous qui avez cru, quand on appelle à la prière du jour du Vendredi, accourez à l’invocation de Dieu
et laissez tout commerce, cela est bien meilleur pour vous, si vous saviez. »
[ Sourate 62 – Verset 9 ]
 

 Allâh (azwadial) a donné à certains jours plus de valeurs qu’à d’autres, comme le Vendredi, qui est la fête hebdomadaire des croyants.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  aurait dit, d’après Ibn Maja et Ahmad (rahimahullâh):

« Le jour du Vendredi est le maître des jours, le plus important auprès de Dieu. Il est plus important que le Jour du Sacrifice et le Jour de la rupture du jeûne. Il comprend cinq éléments distinctifs :

C’est un Vendredi que Dieu a créé Adam, c’est un Vendredi que Dieu fit descendre Adam sur terre, c’est un Vendredi que Dieu se saisit de l’âme d’Adam, c’est dans la journée du Vendredi que se trouve une heure où Dieu exauce les demandes de son adorateur, quelles qu’elles soient, tant qu’il ne demande pas quelque chose d’inutile. Et c’est un Vendredi que viendra l’Heure dernière. »

La prière du Vendredi est obligatoire du fait de ce verset :

« Ô vous qui avez cru, quand on appelle à la prière du jour du Vendredi,
accourez à l’invocation de Dieu… »
[ Sourate 62 – Verset 9 ]

L’invocation de Dieu, dhikr-Allah, signifie ici la prière du Vendredi.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  n’a jamais délaissé la prière du Vendredi, depuis qu’il en a reçu l’ordre divin jusqu’à sa mort. En ce jour, Allâh  (azwadial) apprécie le rassemblement des croyants pour écouter le sermon et en recevoir les multiples orientations, soit qui indiquent à la vertu et interdisent le vice, soit qui rappellent la présence de Dieu, Ses bienfaits, Sa Récompense et Sa Justice en toute chose, le fait que nous auront à rendre des comptes, ainsi que toute recommandation dont le but est de perfectionner et rendre meilleur l’ensemble de la communauté dans le présent comme dans l’avenir.

 Il est fortement recommandé de se nettoyer entièrement le corps pour cette prière du Vendredi, de se couper les ongles, de se peigner la barbe, de se purifier et de se brosser les dents, de porter ses plus beaux habits, les meilleurs étant ceux de couleur blanche. Il est recommandé de se rendre à la mosquée en marchant avec calme et dignité.

Il est recommandé de lire la sourate Al Kahf, dans la journée ou la nuit du Vendredi (la nuit du Vendredi commence le jeudi après la prière du Maghreb), d’augmenter les prières sur le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) , en appelant sur lui la Bénédiction et la Paix divine.

 Il est recommandé de multiplier les aumônes et les invocations, afin qu’elles coïncident avec l’heure où Allâh exauce nos prières, car il est une heure le Vendredi où Allâh (azwadial) exauce nos prières.

 Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

 « Un homme ne fait pas la grande ablution le Vendredi, se purifie autant qu’il peut, se pommadant les cheveux et se parfumant en utilisant le parfum qu’il garde chez lui, puis sortant sans s’interposer et séparer deux personnes, puis priant ce qu’il est écrit qu’il prie, se taisant quand l’imam parle, un homme n’agit pas de la sorte sans que Dieu
lui pardonne les choses qu’il pourrait commettre entre ce Vendredi et le suivant ».
[ Rapporté par Al Boukhari et An Nassa’i.]
 

 Fait partie de la Sunna, mes frères en Islam, le fait de se rendre tôt à la mosquée le Vendredi.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« Celui qui se lave le jour du Vendredi en faisant la grande ablution puis qui se rend à la mosquée à la première heure du jour, c’est comme s’il avait présenté en sacrifice une chamelle. Celui qui s’y rend à la deuxième heure, c’est comme s’il avait présenté une vache. Celui qui s’y rend à la troisième heure, c’est comme s’il avait présenté un bélier cornu. Celui qui s’y rend à la quatrième heure, c’est comme s’il avait présenté une poule. Celui qui s’y rend à la cinquième heure, c’est comme s’il avait présenté un œuf. Lorsque l’imam sort, les anges sont alors présents pour écouter le rappel (c’est-à-dire pour écouter le sermon de l’imam).»[ Rapporté par Al Boukhari et Mouslim.]
 

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit aussi :
 

« Lorsque vient le jour du Vendredi se tiennent à la porte de la mosquée des Anges, qui inscrivent dans l’ordre la venue des croyants. Lorsque l’imam s’assoit, ils plient leurs rouleaux et viennent entendre le rappel. »
[ Rapporté par Al Boukhari ]
 

 Ce hadith, ainsi que les précédents, montrent qu’il est fortement recommandé de venir tôt, au début de la journée. Les Anges inscrivent celui qui vient à la première heure comme celui qui fait aumône d’une chamelle, ceci aussi afin de se tenir au premier rang, de multiplier les invocations, de s’adonner pleinement à l’adoration de Dieu en s’écartant des préoccupations mondaines et en invoquant Allah (azwadial).

L’imam An Nawawi, en commentant ce hadith, nous invite à nous surpasser les uns les autres. Il faut occuper le premier rang.

Le hadith nous encourage à attendre la prière, à occuper notre temps par les œuvres surérogatoires et le dhikr.

Cela ne peut être obtenu si l’on se rend à la prière du Vendredi après le déclin du soleil, c’est-à-dire au moment de l’appel à la prière, car alors la prière devient strictement obligatoire et on n’en retire pas un mérite supplémentaire.

Il faut sortir, mes frères en Islam, avec l’intention de rendre visite à son Maître , afin de retirer le bénéfice de chaque pas, à l’aller et au retour.

Se tenir au premier rang, maîtriser son corps et ses membres de toute action futile et distrayante, préserver son cœur des préoccupations mondaines, ne pas nuire aux musulmans en les enjambant alors qu’ils sont assis.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  aurait affirmé :

« Celui qui enjambe les gens le jour du Vendredi alors qu’ils sont assis emprunte un pont vers la Géhenne ».
[ Rapporté par At-tirmidhi et Ibn Maja]
 

Un homme vint de la sorte un Vendredi alors que le Prophète disait son sermon.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  lui aurait dit :

« Assieds-toi, tu gênes et tu es en retard ».
[ Rapporté par Ahmad, Abou Daoud et An-nasa’i]

Il faut écouter l’imam et se taire, s’efforcer de s’imprégner de ses paroles comme si elles étaient adressées à nous uniquement. Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit :
« Si tu dis à ton compagnon le jour du Vendredi « Ecoute ! », alors que l’imam parle, tu tiens un propos futile, donc tu rends ton oeuvre vaine.
Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit :

« Celui qui laisse trois Vendredis par négligence, considérant que ce n’est pas important, Dieu scelle son coeur ».  

[ Rapporté par Abou Daoud, At-tirmidhi, An-nasa’i et Ibn Maja]

Enfin, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit :
 

« Le Vendredi est l’un de vos meilleurs jours. C’est un Vendredi qu’Adam a été créé, c’est un Vendredi qu’il est mort, c’est un Vendredi qu’on soufflera dans la Trompe pour la Résurrection et les créatures seront foudroyées.
Pendant ce jour, augmenter vos prières sur moi, vos prières me sont présentées. »
Ils dirent : « Ô Messager de Dieu, comment nos prières te seront présentées alors que ton corps sera consumé ? »
Il reprit : « Allah a interdit à la terre de manger le corps des Prophètes ».
[ Rapporté par Ahmad, Abou Daoud, Ibn Maja, Ibn Haban et Al Hakim, qui le considéraient comme authentique.]

Nous demandons à Allah (azwadial) d’orienter nos cœurs vers le bien et de nous compter au nombre de ceux qui se rendent semaine après semaine dans les mosquées, pour prier le Vendredi notamment.

Par Hani Ramadan

Les secrets de la Zâkât

L’aumône légale (az-zakât) est l’un des piliers de l’Islam.  Allah (azwadial) l’a liée à la prière.  Il a dit :

{ Et accomplissez la Salat et acquittez la zakat. }
[ Sourate 2 – Verset 111 ]

     Pour ce qui des genres de la zakât, de ses chapitres et des raisons de son obligation, ils sont traités en particulier dans des manuels de fiqh.  Contentons-nous ici d’évoquer quelques conditions et règles de bienséances qui s’y rapportent.

     Parmi ses conditions, il y a l’obligation de s’acquitter de ce qui est stipulé et non pas de sa valeur, car celui qui s’autorise à ne s’acquitter uniquement de la valeur ne fait seulement que colmater une brèche.  Or le fait de colmater une brèche ne constitue pas tout le but recherché mais uniquement une partie.  Ceci parce que les obligations de la Loi religieuse sont de 3 sortes :

La première partie – il s’agit d’un culte pur comme le fait de lancer des petits cailloux pendant le pèlerinage.  En effet, le but de la Loi religieuse consiste à éprouver le fidèle par I’oeuvre pour qu’il exprime sa servitude à travers un acte qui n’a pas un sens particulier bien concevable, parce que la nature humaine a tendance à favoriser ce qui a un sens.  Ce qui ne peut exprimer la servitude pure en y recourant, contrairement à ce que nous avons indiqué.

La deuxième partie : il s’agit de l’inverse, à savoir ce qui n’a pas pour but le culte et la dévotion, car ce qui y est visé c’est un droit pur comme le fait de s’acquitter d’une dette envers les humains ou de restituer un bien spolié et ainsi de suite.  Dans ce genre d’acte, on ne considère pas non plus l’intention et l’acte lui-même car le but est atteint et l’interpellation de la Loi cesse pour celui qui en est bénéficiaire.  Ces deux parties sont simples.

Quant à la troisième partie, elle est composée.  C’est qu’à travers l’acte on vise les 2 choses à la fois : éprouver celui qui en a la charge et garantir les droits des serviteurs.  Ainsi cet acte recèle à la fois le culte qui consiste à lancer les cailloux et l’obligation de restituer les droits.  Mais il convient de ne pas oublier ici celui des deux sens qui est le plus subtil, à savoir la dévotion, car ce qui est subtil est probablement plus important.  Or la zakât relève de cette catégorie.  En effet, la part du pauvre est visée par le colmatage d’une brèche et le devoir du culte constitue le but de la Loi religieuse de connaître les détails à ce sujet.

De ce fait la zakât est devenue une obligation comparable à la prière et au pèlerinage.  

Allah (azwadial) est Plus Savant.