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Le droit de la femme au travail

Louange à Allah. Paix et salut sur Son Prophète.
Cher frère,

La voix de la femme n’est pas «Awra» dans le plus prépondérant des propos des Oulémas, car Allah dit : « Et si vous leur demandez (aux femmes du Prophète) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau. C’est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs. » (sourate 33/verset 53)
On en déduit qu’il est permis aux femmes de parler comme il est permis aux hommes de les écouter. Il n’est pas interdit à la femme de parler aux hommes quand c’est indispensable. Il lui est défendu de montrer trop de complaisance dans ses paroles. La complaisance dans les paroles : c’est de parler avec douceur de manière que cela influe sur celui qui l’entend. Allah dit : « Si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage afin que celui dont le cœur est malade (l’hypocrite) ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent. » (sourate 33/verset 32)
Les femmes des Compagnons interrogeaient le Prophète, Salla Allahou Alaïhi wa Sallam, en présence de ses Compagnons et le Prophète, Salla Allahou Alaïhi Wa Sallam, ne les blâmaient pas. Il y avait parmi les femmes musulmanes : des femmes « Alimates » vertueuses, de célèbres narratrices du noble Hadith et à qui des hommes se référaient pour la Fetwa. Elles respectaient malgré cela le port du Hidjab.
Quant au travail de la femme dans un lieu mixte nous allons le clarifier dans ce qui suit. En résumé nous sommes devant deux cas de figure :
Le premier cas : La femme est contrainte de travailler car il n’y a pas un homme qui subsiste à ses besoins et qui lui procure les impératifs de la vie. Elle n’a pas trouvé un lieu de travail où ne travaillent que des femmes. Elle ne connaît pas un métier qu’elle accomplirait dans la maison (la couture ou le tissage). Il se peut qu’elle connaisse un métier dont le revenu est insuffisant pour pourvoir à ses besoins ou aux besoins des personnes qu’elle entretient.
C’est seulement en remplissant toutes ces conditions qu’il lui est licite de travailler dans un lieu mixte. Mais elle doit observer une précaution absolue et respecter les règles de la Chariâ quant à la sortie de la femme de son foyer. Elle ne doit sortir que décente et portant le Hidjab.
La Chariâ exige que ce Hidjab soit épais, large, ne point décrire quoi que ce soit de ses attraits et ne pas attirer l’attention des hommes.
Comme elle doit éviter de mettre du parfum quand elle sort de la maison, car le Prophète Salla Allahou Alaïhi wa Sallam a dit : « Toute femme qui se parfume -à sa sortie- pour aller vers la mosquée, Allah n’accepte point ses prières que lorsqu’elle retourne à sa maison et qu’elle se lave de l’impureté (Djanaba). » (Ahmed). Le Prophète Salla Allahou Alaïhi wa Sallam a aussi dit : « Toute femme parfumée, passant devant des hommes pour qu’ils sentent son odeur, est Zaniya ! » (Ahmed et Nassai)
Nous répétons que si la femme observe à sa sortie toutes ces règles précitées et qu’elle soit contrainte de travailler, alors il lui est licite de travailler dans un lieu mixte.
Lorsqu’elle ne sera plus dans le besoin ou qu’elle trouve un travail qui ne soit pas mixte, alors elle doit abandonner son premier travail (mixte).

Le deuxième cas : La femme n’est pas contrainte de travailler dans le lieu mixte : parce qu’elle n’est pas dans le besoin ou parce qu’il existe un travail qui n’est pas mixte. Dans ce cas, il lui est illicite de travailler dans le lieu mixte à cause de la dépravation qui en résulte ou les risques qu’il peut engendrer. Parmi ces risques :

1/ Une femme et un homme qui sont tout le temps dans un même lieu, ne vont pas observer l’Ordre d’Allah aux croyant et aux croyantes de baisser leurs regards.

2/ Dans un lieu mixte : Les employés (notamment les hommes) ne sont pas tous des gens pieux et vertueux.

Au contraire la majorité des hommes ne sont pas dignes de confiance et ne craignent pas Allah dans leurs regards, leurs paroles et leurs comportements.
Cela peut avoir des conséquences néfastes: la réalité des gens est le meilleur témoin de ce que nous affirmons.

Nous implorons le Secours d’Allah et nous prions Allah qu’il préserve les femmes musulmanes de s’exhiber à la manière des femmes de la Djahiliya.

Source : islamweb

Son père l’a forcée à se marier

Il est interdit au tueur légal d’une femme de la forcer à épouser un homme qu’elle n’aime pas car le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) a dit : on ne marie pas une fille vierge sans son consentement. (rapporté par al-Boukhari, 6968 et par Mouslim, 1419). Ce hadith paraît avoir une portée générale et s’applique à toute fille vierge et à tout tuteur légal et qu’il n’ y a aucune différence entre le père de la fille et un autre. C’est pour cela qu’ al-Boukhari (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) l’a cité dans un chapitre ainsi intitulé: ni le père ni un autre ne marie une vierge ou une non vierge sans leur consentement.

Le tuteur de la femme doit craindre Allah dans la manière de traiter ses filles; qu’il ne les marie qu’avec des personnes qu’elles acceptent parce qu’elles jugent qu’elles sont leurs égaux. Il doit les marier en tenant compte de leurs intérêts à elles et non de ses intérêts à lui.

Cheikh al-islam, Ibn Taymiyya dit: « marier une femme malgré elle est contraire aux principes (religieux) et à ce qui est raisonnable. Allah ne permet pas au tuteur légal de la contraindre à vendre ou à acheter, à manger , à boire ou à porter un vêtement, si elle ne le veut pas. Comment dès lors pourrait il la contraindre à avoir des rapports intimes avec quelqu’un qui ne lui plaît pas? Comment la forcer à avoir des rapports charnels avec une personne qu’elle n’aime pas?

Allah a établi entre les époux l’affection et la compassion, ce qui ne peut pas se réaliser quand l’épouse déteste son époux et ne le porte pas en son cœur.. Quelle affection et quelle compassion alors?» Madjmou’ al-Fatwa, 23/25.

Si le mariage est établi malgré la femme, la validité du contrat dépend de son acceptation par la femme. Si elle l’entérine , il devient valide. Dans le cas contraire, il reste caduc.

D’après Bouraydah ibn al-Hassib, une fille se présenta au Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) et lui dit: mon père m’a marié avec son neveu pour le rehausser.. Il lui permit de choisir et elle dit: j’accepte ce que mon père a fait mais je voulais que les femmes sachent que leurs affaires ne sont plus à décider par leurs seuls pères. (rapporté par Ibn Majdah,1874 et jugé authentique par al-Boussayri dans Misbah az-Zoudjadajh,2/102. Cheikh Mouqbil al-Wada’i dit: le hadith est authentique selon les normes de Mouslim. Extrait de as-sahih al-mousnad, p.160.

Au cas où la femme n’approuve pas le mariage, celui-ci reste caduc. Il faut alors qu’elle informe celui qui devrait en profiter de sa caducité. Ce dernier n’aura pas à la forcer à avoir un rapport sexuel avec lui. Elle non plus n’ a pas à le lui faciliter tant qu’elle n’aura pas approuvé le mariage.

En dépit de l’affirmation de la caducité d’un tel mariage, ce jugement ne sera retenu et confirmé sans une répudiation prononcée par l’homme ou un divorce décidé par un tribunal. Car il y a une divergence de vues au sein des ulémas à propos de la validité d’un tel mariage puisqu’un groupe important d’ulémas jugent ce mariage valide. De ce fait, il faut soumettre l’affaire à un cadi pour qu’il prononce la dissolution du mariage.

islamqa.info

Lettre d’une mère à son fils

Mon fils cette lettre est de ta pauvre mère. Je l’ai écrite avec pudeur après une longue hésitation. J’ai pris plusieurs fois le stylo mais mes larmes l’ont emprisonné. J’ai retenu mes larmes plusieurs fois, mais les blessures du coeur ont surgi. Mon fils après cette longue vie, je te regarde en tant qu’homme parfait, raisonnable et plein d’émotion … Je considère qu’il est de mon droit que tu prennes le temps de lire ces quelques pages. Après cela déchire-les comme tu as déchiré mon coeur.

Mon fils il y a 25 ans c’était un grand jour dans ma vie, quand le médecin m’a affirmé ma grossesse ! Les mères, mon fils, connaissent bien le sens de ces mots ! C’est un mélange de joie et de bonheur et le début de souffrances causées par les changements biologiques et physiques … après cette bonne nouvelle, je t’ai porté pendant 9 mois. J’ai porté la joie dans mon ventre, je me levais avec difficulté, je dormais avec difficulté, mais tout cela n’a rien changé à l’amour que je porte pour toi. Au contraire l’amour s’est renforcé de plus en plus avec le temps et l’envie de te voir encore plus. Je t’ai porté jour après jour, souffrance après souffrance et peine après peine. Ma joie était grande à chaque mouvement, à chaque prise de poids et tout cela était lourd à supporter.

Une longue période de souffrance éclairée par une lueur de joie en cette nuit où je n’ai pas dormi, ou la douleur, la peur, l’émotion que je n’arrive pas à décrire ni à exprimer m’ont envahi. L’extrême douleur m’a empêchée de pleurer en regardant la mort de près plusieurs fois. Enfin venant au monde, tes cris enlevant toute peine et douleur, accompagnaient mes larmes de joie. Je me suis penchée difficilement pour t’embrasser avant que tu ne sois touché par une simple goutte d’eau.

Mon fils les années sont passées et je t’ai toujours eu dans mon cœur, je t’ai lavé de mes propres mains, mes jambes et mes bras étaient ton berceau quand je veillais pour que tu puisses dormir. Je me suis fatiguée et je me suis surpassée pour que tu sois heureux ; ma seule joie était de te voir sourire. Et ma joie de tout instant était que tu puisses me demander un service, c’était mon bonheur. Les soirées sont passées ainsi que les jours et moi toujours à tes services, une mère infatigable et ouvrière sans répit priant Allah toujours pour toi qu’Il te comble de bonheur et de prospérité.

Je t’ai observé jour après jour jusqu’à ce que tu sois devenu un jeune homme, prenant par la suite la carrure d’un homme soudain je me retrouve à te chercher à droite et à gauche la femme que tu as demandé. Le jour de ton mariage est arrivé où le coeur serré, j’ai caché mes larmes de joie pour ta nouvelle vie ainsi que ma grande tristesse suite à notre séparation.

Les heures pesantes sont passées, les moments s’écoulaient doucement soudain j’ai découvert que tu n’étais plus le fils que j’ai connu. Le sourire a disparu, ta voix a disparu, tu es devenu distant, tu m’as oubliée et ignorée. J’ai attendu ton retour ; espérant entendre au moins ta voix, mais ton absence a duré et les jours identiques se succédaient. J’ai observé longuement la porte mais tu n’es pas venu. J’ai couru comme une folle après chaque coup de téléphone …

Les nuits sont devenues de plus en plus sombres. Les journées s’allongeaient de plus en plus, sans te voir ni t’entendre. Ainsi tu as ignoré et méprisé celle qui s’est occupée de toi durant tout ce temps.

Mon fils, je ne demande que peu de choses considère-moi comme l’un de tes amis ou du moins comme les moins estimés de tes amis. Ajoute-moi dans ta liste mensuelle : une visite par mois. Mon fils mon dos s’est courbé, mes membres commencent à trembler, les maladies m’ont encombrées, les handicaps m’ont visité de très près car je bouge difficilement. J’ai du mal à m’asseoir et malgré tout cela mon coeur ne cesse de battre pour toi.

Je pense que si un jour quelqu’un te rendait service, tu l’aurais remercié ! Mais ta mère l’a fait pendant des années. Alors où est la récompense et la fidélité envers ta mère ? Mon fils tu ne peux pas savoir ma joie quand j’entends dire que tu es Heureux. Je suis émerveillée car tu es mon invention. Qu’ai-je fais pour devenir ton ennemie ? Ai-je commis une erreur envers toi ou ai-je refusé de t’aider un jour ? Considères moi comme une femme de ménage avec un salaire. Offre-moi une part de ta bonté car Allah aime les bienfaiteurs. Mon fils j’espère te revoir, je ne veux que cela. Laisse moi voir ton visage même dans les moments les plus terribles. Mon fils mon coeur est brisé, mes larmes ont coulé et toi tu vis ta vie en m’ignorant. Les gens témoignent encore de ta bonne éducation et de ta bonté. Mon fils, n’est-il pas temps pour que ton coeur réagisse face à cette mère affaiblie et pleine d’espoir de te revoir, attristée, renfermée et abandonnée loin des siens.

Mon fils frappe à la porte du paradis avec le sourire et pardonne ! Pour l’amour d’Allah comme dit le hadith (Le père est la porte du milieu du Paradis, à toi de choisir de la garder ou de la perdre) Je te connais depuis si longtemps, tu aimes les bons gestes et tu es toujours à la recherche des bonnes œuvres, mais aujourd’hui tu as oublié le hadith (qu’il soit humilié, humilié, humilié celui qui dont le père et la Mère, ou l’un d’eux, atteint la vieillesse auprès de lui et il ne mérite pas d’entrer au paradis.) Où sont les bons gestes ?

Mon fils je ne lèverai pas le ton de plainte afin qu’elle n’arrive pas aux cieux et que la colère d’Allah puisse tomber sur toi comme la foudre. Non je ne le ferai pas car tu es toujours mon fils. Ma raison d’être dans la vie. Réveille-toi, les cheveux blancs commencent à couvrir ta tête bientôt tu seras vieux et tes enfants te récompenseront de la même manière et tu écriras avec des larmes ces lettres que je suis entrain d’écrire maintenant. Et devant Allah nous nous retrouverons un jour ! Mon fils ait crainte d’Allah . Le paradis se trouve aux pieds de ta mère. Fais un geste envers ta mère afin de la rendre heureuse sinon déchire cette lettre et rappelle-toi qu’un bon geste est en ta faveur et qu’un mauvais geste te retombera dessus et t’en subira les conséquences.


Chers frères et soeurs, L’Islam s’intéresse à la famille et consolide l’amour et le respect mutuel en son sein. Les parents en constituent le fondement. C’est pourquoi l’on considère la piété filiale comme l’une des meilleures actions les plus aimées d’Allah le Très Haut.

La piété filiale s’exprime par l’obéissance aux parents, leur respect, la manifestation d’humilité à leur égard, la bienfaisance à leur profit, la dépense pour eux, l’entretien de leurs proches et bien traiter leur ami.

{ Et ton Seigneur a décrété: « N’adorez que Lui; et marquez de la bonté envers les père et mère: si l’ un d’ eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis point: « Fi ! » et ne les brusque pas, mais adresse- leur des paroles respectueuses. } [ Sourate 17, verset 23 ]

Le Coran et l’enfant

Puisque le Coran est un code autant religieux que juridique, moral que social, il va sans dire qu’il évoque directement le sujet qui nous intéresse, à savoir celui de l’enfant. Mais il ne s’agit pas d’y trouver avec précision toutes les dispositions qui régissent la condition de ce dernier, car, comme chacun sait, le Coran est un mélange d’exposés dogmatiques, de prescriptions culturelles et cultuelles, des récits des événements de la vie des prophètes, mais « pris globalement, il constitue un code général de l’éducation qui concerne aussi bien l’adulte que l’enfant même grand ; celui-là n’est pas nommément désigné » [ Cité par N. Zerdouni ]

Cependant, il est à noter que les recommandations et interdictions contenues dans le Coran ne sont pas destinées à l’enfant immature, mais à l’enfant devenu responsable ou à l’adulte responsable de lui « bien que la conduite des enfants soit réglementée jusque dans les moindres détails, ce n’est pas à eux que s’adresse la Loi. C’est aux parents, aux gouvernantes, aux maîtres, aux chefs ou à la communauté tout entière qu’incombe la tâche de leur éducation et de leur correction, pour obtenir d’eux un conformité à la règle » [ Cité par Draz ]. Mais cela ne signifie pas pour autant que leur responsabilité est entièrement dégagée.

Analyse globale

Voici quelques versets coraniques qui font directement allusion à l’enfant, ils sont classés en 3 catégories :

  • Il y a d’abord les versets qui énoncent les principes généraux de protection, d’assistance et de direction en vue d’assurer à l’être humain, un développement normal, la santé morale et physique, de pourvoir à ses besoins naturels, pendant son stade de faiblesse, d’incapacité de discernement.

 { Abraham dit : « Mon Seigneur ! Fais de cette cité un asile sûr. Préserve-nous, moi et mes enfants d’adorer les idoles} [ Sourate 14 – Verset 35 ]

 { Dis : Venez, et je dirai ce que votre Seigneur a interdit : Ne lui associez rien ; soyez bons envers vos parents ; ne tuez pas vos enfants par crainte de la pauvreté. Nous vous accorderons votre subsistance avec la leur : éloignez-vous des péchés abominables, apparents ou cachés ; ne tuez personne injustement ; Allah vous l’a interdit }
[ Sourate 6 – Verset 151 ]

{ Ne tuez point vos enfants par crainte de pauvreté ; Nous leur accorderons leur subsistance avec la vôtre.
Leur meurtre serait une énorme faute. }  [ Sourate 17 – Verset 31 ]

Nous constatons d’après ces quelques versets, qu’il y a une forte insistance à condamner l’infanticide et l’avortement, nous le reverrons plus tard.

  • Ensuite il y a les versets qui énoncent les devoirs des enfants envers leurs parents :

{ … Vous devez user de bonté envers vos parents … } [ Sourate 4 – Verset 36 ]

 { Ton Seigneur t’ordonne (.) la bienfaisance pour les auteurs de tes jours. Soit que l’un d’eux ait atteint la vieillesse ou qu’ils y soient parvenus tous les deux, garde-toi envers eux de tout signe d’irrévérence ou de répulsion. Ne leur tiens qu’un langage des plus respectueux. Incline-toi humblement par tendresse pour eux, et adresse au ciel cette prière : « Seigneur, fais éclater Ta Miséricorde pour ceux qui m’ont élevé pendant mon enfance } [ Sourate 17 – Versets 23-24 ]

 { Nous recommandons à l’homme ses père et mère. Sa mère le porte dans son sein en endurant peine sur peine, et il n’est sevré qu’au bout de deux ans. Sois reconnaissants envers Moi et envers tes parents et [sache que] c’est à Moi que tout retournera. Toutefois, s’ils t’importunent pour que tu m’associes quelque chose dont tu n’as pas une science certaine, ne leur obéis pas, mais comporte-toi envers eux, dans ce monde, en honnête compagnon. }
[ Sourate 31 – Versets 14-15 ]

  • Enfin, les versets qui fixent les devoirs et les droits du père et de la mère, les responsabilités du père vis à vis de l’épouse enceinte et de celle qui allaite.

{ Les mères qui veulent donner à leurs enfants un allaitement complet, les allaiteront deux années entières ). Le père doit assurer leur nourriture et leurs vêtements conformément à l’usage. Mais chacun n’est tenu à cela, que dans la mesure d ses moyens. La mère n’a pas à subir de dommage, à cause de son enfant, ni le père à cause de son enfant. Les mêmes obligations incombent à l’héritier. Si, d’un commun accord, les parents veulent sevrer leurs enfants, aucune faute ne leur sera reprochée. Si vous désirez mettre vos enfants en nourrice, aucune faute ne vous sera reprochées, à condition que vous acquittiez la rétribution convenue, conformément à l’usage. Craignez Allah ! Sachez qu’Allah voit parfaitement ce que vous faites }  [ Sourate 2 – Verset  233 ]

{ Si elles (les femmes répudiées) sont enceintes, pourvoyez à leurs besoins jusqu’au moment de leur accouchement. Si elles allaitent l’enfant né de vous, versez-leur une pension. Mettez-vous d’accord sur ce point d’une manière convenable ; mais si vous rencontrez des difficultés, prenez une nourrice pour l’enfant … } [ Sourate 65 – Verset 6 ]

Parmi les versets qui vont suivre, certains traitent spécifiquement des enfants orphelins, définissant la relation à établir avec eux, quant à leur éducation, leur prise en charge, et gestion de leurs biens. Enfin, d’autres mettent en garde les parents contre la tentation et l’épreuve qui risquent de les détourner de leurs devoirs vis à vis d’Allah (azwadial) par la soumission aveugle à leurs enfants, et à l’attachement affectif exagéré qui pourrait en découler. En effet, les enfants étant considérés par l’islam comme des biens de ce monde, qui sont donnés, et qui peuvent être repris par Allah (azwadial) à tout moment. Trop s’attacher à eux  pourrait impliquer, par exemple, un reniement d’Allah (azwadial) lors de la séparation. Le Coran y fait donc référence en mettant en garde les parents.

{ Ne touchez point aux biens de l’orphelin, à moins que ce ne soit d’une manière louable pour les faire accroître, jusqu’à ce qu’il ait l’âge fixé. Remplissez vos engagements, car les engagements, on en demandera compte }
[ Sourate 17 – Verset 34 ]

 { Rendez leurs biens aux orphelins (devenus majeurs). Ne prenez pas l’illicite en échange du licite (en substituant ce que les orphelins possèdent de bon à ce que vous possédez de mauvais).Ne substituez as leurs biens en les confondant aux vôtres. C’est un crime énorme.Gardez-vous de les consumer par prodigalité ou en vous hâtant de les en priver avant qu’ils ne deviennent majeurs } [Sourate 4 – Versets 2 à 6 ]

 { Sachez que vos biens et vos enfants constituent pour vous une tentation,
mais qu’une récompense sans limites se trouve auprès d’Allah } [ Sourate 8 – Verset 28 ]

{ Les richesses et les enfants sont la parure de la vie de ce monde, mais les bonnes actions impérissables recevront une récompense meilleure auprès de ton Seigneur et elles suscitent un meilleur espoir }
[ Sourate 18 – Verset 46 ]

LE CHAPITRE DE L’EDUCATION OU « SOURATE LOQMAN »

       En définitive, la sourate qui concentre le plus de versets relatifs à l’éducation des enfants, est la sourate 31, intitulée sourate Loqman, d’après le nom d’un Sage de temps anciens, descendant d’Abraham (alayhi as-salâm), Cette sourate nous rapporte donc l’enseignement que Loqman dispensait à son fils.

Le premier enseignement qu’il lui donne est de rendre à Allah (azwadial) un culte pur, c’est à dire ne pas Lui attribuer d’autres associés [ Verset 13 ]. Ici, on peut lire le commentaire suivant émanant d’Allah (azwadial) et s’adressant à l’être humain :  { Sois reconnaissant envers Moi et ainsi qu’envers tes parents } [ Sourate 31 – Verset 14 ]

   Et lorsque Luqman dit à son fils tout en l’exhortant : { O mon fils, ne donne pas d’associé à Allah, car l’association à [Allah] est vraiment une injustice énorme } [ Sourate 31 – Verset 13 ]

 Ensuite, Loqman fait remarquer à son enfant qu’Allah (azwadial) est attentif et bien Informé de tout ce que nous faisons : L’enfant doit donc apprendre à bien se comporter, non pas de peur que ses parents ne le punissent, mais de peur qu’Allah (azwadial) « Qui voit tout », ne le punisse [ Verset 16 ]

{ Ô mon enfant, fût-ce le poids d’un grain de moutarde, au fond d’un rocher, ou dans les cieux ou dans la terre, Allah le fera venir. Allah est infiniment Doux et Parfaitement Connaisseur.} [ Sourate 31 – Verset 16 ]

Comme nous l’avons vu plus haut, cette première étape de l’éducation doit être implantée dans l’esprit de l’enfant le plus tôt possible, avant l’âge de raison, toutefois cette éducation sera renforcée lorsque l’enfant sera en mesure de comprendre distinctement les différents concepts théologiques, c’est à dire dès 7 ans.

Loqman poursuit ses recommandations, en disant à son enfant de faire la prière : et nous savons, à ce sujet, que Mohamed (sallAllahou alayhi wa salam) a enseigné aux parents musulmans de faire faire laprière à leurs enfants dès l’âge de 7 ans. A la même époque, Loqman recommande à son fils de bien se comporter tout en lui enseignant la modestie [ Versets 17 à 19 ]

{ Ô mon enfant, accomplis la Salat, commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise. Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance: car Allah n’aime pas le présomptueux plein de gloriole. Sois modeste dans ta démarche, et baisse ta voix, car la plus détestée des voix, c’est bien la voix des ânes.} [ Sourate 31 – Versets 17 à 19 ]

 Ces versets portent essentiellement sur le bon comportement en société :

« en effet, à 7 ans, commence véritablement la socialisation de l’enfant, qui découvre qu’il doit se plier aux règles de la vie en société  et respecter autrui » [ Cité par Amdouni ]

 Les versets qui suivent, incitent l’enfant à observer la nature autour de lui : « Ce sont autant de bienfaits de la part d’Allah ! » Et ils l’incitent aussi à avoir une attitude scientifique, c’est à dire à se fier à ses propres observations et à ne surtout pas écouter ceux qui donnent leur opinion sur un sujet qu’ils ne maîtrisent pas [ Versets 20-21 ]

« Ton Seigneur, c’est lui vraiment le grand créateur, l’Omniscient « *

{ Ne voyez-vous pas qu’Allah vous a assujetti ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Et Il vous a comblés de Ses bienfaits apparents et cachés. Et parmi les gens, il y en a qui disputent à propos d’Allah, sans science, ni guidée, ni Livre éclairant.   Et quand on leur dit:, ils disent : Est-ce donc même si le Diable les appelait au châtiment de la fournaise !} [ Sourate 31 – Versets 20-21 ]

Une telle démarche, chez l’adolescent, ne peut que le mener vers un plus grand respect d’Allah« Créateur et Ordonnateur de l’univers ».

L’allaitement et ses bienfaits

Un lait vital

A  peine le nouveau-né est-il mis au monde qu’il sait téter le sein de sa mère ! Qui le lui a appris ? De plus, le fait même que du lait puisse sortir du sein de la mère est un véritable miracle ! Saviez-vous qu’avant l’accouchement, il n’y avait pas de lait dans la poitrine maternelle ! Il y en a seulement au moment où le bébé en a besoin ! Etrange coïncidence, ne trouvez-vous pas ?

Ce qui est aussi incroyable, c’est que la composition de ce lait va varier avec l’âge de l’enfant, selon ses besoins nutritifs !

Ainsi ce lait miraculeux contient les nutriments nécessaires au bon développement de l’enfant mais il contient aussi des anticorps. Ce sont des protéines fabriquées par les globules blancs (lymphocytes B) et qui ont pour rôle de protéger le bébé contre d’éventuelles infections. Mais ce qui a étonné les biologistes, c’est que puisque l’intérieur de l’estomac est acide, normalement ces anticorps devraient être détruits mais pourtant ce n’est pas le cas ! Quel mystère divin se cache ici ?

La réponse est encore une fois étonnante ! En fait le pH, le taux d’acidité de l’estomac du nouveau-né, est différent de celui de l’adulte. L’acidité chez le bébé est plus faible que chez l’adulte, ainsi les anticorps restent intacts pour transiter vers le sang où ils pourront agir ! Allah veille à tout !

Le devenir du lait et la régulation de la calcémie

     Maintenant que le petit a bu son lait, que va-t-il advenir de ce lait dans son corps ? Comme vous le savez sans doute, le lait est très riche en calcium qui est un des principaux constituants des os de notre squelette. Les os sont donc des réservoirs de calcium ! Mais comment du lait liquide peut-il passer sous forme d’os solide ? Et pourquoi a-t-on besoin d’avoir des réserves de calcium ?

En fait, le calcium est un ion qui a une importance capitale dans le fonctionnement des cellules. Ces dernières doivent donc en prélever constamment à partir du sang circulant. Pour cela, il faut qu’il y ait toujours du calcium dans le sang. Or phénomène plus qu’étonnant, il existe au niveau de la thyroïde de notre gorge, des capteurs cellulaires sensibles au taux de calcium présent dans notre sang !

Si ce taux est trop faible, une hormone, la PTH (hormone parathyroïdienne) est libérée et va agir au niveau de cellules particulières présentes dans nos os, les ostéoclastes. Ces cellules vont réagir face à ce message hormonal et vont «manger » de l’os pour libérer du calcium vers le sang ! Ceci va se produire jusqu’à ce que le taux de calcium sanguin, la calcémie, revienne à la normale !

A l’inverse, si la calcémie est trop élevée, une autre hormone, la calcitonine est libérée.

Son niveau d’action est le rein et l’os. Elle agit :

  • sur les cellules des os qui vont stocker le calcium du sang qui est en trop.
  • sur des cellules du rein en leur ordonnant d’évacuer du calcium depuis le sang vers l’urine.

 Ceci va se faire jusqu’au retour de la calcémie à la normale ! C’est absolument fantastique !

Ainsi donc nos os sont en perpétuel renouvellement ! Les os qui nous constituent aujourd’hui ne sont pas les mêmes que ceux que nous avions le mois dernier ! Ils ont été complètement remaniés ! Ce mode de régulation de la calcémie fonctionne 24 heures sur 24 dans notre corps !

La minutie et l’intelligence de notre Créateur dépassent nos conceptions et nos limites !

Lettre à mon fils

Sache, mon fils…

     Sache, mon fils, puisse Allah (azwadial) t’assister, que l’être humain ne peut discerner les choses au moyen de la raison que lorsqu’il se conforme aux exigences de celle-ci.  Fais donc appel à ta raison, réfléchis bien et sois attentif.  Tu sauras avec preuve que tu as été créé et chargé de responsabilités, et que des devoirs t’incombent.

 Sache également que deux anges (que le salut soit sur eux) inscrivent tes paroles et tes regards.  Les pas qui te mènent au terme de ta vie sont comptés.  Ton séjour en ce monde est court.  La détention dans la tombe est longue, et le châtiment sera terrible pour avoir donné la préséance aux passions.  Où est ce plaisir d’hier ? Il a disparu, ne laissant qu’un regret.  Où est ce désir de l’être ? Il lui courbe l’échine et fait trébucher ses pas.

     
    N’est heureux que celui qui a su faire face à ses passions.  N’est malheureux que celui qui a donné la préférence à ce bas monde.  Considère ce qui est advenu des rois et des ascètes (zuhâd).  Où sont les plaisirs des uns et les peines des autres ? Il ne reste plus qu’un agréable souvenir des gens vertueux et des propos désagréables sur les rebelles.  C’est comme si celui qui s’est rassasié ne s’est jamais vraiment rassasié et que celui qui a eu faim n’a jamais vraiment connu la faim.

     Il n’y a rien de pire que la négligence des actes méritoires (fadha ‘il).  L’amour pour le délassement engendre un regret bien plus grand que tous les délices.  Sois sur tes gardes et sache que l’accomplissement des devoirs religieux(farâ ‘id) puis le fait d’éviter les interdits est obligatoire.  Mais si tu passes outre, ce sera le feu [de l’Enfer].

 
    Apprends également que les actes méritoires sont le but recherché par tout être zélé.  Ces actes diffèrent entre eux.  Pour certains, ils sont le renoncement aux biens de ce monde, pour d’autres, c’est une dévotion.  En réalité, les actes méritoires ne sont achevés que par une association de la connaissance et de l’application.

     Acquise, l’association porte son auteur vers une véritable connaissance du Créateur (azwadial) (à Lui la pureté).  Celle-ci engendre en l’être de l’amour et de l’affection pour Allah (azwadial).  Voilà donc le but recherché.  La détermination est relative à chaque être, on n’obtient pas toujours ce à quoi on aspire et on ne trouve pas toujours ce que l’on recherche.  Cependant, il est du devoir de chacun de faire l’effort.  Chacun de nous est dirigé vers sa destinée.

     La première chose qu’il convient d’étudier, c’est la connaissance d’Allah (azwadial).  Il est certain que celui qui voit le ciel élevé, la terre abaissée, qui contemple les édifices biens ajustés, en particulier son propre corps, s’aperçoit qu’il y a nécessairement pour toute oeuvre un auteur et pour tout édifice un édificateur.

     Ensuite, il doit examiner les preuves de la véracité du Messager d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam).  La plus importante de toutes, c’est le Coran, dont personne n’a jamais réussi à apporter quelque chose d’équivalent.

     Lorsque celui-ci est convaincu de l’existence du Créateur (azwadial), de la véracité du Messager (sallAllahou alayhi wa salam), il ne lui reste plus qu’à se soumettre à la législation instituée.  Cependant, s’il ne le fait pas, cela témoigne de la fragilité de sa foi.

     Il lui faut ensuite prendre connaissance des prescriptions (farâ’id), telles que les ablutions, la prière, l’aumône obligatoire (s’il possède des biens), le pèlerinage et tous les devoirs religieux.

     Lorsqu’il aura saisi la valeur de ces devoirs et les aura appliqués, il convient à celui qui possède une telle portée d’esprit, de se tourner vers les actes méritoires (fadâ’il).

      Il doit en premier lieu s’appliquer à mémoriser le Coran, à étudier son commentaire, puis à étudier les hadîths du Messager d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam), sa vie, celle des compagnons (sallAllahou alayhi wa salam) et des savants après eux.  On procède du rang le plus haut vers le plus bas, et ainsi de suite…

      Il lui faut absolument acquérir, selon le besoin, une certaine connaissance de la grammaire, ainsi qu’une maitrise d’une partie de la langue arabe, mais aussi la jurisprudence, la prédication, avec toutes les subtilités et les avantages qu’elles offrent.

     J’ai établi ci-après dans cette lettre et dans d’autres écrits, une liste d’ouvrages qui, par la grâce d’Allah (azwadial), te dispense de toutes les oeuvres écrites par les anciens.  Je t’ai dispensé de toute recherche d’ouvrage et de tout effort d’écriture.  Tu ne consacreras d’efforts que pour ces ouvrages.

     J’ai appris avec preuve que l’ardeur naquit avec l’être humain.  Cependant, certaines ardeurs sont négligées.  Lorsqu’elles sont stimulées, elles prédominent.

    Lorsque tu ressens en toi une certaine faiblesse, invoque le Bienfaiteur (azwadial) (Allah), ou même un état de paresse, réfugie-toi auprès de Celui (azwadial) qui assiste.  Tu ne peux tirer de profits qu’en Lui étant soumis.  Aucun bienfait ne peut t’échapper si ce n’est que par rébellion.  Quant au serviteur qui se tourne vers son Seigneur, penses-tu qu’il ne pourra acquérir ce qu’il désire ? Et celui qui, par désobéissance, se détourne d’Allah (azwadial), penses-tu qu’il puisse accomplir son dessein ?

     Mon fils, reconsidère-toi vis-à-vis des lois divines et vois comment tu veilles à ne pas les transgresser, car celui qui a du respect sera estimé, alors que le négligeant sera délaissé.  Je vais t’évoquer certaines anecdotes me concernant, peut-être y verras-tu un exemple de persévérance, ou invoqueras-tu pour moi Celui (azwadial) qui accorde la réussite.
 

L’amour d’un père

Un jeune homme s’apprêtait à obtenir son diplôme de fin d’étude.

Pendant plusieurs mois il avait admiré une belle voiture de sport exposée dans un showroom, et sachant que son père pouvait bien la lui offrir, il lui avait déjà dit que c’est ça qu’il voulait comme cadeau.

Comme le jour de la remise des diplômes s’approchait,le jeune homme s’attendait à voir des signes que son père lui avait déjà acheté la voiture.  Finalement, au matin du  » jour J  » , son père l’appela dans son bureau et il lui dit comment il était fier d’avoir un fils aussi intelligent et formidable, et comment il l’aimait beaucoup. Le père tendit à son fils une boite dans un emballage cadeau, curieux mais aussi déçu le jeune homme ouvrit la boite et découvrit un beau Coran avec une couverture en cuir.

Furieux, il éleva la voix sur son père et lui dit : « Avec tout ton argent, tu ne m’offres qu’un Coran ???  » et claquant la porte, il sortit de la maison en laissant derrière lui le Saint Coran.  Plusieurs années sont passées et le jeune homme se trouva couronné de succès dans le monde des affaires, il s’acheta une grande et belle maison et il fonda une famille merveilleuse.

Un jour, il se souvint de son père qui était devenu très vieux et se dit qu’il devait aller le voir, car il ne l’avait plus revu depuis le jour qu’il avait obtenu son diplôme. Juste avant de partir, il reçut un télégramme lui disant que son vieux père venait de mourir et qu’il avait cédé tous ses biens à son fils. Il devait donc partir immédiatement pour s’occuper de son héritage  

Quand il arriva dans la maison de son père, soudain, son coeur fut rempli de tristesse et de regret…il se mit à fouiller dans les dossiers importants de son père etil tomba sur ce Coran à l’endroit même où il l’avait laissé il y a plusieurs années…il éclata en sanglots, ouvrit le Coran et se mit à tourner les pages.

Et comme il lisait ces paroles, une clé de voiture tomba d’une enveloppe qui était collée à la couverture à l’arrière du Coran.

La clé avait une étiquette avec le nom du concessionnaire du showroom, le même concessionnaire qui vendait la belle voiture de sport qu’il désirait  tant avoir et sur l’étiquette figurait la date du jour de la remise de son diplôme, et ces mots…

TOUT A ETE PAYE

Combien de fois ne sommes-nous pas passés à coté des bénédictions d’Allah, simplement parce qu’elles ne viennent pas de la manière que nous le voulons ?

Allah n’est pas tel que nous Le représentons mais Il est tel qu’Il S’est présenté à nous !

Le droit de l’enfant

1 – L’enfant et les temps de l’ignorance ou jahiliya

 Dans l’Arabie antéislamique, l’usage était, pour bon nombre de polythéistes,d’enterrer vivants, au nom de leurs dieux, leurs nouveau-nés, principalement les enfants illégitimes et les filles, qui constituaient pour eux un déshonneur. Ainsi, l’infanticide était une pratique courante.

{ Ainsi les dieux de nombreux polythéistes leur ont fait croire qu’il était bon de tuer leurs enfants.
C’était dans le but de les faire périr eux-mêmes et de couvrir leur religion d’obscurité.
Ils ne l’auraient pas fait, si Allah l’avait voulu. Laisse-les Ô  Mohamed à ce qu’ils ont inventé }
[ Sourate 6 – Verset 137 ]

Voici un autre verset coranique démontrant le mépris qu’avaient les Arabes païens pour leurs filles :

{ (…) Lorsquon annonce à l’un d’eux la naissance d’une fille, son visage s’assombrit, il suffoque, il se tient à l’écart, loin des gens, à cause du malheur qui lui a été annoncé. Va-t-il conserver cette enfant, malgré sa honte, ou bien l’enfouira-t-il dans la poussière ? Leur jugement n’est t-il pas détestable.} 

[ Sourate 16 – Versets  57 à  59 ]

2 – Le statut de l’enfant revalorisé dans les textes

a –  Condamnation de l’avortement et de l’infanticide

Le Coran condamne fortement la pratique de l’infanticide, quant aux enfants illégitimes, ils ne peuvent être reconnus, mais étant présumés juridiquement libres, ils sont recueillis par la communauté musulmane, qui les adoptera.

Voici comment se prononce le Coran quant à l’interdiction de tuer les enfants : 

{ Accablés par l’indigence, ne tuez pont vos enfants. Nous vous donnerons de la nourriture pour vous et pour eux. } 

[ Sourate 6 – Verset 151 ]

{ Ne tuez pas vos enfants par crainte de pauvreté ; Nous leur accorderons leur subsistance avec la vôtre. Leur meurtre serait une énorme faute. } 

[ Sourate 17 – Verset 31 ]

Le sens de « tuer » est à  prendre au sens large ; il vaut aussi bien pour le meurtre d’un enfant déjà né, que pour un foetus.  En effet, l’islam, considère quele fœtus est un être qui vit, car il a été insufflé du souffle divin, appelé communément l’âme, et seul Allah (azwadial) peut disposer des âmes.

Dans les cinq piliers de l’islam, cheikh Sadek Mohammed Charef  nous livre l’explication suivante : « Ni le père ni la mère n’ont le droit d’attenter à la vie du fœtus, c’est pour cela que l’avortement provoqué est interdit en islam, excepté dans les cas de nécessité impérieuse, lorsqu’il est prouvé par exemple que la vie de la mère et en réel danger si l’on ne met pas fin à  la grossesse. Le même auteur cite ce hadith ou tradition prophétique :

On demanda au Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) quel était le plus grand des péchés. Il répondit :  

« C’est que tu donnes à Allah un associé égal à Lui, alors que c’est Lui Qui t’a crée !  » On lui demanda : « Et quoi encore ? «  Et il dit :« Que tu tues ton enfant de peur qu’il ne partages avec toi ta nourriture et que tu commettes l’adultère avec l’épouse de ton voisin ! » [Rapporté par Bukhari et Moslem ]

b –  Accueil du nouveau-né

D’après la pensée islamique, les enfants, qu’ils soient filles ou garçons, sont considérés comme des richesses, « des éléments de bonheur de ce bas-monde ». Et pour preuve, le Coran allie très souvent le terme d’enfants à celui de richesses ou  bien il assimile les enfants à « des choses excellentes » :

{ Allah vous a donné des épouses nées parmi vous, de vos épouses, Il vous a donné des enfants et des petits-enfants ; Il vous a accordé des choses excellentes… } 

[ Sourate 16 – Verset 72 ]

Les enfants sont donc « des signes de bonne nouvelle et de biens ; C’est un don d’Allah (azwadial), et cela fait partie de l’islam que de se réjouir à la naissance d’un enfant, de féliciter les parent et de fêter l’événement  ». [ cité par Hassan Amdouni ]

Certaines règles de bienséance après la naissance d’un nouveau né ont été établies principalement par la tradition prophétique :

a – Il est souhaitable de prier pour l’enfant et de lui mettre des dattes à la bouche.

Selon Abou Moussa (Radhiallahu anhu) :« J’ai eu un enfant, et je l’ai amené au Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) qui lui a donné le nom d’Ibrahim, lui a mis des dattes et a prié pour lui et me l’a redonné. » [Rapporté par Al-Boukhâri et Muslim ]

Le terme ‘tahnikh’ signifie : mettre quelque chose délicieuse, datte ou miel, dans la bouche de l’enfant, le premier jour de sa naissance.

b) Il est permis dedonner un nom à l’enfant au premier ou au septième jour de sa naissance. On a rapporté d’après Anas ibn Malick  (Radhiallahu anhu) que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : «J’ai eu un enfant et je lui ai donné le nom de mon père.»[ Rapporté par Muslim,3126 ]

Aïcha – Qu’Allah soit satisfait d’elle – a dit :  « Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a baptisé Hassan et al Houseyn au septième jour (de leur naissance) et il leur a donné un nom.» [ Rapporté par Ibn Hibbane, Al-Hakim, et authentifié par Ibn Hadjar dans Fateh al-Bârri 589/9 ]

Le baptême et la circoncision :Selon Souleymane ibn Amir (Radhiallahu anhu) le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :« L’enfant a droit au baptême ; faites couler du sang et enlevez-lui les impuretés. »[ Rapporté par At-Tirmidhi ]

Selon Sumrata Ibn Dioundoub : le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit que :« Tout enfant est un gage avant son baptême, on immole pour lui au septième jour, on lui donne un nom et lui rase la tête.» [ Rapporté par At-Tirmidhi,  Abou Daoud et  Nasai ]

 Quant à la circoncision, elle fait partie de la Sunna.

Selon Abou Houraya (Radhiallahu anhu) :   « Cinq actes font partie de la religion : circoncir, faire le deuil, épiler l’aisselle, tailler les ongles et couper les moustaches.» [ Rapporté par Al Boukhâri et Muslim ]

Les ulémas ont mentionné parmi les pratiques recommandées par la Sunna dans le cadre du baptême du nouveau-né la prononciation de l’appel à la prière sur à son oreille droite pour que le nom de l’unicité d’Allahsoit le premier qu’il entend dans ce bas monde. Cela a un effet immense. Quant à la prononciation de l’annonce du début de la prière sur son oreille gauche, cela n’est pas confirmé. [ Voir As Silsilatou Ad-dayifa 1/491 ]

Il faut raser les cheveux de sa tête et enduir la tête du parfum ‘’Safaran’’ car il y’a dans cela beaucoup d’intérêts. Ensuite, on donne en aumône le poids en or ou en argent de ses cheveux. Il n’est pas exigé de peser les cheveux. Quand cela est difficile, on se contente seulement de sortir une pièce de monnaie de même valeur que le poids estimé en or ou en argent de ses cheveux. On donne en aumône cette valeur pour le bien de l’enfant.

c –  Recommandation en faveur des orphelins

C’est parce qu’ils sont démunis, car privés d’affection et de protection matérielle, et émotionnellement plus sensibles que les enfants entourés de la bienveillance parentale, que les orphelins ont suscité une attention particulière en islam.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  lui-même orphelin, et Allah (azwadial) à travers le Coran, ont fait plusieurs recommandations en faveur des déshérités d’une manière générale, et des orphelins, en particulier.

C’est ainsi que nous lisons dans la sourate La Vache (qui est une sourate à caractère législatif) au verset  215 :

{ Ils t’interrogent au sujet de ce que vous devez dépenser : Dis : « ce que vous dépensez sera pour vos père, mère, vos proches, pour les orphelins, les pauvres et pour le voyageur – Allah connaît ce que vous faîtes de bien }

A côté des recommandations, le Coran exposedes interdictions formelles imposées aux croyants quant à la relation à avoir avec l’enfant ayant perdu ses deux parentsou l’un des deux. Dans la morale du Coran Interdiction :

De toucher aux biens des orphelins, sauf de la manière la plus honnête (en vue de les mettre en valeur)  [ Sourate 4 – Verset 6], [ Sourate 6 – Verset 152 ]


De repousser l’orphelin [ Sourate 107 – Verset 2 ]


De lui faire quelque violence [ Sourate 93 – Verset 9 ]


De le traiter dédaigneusement [ Sourate 89 – Verset 17 ]

Le texte coranique insiste particulièrement sur la première interdiction, celle de protéger les biens des orphelins, considérés comme des biens sacrés que nul ne peut s’octroyer, même pas le tuteur de l’enfant. Dans la sourate 4, versets 2 et 6, nous lisons :

{ Rendez leurs biens aux orphelins (devenus majeurs). Ne prenez pas l’illicite en échange du licite (en substituant ce que les orphelins possèdent de bon à ce que vous posséder de mauvais) Ne substituez pas leurs biens en les confondant aux vôtres. C’est un crime énorme (…) Gardez-vous de les consumer par prodigalité ou en vous hâtant de les en priver avant qu’ils ne deviennent majeurs. }

Sous l’angle de la législation musulmane, il serait intéressant de soulever le problème du statut de l’enfant par rapport à son tuteur, quel est-il,l’enfant est-il considéré comme son fils adoptif, a-t-il les mêmes droits que ses enfants légitimes ?

En fait, les réponses apportées à ces questions sont doublement négatives, pour la simple raison quel’islam, non seulement ne reconnaît en aucun cas l’adoption filiale, mais il l’interdit catégoriquement, mettant ainsi fin à une pratique préislamique qui consistait à se choisir un enfant et à l’insérer à part entière au sein de sa famille. « Ceci est un acte contre nature » affirme Cheikh Sadek, car il « autorise une personne étrangère à la famille de bénéficier et de jouir illégalement de tous les droits d’un enfant légitime. »

De plus, cet enfant « va considérer à tort que les personnes de son entourage constituent sa véritable famille et, de ce fait, il va tout naturellement s’interdire d’épouser une prétendue sœur ou prétendu frère (selon le cas), alors que ces personnes lui sont en réalité étrangères et qu’il est tout à fait en droit de les épouser. Sous cette optique, « l’enfant adoptif va pouvoir hériter illégalement de ses faux parents et, par-là, il va peut être priver indûment les vrais ayant droit d’une part légitime de leur héritage. » Voici ce que disent les textes saints :

{ Il n’a point fait de vos enfants adoptifs vos propres enfants. Ce sont des propos que sortent de vos bouches ! Mais Allah dit la vérité. Et c’est Lui qui met (l’homme) dans la bonne direction. Appelez les du nom de leur père, c’est plus équitable devant Allah. Mais si vous ne connaissez pas leur père, alors considérez-les comme vos frères en religion ou vos alliés. } 

[ Sourate 33 – Versets 4-5 ]

Si la formule de l’adoption, par reconnaissance filiale, est interdite, le musulman, peut très bien prendre à sa charge un orphelin ou en enfant naturel, afin de l’élever, mais tout en lui faisant savoir son histoire, à savoir qu’il est le fils d’un autre. D’ailleurs, l’islam encourage et recommande cette dernière formule, et autorise de « faire des dons en espèce ou en nature à  l’enfant adoptif en lui léguant par testament une partie de l’héritage, sans toutefois en dépasser le tiers. »

Voici ce que dit le prophète Mohamed (sallAllahou alayhi wa salam) à l’égard des orphelins, et de ceux qui en prennent soin :

Selon Abou Houreyra (Radhiallahu anhu) le Messager d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : « Celui qui entretient l’orphelin (qu’il soit ou non de sa famille) sommes, lui et moi dans le Paradis comme ces doigts. » Le narrateur (Malek Ibn Anas (Radhiallahu anhu) ) montra ses deux doigts (l’index et le majeur, c’est à dire côte à côte.) [ Rapporté par Muslim ]

d) Recommandation en faveur des filles

     L’éducation des filles a longtemps été laissée pour compte dans la société arabo-islamique, même de nos jours, car l’enfant-fille est porteuse de préjugés largement répandus ; Elle est le reflet de l’honneur de la famille, d’où la sévérité de son éducation, plus fondée sur la tradition sociale, donc teintée de superstition, de crainte et de soumission aveugle, et bien sûr, de mauvais traitements qu’elle subit de la part de ses aînés ou éducateurs. N’oublions pas qu’elle fut jadis sujette à des ensevelissement lorsqu’elle venait au monde(pratique qui était courante dans la péninsule arabique avant l’avènement de l’islam.)

Nefissa Zerdouni introduit son chapitre sur l’éducation des filles en milieu traditionnel algérien ainsi : « Accueillie sans enthousiasme, même par la maman qui a peut être souhaité que son premier bébé soit féminin mais qui sait bien que l’entourage est consterné,la fille aura une enfance très différente du garçon (…) Sa personnalité est systématiquement étouffée, c’est à dire qu’elle est dans l’impossibilité de se révéler et de s’épanouir. Toute notion d’initiative, de devoir et de responsabilité sera plus tard amoindrie dans le comportement féminin »

Dans les textes saints, et nous l’avons vu plus haut, la condamnation de l’infanticide (ensevelissement des filles) est très forte. Donc,les recommandations en faveur d’une bonne éducation des filles sont nombreuses et insistantes ; l’équité, la démonstration affective, la justice, le respectsont les mot-clefs qui doivent régir la relation entre l’enfant-fille et ses éducateurs. Dans son énumération des concepts de justice sociale, voici ce que dit Cheikh Al Munajid :

« L’islam a prescrit aussi la justice envers les enfants. Dans le hadith, on lit « Craignez Allah et soyez justes envers vos enfants » [ Rapporté par El Boukhari ]

L’auteur  approfondit un peu plus le sujet en exposant l’analyse d’un juriste :« il n’est pas permis à un individu de faire une donation ou une aumône (qu’elle soient d’ordre affectif ou matériel) à l’un de ses enfants, à moins d’en faire autant à chacun d’eux, ni de favoriser un garçon sur une fille, et vice versa, sous peine de nullité. » Voici pour ce qui concerne le hadith :Anas (Radhiallahu anhu) a rapporté qu’un jour « un homme était assis en compagnie du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) lorsque son fils vint auprès de lui : il l’embrassa et le fit asseoir sur ses genoux. Vînt ensuite sa fille, il la prit et l’assit à côté de lui.  Alors le Messager d’Allah lui dit : « Tu n’as vraiment pas été équitable. » Le traducteur note que « non seulement il n’a pas embrassé sa fille comme il avait embrassé son fils, mais encore, il ne l’a pas prise sur ses genoux : il lui a donc montré moins de tendresse. »

Une autre tradition prophétique est rapporté par El Boukhari (Radhiallahu anhu) : Aïcha (Radhiallahu anha) a raconté ceci :

« Une femme vint à moi, accompagnée de ses deux filles, me demander l’aumône. Je ne trouvai rien auprès de moi, sauf une unique datte que je lui donnai. Et elle de la partager en deux entre ses filles.  Puis elle se leva et partit. Le Prophète(sallAllahou alayhi wa salam) entra alors et je lui racontai la chose. Il dit : « Pour celui qui a été affligé en quelque manière du fait de ses filles et qui a été bon avec elles, celles-ci seront une protection contre le feu» (sous-entendu de l’enfer)

Bien sûr, il ne faut pas lire ce texte au premier degré, car je pense qu’il y a une symbolique derrière ce récit ; L’objet du partage n’est pas important en soi, seul le partage équitable envers ses propres filles est à considérer, ainsi que la privation de la mère,qui a préféré nourrir ses filles, en premier lieu, malgré sa propre faim.

Enfin, un autre hadith complète ce dernier :

« Celui qui élève deux filles jusqu’à ce qu’elles atteignent leur pleine maturité, viendra au Jour du Jugement, sur le même pied d’égalité que moi » .

C’est à dire qu’il les aura nourries, vêtis, instruites.

     Concernant ce récit, Hassan Amdouni apporte une explication à propos du statut de la fille en islam : « En droit musulman, une fille arrive à sa maturité lorsque, étant en âge de se marier, elle contracte effectivement  mariage et passe ainsi de la responsabilité de son père à la responsabilité de son mari. En effet, l’islam impose au père (ou tuteur)de prendre en charge l’entretien des enfants, et plus spécialement des filles. » Il est vrai qu’une fille ou une femme ne doit jamais être contrainte à subvenir à ses besoins (elle peut disposer d’une fortune personnelle sans toutefois y avoir recours), son père ou son mari a le devoir de veiller à ce qu’il ne manque de rien. Amdouni ajoute à ce propos « qu’en islam, on ne conçoit pas qu’il y ait une limite d’âge au-delà de laquelle une fille n’aurait plus droit à l’entretien, ainsi qu’à l’aide et à la protection morale qui lui sont corrélatives. » Et cela n’enlève rien au fait qu’une fille pubère non mariée ou même une femme mariée est considérée comme une personne civilement responsable, et « le fait qu’on pourvoie à son entretien ne diminue en rien son statut personnel et ne la prive pas de son droit à disposer d’elle-même. »

Voici un hadith qui relate la relation qu’entretenait le Prophète Mohamed (sallAllahou alayhi wa salam) avec sa propre fille Fatima  – Qu’Allah soit satisfait d’elle – : La mère des croyants, Aïcha  (Radhiallahu anha) – Qu’Allah soit satisfait d’elle – (épouse du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) ) a dit :

« Je n’ai jamais vu une personne qui ressemblât autant au Messager d’Allah, tant pour la façon d’être que pour la guidance ou pour la dignité, que fatima : lorsqu’elle entrait chez lui, il se levait pour aller à  sa rencontre, il la prenait par la main, l’embrassait et la faisait asseoir à sa place ; Et lorsqu’il entrait chez elle, elle se levait, le prenait par la main, l’embrassait et le faisait asseoir à sa place ! »

La générosité du prophète

La générosité du prophète (sallAllahou alayhi wa salam) était l’exemple à citer. Il répondait  en  effet, à la demande de tout mendiant.

Un jour un homme lui demanda de lui faire don de l’habit qu’il  portait. Pour ne pas le décevoir, il entra dans sa maison, enleva l’habit et sortit pour le lui donner.

Dans les sahih,  Boukhari et Mouslim  rapportent que Anas bin Malek (Radhiallahu anhu)  a dit :

« Le prophète, n’a jamais refusé de donner une aumône à celui qui la lui demande. Un homme lui avait demandé une aumône,   et il lui avait accordé des moutons qui se trouvaient entre deux monts. L’homme accourut chez son peuple et leur dit : « O gens, embrassez l’Islam car Mouhamed est un homme généreux qui fait des dons tel un homme qui ne craint pas la pauvreté »

Lorsqu’un homme se présentait après du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) et lui demandait une des choses de la vie,   il sortait de chez lui transformé : sa religion devenait plus aimée et plus chère que la vie et  ses jouissances.

Citons   également le hadith de Boukhari rapporté par Ibn ‘Abbas (Radhiallahu anhu).

On avait  demandé à ce dernier de parler de la générosité du Messager de Dieu, il avait dit : 

« Le messager d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) que Dieu le  bénisse et le salue, était le plus  prodigue des hommes. Sa prodigalité atteignait son culminant au mois de  Ramadan, lorsque Gabriel  (alayhi as-salâm) venait à  sa rencontre et lui apprenait  le Coran. »

Sa   générosité ne cessait jamais , confirmons-la par des exemples  suivants

On lui offrit quatre vingt dix dihrams qu’on avait posé sur un tapis. Il les distribua, tous,  
et ne refusa pas d’accorder quelque chose à celui  qui le lui demandait.

Il donna à  Al’Abass, une si grande quantité d’or qu’il ne put la porter.

Un homme vint à lui et demanda  son aide. « Je n’ai rien à te donner », lui dit-il, « mais vas acheter ce que tu veux à  mon compte. Je rembourserai le vendeur lorsque j’aurai de  quoi le payer. »

Comment le prophète de Dieu (sallAllahou alayhi wa salam) ne peut-il pas être le plus prodigue de tous alors qu’il est celui qui avait dit :

« Chaque jour, deux anges descendent  le matin au bas monde, l’un d’eux dit :
« Seigneur, donne à celui qui dépense (en aumône) en compensation »  et l’autre  dit :
« Seigneur, inflige une perte à celui qui   retient son argent. »

Il est celui qui a rapporté ce hadith à provenance   divine : « Le Seigneur tout puissant a dit : Fils d’Adam, dépense et je dépenserai pour toi. »

Allah  (azwadial) a  également révélé à cet égard :

« Dis : « Mon Seigneur dispense avec largesse ou restreint Ses dons à ce qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et toute dépense que vous faites [dans le bien], Il la remplace, et c’est Lui le Meilleur des donateurs. » 

( Sourate 34, verset 39)

La purification et la femme

Question 1-2 : Qu’est-ce que les menstrues ? Quelle est leur quantité, quelle est leur durée la plus courte ?

Réponse : Al-hayd (menstrues, règles), signifie « écoulement ». Étymologiquement, les arabes disent :  » L’arbre est en menstruation, s’il dégage du mucilage  » et  » La rivière est en menstruation, si elle coule ».

En jurisprudence, la menstruation est l’écoulement périodique du sang provenant de la surface de la muqueuse utérine.  Les menstrues sont provoquées par des réactions naturelles à des moments déterminés, mais qui varient d’une femme à l’autre, d’un cycle à l’autre.  Quant à la durée minimale de la période menstruelle, elle est d’un jour et une nuit en continu ; cela signifie que la durée entre le début de l’écoulement du sang et la purification est supérieure à un jour et une nuit.  Si elle lui est inférieure, c’est un cas de ménorragie (istihâda).  La femme doit alors accomplir les prières antérieures, correspondant à cette période.

La durée maximale des règles est de quinze jours, nuits comprises même si le sang ne s’écoule pas de façon continue.  Ce qui importe c’est quinze nuits, même si la femme n’est pas sûre que le saignement constaté le premier jour n’est pas en fait apparu la nuit précédente.  Par exemple, lorsqu’elle constate la perte de sang à son réveil.

Quant à l’avis qui dit « La durée minimale des menstrues est de trois jours et celle maximale de dix jours », ceci est un avis faible. Dans la majorité des cas les menstrues durent six jours. 

Professeurs Hamza et Mâjid.

Question 3 : Est-il licite de manger avec une femme en état de menstruation ou de lochies ?

Réponse : Rien n’interdit de manger le repas préparé par une femme qui a ses menstrues, ni de boire dans le même verre qu’elle.

Anas (Radhiallahu anhu) rapporte que, chez les Juifs, les hommes ne mangent pas avec leurs femmes quand celles-ci ont leurs menstrues et s’abstiennent aussi d’avoir des rapports sexuels avec elles.  Mais, ils cohabitent dans les mêmes demeures.

Les Compagnons du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) ont interrogé celui-ci à propos de cette question, suite à quoi Dieu lui a révélé :
 » Tenez-vous à l’écart des femmes pendant les menstrues » (Sourate 2, verset 222).

L’Envoyé de Dieu (azwadial) a dit alors :  » Faites tout sauf les rapports sexuels  » (rapporté par Mouslim).

Aïcha [Qu’Allah soit satisfait d’elle] a dit :  » Je buvais alors que j’avais mes menstrues et je donnais à boire au Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) qui buvait, posant ses lèvres là où j’avais mis les miennes » (rapporté par Mouslim).

‘Abdallâh Ibn Mas’oûd (Radhiallahu anhu) a dit : J’ai interrogé l’Envoyé de Dieu (sallAllahou alayhi wa salam) au sujet de se mettre à table avec sa femme quand elle a ses menstrues.  Il a dit  » Mange avec elle » (rapporté par at-Tirmidhî et Ahmad).

Question 4 : Quels sont les actes illicites pour une femme en état de menstruation et de lochies ?

Réponse : A cause des menstrues et de l’accouchement, huit choses sont illicites :

1 – La prière ainsi que la prosternation lors de la lecture du Coran pour remercier Dieu. Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :  » Si les menstrues arrivent, renonce à la prière » (rapporté par les deux cheikhs – al-Boukhârî et Mouslim).
2 – Le jeûne qu’il soit obligatoire ou surrérogatoire.
3 – La lecture du Coran.
4 – Porter le moushaf (Coran).
5 – Toucher le moushaf  
6 – Entrer dans une mosquée.
7 – Faire la tournée processionnelle autour de la Ka’ba (at-tawâf).
8 – Avoir des rapports sexuels.


Professeurs Hamza et Mâjid

Question 5 : Est-il autorisé à l’homme d’avoir des rapports sexuels avec sa femme pendant les menstrues ?

Réponse : Ce que l’on entend par menstrues ici c’est le sang qui provient de l’utérus de la femme, alors qu’elle n’est pas atteinte d’une maladie qui provoquerait cet écoulement.  Les règles apparaissent normalement à la puberté.  Leur couleur est noire, rouge ou jaunâtre.  Il y a normalement un cycle par mois.  Le sang des menstrues est reconnaissable pour une femme.

Il est interdit au mari d’avoir des rapports sexuels avec sa femme pendant ses menstrues.

 Cela a été décrété dans le Coran et la pure tradition prophétique.  Dans la sourate al-Baqara (la vache) Allah (azwadial) dit :  » Ils t’interrogent sur les menstrues, dis : c’est un mal.  Tenez-vous à l’écart des femmes pendant leur menstruation ; ne les approchez pas, tant qu’elles ne sont pas pures.  Lorsqu’elles sont pures, allez à elles, comme Dieu vous l’a ordonné.  Dieu aime ceux qui reviennent sans cesse vers lui, Il aime ceux qui se purifient » (Sourate 2, verset 222).

Il est permis au mari de jouir de sa femme pendant sa menstruation s’il le désire, en dehors de l’acte conjugal.  On a interrogé  Aïcha [Qu’Allah soit satisfait d’elle] sur ce qui est permis à l’homme de faire avec sa femme quand elle a ses menstrues.  Elle a répondu :  » Tout, sauf  l’acte sexuel « .

Docteur Ahmad Charabâsî

Question 6 : Que penser de la femme dont la période habituelle de menstruation est de 6 à 7 jours et qui se prolonge à 10 jours, ou plus, mais dont l’écoulement de sang s’interrompt durant une seule nuit puis reprend ensuite ! Doit-elle se laver et faire sa prière ou doit-elle attendre jusqu’à sa purification totale étant donné qu’elle a dépassé sa période habituelle, se trouvant alors en situation de ménorragie ?

Réponse : Si la réalité est conforme à ce qui a été dit – arrêt des menstrues une seule journée ou une seule nuit durant la période de menstruation – elle doit se laver et une fois purifiée, accomplir les prières qu’elle a manquées.  Ceci parce que Ibn ‘Abbâs (Radhiallahu anhu) a dit :  » Si elle constate que le sang est bien celui des règles, elle ne prie pas, et si elle constate qu’il s’est arrêté durant une heure, qu’elle se lave « .

Il a aussi été rapporté que si l’état de pureté dure moins d’un jour, on ne le prend pas en compte car Aicha [Qu’Allah soit satisfait d’elle] a dit :  » Ne vous pressez pas jusqu’à ce que vous constatiez que la serviette (ou le morceau de coton) soit blanche ».

Comme le sang coule en discontinuité, l’état de pureté ne s’établit pas par un arrêt qui dure moins d’une heure.  Tel est le choix de l’auteur du livre « Moughnî al-Hanbali ».

Cheikh ‘Abd al-‘Azîz Ibn Bâz

Question 7 : Que penser de la perte de sang en dehors de la période de menstruation

Réponse : L’écoulement du sang en dehors de la période de menstruation et de lochies indique une ménorragie, dont on se purifie en accomplissant les petites ablutions avant chaque prière.  S’il est plus abondant on le considère comme de l’incontinence urinaire.  La règle de purification des menstrues dans ce cas est la même que celle de l’impureté mineure ; les ablutions sont annulées dès que l’écoulement se produit avant la prochaine prière.  Dans le cas contraire, cela est considéré comme une incontinence urinaire excusable, ne nécessitant pas de refaire les ablutions.
Cheikh Moûsâ Sâlih Charaf

Question 8 : Qu’est-ce que la ménorragie ? Quelles sont ses règles ?

Réponse : La ménorragie est une perte de sang – due à une affection – qui provient de la rupture des petits vaisseaux sanguins qui tapissent le bas de l’utérus, ceci suite aux menstrues, à l’accouchement, etc.

D’ordinaire, on ne qualifie de ménorragie que le sang qui suit les menstrues.  Elle engendre les obligations suivantes :

1 – La femme atteinte de ménorragie doit faire sa toilette intime avant d’accomplir ses ablutions avec de l’eau ou du sable, si elle pratique les ablutions pulvérales (tayammoum).  Ensuite elle se protège d’une serviette, de tampons, etc.  Comme c’est une purification nécessaire, elle doit faire ses ablutions juste avant d’accomplir sa prière.

2 – Elle doit renouveler ses ablutions à chaque prière obligatoire et même pour accomplir des prières surrérogatoires.  Elle peut faire autant de prières qu’elle le désire.

3 – Elle doit changer de serviette à chaque prière obligatoire.

4 – Son mari peut avoir des rapports sexuels avec elle, même si les saignements persistent.

5 – Sa règle est la même que celle des femmes non atteinte de ménorragie.  Elle prie, jeûne, peut effectuer une retraite spirituelle à condition de ne pas souiller la mosquée.  Elle peut lire le Coran, toucher le moushaf, et accomplir toutes les adorations.

Professeurs Hamza et Mâjid

Question 9 : Quelles sont les règles des lochies ?

Réponse : Les lochies (an-nifâs) sont l’écoulement du sang suite à l’accouchement.  Elles l’accompagnent, le suivent ou le précèdent de deux ou trois jours avec les douleurs.  Cheikh al Islâm Ibn Taymiyya a dit:  » C’est ce qu’elle constate au moment où commencent les douleurs de l’accouchement.  Telles sont les lochies « .  Les deux ou trois jours ne sont pas posés comme condition.  Cela désigne simplement les douleurs qui précèdent la naissance, sinon ce ne serait pas une perte de sang liée à l’accouchement.

 Les savants ne sont pas d’accord au sujet de sa durée minimale.  Ibn Taymiyya a dit :  » Le sang des couches n’a pas de durée maximale ou minimale.  S’il arrive qu’une femme constate qu’elle perde du sang à plus de quarante, soixante ou soixante-dix jours puis qu’il cesse, c’est un « sang » de couches. Mais s’il continue à s’écouler, c’est un saignement pathologique.  La durée du sang de couches est fixée, selon le consensus, à quarante jours.

A mon avis, si l’écoulement du sang dépasse quarante jours et qu’elle a l’habitude de constater que le sang ne coule pas de façon continue, elle doit attendre jusqu’à son arrêt complet.  Sinon, elle se lave après quarante jours, sauf si cela coïncide avec la période de ses menstrues, dans ce cas elle doit attendre la fin de ses menstrues.  Le moment de l’arrêt du saignement doit être considéré comme une règle personnelle dont la femme doit tenir compte ultérieurement.  Si le sang continue à couler, alors elle est en ménorragie.  Elle doit appliquer les règles relatives à cela, et qui ont déjà été évoquées.

Si l’écoulement du sang s’arrête avant la fin des quarante jours, elle doit se laver puis prier ; elle peut jeûner et avoir des rapports sexuels avec son mari.  Si l’arrêt a duré moins d’un jour, cette règle ne s’applique pas.

L’enfantement ne s’affirme que si elle accouche de ce que l’on peut considérer comme une créature humaine. Si elle accouche d’un embryon dont on ne peut distinguer la forme humaine, son sang n’est pas considéré comme des lochies mais comme un saignement pathologique. On applique alors la règle de la femme atteinte de ménorragie.  La période la plus courte pour considérer le foetus comme créature humaine est de quatre vingt jours à partir de la constatation de la grossesse.  Souvent, cette période est de 90 jours.

Ibn Taymiyya a dit :  » Si elle constate l’apparition de sang avant les douleurs elle ne doit pas en tenir compte.  Si c’est après, elle doit cesser de faire la prière et de jeûner.  Mais si, après l’accouchement, il s’avère que le sang qui les a précédées n’était pas celui des lochies, elle doit rattraper ce qu’elle n’a pas accompli. Sinon, la femme purifiée n’a rien à rattraper ».

Cheikh Mohammad Sâlih al-‘Outhaymin

Question 10 : Quelle est la récompense de la femme décédée en couches ?

Réponse : ‘Oubâda Ibn as-Sâmit (Radhiallahu anhu) rapporte que l’Envoyé de Dieu (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :  » Qui considérez-vous comme martyr ?  » On a répondu :  » Celui qui combat et meurt dans la voie de Dieu « .

L’Envoyé de Dieu (sallAllahou alayhi wa salam) a répondu: « Alors les martyrs de ma communauté ne sont pas nombreux ! Le mort dans la voie de Dieu est un martyr.  Celui qui a été poignardé est un martyr, celui qui est décédé d’un mal de ventre est un martyr, la femme décédée en couches est une martyre ».

Selon une autre version, ‘Oubâda Ibn as-Sâmit (Radhiallahu anhu) rapporte que l’Envoyé de Dieu (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :  » Celui qui est mort dans la voie de Dieu est un martyr, à cause d’un mal de ventre est un martyr, noyé est un martyr, la femme morte en couches est une martyre ». 

Cheikh Ibn al-Jawei