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Les bonnes œuvres

Les bonnes œuvres consistent dans des actions conformes à la Charia et accomplies en toute sincérité pour plaire au Maître Béni et Très Haut. Cheikh Ibn Taymiyya (rahimahullâh) a défini l’adoration comme étant :

« Un mot qui englobe tous les actes et paroles apparents et cachés qu’Allah aime et agrée ».

Ces actes et paroles sont aussi divers et nombreux que nous ne pouvons ni les recenser ni, à fortiori, les énumérer, mais nous en citons les suivants :

Croire en Allah

Elle implique la croyance en Allah (azwadial), en Ses anges, en Ses livres, au jour dernier, au destin bon ou mauvais.

Accomplir la prière à son heure

Il s’agit des cinq prières prescrites par Allah (azwadial) chaque jour. Il n’est pas permis de les retarder. Et il faut en observer les parties essentielles et les pratiques obligatoires et les acquitter comme le  Prophète (sallAllahou alayhi wa salam).

S’acquitter du pèlerinage agréé, c’est-à-dire :

a) celui effectué grâce à des biens licites;

b) celui dont l’auteur s’éloigne de la débauche, du péché et des querelles;

c) celui accompli conformément à la tradition prophétique ;

d) celui accompli loin de l’hypocrisie et en toute sincérité à l’égard de Dieu

e) celui qui n’est pas suivi par des actes de désobéissance ou des péchés.

Se conformer à la piété filiale

Elle consiste à obéir aux père et mère dans les limites de l’obéissance à Allah (azwadial), car il n’est pas permis de leur obéir dans la désobéissance à Allah.

La piété filiale implique que l’on s’abstienne d’élever la voix devant eux ou de leur adresser des propos blessants. Elle implique encore que l’on dépense pour eux et veille à les servir.

Aimer et ne pas aimer pour Allah

Il s’agit pour le musulman d’aimer son frère (coreligionnaire) dans le  but de plaire à Allah (azwadial) et sans être attiré vers lui par sa couleur, sa race ou sa fortune, mais uniquement pour obéir à Son Maître et pour se rapprocher du Très Haut.  De même, il n’aime pas  le rebelle puisque celui-ci désobéit à Allah.

Réciter le Coran

Qu’il s’agisse d’une portion à lire quotidiennement ou au cours de ses prières nocturnes.

Perpétuer les actes cultuels, fussent-ils peu nombreux.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) aimait les actions durables fussent-elles peu nombreuses. Le peu qui dure vaut mieux que l’important qui s’avère éphémère.

Restituer les dépôts.

Cela fait partie des obligations et des meilleures actions. Et la loi religieuse nous apprend que c’est l’hypocrite qui trahit dans les dépôts et ne les restitue pas.

Pardonner aux gens

Il s’agit de renoncer à un droit personnel, de pardonner à un injuste pourvu que le pardon le rende meilleur ou qu’il se repente et regrette bien ses actes injustes. En effet, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : « Le pardon ne fait que rendre le fidèle serviteur plus puissant. » (Rapporté par Mouslim, 2588).

Tenir en langage de vérité

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : « À force d’être véridique et de privilégier un langage de vérité on finit par être inscrit auprès d’Allah (azwadial) parmi les Véridiques ». La vérité sauve celui qui s’y habitue. Et elle constitue un important caractère qui a distingué les prophètes et leurs vrais fidèles. » (Rapporté par Mouslim, 2607).

Dépenser dans le chemin d’Allah

Cela comprend les dépenses du djihad, celles faites au profit des père et mère, celles faites au bénéfice des nécessiteux et des pauvres, celles afférentes à la construction des mosquées, à l’impression du Coran et des ouvrages islamiques et celles faites pour la famille.

Mettre les musulmans à l’abri (des méfaits) de sa langue et de sa main

Cela consiste à s’abstenir de la médisance, du colportage, de la diffamation, de l’insulte et de la malédiction.

Distribuer de la nourriture

Cela doit profiter aussi bien aux humains qu’aux animaux.

 Saluer celui qu’on connaît et celui qu’on ne connaît pas

Boukhari, Mouslim,  Ahmad,  Abou Dawoud , Nassaï  et Ibn Hibban  ont tous rapporté d’après Abd Allah ibn Omar (Radhiallahu anhu) qu’il a dit qu’un homme avait posé au Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)la question suivante : « Qu’est-ce qu’il y a de mieux en Islam ?  « Donner à manger et saluer ceux que l’on connaît et ceux que l’on ne connaît pas » avait répondu le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam).

 Dans al-Fateh, Ibn Hadjar dit en guise de commentaire : « cela veut dire : ne réserve pas ton salut à une personne par orgueil ou d’autres considérations superficielles, mais salue les gens en toute conformité aux prescriptions de l’Islam et pour préserver la fraternité entre musulmans.

Aider les besogneux et occuper utilement des désœuvrés.

Il s’agit de ceux confrontés à des besoins dus à la pauvreté ou à des charges familiales, et ceux qui sont dans l’ignorance et l’oisiveté.

Ne pas faire du mal aux gens

Cala équivaut à une aumône faite pour soi-même.

A côté de ceux-là, il y a de nombreuses autres actions. Voici un hadith qui énumère certaines bonnes actions. al-Bayhiqui a rapporté qu’Abou Dharr (Radhiallahu anhu) a dit au Messager (sallAllahou alayhi wa salam) :

– « Messager d’Allah ! Qu’est-ce qui sauve le fidèle serviteur de l’enfer ? ». – « La croyance en Allah »

– « Ne faut-il pas y ajouter des actions ? »   –  « Dépenser des biens fournis par Allah »

–        « ô Messager d’Allah ! Que faire quand on en est complètement dépourvu ? »

– « On recommande le bien et interdit le mal »

– « Messager d’Allah ! Que faire si on en n’est pas capable ? » – « Il aide les ignorants désœuvrés »

– «  Et si l’on est soi-même ignorant et absolument incapable ? » – « L’on aide la victime d’une injustice »

– « Et si l’on est trop faible pour secourir la victime d’une injustice ? »

– « Tu ne veux trouver rien de bon dans ton compagnon ! Qu’il s’abstienne alors de nuire aux autres. »

– « S’il se contente de cela, il entrera au paradis ? »

– « Tout croyant qui s’accroche à l’une de ces actions sera conduit au paradis par l’action »

(déclaré authentique par al-Albani dans at-Targhib (876). Allah est celui qui (nous assiste).

Quelques Noms d’Anges

Jibril (Gabriel)

Allah (azwadial) Le Très-Haut dit :

{ Celui qui est ennemi de Jibril, c’est Jibril qui l’a fait descendre sur ton cœur, avec la permission d’Allah } [ Sourate 2 – Verset  97 ]

Allah (azwadial) dit aussi :

{ Celui qui est ennemi d’Allah, de Ses Anges, de Ses Messagers, de Jibril et de Mikaël, Allah est certainement un ennemi pour les Négateurs. } [ Sourate 2  – Verset  98 ]

On trouve également dans le Saint Coran :

{ Si vous revenez toutes deux (Aïcha et Hafsa) au droit chemin, c’est que vos cœurs ont entendu raison et si vous vous coalisez contre lui, Allah est alors son protecteur ainsi que Jibril, les vertueux parmi les Croyants de même que les Anges, tous sont là pour le soutenir } [ Sourate 66 – Verset 4 ]

Allah (azwadial) a qualifié Jibril de « Saint-Esprit » pour signifier l’essence même et le secret de la pureté. Ainsi, Allah (azwadial) dit :

{ Nous avons donné à Jésus, fils de Marie, les preuves évidentes et Nous l’avons appuyé par le Saint-Esprit }  [ Sourate 2 – Verset 97 ]

Israfil

Israfil est l’Ange chargé de souffler dans la Corne pour le Jour du Jugement Dernier. Il était également constamment cité par le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  dans ses invocations :

« Seigneur, Maître de Jibril, Mikaël et Israfil …»

Quand il en recevra l’ordre d’Allah (azwadial), Israfil devra souffler trois fois dans la Corne. Une première fois pour jeter la terreur, la seconde pour foudroyer les vivants et la dernière pour faire renaître les êtres pour le Jugement Dernier.

Malik

L’Ange Malik est chargé de l’Enfer. Allah (azwadial)(loué soit-Il) dit :

{ O Malik ! Que ton Seigneur nous achève une fois pour toutes ! } Il dit : { Vous devez y demeurer (éternellement). } [ Sourate 43 – Verset 77 ]

Redouane

L’Ange Redouane est le gardien du Paradis. Il serait possible de citer de nombreux autres noms d’Anges, mais nous nous contenterons de ces quelques illustrations, notre objectif étant uniquement de montrer certaines évidences, et non de citer tous les Anges.

Jabir (Radhiallahu anhu) (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte que le Prophète 

 a dit :

« Il n’y a pas, dans les sept cieux, l’espace d’un pied, ni d’une paume, ni d’un pouce, où il n’y ait un Ange debout, à genoux ou prosterné. » [Rapporté par Tabarani.]

Ces Anges font les sept tours rituels autour de la  » Maison peuplée  » comme en parle le Coran :

{ Par la Maison peuplée. } [ Sourate 52 – Verset 4 ]

Le Prophète 

 précise dans le Hadith de ‘L’Ascension Nocturne’ :

« Puis on ne mena à la Maison peuplée où entraient chaque jour soixante-dix mille Anges » [Rapporté par El Boukhari et Mouslim]

Les Gardiens de l’Enfer et du Paradis

Parmi les Gardiens de l’Enfer figure un Ange nommé Malik comme l’indique ces versets :

{ Ils dirent : « O Malik ! Que ton Seigneur nous achève une fois pour toutes } [ Sourate 43 – Verset 77 ].

Ou encore :

{ Ceux qui étaient dans le Feu dirent aux gardiens de l’Enfer : « Demandez à votre Seigneur de nos alléger un jour de notre supplice. } [ Sourate 40 – Verset 49 ]

Le nombre des gardiens de l’Enfer est de dix-neuf Anges comme le précise Allah (azwadial) dans ce verset :

{ Elle est sous les ordres de dix-neuf (Anges-Gardiens) } [ Sourate 74 – Verset 30 ]

Le gardien du Paradis, c’est un Ange nommé Redouane comme l’affirme Ibn Kathir (rahimahullâh) selon certains hadiths.

Les pièges du diable

Les Symptômes de La défaite Morale

   Lorsque le coeur de l’Homme devient dur, lorsqu’il perd son intelligence, suit ses passions et perd le combat contre le diable, le mal peut alors accéder à son âme.  Ainsi, l’Homme commet des péchés, le diable le contrôle et cohabite avec lui.  Dans ce sens, Allah (azwadial) dit :

{ [… ] Le diable les a dominés et leur a fait oublier le rappel d’Allah }


[ Sourate 58 – Verset 19 ]

Allah (azwadial) dit encore 

{ Il (Satan) a dit: « puisque Tu m’as désigné coupable, je les dévierai de Ton droit chemin.  Puis je les assaillirai de devant, de derrière, de leur droite et de leur gauche. Tu ne trouveras pas de reconnaissants parmi la plupart d’entre eux. » } 

 [ Sourate  7 – Versets 16-17 ]

Il est à signaler que la maladie la plus grave que les gens faibles peuvent contracter est le souffle du diable dans leur poitrine.  Le diable souffle dans leur coeur de façon permanente pour les empêcher de faire le bien.

 Dans ce sens, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« Le diable se met en travers du droit chemin pour corrompre l’être humain.  Il se met en travers du chemin de l’Islam en lui soufflant dans le coeur : « Vas-tu devenir musulman ou abandonner ta religion et celle de tes parents ? » Mais l’être humain lui désobéit et embrasse l’Islam.  

Puis le diable lui barre le chemin de l’émigration (pour soutenir la cause d’Allah) en lui soufflant (dans le coeur) : « Vas-tu émigrer ? Vas-tu laisser ton pays et son ciel ? » Mais l’être humain lui désobéit et émigre.

 Puis le diable lui barre le chemin de la lutte sacrée en lui soufflant : « Vas-tu mener la lutte sacrée qui te fera perdre ta vie et tes biens ? Car tu te battras et l’on te tuera.

 Ensuite, on se mariera avec tes femmes et l’on distribuera tes biens (à tes héritiers). » Mais l’être humain désobéit au diable et mène la lutte sacrée.

 C’est alors que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a ajouté : « l’être humain qui agit ainsi et meurt, Allah le fera sûrement entrer au Paradis. » [ Hadîth rapporté par Bukhâri ]

Pour plus d’informations, on peut lire l’histoire du diable et du moine, dans un commentaire coranique concernant le verset suivant :

{ Ils sont semblables au Diable quand il dit à l’homme : « sois incrédule ! » Puis quand il a mécru,
le Diable dit: « je te désavoue car je redoute Allah, le Seigneur de l’univers. » }


 [ Sourate 59 – Verset 16]

Il faut s’armer contre les pièges du diable

   Pour aider l’être humain à défier les pièges du diable et ses harcèlements diaboliques, l’Islam présente à l’Homme plusieurs solutions qui l’aideront, certes, dans son combat contre le diable, son ennemi le plus farouche.  Ces solutions ont été rassemblées par un homme pieux qui a dit: « J’ai bien réfléchi aux moyens que le diable utilise pour corrompre l’Homme.

 Et j’ai réussi à noter 10 moyens :

1/ L’amour des biens et la peur de les perdre.  Pour éviter ce piège, j’ai chassé le diable parla confiance en Allah 
(azwadial) et la satisfaction de ce qu’Il m’a donné.

2/ L’amour de la vie et le désir de tout posséder.  J’ai chassé cette idée par la peur de mourir à tout instant.

3/Le désir d’avoir des loisirs et de longues vacances.  J’ai évité ces caprices en me rappelant le jugement divin.

4/L’arrogance.  J’éloigne ce sentiment en me rappelant que c’est par la volonté d’Allah (azwadial) que j’agis.  En plus, j’imagine la mort qui peut me frapper en accomplissant un acte qui m’enverrait directement en Enfer.

5/Le mépris des gens.  Je l’évite en reconnaissant leurs droits qu’il ne faut pas transgresser.

6/ L’envie, que j’évite en me montrant satisfait, et en me rappelant que c’est Allah (azwadial) qui distribue les biens aux êtres humains sur la terre.

7/L’ostentation, ainsi que la flatterie des gens.  Pour éviter cela, j’essaie d’être sincère dans mes actes et mes paroles.

8/L’avarice que j’évite en me disant : tout ce que possèdent les Hommes disparaîtra, mais la récompense au Paradis auprès d’Allah (azwadial) sera éternelle.

9/L’orgueil que je chasse parla modestie.

10/ L’avidité que je combats parla confiance en ce qu’Allah (azwadial) peut m’apporter.  De plus, je ne dois pas attacher d’importance à ce que possèdent les autres. »

Parmi les éléments sur lesquels l’Islam a également mis l’accent, pour éviter les pièges du diable, on compte :

L’invocation d’Allah au début de toute action

   Dans ce sens, on rapporte qu’Abû Hurayra (Radhiallahu anhu) a dit :

«Le diable du musulman (qui l’accompagne pour le corrompre) a rencontré le diable du mécréant.  Celui-ci avait la peau douce et il était gros et méchant.  Par contre, celui du musulman était maigre, avec des cheveux dispersés, couverts de poussière et nu.  Le diable du mécréant a dit à celui du musulman:

« Pourquoi es-tu maigre comme ça ? » –  « J’accompagne une personne, lorsqu’elle mange, elle dit bismillah (au Nom d’Allah) alors je reste affamé ; lorsqu’elle boit, elle dit au nom d’Allah et je reste assoiffé ; lorsqu’elle s’habille, elle dit au nom d’Allah et je reste nu; lorsqu’elle se met de l’huile sur les cheveux, elle dit au nom d’Allah et je reste les cheveux couverts de poussière, sales et non peignés. » répondit le diable du musulman.  

 Le diable qui cohabite avec le mécréant dit alors : « moi, je suis avec une personne qui ne fait rien de la sorte ; ainsi, je partage avec elle sa nourriture, ses boissons et ses vêtements. » »

 Manger peu

   Le musulman ne doit pas trop manger, même si ce qu’il mange est licite.

Car Allah (azwadial) nous dit :

  { Mangez et buvez mais ne gaspillez pas. }
 [ Sourate 7 – Verset 31 ]

Dans le même sens, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : 

« Le Diable peut circuler dans (votre) sang, alors rendez-lui les veines étroites (inaccessibles) par la faim. »
[Hadîth rapporté par Ahmad ]

Le rappel d’Allah

   Il se compose de la lecture du Saint Coran, l’invocation d’Allah, l’imploration de Son pardon.

À ce sujet, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« Le diable met son tronc (bouche) sur le coeur de l’être humain ; lorsqu’il se rappelle Allah, le diable recule, mais lorsqu’il oublie Allah, le diable le manipule. »

 [ Hadîth rapporté par Ibn Abî Dunyâ.]

 La sagesse

   Parmi les moyens efficaces de chasser le diable, on compte aussila sagesse.  Le musulman doit réfléchir à tous ses projets et ne doit pas les entreprendre précipitamment.  Ainsi, il obéit au Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) qui dit:

« La précipitation  – dans l’exécution des projets –  est le fait du diable, mais la sagesse est d’Allah. »

Il faut savoir que l’on ne peut pas citer tous les moyens, les actes et les recommandations de l’Islam qui nous aident à éviter les pièges du diable.  Signalons cependant la pure vérité qu’Allah (azwadial) précise dans le Saint Coran, en disant :

{ Ceux qui pratiquent la piété, lorsqu’une suggestion du Diable les touche se rappellent
[le châtiment d’Allah] et les voilà devenus clairvoyants. }
[ Sourate 7 – Verset  201 ]

Le jour de Achoura

Dans les deux recueils authentiques de Boukhari et Mouslim, Ibn ‘Abbas (Radhiallahu anhu) fut questionné au sujet du jour d »Achoura, il répondit :

« Je n’ai pas vu le prophète jeûner un jour en y recherchant plus son mérite si ce n’est ce jour-ci,
c’est-à-dire ‘Achoura. »
 

 Le jour de ‘Achoura a un grand mérite. En effet, il est sacré de longue date, son jeûne était connu chez les prophètes de part son mérite. Nouh (Noé) et Moussa (alayhi as-salâm) l’ont jeûné, les Gens du Livre le jeûnaient, de même les Qouraychites le jeûnaient à l’époque préislamique. Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) l’a jeûné en quatre étapes :

  • 1) Il le jeûnait à La Mecque, sans ordonner aux gens de le jeûner. Dans les deux recueils authentiques d’après Aïcha (Radhiallahu anha):

«’Achoura était un jour de jeûne pour les Qouraychites à l’époque préislamique et le Prophète le jeûnait. Puis, quand il émigra à Médine, il le jeûna et ordonna de le jeûner. Ensuite, quand fut révélée l’obligation du
mois de Ramadan, il ne jeûnait que le mois de Ramadan et délaissa le jeûne de ‘Achoura.
Donc, celui qui veut, le jeûne et celui qui ne veut pas, mange.»

  • 2) Lorsqu’il arriva à Médine, il vit que les Gens du Livre jeûnaient ce jour et le vénéraient. Et il aimait faire comme les Gens du Livre dans les choses pour lesquelles il n’avait pas reçu d’ordre. Il le jeûna donc et ordonna aux gens de le jeûner, et les incita, à tel point qu’ils faisaient jeûner leurs enfants, comme cela est rapporté dans les deux recueils authentiques d’après Ibn ‘Abbas et d’autres (Radhiallahu anhu).
  • 3) Lorsque fut prescrit le jeûne du mois de Ramadan, le prophète (sallAllahou alayhi wa salam) n’ordonna plus aux compagnons de jeûner ‘Achoura et n’insista plus à son sujet.

Le hadith de Aïcha (Radhiallahu anha) à ce sujet a été précité, et la plupart des savants jugent qu’il est conseillé de jeûner mais sans caractère obligatoire.

  • 4) A la fin de sa vie, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) décida de ne plus le jeûner seul, mais d’y ajouter un jour, afin de faire le contraire des Gens du Livre dans leur jeûne.

Ibn El Qayyim ( Radhiallahu ) a dit : « Le jeûne d’Achoura se fait de trois façons :

 La plus complète consiste à jeûner un jour avant et un jour après.

 Ou bien, jeûner les neuvième et dixième jours, la plupart des hadiths concernent cela.

 Ou bien, jeûner le dixième  jour seul.

Certains prédécesseurs jeûnaient ‘Achoura en voyage, parmi eux Ibn ‘Abbas (Radhiallahu anhu), et ils disaient :

« Le mois de Ramadan peut être compensé par un nombre égal de jours, alors que ‘Achoura,
si son jour passe, on ne peut plus le compenser.»

Parmi ses mérites : Allah (azwadial) pardonna à un peuple en ce jour et Il pardonna à d’autres comme dans le hadith rapporté par At-tirmidhi d’après ‘Ali (Radhiallahu anhu). Ceci incite à renouveler le repentir sincère à Allah (azwadial), en ce jour de ‘Achoura, en espérant qu’Il accepte le repentir, car celui qui se repent à Allah (azwadial) de ses péchés, Allah accepte son repentir.

[Extraits de « Latâif El Ma’ârif » de Ibn Rajab et « Zâd El ma’âd » de Ibn El Qayyim] / Sajidine

Mérites du jour d’Arafa

 Voici quelques mérites du jour d’Arafa.

1/ C’est le jour d’achèvement de la religion et de la perfection de la grâce (divine) accordée à la Umma.

Selon un hadith cité dans les Deux Sahih, Omar ibn al-Khattab (Radhiallahu anhu)a rapporté qu’un juif lui avait dit :

ô Commandeur des croyants ! Vous lisez dans votre livre qu’un verset que nous célébrions s’il nous avait été destiné !

« De quel verset s’agit-il » dit Omar (Radhiallahu anhu).   « C’est :

{ Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait.
Et J’agrée l’ Islam comme religion pour vous.}  [ Sourate 5 – Verset 3 ]

Omar (Radhiallahu anhu) dit : « Nous connaissons le jour et le lieu de révélation de ce verset au Prophète (sallAllahou alayhi wa salam). C’était un vendredi au cours duquel il s’était stationné à Arafa.

2/  C’est un jour de fête pour les gens en stationnement

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« Les journées d’Arafa, du sacrifice et les trois journées suivantes constituent un temps de fête pour nous, Musulmans, des journées où l’on mange et boit (à satiété) »  [rapporté par les auteurs des Sounan].

Il a été rapporté qu’Omar ibn al-Khattab (Radhiallahu anhu)a dit  ( au sujet du verset 3 – sourate 5 ) :

« Ce verset a été révélé un vendredi à Arafa . Or ces deux circonstances sont fêtées par nous.»

3/ C’est un jour par lequel Allah a juré.

       Or le grand ne jure que par ce qui est grand. C’est le jour bien attesté dont il est question dans la parole du Très Haut  : {… et par le jour promis ! } [ Sourate 85, Verset 3 ]

D’après Abou Hourayra (Radhiallahu anhu) « le jour promis est le jour de la Résurrection et le jour bien attesté est le jour d’Arafa et le jour témoin  est le vendredi. » [ Rapporté par at-Tirmidhi ].

C’est le witr  par lequel  Allah  a juré dans Sa parole :  { Par le pair et l’ impair ! } [ Sourate 89, Verset 3 ].

Ibn Abbas (Radhiallahu anhu) dit :  ach-chaf’ signifie le jour du sacrifice et al-witr le jour d’Arafa. [ C’est également l’opinion d’Ikrima et Ad-Dhahhak.]

4/ Son jeûne expie deux années de péchés.

D’après Abou Qatada (Radhiallahu anhu) le Messager d’Allah (azwadial) a été interrogé à propos du jour d’Arafa et il en a dit :

«  Il expie les péchés de l’année précédente et ceux de l’année suivante »
[ Rapporté par Mouslim ]

Mais ce jeûne est recommandé à celui qui n’accomplit pas le pèlerinage. Quant au pèlerin, le jeûne de la journée d’ Arafa n’est pas institué pour lui, car le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) s’était abstenu de le jeûner. Il a même été rapporté qu’il n’en a pas interdit le jeûne.

5/ C’est le jour au  cours duquel Allah  a reçu l’engagement de la progéniture d’Adam.

D’après Ibn Abbas (Radhiallahu anhu) le Messager d’Allah (azwadial) a dit :  « Certes Allah a reçu l’engagement à partir du dos d’Adam à Nou’man. C’est-à-dire Arafa, il a fait sortir de ses entrailles toute sa progéniture qu’Il avait créé et les a éparpillées entre Ses mains telles des fourmis et leur a adressé cette parole :

{ Et quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d’ Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes :  » Ne suis- Je pas votre Seigneur? « .
 Ils répondirent : « Mais si, nous en témoignons… » afin que vous ne disiez point, au Jour de la Résurrection :
« Vraiment, nous n’ y avons pas fait attention », ou que vous auriez dit (tout simplement) :
 » Nos ancêtres autrefois donnaient des associés à Allah et nous sommes leurs descendants, après eux.
Vas-Tu nous détruire pour ce qu’ ont fait les imposteurs?  » }  
[ Sourate 7, Versets 172-173]   [ rapporté par Ahmad et jugé authentique ].

Quel important jour ! Quel magnifique engagement !

6/ C’est le jour du pardon des péchés, de l’affranchissement de l’enfer et de la manifestation de la fierté qu’inspire l’état des gens rassemblés.

Dans le Sahih de Mouslim, Aïcha (Radhiallahu anha) rapporte que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)a dit :

« Il n’est pas de jour pendant lequel Allah affranchi  plus d’esclaves que le jour d’ Arafa. En effet, Il s’approche et se montre devant les anges fiers de l’état des gens et leur dit : que veulent ceux-là ? »

D’après Ibn Omar  (Radhiallahu anhu) le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

«  Certes le Très Haut se montre fier devant les anges au soir du jour d’ Arafa à cause de l’état des gens rassemblés à Arafa et il dit : «  Regardez mes serviteurs, ils sont venus vers moi couverts de poussière et les cheveux en bataille. »  [ rapporté par Ahmad et déclaré authentique ].

Et Allah le Très Haut sait mieux. Par cheikh Saleh el Mounajed

Traitement de la migraine

Les différentes sortes de la migraine

   La migraine : une douleur dans un endroit quelconque de la tête (ou dans toute la tête, et lorsqu’elle s’attache à une des deux moitiés, elle s’appelle : la migraine semi-faciale, et si elle s’attache à la tête entièrement on l’appelle la casque (Baïdah ou Khoudthah), en la comparant au casque du guerrier qui englobe toute la tête. La migraine pourrait être dans la partie postérieure ou dans la partie antérieure de la tête. Elle a de nombreuses sortes, ses causes sont diverses.


La vérité de la migraine

La chaleur et l’ardeur de la tête provenant de l’exhalation gazeuse qui y tourne et cherche une issue de la tête sans y arriver, d’où elle l’ennuie à l’instar du récipient dont le contenu est réchauffé.
Si cette exhalation gazeusse répand dans toute la tête sans pouvoir se décharger ni être décomposé, on l’appelle (Sadar).

La migraine provient de nombreuses causes

  • Desulcères gastriques, d’où le mal à la tête à cause de cette tumeur qui s’attache au nerf descendant de la tête à l’estomac.
  • Du vent grossier contenu dans l’estomac, et montant vers la tête en l’ennuyant.
  • D’une tumeur dans les veines de l’estomac, d’où le mal à la tête, après le mal à l’estomac, car ils sont tous les deux en liaison.
  • La migraine produite de l’estomac bourru de nourriture qui descend, mais une partie reste crue, ce qui cause la migraine et la lourdeur de la tête.
  • La migraine produite après le coït, car l’air libre pénètre le corps de façon excédante à l’ordinaire.
  • La migraine après le vomissement ou le relâchement : ou bien à cause de la sècheresse qui règne, ou de la montée des vapeurs de l’estomac vers la tête.
  • La migraine qui arrive après l’intense chaleur, et l’air réchauffé.
  • La migraine qui arrive après le grand froid et à cause de l’épaisseur des vapeurs dans la tête sans être décomposés.
  • La migraine produite après la veille et l’insomnie.
  • La migraine produite de la pression sur la tête et le port des lourds fardeaux sur elle.
  • La migraine produite quand on parle longuement d’où la force du cerveau s’amoindrit.
  • La migraine produite par les mouvements et les exercices excessifs.
  • La migraine causée par les accidents psychologiques, tels que les soucis, les chagrins, le scrupule et les mauvaises idées.
  • La migraine causée parla grande faim, d’où les vapeurs ne trouvent rien à y travailler, ils s’agglomèrent et montent vers la tête afin de lui faire sentir le mal.
  • La migraine qui a comme origine une tumeur dans la peau intérieur du cerveau, d’où la personne sent qu’on le frappe avec les marteaux sur le tête.
  • La migraine, pendant la fièvre, car la chaleur augmente, et cause la douleur.

Et Allah (azwadial) est le plus savant.

Cause de la migraine semi-faciale

La cause de la migraine semi-faciale est une matière contenue dans les veines de la tête seulement, ou qui y monte, et la moitié la plus faible de la tête l’accueille, la dite matière pourrait être vaporeuse, ou des humeurs chaudes ou froides. Le signe qui caractérise est le battement des veines surtout si le tempérament est sanguin, et si on bande les veines, le battement fort cesse et la douleur se calme.

Abou Na’aim (Radhiallahu anhu) a mentionné dans son oeuvre : la médecine Prophétique, que cette sorte attaquait le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) et il restait un ou deux jours chez lui, sans sortir. Dans la même oeuvre, on trouve d’après Ibn ‘Abbas (Radhiallahu anhu) qui dit : « Nous visitâmes l’Envoyé d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) qui avait bandé sa tête ! ».

Dans le Sahih on lit :  

« Qu’il disait sur le lit de mort :Ô ma tête ! et il bandait sa tête pendant sa maladie ! ».

Le bandage de la tête est utile, au cas de la douleur à cause de la migraine semi-facile, ou autre douleur de la tête.

Traitement de la migraine semi-faciale

Son traitement dépend de sa sorte et sa cause :

  1. Au moyen du vomissement ou relachement.
  2. Au moyen de prendre de la nourriture.
  3. Au moyen de quiétude et de repos.
  4. Au moyen des pansements.
  5. Au moyen de la fraicheur.
  6. Au moyen du réchauffage,
  7. Au moyen d’éviter l’écoute aux voix et aux mouvements.

Cela étant connu : le traitement de la migraine moyennant le henné est un traitement partiel et pas total, c’est-à-dire est un traitement d’une seule sorte de la migraine, où la migraine est causée par la chaleur ardente, et non par un élément qu’on doit rejeter, puisque le henné, dans ce cas a une utilité apparente, si on le broie, et on le mêle avec du vinaigre, afin de bander la tête avec le mélange, la douleur de la migraine s’apaisera. Dans le henné il y a un élément convenable au nerf. Quand on l’emploie au moyen d’un bandage, il apaise la douleur. Cette qualité ne concerne pas la douleur de la tête toute seule, mais elle s’étend sur tous les organes, il y a aussi dans le henné une forte rétention des organes. En l’employant dans le bandage ou le pansement de la tumeur chaude et inflammée, la douleur se calmera.

Al Boukhari dans son Histoire, a raconté, comme Abou Dawoud dans son Sunan :

« Aucun plaignant à l’Envoyé d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) de la douleur de sa tête n’eut de réponse que : Applique des ventouses, et aucun plaignant à lui de la douleur de ses pieds sans lui dire : sois teint de henné ».

Dans l’oeuvre d’At-Tirmizi (Radhiallahu anhu) : d’après Salma oumm Rafe’a, la servante du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) qui dit :

« Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) n’est jamais atteint d’une plaie ou d’une épine sans mettre le henné sur la place atteinte ».

[ Les deux hadiths sont attribués à Salma Oumm Rafé’a, et on le même sens, c’est à dire le traitement de toute douleur que les pieds subissent est par le henné, transmis par Abu Dawoud, At-Tirmizi, Ibn Majah, Ahmad Al-Hakem, et Al-Boukhari dans l’Histoire moyennant des références, toutes faibles. Les avantages du henné ne sont pas confirmés ]

Traitement de l’indigestion

La modération de manger et de boire

 Se protéger de l’indigestion et de l’excès de manger, suivant le besoin et la règle que l’on doit obéir en mangeant et en buvant. Dans les traditions bien attribuées et autres, on rapporte que le Prophète  (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« L’humain n’a pas rempli un récipient pire qu’un ventre, il lui suffit quelques bouchées qui maintiennent son dos, s’il le fait de toute nécessité, il doit laisser le tiers pour manger, le deuxième tiers pour boire et le troisième pour souffler »  [ Rapporté par Attirmidhi, ibn Majja et Ibn Hayyan ]

Répartition des maladies provenant de la nourriture : La variété des maladies :

Il existe diverses espèces de maladies :

      Des maladies matérielles causées par l’excès d’une matière dépassant les limites dans le corps jusqu’à ce qu’il gêne ses actions naturelles, c’est l’origine de la plupart des maladies, leurs causes sont : introduire au corps, une nourriture avant que celle qui la précède ne soit digérée.


– L’excès de quantité dont le corps à besoin

-Manger des nourritures peu utiles, et qui sont digérées lentement.

– L’abondance des nourritures de compositions diverses et variées.

     Si un humain remplit son ventre par ces nourritures, et s’il s’y habitue, elles lui causeront des malaises, des maladies différentes, quelques-unes guérissent lentement et d’autres rapidement. S’il se nourrit avec modération et mange selon son besoin, quantitativement et qualitativement, modérément, le corps sera plus servi que par la grande quantité de la nourriture.

Les degrés de la nourriture

1 – Le degré du besoin

     Le Prophète  (sallAllahou alayhi wa salam) nous a informé :« … Il lui suffit quelques bouchées qui maintiennent son dos, avec lesquelles sa force ne diminue pas et ne s’affaiblit pas ; s’il les dépasse, il doit manger en remplissant le tiers de son ventre, et laisser l’autre tiers à l’eau et le dernier tiers au souffle. »

2 –  Préjudice de l’excès de la nourriture

  Ce qu’on a cité plus haut est plus utile au corps et au cœur : car si le ventre est plein de la nourriture, il sera alors incapable de recevoir la boisson, et s’il y apporte la boisson, il sera alors très à l’étroit pour le souffle. Il lui causera , l’affliction et la fatigue ; et sera considéré comme celui qui porte un lourd fardeau, d’où résulte la corruption du cœur, la paresse des organes d’être dociles, leurs mouvements vers les désirs qui nécessitent la satiété.

    Remplir le ventre par la nourriture préjudice le coeur et le corps Ach chafi’i (Radhiallahu)a dit :  

« Depuis seize ans, je me suis rassasié qu’une seule fois, où j’ai vomi, car le rassasiement alourdit le corps et endurcit le cœur, écarte la prudence, attire le sommeil, et rend son auteur faible envers son culte »

…Cela arrive si le rassasiement est permanent ou s’il est fréquent, mais s’il se produit parfois, il n’y aura aucun inconvénient.

Abou Horayra (Radhiallahu anhu) a bu en présence du Prophète  (sallAllahou alayhi wa salam) du lait jusqu’à ce qu’il dise :  » Par ce qui t’a envoyé par la vérité, je ne lui trouve aucun passage. »

 Les compagnons (Radhiallahu anhum) ont mangé plusieurs fois en sa présence, jusqu’à ce qu’ils se rassasient.

     Le rassasiement exagéré affaiblit les forces et le corps, même s’il le fertilise, mais il renforce le corps suivant la nourriture qu’il accepte, mais non selon l’abondance. C’est pour cela que, pour notre bien être, il est bon de suivre la parole du bien aimé Prophète  (sallAllahou alayhi wa salam) qui a dit :  « …Il doit laisser le tiers pour manger, le deuxième tiers pour boire et le troisième pour souffler. »

Traitement de la fièvre

 On affirme dans les deux Sahihaïn d’après Nafi’a, après Ibn ‘Omar  (Radhiallahu anhu), que le Prophète  (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« La fièvre ou la fièvre violente est une émanation de la Géhenne, adoucissez la par l’eau »

Tous les cas de fièvre quand la température de celles-ci s’élève trop sont traités par deux méthodes : Extérieurement, au moyen des compresses froides ou glacées, afin de diminuer le degré de la température. Prendre de l’eau abondamment dans la bouche, pendant les cas de la fièvre, assiste tous les organes du corps, surtout les deux reins, à effectuer leurs fonctions vitales. [ Cette tradition est montrée, aussi par An Nassaï, Ibn Majja et Ahmad ]

La définition de la fièvre

C’est une étrange chaleur qui brûle dans le cœur (l’intérieur ou le centre du corps) et se propage au moyen de l’esprit et du sang dans les veines et les vaisseaux, dans tout le corps, et qui devient ardente et nuisible aux fonctions naturelles.

Les catégories de la fièvre

La fièvre a deux catégories : Accidentelle, qui a pour cause la tumeur, le mouvement, l’insolation, lors de grande chaleur ou autre. Et aussi maladive, qui a trois sortes ; elle ne paraît que dans un élément premier, puis elle chauffe tout le corps.

La fièvre d’un seul jour

Et si son attachement est lié à l’âme, on l’appelle : la fièvre d’un seul jour, car, elle disparaît souvent en un jour, ou au maximum dans les trois jours.

La fièvre infectionnelle

Si elle s’attache aux humeurs, on l’appelle, la fièvre infectionnelle, et se subdivise en quatre parties : colérique, mélancolique, sanguine et lymphatique, et elle s’attache aux organes durs et principaux, on l’appelle donc : La fièvre du coup qui a une grande quantité de genres.

Les avantages de la fièvre

Il se pourrait que le corps obtienne de la fièvre, de grands avantages que le remède ne peut obtenir généralement, la fièvre d’un seul jour ou la fièvre infectionnelle peut causer la cuite des matières dures qui ne peuvent être cuites sans elle, ou éliminer l’occlusion intestinale que les remèdes purgatifs ne peuvent y arriver.

Quant à la chassie récente ou chronique, la fièvre arrive à guérir la plupart de ces cas, miraculeusement et promptement. Elle est utile aussi dans les cas de paralysie faciale, ou la crispation de répétition, et dans plusieurs maladies, elle peut produire des surplus durs. Quelques-uns des vertueux médecins m’ont dit que beaucoup de maladies, la fièvre annoncent la dissipation, et c’est ainsi que le malade sera annoncé par le bon état, d’où la fièvre est plus utile que de prendre le remède.

(Quelques maladies temporelles comme le rhumatisme chronique, qui fait crisper les articulations d’où elles deviennent inaptes au mouvement, ou la maladie de syphilis chronique dans les nerfs, toutes ces maladies, quand la température du corps s’élève apaisent leur dureté, c’est-à-dire, dans les cas des fièvres, d’où l’on a recours dans ces cas à la fièvre artificielle, en injectant le malade par des matières déterminées.)

Ce qu’on dit de la citation : « La fièvre est une émanation de Géhenne ! »

La citation : « La fièvre est une émanation de Géhenne ! » désigne la vigueur et la propagation, on a encore une autre citation pareille : « La chaleur intense est une émanation de Géhenne » ; et ici,  il y a deux phrases explicatives :

– C’est-à-dire que c’est un simple exemple extrait de la Géhenne, pour prévenir les gens à prendre leur précaution afin de l’éviter. Et Allah Le Très-Haut (azwadial) a pesé son apparition suivant des motifs qui l’induisent, de même, l’âme, la joie, le bonheur et le plaisir sont des avantages du Paradis, et Allah Le Très-Haut les a créé dans ce monde pour devenir un guide et un indice, en pesant leur apparition selon des causes qui les induisent.

– Cette comparaison de la vigueur de la fièvre à l’émanation du feu de Géhenne est la comparaison de la forte chaleur encore à l’émanation du feu de la Géhenne, pour attirer l’attention des âmes aux forts châtiments dans le feu de la Géhenne, et cette forte chaleur ressemble à son émanation qui atteint celui qui s’approche d’elle ou de sa chaleur.

Importance de la fièvre pour le corps

Abou Horeyra  (Radhiallahu anhu) a rapporté en disant :

« Chez le prophète, on a parlé de la fièvre, un homme l’a insultée, alors que l’envoyé d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit :  » ne l’insulte pas, elle expulse les péchés comme le feu qui expulse la scorie du fer  » » [ Rapporté par Mouslim ]

Étant donné que la fièvre nécessite l’abstinence de prendre de mauvais aliments, et ne prendre que les aliments et les remèdes utiles, c’est ainsi que le corps sera épuré. Ses lies et ses résidus seront dissipés et il sera purifié de ses mauvais éléments. Elle fait dans le corps ce que fait le feu dans le fer, en rejetant son rebut, et épurant sa substance. Elle ressemble alors à la forge qui épure la substance du fer, et les médecins des corps connaissent bien sa valeur.

Abou Hourayra  (Radhiallahu anhu) a dit :

« Aucune maladie qui m’attaque n’est plus agréable pour moi que la fièvre, sachant qu’elle s’introduit dans tous mes organes, et Allah le Glorifié accorde à chaque organe sa part de la récompense ! »

Éteindre la fièvre

Attirmidi (Radhiallahu anhu) a rapporté d’après Rafé’a Ben Khadije  (Radhiallahu anhu)qui raconte :

« Si quelqu’un de vous est attaqué par la fièvre – qui est une portion de feu – doit l’éteindre au moyen de l’eau froide… »