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Shahada – Le pacte primordial

Alors que les hommes étaient encore dans les reins d’Adam, Allah (azwadial) leur demanda:

{ Ne suis-Je pas votre Seigneur ? }

Devant l’évidence de cette vérité, tous les hommes à venir jusqu’à la fin des temps répondirent:

{ Certes oui ! Nous l’attestons } [ Sourate 7 – Versets 172-173 ].

   Ainsi, avant même de naître dans ce monde, tous les êtres humains énoncèrent une attestation synthétique correspondant à la première partie de la chahàda:« J’atteste qu’il n’y a pas de divinité si ce n’est Allah ».  En reconnaissant ainsi que la Toute-Seigneurie appartient à leur Créateur, les hommes reconnurent implicitement leur état de totale servitude face à Lui (azwadial).  En attestant qu’Il est « I’Etre Unique par Qui tout est », ils prirent conscience que leur propre réalité ne peut être qu’en Allah et ils reconnurent de ce fait leur état de totale indigence, de total besoin de Lui.  

{ O vous les hommes!  Vous êtes les pauvres vis-à-vis d’Allah, et Allah est Le Totalement-Riche par Lui seul, Le Digne de louange. } 

[ Sourate 35 – Verset 15 ]

   Dans ce monde l’homme est confronté à lui-même.  Il se constate doté d’un libre arbitre lui assurant une apparente liberté de décision, reflet en lui de la souveraine Volonté divine dont il a reçu pour fonction d’être le porte-parole sur terre . Mais le libre arbitre est une arme à double tranchant.  L’homme doit gouverner son libre arbitre et le contraindre à toujours trancher dans le sens de la vérité, c’est-à-dire en conformité avec la Volonté divine; et il n’agira ainsi que tant qu’il se souviendra d’Allah et restera pleinement conscient que sa réalité essentielle est en Allah Seul et qu’il n’a, par lui-même, aucune suffisance.

S’il oublie Allah (azwadial), il s’imaginera que la liberté de décision qu’il constate en lui prouve qu’il est un être autonome et suffisant.  Il « s’autorisera » alors à prendre des décisions en fonction de ses propres désirs et passions et deviendra ainsi infidèle à son Seigneur :  

{ As-tu vu celui qui a pris ses passions pour divinité… ? } 

[ Sourate 25 – Verset 43 ]

Or l’homme est oublieux:

{ Nous avions jadis établi un pacte avec Adam; puis il l’oublia.  Nous n’avons pas trouvé en lui de ferme résolution. } 

[ Sourate 20 – Verset 115 ].

Cet oubli, cette négligence, cette infidélité est le péché de l’homme.

   Mais le Pacte primordial n’était pas unilatéral.  Allah (azwadial) Lui-même S’engagea vis-à-vis de Son serviteur indigent … indigence qui est la source même de cette capacité d’oubli inhérente à la nature humaine.  Le Seigneur de la Toute-Puissance, sachant que Son serviteur était incapable par lui-même de rester parfaitement fidèle à sa parole, S’est donc engagé à le secourir :

 { […] C’est un devoir pour Nous de secourir les croyants }

[ Sourate 30 – Verset 47 ]

La révélation et la mission des Envoyés d’Allah constituent ce secours du Tout-Miséricordieux:

{  Nous ne t’avons envoyé que comme miséricorde (rahma) pour les mondes }
[ Sourate 21 – Verset 107]

Fidèle à Son Pacte, le Seigneur réveille Ses serviteurs,les tire de leur état d’inconscience, d’insouciance et de négligence, leur rappelle la Vérité oubliée et les replace face à leur responsabilité:

{ Nous t’avons envoyé avec la Vérité comme annonciateur et avertisseur.
 Il n’existe pas de communauté où ne soit passé un avertisseur. }
[ Sourate 35 – Verset 24 ]

   La mission prophétique a pour but de renouveler en ce monde le Pacte primordial; mais cette fois en mode analytique, car l’homme a besoin, ici-bas, de connaître en détail les clauses implicites de ce pacte afin d’être en mesure d’y conformer tout son être (corps, âme et esprit) en toute circonstance.  Et c’est notamment pourquoi Allah (azwadial), par miséricorde, choisit toujours un homme parfait pour envoyé (alors qu’Il aurait pu prendre un ange) afin que les croyants aient un exemple tangible, explicite et imitable de ce qu’est la parfaite conformité au pacte:

{ Il y a pour vous, en l’Envoyé d’Allah, un exemple excellent à suivre pour celui qui espère en Allah et au Jour Dernier et qui abonde dans le souvenir d’Allah. }  

[ Sourate 33 – Verset 21 ]

   Avant même que le prophète Muhammad (sallAllahou alayhi wa salam) ait reçu sa mission, les hommes l’avaient déjà surnommé « El-Amin », c’est-à-dire « le Fidèle », « le Loyal », « le Sûr ».

En disant la chahada, le croyant réaffirme d’abord la vérité synthétique correspondant à ce dont il avait témoigné jadis:   « J’atteste qu’il n’y a pas de divinité si ce n’est Allah ».

Puis il confirme qu’il reconnaît les clauses détaillées de ce pacte et qu’il s’engage à y soumettre son libre arbitre en disant:  « Et j’atteste que Muhammad est l’Envoyé d’Allah ».

L’Attestation de foi –  Par Yacoub Roty – Edition Ennour

Couvrir ses pieds durant la Salât

La femme libre est responsable doit couvrir tout son corps pendant la prière, à l’exception de son visage et ses mains, car tout le reste de son corps est à cacher.

Si au cours de sa prière, elle laisse apparaître une partie de son corps qu’elle doit cacher comme la jambe, le pied, la tête ou une partie de la tête, sa prière sera invalide compte tenu des propos du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) :

« Allah n’agrée pas la prière d’une adulte si elle ne se voile pas »
[ Ahmad et les auteurs des Sounan grâce à une chaîne de transmission authentique, excepté An-Nassaï ]

À ce propos, Abou Daoud (Radhiallahu anhu) a rapporté d’après Um Salama qu’elle avait demandé au Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  si la femme pouvait prier vêtue d’une robe et d’un voile, sans porter de pagne et il lui avait dit :

« La femme est awra (chose à cacher) ».

S’agissant du visage, la Sunna veut qu’il soit découvert pendant la prière, pourvu qu’il n’y ait pas d’étrangers sur place. Quant aux pieds, la majorité des ulémas croientqu’ils doivent être couverts. Certains d’entre eux tolèrent qu’ils soient découverts. Mais la majorité pensent que cela est interdit et qu’il faut les cacher.

C’est pourquoi Abou Daoud (Radhiallahu anhu) a rapporté qu’il a été demandé à Um Salamata  (Radhiallahu anha) [qu’Allah soit satisfait d’elle] si la femme pouvait prier vêtue d’une chemise et d’un voile, et elle avait dit :

« Il n’y a aucun mal si la chemise couvre ses pieds ».

Aussi vaut-il mieux prendre la précaution de couvrir les pieds. Quant aux paumes, leur cas fait l’objet d’une grande tolérance : elle peut les couvrir ou les laisser. Certains ulémas pensent qu’il vaut mieux les cacher. Allah (azwadial) est celui qui assure l’assistance.

Cheikh abd al-Aziz ibn Baz

La femme doit-elle se voiler pour lire le coran ?

La femme n’a pas à se voiler pour pouvoir lire le Coran puisque aucun argument ne prouve cela. Cheikh Ibn Outhaymine (rahimahullâh) dit à ce propos : « La lecture du Coran ne nécessite pas la couverture de la tête » Voir fatawa d’Ibn Outhaymine, 1/420.

Ibn Outhaymine dit encore à propos de la prosternation qui accompagne la lecture du Coran : « La femme procède à cette prosternation quand elle lit le Coran. L’on peut se prosterner dans n’importe quel état, même en laissant la tête découverte. C’est parce que cette prosternation n’a pas le même statut que la prière. » Voir Fatawa al-djami’a lilmar’a al-mouslima, 1/249.

Celui ou celle qui doit prendre le bain rituel consécutif à l’acte intime n’est pas autorisé à lire le Coran, ni à partir du Livre ni à partir (d’une autre source) avant de se laver. En effet, il a été rapporté de façon sûre que seul cet état d’impureté rituelle empêchait le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  de lire le Coran.

L’impureté rituelle mineure n’empêche pas la récitation du Coran, compte tenu de la généralité des arguments. » Madjmou’ Fatawa. Cheikh Ibn Baz 10/150.

Cependant il est préférable et recommandable de procéder à des ablutions avant la lecture du Coran. Celui-ci est en effet la parole d’Allah (azwadial) . Par conséquent, sa noblesse commande l’acquisition de la propreté rituelle par celui qui s’adonne à la lecture.

Par ailleurs, il n’est permis à personne de toucher le Coran avant d’avoir procédé à des grandes ablutions, compte tenu des propos du Très Haut : « Seuls les purifiés le touchent » [ Sourate 56 – verset 79 ] Voir la source précédente. Et Allah le sait mieux.

Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid

Les actes ne valent que par les intentions

Le commandant des croyants, Omar Ibn Al Khattab (Radhiallahu anhu) a dit : « J’ai entendu le Messager de Dieu (sallAllahou alayhi wa salam) dire :

« Les actes ne valent que par les intentions. Et à chacun selon son dessein. Celui qui émigre pour Dieu et Son Messager, son émigration lui sera comptée comme étant pour Dieu et Son Messager. Et celui qui émigre pour acquérir des biens de ce bas monde ou pour épouser une femme, son émigration ne lui sera comptée que pour ce vers quoi il a émigré ». [Rapporté par Al Boukhari et Muslim]

Explications  :  L’importance du hadith

     C’est un des hadiths les plus importants qui constituent le pivot de l’Islam, car il est un des fondements de la religion et que la plupart des règes juridiques tournent autour de lui. C’est ce qui ressort des dires des savants.

      Abu Dawud a dit que ce hadith – les actes ne valent que par leurs intentions – est la moitié de l’Islam, car la religion est soit apparente, à savoir les actes, soit intérieure, c’est-à-dire l’intention.

     L’imam Ahmad et Ashafi’i ont dit que ce hadith, « Les actes ne valent que par les intentions », résume le tiers de la science.

La raison en est ce que l’homme acquiert (en terme de bonnes ou mauvaises actions), se fait au moyen de son coeur, de ses paroles de ses membres.

L’intention du coeur est l’une de ces trois moyens. C’est pourquoi, les savants ont trouvé bon de commencer leurs livres et leurs recueils par ce hadith.

C’est ainsi qu’el Bukhari l’a placé en tête de son recueil de hadiths authentiques. (Aç-çahih), et qu’An-Nawawy ses trois ouvrages : « Le jardin des vertueux », « Les invocations » et « Les quarante hadiths » avec ce même hadith. L’intérêt de le mettre en tête de leurs ouvrages est d’attirer l’attention du chercheur de science afin qu’il purifie son intention et la consacrer à Dieu et dans sa recherche et dans l’accomplissement des oeuvres de bien.

  Les circonstances du hadith :

Dans son glossaire, At-Tabarany rapporte, avec une chaîne de transmetteurs sûrs, d’après Ibn Mas’ud (Radhiallahu anhu)  :
« Il y avait parmi nous un homme qui avait demandé en mariage une femme appelée Umm Qays. Celle-ci refusa de l’épouser à moins qu’il consentit à émigrer de La Mecque vers Médine. Il fit le voyage et se maria avec elle. C’est pourquoi nous l’appelions : Mujahir Umm Qays (L’émigré d’Umm Qays) »
 

Ce que l’on peut retenir du hadith et ses bonnes directives :

L’intention est une condition de validité des actes :   Tous les savants sont d’accord pour affirmer que les actes des croyants, légalement responsables (est légalement responsable Mukalaf, toute personne majeure en possesion de toutes se facultés intellectuelles), ne sont, légalement, considérables et n’entraînent de rétribution qu’en présence de l’intention.

 L’intention est un pilier et une condition de validité dans les pratiques cultuelles qui sont des fins en elles-mêmes, comme la prière, le pèlerinage, et le jeûne et non des moyens (pour d’autres actes). Tandis que dans les actes qui sont seulement des moyens, comme les ablutions, le lavage du corps, elle est considérée par les hanafites comme une condition de perfection (shart kamal) qui permet d’obtenir la rétribution divine. Par contre les shafi’ites et d’autres encore, la considèrent comme une condition de validité (shart çiha), et disent qu’en l’absence de l’intention, l’acte (qui fait fonction de moyen) n’est pas validé.
 

Quand et comment faire l’intention : L’intention doit être formuler (dans son coeur) au commencement de la pratique cultuelle : au moment de prononcer : (Allahu Akbar) « Dieu est Grand » en vue d’accomplir la prière, au moment de se mettre en état de sacralisation pour le pèlerinage (Al Ihran bil Hajj). Quant au jeûne, il  suffit d’en formuler l’intention avant de le faire, car il est difficile de connaître exactement le moment de l’aube. (ce n’est plus le cas aujourd’hui, nous pensons, car le progrès scientifique a rendu possible la connaissance de l’heure exacte du lever de l’aube).

 L’intention a pour siège le coeur.  Il est impératif de désigner l’acte visé et de le distinguer des autres. Autrement dit, il ne suffit pas d’avoir l’intention de s’acquitter de la prière –  simplement préciser la prière dont on va s’acquitter, par exemple, la prière de midi (Ad-Dhur), ou celle de l’après-midi (El Asr), etc.
 

 Mérite de l’intention :  Le croyant qui formule l’intention de faire une bonne œuvre, mais qui, pour une raison contraignante, comme la maladie ou la mort, etc. ne l’accomplit  pas, en est quand même récompensé.

La sincérité dans les actes d’adoration :  Le hadith nous incite à faire preuve de sincérité dans chacun de nos actes et dans toutes nos pratiques cultuelles. C’est ainsi qu’on en sera récompensé dans la vie dernière et qu’on connaîtra le succès et la réussite dans l’ici-bas.

L’intention corrige le statut des actes :  Tout acte utile et toute bonne oeuvre non cultuels que l’on accomplit, en ayant une bonne intention, en étant sincère, et en recherchant l’agrément de Dieu deviennent des actes d’adoration dont on est récompensé.

Le Noble Coran

Le Coran contient les paroles révélées de Dieu,
désignant ainsi la prophétie de Mohammed, (sallAllahou alayhi wa salam) et l’authenticité de son Message.

La complexité du Coran englobe non seulement les mots, les lettres, les significations et les structures ; elle embrasse également les prédictions annoncées. Ce noble livre contient également des lois religieuses et philosophiques abordées pour la première fois. Un défi est lancé aux humains et aux djinns de coopérer, conjointement pour donner un livre pareil. Le Seigneur a dit :

« Dis : Si les hommes et les Djinns s’unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne produiraient rien qui lui ressemble, même s’ils s’aidaient mutuellement »
[ sourate 17, verset 88 ]

Un autre défi fut également lancé aux plus éloquents des Arabes de forger dix sourates semblables à celles du Coran :

« Si vous êtes dans le doute au sujet de ce que nous avons révélé à notre serviteur, apportez-nous une sourate semblable à ceci ; appelez vos témoins autres que Dieu, si vous êtes véridiques. Si vous ne le faites pas, et vous ne le ferez pas »  

[sourate 2, verset 23 ]


 La dernière partie prédit l’incapacité de tous de forger une seule sourate semblable à celles du Coran.

Plus de mille quatre cent ans ont passé, et jusqu’à présent, les incrédules n’ont pas apporté une sourate similaire à celles du Coran.

Le Coran constitue donc un miracle éternel qui durera autant que durera la vie sur terre. L’Islam et donc éternel car le miracle qui l’apporte l’est.

Les conditions requises pour que le contrat de mariage soit effectif

Même si le contrat de mariage est conclu et valide, il faut, pour qu’il soit effectif et non subordonné à la ratification d’un tiers, qu’il satisfasse aux conditions suivantes :

1/ Les deux parties contractantes qui participent à la formation du contrat de mariage doivent être pleinement capables, c’est à dire, sensées, pubères et de condition libre.

Si l’un des contractants n’est pas pleinement capable, soit parce qu’il est dément, soit parce qu’il est impubère, l’acte de mariage qu’il contracte est valide, mais son effet légal est subordonné à la ratification du tuteur de celui-ci. S’il le ratifie, le contrat est effectif ; sinon, il est considéré nul.

2/ Chacune des deux parties doit être qualifiée pour accomplir l’acte de mariage.

Si le contractant est un représentant non mandaté -fudûlî- et accomplit l’acte de mariage sans mandat et sans droit de tutelle ; ou s’il est mandaté mais va au-delà des pouvoirs que lui a donnés le mandant ; ou encore s’il est titulaire d’un droit de tutelle mais qu’un tiers a priorité pour s’arroger ce titre : dans tous ces cas, le contrat de mariage est valide s’il répond aux conditions de formation et de validité requises, mais il est en suspens jusqu’à ce que l’intéressé au contrat de mariage le ratifie.

Les conditions requises pour que le contrat de mariage soit contraignant

Le contrat de mariage est contraignant lorsque ses éléments constitutifs sont réunis et qu’il satisfait aux conditions qui le rendent valide et effectif. Si tel est le cas, ni les conjoints ni une tierce personne ne peuvent plus le dissoudre ou l’annuler, et il ne prend fin que par répudiation ou par décès.

Telle est la règle en matière de contrat de mariage. En effet, les fins pour lesquelles le mariage a été institué, comme fonder une union stable et assurer l’entretien et l’éducation des enfants, ne peuvent être atteintes que si le contrat est contraignant. Voilà pourquoi les docteurs de la loi ont dit :

« Les conditions requises pour que le mariage soit contraignant se résument à une seule condition: à partir du moment où le contrat est conclu, valide et effectif, aucun des deux époux n’a plus le droit de le dissoudre, car de fait,
si l’un d’eux possédait ce droit, le contrat ne serait plus contraignant. »
 

Dans quel cas le contrat de mariage est-il non contraignant ?

Le contrat de mariage est non contraignant dans les cas de figure suivants :

 Le contrat de mariage est non contraignant s’il est avéré que le mari a pratiqué une manoeuvre frauduleuse ayant pour objet d’induire sa femme en erreur, et vice-versa, comme, par exemple l’épouser sans l’informer de sa stérilité. En telle circonstance, l’épouse a le droit soit de dissoudre le contrat à compter du moment où elle a connaissance de la tromperie, soit de garder cet homme pour mari et l’accepter tel qu’il est.

On rapporte que ‘Umar (Radhiallahu anhu) a dit à un homme qui venait de se marier et qui était stérile :

« Dis à ta femme que tu es stérile et donne-lui un droit d’option. »
[ C’est-à-dire : « Laisse-lui le droit de choisir entre confirmer le mariage ou le dissoudre. »]
 

 Est aussi considéré comme vice rédhibitoire le fait qu’une femme épouse un homme censé être pratiquant et qui s’avère être dépravé. Ce vice confère à cette dernière le droit de dissoudre le contrat de mariage.
 

 Est également considéré comme vice rédhibitoire le cas qu’Ibn Taymiyya (Radhiallahu) a évoqué en ces termes :

« Si un homme épouse une femme à la condition qu’elle soit vierge, puis découvre, après consommation, qu’elle ne l’était pas, il lui appartient de dissoudre le contrat et d’exiger une indemnité consistant dans la différence entre la valeur de la dot de la femme vierge et celle de la femme qui a perdu sa virginité.  

Si le contrat est dissout avant consommation, le mari ne doit pas la dot. Le contrat n’est pas contraignant non plus dans le cas où le mari découvre chez sa conjointe un défaut tel qu’il rend malaisé les rapports conjugaux. Par exemple, le fait qu’elle soit affectée de métrorragies permanentes (istihâda), ce défaut fondant un droit à dissolution du contrat de mariage.» [ Dans AI-Ikhtibârât al-‘llmiyya wa Mukhtasar al-Fatâwâ d’Ibn Taymiyya.]
 

 On dira la même chose du cas où celle-ci est affectée d’un défaut qui empêche les rapports conjugaux, comme, par exemple, une occlusion vaginale. Sont également considérées comme vices rédhibitoires fondant un droit à dissoudre le contrat de mariage, les maladies rendant la vie commune périlleuse, comme la lèpre et la démence.

Et de même que le droit de dissolution est acquis au mari en tel cas, il est acquis à l’épouse lorsque son conjoint est affecté de lèpre, atteint de démence, castré, impuissant ou impubère.

L’opinion des juristes concernant la dissolution du mariage pour vice caché

Les juristes divergent sur cette question : d’aucuns estiment que le mariage ne peut être dissous pour vice, quelle que soit sa nature ; c’est là l’opinion de Dâwûd et Ibn Hazm  (rahimahullâh) [tous deux d’obédience dhâhirite].

Le zaydite As-San’ânî, auteur du Ar-Rawda an-Nadiyya,a dit à ce sujet :

« Sache qu’il est avéré en religion que le contrat de mariage est contraignant et produit ses effets, comme de rendre licite les rapports conjugaux, rendre obligatoire l’entretien de l’épouse et des enfants, confirmer les droits successoraux, et autres effets du contrat.

Sache également qu’il est avéré en religion qu’il n’y a rupture de mariage que par répudiation ou par décès. Par conséquent, quiconque prétend qu’il est possible de rompre le mariage par d’autres causes doit prouver qu’il est possible de contredire ce qui a été avéré en religion.

Quant aux vices que la partie adverse énumère, aucun argument clair et décisif ne permet de les déclarer fondés à dissoudre le contrat de mariage. Quant au dire prophétique sur lequel ils s’appuient, à savoir : « Rejoins ta famille ! », on rétorque que l’on peut l’interpréter comme une formule de répudiation. On dira la même chose de la dissolution du contrat pour cause d’impuissance au sujet de laquelle aucune preuve scripturaire sérieuse n’a été rapportée.

En outre, la règle veut que le mariage subsiste jusqu’à ce qu’il soit prouvé qu’il est rompu. Mais le plus étonnant dans tout cela, c’est que la partie adverse spécifie certains vices plutôt que d’autres.»
 

D’autres légistes sont d’avis que le mariage peut être dissout pour certains vices plutôt que d’autres ; c’est là l’avis de la majorité des docteurs de la loi. Ceux-ci se fondent, pour appuyer leur opinion, sur les arguments suivants :

  • Ahmad et Sa’îd Ibn Mansûr rapportent d’après Ka`b Ibn Zayd – ou Zayd Ibn Ka`b – (Radhiallahu anhu):

L’ Envoyé de Dieu (sallAllahou alayhi wa salam) épousa une femme de la tribu des Banû Ghifâr. Une fois qu’il fut introduit dans sa chambre, qu’il eut déposé ses vêtements et se fut assis sur le lit, il remarqua une tâche
blanchâtre sur un de ses flancs. Il s’écarta alors d’elle et lui dit : « Rhabille-toi ! ».
Or, il ne reprit rien de ce qu’il lui avait donné.
 

  • Mâlik et ad-Dâraqutnî (rahimahullâh) rapportent d’après ‘Umar (Radhiallahu anhu) le propos suivant :

« Toute femme qui a induit son mari en erreur en lui cachant qu’elle était démente ou lépreuse, a droit à la dot après consommation du mariage ; toutefois elle est redevable d’une indemnité à son mari. »
 

Cependant, ceux-ci divergent sur les vices susceptibles d’être cause de dissolution du mariage : Abû Hanîfa (rahimallâh) spécifie la castration et l’impuissance; Mâlik et ash-Shâfi’î (rahimahullâh) ajoutent la démence, la lèpre, l’éléphantiasis [ Sorte de lèpre qui couvre la peau de rugosités analogues à celles de la peau de l’éléphant (ndlt)] et l’occlusion vaginale Ahmad complète par la femme qui n’a pas de périnée.

La vérité sur cette question

À dire vrai, ces deux avis ne nous satisfont ni l’un ni l’autre, car la vie de couple basée sur la quiétude, l’affection et la compassion des conjoints, ne peut prospérer lorsque l’un d’eux présente un défaut ou une maladie qui rebute l’autre, les maladies et les défauts ingrats rendant le mariage inapte au but pour lequel il a été institué. C’est pourquoi le Législateur Suprême, à savoir Dieu (azwadial), a permis aux deux époux d’avoir le choix entre accepter le mariage et refuser celui-ci.
 

L’imam Ibn al-Qayyim (rahimallâh) a apporté des précisions utiles à ce sujet lorsqu’il a dit :

« La cécité, le mutisme, la surdité, le fait qu’il ou elle ait les mains coupées ou les pieds coupés ou l’un des deux, sont les défauts cachés au conjoint parmi les plus rebutants ; les taire constitue une manœuvre frauduleuse et une tromperie des plus détestables.

En outre, c’est un acte contraire à la religion. Le Commandeur des croyants, ‘Umar Ibn al-Khattâb (Radhiallahu anhu) dit à un homme atteint de stérilité qui venait d’épouser une femme : « Dis-lui que tu es stérile, et accorde-lui un droit d’option. » Le Commandeur des croyants (Radhiallahu anhu) aurait-il dit autre chose pour des défauts plus graves ? »
 

 Puis Ibn al-Qayyim continue :

« L’analogie veut que tout vice ayant pour nature de repousser les conjoints l’un de l’autre, et rendant le mariage inapte aux buts pour lesquels il a été institué, comme la compassion et l’affection entre les époux, implique nécessairement un droit d’option. […] »
 

Yahyâ Ibn Sa’îd al-Ansârî rapporte d’après Ibn al-Musayyib (rahimallâh) le propos suivant : « ‘Umar (Radhiallahu anhu) a dit :

 » Tout mari qui épouse une femme atteinte de démence, de lèpre ou d’éléphantiasis, puis consomme le mariage et découvre le vice caché, doit lui verser sa dot pour avoir eu une relation avec elle , ceci dit,
il incombe au tuteur matrimonial de verser une indemnité au mari équivalente au dommage
qu’il a subi, à raison de la fraude dont il est l’auteur. » »
 

Ash-Sha`bî (rahimallâh) rapporte d’après ‘Alî (Radhiallahu anhu):

« A droit d’option tant qu’il n’a pas consommé le mariage, tout mari qui épouse une femme atteinte de lèpre ou de démence ou d’éléphantiasis ou d’une occlusion vaginale : soit il la retient s’il le désire, soit il la répudie.
S’il a consommé le mariage, elle a droit à la dot à raison de la relation conjugale qu’il a eu avec elle. »
 

Wakî’ rapporte d’après Sufyân ath-Thawrî, d’après Yahyâ Ibn Sa’îd (rahimahullâh), qui le tient lui-même de Sa’îd Ibn al-Musayyib (rahimallâh), que ‘Umar a dit (Radhiallahu anhu):

« Si un homme épouse une lépreuse ou une aveugle et consomme le mariage, l’épouse a droit à la dot, mais le mari peut exiger de celui qui l’a trompé qu’il lui verse une indemnité. » Puis Wakî’ fait ce commentaire :
« Ceci montre que ‘Umar n’a pas voulu énumérer ces vices cachés de façon exhaustive ou exclusive. »
 

C’est aussi le jugement qu’a rendu Shurayh (rahimallâh), « le Cadi de l’islam », lequel fut un exemple en matière de science, de pratique religieuse et de justice. Un homme qui avait un différend avec un autre prit Shurayh à partie, et lui dit : « Il prétendait qu’il me marierait à la meilleure des personnes, et il m’a marié à une aveugle ! » Shurayh répondit :  » S’il a voulu te tromper en cachant un vice. cela n’est pas permis. » [ Rapporté par ‘Abd ar-Razzâq, d’après Ma`mar, d’après Ayyûb, d’après Ibn Sîrîn]

On voit donc que jugement de Shurayh (rahimallâh) implique que tout vice caché chez une femme confère à son mari le droit de résilier le contrat de mariage.

Az-Zuhrî (rahimallâh) a dit : « Il y a lieu à résiliation du mariage pour toute maladie grave. » […]


Tout ce que nous avons dit jusqu’alors concernait le cas où le mari ne fait pas de stipulation particulière lors du contrat de mariage ; maintenant, s’il pose la condition que sa conjointe soit saine, belle, jeune, blanche ou vierge, et qu’elle ne l’est pas, il est fondé à dissoudre le mariage pour tous ces défauts.
 

Si la dissolution intervient avant la consommation du mariage, le mari ne doit pas la dot, si elle intervient après, l’épouse y a droit, mais le mari peut exiger du tuteur, si ce dernier est l’auteur de la tromperie, qu’il lui verse une indemnité.

Si c’est l’épouse qui en est l’auteur, elle n’a pas droit à la dot. Si la dot a déjà été versée et qu’elle est en possession de l’épouse, celle-ci est redevable de la dot à son mari. Telle est l’opinion défendue par l’imam Ahmad (rahimallâh) dans une des deux versions qui lui sont attribuées ; c’est aussi l’opinion la plus conforme à l’analogie et aux principes de l’imam quand la stipulation est le fait du mari. […]

Or, les principes posés par l’imam (rahimallâh) impliquent qu’il n’y ait pas de différence entre la stipulation de l’époux et celle de l’épouse. Disons même que l’épouse est plus en droit de bénéficier du droit d’option en cas d’erreur sur les qualités du mari, celle-ci n’ayant pas pouvoir de répudier comme lui.

En effet, s’il est permis au mari de dissoudre le mariage en tel cas, en plus du droit qu’il a de se séparer de sa femme par d’autres moyens, à plus forte raison doit-il être permis à l’épouse de pouvoir le dissoudre en tel cas, elle qui n’a pas pouvoir de se séparer de son mari par un autre moyen.

On en conclut qu’il est permis à une femme de dissoudre le contrat de mariage en cas où le mari est affecté d’un défaut qui, même s’il ne remet pas en cause sa religion ni sa dignité, empêche celle-ci de jouir pleinement de lui.

Par conséquent, si elle stipule qu’il doit être jeune, beau, sain, et qu’il s’avère être vieux, laid, aveugle, sourd ou muet, de quel droit lui imposerait-on cet homme et l’empêcherait-on de dissoudre le contrat ? Voilà qui serait totalement contraire à l’analogie et aux principes de la Loi révélée.

Puis Ibn al-Qayyim (rahimallâh) conclut : « Est-il logique que l’on permette à l’un des deux conjoints de demander la dissolution du mariage pour une tâche de lèpre infime, et que l’on interdise sa dissolution pour une gale aggravée, alors qu’il s’agit d’un cas plus dangereux ? Et ainsi de suite pour les autres maladies incurables. […]

Pour Abû Muhammad Ibn Hazm (rahimallâh), si le mari stipule que sa femme doit être exempte de vice et qu’il en découvre un, le mariage est nul et non avenu : il n’a ni droit d’option pour vice, ni obligation d’entretien, ni droit de succession.

C’est ainsi qu’il a dit : « En réalité, celle qu’on lui amène n’est pas celle avec laquelle il s’est marié, car une femme saine n’est point une femme malade et s’il n’est pas marié avec elle, il n’y a donc pas mariage entre eux deux.»

Les prémices du sexe

Ibn al-Qayyim  (rahimahullâh), qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde, dit :

« Et il est bon d’user avant la copulation d’attouchements envers la femme, de l’embrasser […].
De plus, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  usait de caresses envers son épouse et l’embrassait ».
[Zâd al-Maâd, page 204.]

1/ La parure et le parfum

Le mariage est une entité vivante qui ne peut durer sans renouvellement jour après jour. Si les époux n’y accordent pas l’attention que cela requiert, cela se changera en sorte de dérision.

Cela contribue au bonheur et apporte beaucoup tant qu’ils y prêteront attention. Cependant, ce bonheur et cet acquis ne viennent qu’en rétribution du travail que nous accomplissons. Il faut alors que la relation conjugale connaisse très souvent un renouvellement. La vie est un développement et le développement est un renouveau. Vivre cette expérience d’une seule manière est lassante. De plus, l’homme par sa nature penche au renouvellement. Enfin, le mariage étant une partie de la vie connaît aussi cette règle. Toute nature normale aime la beauté en toute chose. Et Allah (azwadial) aime la beauté :

« Certes, Allah est beau, aime la beauté et aime à voir les effets de Son bienfait sur Son adorateur, et II déteste la misère et qu’on fasse le miséreux ». [Authentique. Rapporté par al-Bayhaqî dans « Shuab al-îmân » (6201) d’après Abu Sald. Voir Sahîh al-Jâmi (1722).]

Et le poète dit :

Parfume ta bouche avec un produit déodorant en permanence et tu obtiendras ainsi les faveurs.

L’épouse qui renouvelle son apparence pour que son mari la regarde, belle et parfumée pour lui, pour attirer son mari et l’empêcher de voir l’illicite, sera plus apte à vivre dans un terrain d’amour et de bonheur à la maison, car la joie du mari est due à l’apparence de son épouse et son intérêt pour elle-même.

La femme doit de ce fait porter son attention sur la propreté, l’hygiène et la beauté pour son mari. Cela permet d’attiser le désir de l’homme, de faire baisser son regard, de faire ressortir la beauté de la femme et de préserver l’amour et la tendresse.

La beauté est une jouissance pour la vue et l’odorat, ce qui rend la personne heureuse. La femme doit faire attention à ne pas paraître d’une manière qui pourrait le faire fuir d’elle, que ce soit dû à un vêtement ou à une odeur.

D’ailleurs, le Prophète de l’Islam (sallAllahou alayhi wa salam)  a incité les femmes à la beauté. Il vit une fois une femme ayant négligé la beauté de ses mains et lui dit :  « Je ne sais guère s’il s’agit de la main d’un homme ou de la main d’une femme ». « D’une femme », répliqua-t-elle.  « Si  C’est-à-dire avec du henné. [Fiable. Rapporté par Abu Dâwûd (4166) et d’autres selon Aïsha, qu’Allah l’agrée. Voir Sahîh Abu Dâwûd (3510).]

En d’autres termes, il les aurait changés avec du henné ou toute autre chose avec laquelle les femmes embellissent leurs mains. Si la femme connaissait l’ampleur de la crainte, l’émotion et la fermeture de l’esprit et du coeur face aux odeurs nauséabondes, elle excuserait son mari dans ce cas de l’éviter, même juste pour parler, et surtout pour l’embrasser ou l’étreindre…

Ainsi, rien ne nuit davantage à une relation sexuelle que l’haleine de la bouche ou la mauvaise odeur d’une dent, que ce soit pour le mari ou la femme.  Pour cette raison, l’Islam ne voit aucun mal dans le fait que l’épouse se fasse belle pour son mari. Au contraire, il ordonne à la femme d’être belle et troublante lors du retour de son époux à la maison, le rendant joyeux en la voyant et préservant son honneur pendant son absence.

La femme se doit d’être belle, attirante, séduisante et gracieuse car sans cela, la jouissance du mari diminue. C’est pour cela que les femmes du Paradis sont décrites comme étant gracieuses :

C’est Nous qui les avons créées à la perfection, et Nous les avons faites vierges, gracieuses,
toutes de même âge, pour les gens de la droite …} [ Sourate 56 – Versets 35 à 38 ]

La jouissance totale est le fait de combler tous les sens et toutes les perceptions durant la pratique sexuelle avec son épouse, en sorte de faciliter l’éjaculation de sécrétions vaginales. Ainsi, les yeux sont comblés par le regard, le nez par l’expression des sons de plaisir et de jouissance et par la senteur du parfum, les lèvres par le baiser, la langue par la succion, les dents par la morsure, le pénis par la pénétration, les mains par le toucher, les cuisses et le reste des membres inférieurs par le contact, le haut du corps par l’étreinte,… Il ne reste plus que l’ouïe qui peut être comblée par les avances excitantes et les mots d’amour.

La femme doit faire tout ce qu’elle peut pour conquérir le coeur de son mari et conserver la chaleur de leur union. Elle doit choisir les meilleurs vêtements par rapport à son âge, sa couleur et son teint. Elle doit choisir ceux qu’aimé son mari et non ses amies et les porter pour lui. II faut également qu’elle prenne soin de ses cheveux en les peignant et les embellissant tout comme elle doit veiller à l’hygiène de son corps et sa taille, en combattant l’obésité.

Car le Messager d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam)  dit :

« La meilleure des femmes est celle qui te réjouis quand tu la regardes, et qui t’obéis quand tu lui ordonnes et qui préserve en ton absence sa personne et tes biens ». [Authentique, rapporté par al-Tabarânî d’après Abd Allah Ibn Salâm. Voir Sahîh al-Jâmi, n° 3299.]

La femme aussi aime voir son mari comme lui aime voir sa femme. Elle aime de lui ce que lui aime d’elle. De nombreux hommes ont tort en croyant que la femme aime l’homme en toute circonstance, même si ses vêtements sont sales, qu’il a une mauvaise odeur et une mauvaise haleine ou qu’il soit propre et bien parfumé. La femme est un être vivant doté de raison et de goût, peut-être même plus fin que celui de l’homme. Comment donc faire bon marché de ses sentiments et de ses goûts au profit de cette image héritée de l’Ignorance ?

Elle a des émotions comme l’homme et même plus dans ce domaine, mais la pudeur l’empêche de montrer à l’homme ces défauts qui l’éloignent de son coeur et l’empêchent de jouir d’une relation harmonieuse.

C’est pour cela que disait Ibn Abbâs (Radhiallahu anhu):  

«Je me fais certes beau pour mon épouse comme j’aime qu’elle se fasse belle pour moi ».

Ce n’est que mettre en pratique le verset suivant :

{ Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance } [ Sourate 2 – Verset 228 ]
 

L’embellissement de chaque conjoint pour l’autre est l’une des choses les plus importantes pour le bonheur du couple, car ils voient toujours l’autre sous une forme nouvelle et sous une apparence nouvelle, ce qui contribue à apporter vie et mouvement au sein du couple.

La satisfaction réciproque étant le but visé dans la pratique sexuelle, il n’est pas indiqué en Islam de copuler en délaissant les prémices : les caresses et attouchements sexuels. Car il faut que la femme connaisse aussi ce que connaît l’homme comme excitation et désir. Ce n’est que quand l’homme verra que son épouse est suffisamment excitée qu’il pourra se mettre sur elle ou derrière elle ou sur le côté ou encore assis, couché, ou plié… pour pénétrer le pénis dans le vagin et satisfaire leur besoin commun.

Cependant, si l’époux a assouvit son désir sans avoir satisfait son épouse, il ne devra la laisser que quand elle aura aussi apaisé sa libido. Cette satisfaction ne peut être obtenue qu’avec les caresses et les attouchements sexuels avant la copulation. En outre, nombreux sont les docteurs ayant affirmé que la satisfaction du désir de l’homme avant celle de la femme lui porte grandement atteinte et mène à de nombreux maux dont l’un des plus graves est de détester son mari. Le remède consiste donc à avoir recours aux caresses avant la copulation. C’est dans cette optique que l’Islam incite à cela. […]

C’est ainsi que l’Islam incite ses partisans à suivre une voie de renouvellement des sentiments et de la relation sexuelle pour que la femme reste la fleur du foyer apportant joie et bonne humeur, et attisant le désir de l’homme, se tenant chacun la main dans la joie et avec force.

2 / Les caresses

Dans un mariage exemplaire, il faut que le sexe soit harmonieux dans les actes et le consentement. Et afin que les époux jouissent de cette relation harmonieuse, les caresses et les attouchements sont un début important, car négliger ce point lèse la femme et éveille en elle des crispations de dégoût. En réalité, cela porte atteinte à son corps.

Les attouchements constituent un art enflammé de désirs et de jouissances, pas moindres que ceux du rapport intime. Cela excite l’impatience et le désir de la relation amoureuse, dont un mariage exemplaire ne peut être privé, et ce de manière adéquate et au moment opportun.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) dit :

« Toute chose qui ne fait pas partie du rappel d’Allah est futilité et jeu, si ce n’est quatre (choses) : l’homme qui caresse sa femme, l’homme qui dompte son cheval, l’homme qui marche entre deux buts * et l’homme qui apprend la natation ». [ C’est-à-dire l’homme qui s’entraîne à l’arc et allant là où sa flèche est parvenue… – Authentique. Rapporté par al-Nasâ’î (8938, 8939) selon Jâbir Ibn Abd Allah et Jâbir Ibn Umayr. Voir Sahîh al-Jâmi (4534).]

La préparation morale des époux est très importante dans la sexualité, et ce jusqu’à ce que les sentiments acceptent ces pulsions sans hésitation ni repoussement. De petites caresses et des mouvements simples pourront alors leur apporter jouissance. Il est obligatoire pour l’époux d’animer le désir de sa conjointe, de la séduire et de la captiver pour enflammer ses sentiments afin d’être finalement prête à faire l’amour. Il est très important de consacrer le temps adéquat aux caresses. De plus, il est préférable que l’homme retienne son éjaculation pour avoir plus de temps pour ces caresses. Lorsque l’homme sait comment attiser l’excitation de son épouse, il arrive, par la même occasion, à enflammer sa propre excitation, le poussant à un haut degré de jouissance.

Il n’y a pas de moyen précis pour exciter le désir sexuel de la femme. Cela varie d’une femme à l’autre, en fonction des différences morales et sentimentales de la personne. C’est pourquoi la femme doit se permettre d’orienter son mari, que ce soit avec la parole ou en posant sa main sur l’endroit qu’elle désire qu’il touche. En général, le cou, les épaules et la poitrine sont des endroits sensibles chez la femme, de même que les caresses douces et les baisers sur la partie supérieure de son corps. L’homme commet une erreur s’il ne recherche pas quel endroit est sensible ou non et comment procéder avec son épouse.

Le long baiser sur les lèvres en se serrant le corps l’un à l’autre, les regards exprimés, les respirations échangées, et les caresses faites sur les parties érectiles sont le premier acte utile, apaisant la femme moralement et sentimentalement, ce qui l’encourage au consentement et permet aux époux de satisfaire un sentiment profond.

Quand l’on questionna la mère des Croyants, Aïsha (Radhiallahu anha) sur ce que faisait en premier lieu le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) en entrant chez lui. Elle répondit : « Le Siwâk ». Cela était sans doute pour nettoyer ses dents pour accueillir ou saluer ses épouses par de beaux baisers. Cela souligne l’importance de la bouche dans les caresses, car on peut sucer la lèvre ou goûter la salive de l’autre. Il est à noter qu’il est préférable que le mari fasse cela avant de sortir de chez lui et en rentrant, car cela a un effet considérable sur eux. Malheureusement, la plupart des maris aujourd’hui embrassent leur femme comme quiconque poserait ses lèvres sur un morceau de pain, un baiser froid et bref, sans aucune chaleur ni âme.

Il est totalement utile, pour renforcer l’union conjugale d’un point de vue sexuel, de passer le plus de temps avec la femme la nuit où ils décident d’avoir des rapports charnels. La femme a des sentiments tels qu’elle aime que son mari lui tienne compagnie avant de faire l’amour un long moment. Cela agit tel un sortilège sur sa personne et son coeur et lui donne une satisfaction morale pleine et entière.

Pour que cette union sexuelle soit naturelle, belle et satisfaisante, il faut que la femme joue aussi son rôle envers son mari en agissant à son tour de la sorte. Cela implique qu’elle ne doit pas rester passive. L’inertie de la femme détruit toute beauté et jouissance dans la relation sexuelle. Nous voulons aussi attirer l’attention sur le fait que les caresses et les attouchements sont tout aussi importants après la copulation qu’avant.

Ces caresses ont une grande importance dans la relation sexuelle, mais il est triste que cela soit négligé. Plusieurs époux ont l’habitude de s’éloigner directement après la copulation, dont la raison ne peut qu’être l’ignorance et la négligence. L’homme tourne son visage et s’endort, comme s’il avait porté quelque chose de lourd sur ses épaules, au moment où la femme sent que son désir sexuel diminue graduellement. Ainsi, l’homme se prive d’un moment sentimental des plus grands, comme il prive son épouse de jouissance, en participant à ce moment, de sa tendresse passionnée et de son besoin intense de caresses, de baisers et de paroles gentilles. C’est pourquoi l’homme doit continuer à donner jouissance à sa femme en la caressant après avoir apaisé son désir. Il suffit pour cela ne serait-ce qu’une parole d’amour, un baiser ou une caresse douce ou une étreinte.

Les femmes se plaindront aussi longtemps que les maris seront plus que davantage négligents en passant directement à l’acte sexuel. En vérité, la plupart des femmes ont grand besoin de diversité dans les jeux, les amusements et l’excitation charnelle avant d’atteindre un stade de jouissance suffisant, leur permettant de leur donner envie de copuler. La tendresse, la douceur, la gaieté et les mots d’amour ont tous une grande importance à cet instant. L’homme doit alors procéder de diverses manières pour exciter et animer le désir de son épouse, jusqu’à ce qu’elle atteigne un stade de préparation sexuelle complète.

Il ne fait aucun doute que la relation sexuelle soude le mariage comme les racines font tenir un arbre sur terre. Mais s’ils ne savent pas comment rendre heureux l’autre et le satisfaire pleinement, ils peuvent dire adieu à leur union. C’est pour cette raison que la relation sexuelle n’est pas la raison principale d’un mariage réussi, mais c’est leur isolement pour connaître un moment de jouissance réciproque qui peut en être la cause. Seul le corps apaise la faim du corps, le sentiment apaise le sentiment, la féminité apaise la virilité et la virilité la féminité. C’est une faim perpétuelle, avant l’acte, après et à tout moment, que seul calme l’union de l’un à l’autre.

Si les époux respectent ces points : embellissement, parfum et caresses, échange de paroles pleines de désir vis-à-vis de l’autre, d’amour et de besoin, ils auront dès lors tout fait pour contribuer à leur bonheur.

3/ Se déshabiller pour être nu

Le fait de se débarrasser de tout vêtement et de se mettre tout nu avant l’acte sexuel est une chose demandée et voulue, dont il est mention dans le verset :

{ Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles }
[ Sourate 2 – Verset 187 ]

Ibn Jarîr al-Tabarî (rahimahullâh)dit :

« Que chacun d’eux devienne pour son compagnon un vêtement pour leur nudité quand ils vont dormir et se regroupent sous un seul tissu, et l’adhésion du corps de chacun d’eux pour son compagnon est comparable au vêtement qu’il porte sur son corps. On a alors dit de chacun d’eux qu’il est « un vêtement » pour son compagnon ». [Tafsîr al-labarî, 168-169.]

On rapporte également du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  selon Atâ’ (Radhiallahu anhu):

« J’ai questionné Aïsha au sujet d’un homme qui regarde le sexe de son épouse. Et elle dit : « Je me lavais, moi et le Messager (sallAllahou alayhi wa salam) , à partir d’un seul récipient qu’il y avait entre moi et lui et en utilisant un gobelet appelé Faraq. Nous étions tous deux en état de souillure majeure et nos mains s’y entrelaçaient. Il me devançai d’où je dis : laisse (-le) pour moi, laisse (-le) pour moi » ». [ Rapporté par al-Bukhârî (250), Muslim et Abu « Awâna. Voir al-Fath (1/433-434) et « les bienséances du mariage » d’al-Albânî, chapitre 9, pages 34-37.]

L’érudit Ibn Hajar (rahimahullâh)dit :

« On s’est basé sur le hadîth (cité ci-dessus) pour permettre à l’homme de voir le sexe de son épouse et le contraire. Et cela est appuyé par la question de Atâ adressée à Aïsha et c’est un texte en relation directe avec le sujet. D’ailleurs, al-Bukhârî a consacré à ce hadîth un chapitre intitulé « le lavage de l’homme avec son épouse ».

Ibn Urwa al-Hanbalî (rahimahullâh) dit :

« II est permis à chacun des époux de regarder l’entièreté du corps de son compagnon et de le toucher, même le sexe, pour (l’argument que l’on peut tiré de) ce hadîth, car il est permis de jouir du sexe, donc il est permis de le regarder et de le toucher au même titre que le reste du corps ».

Muâwiya Ibn Hîda (Radhiallahu anhu) rapporte qu’il a dit :

« Ô Messager d’Allah ! Notre nudité, qu’en apportons-nous et qu’en laissons-nous ? ».
Et lui de dire : « Préserve ta nudité sauf de ton épouse […] ». [Fiable. Rapporté par Abu Dâwûd (4017), al-Tirmidhî (2794), Ibn Mâjah (1920) et d’autres selon Bahz Ibn Hakîm d’après son père d’après son grand-père. Voir Sahih al-Jâmi (203).]

De plus, tout ce qui contredit ces textes sont faibles, inventés et réprouvés. Voir pour ce fait al-Silsila al-Daîfa (195) et « les bienséances du mariage » duquel certaines choses ont été puisées en résumé.

Quant au fait de se déshabiller, étant isolé, sans raison, comme pour se laver ou se rafraîchir et autre, cela est détestable. Et ce selon la fin du hadîth précédent :

« Préserve ta nudité… ».
Je dis :  « Ô Messager d’Allah ! Si les gens se trouvent entre eux ? ».
« Si tu peux faire en sorte que personne ne la voit, qu’ils ne la voient guère », répondit-il.
« Ô Messager d’Allah ! si l’un de nous se retrouve seul ? », reprit-il.
« Allah a plus le droit que tu éprouves de la honte envers Lui qu’envers les gens », répliqua-t-il.

Et dit le poète :

Prends garde à consommer les rapports intimes dans les vêtements car cela relève sans doute de l’ignorance.
Au contraire, mon ami ! Tout ce qu’elle porte doit être enlevé.
Et de caresses et de jeux de l’amour comble-la pour ne pas l’effaroucher.
En embrassant, en caressant et en enlaçant…

Ainsi, le fait de se dépouiller de tout vêtement et la jouissance de chacun des époux en regardant son compagnon et le caresser, tout cela conduit à une préparation complète à une pratique de l’acte sexuel réussie et pleinement satisfaisante.

Chacun des époux, son corps, son âme et ses actes, sont un désir qu’Allah (azwadial) a fait aimer pour l’autre de façon innée. Nul grief ni honte donc pour les époux de se dévêtir et de se mettre tout nu l’un pour l’autre. Cela correspond à la nature innée tandis que le contraire s’y oppose.

L’importance du jour de vendredi

Mes chers frères en islam, je vous recommande ainsi qu’à moi-même la piété, le fait de craindre Allah.

Allah (azwadial) est avec ceux qui le craignent.

Il est dit dans le Coran :

« Ô vous qui avez cru, quand on appelle à la prière du jour du Vendredi, accourez à l’invocation de Dieu
et laissez tout commerce, cela est bien meilleur pour vous, si vous saviez. »
[ Sourate 62 – Verset 9 ]
 

 Allâh (azwadial) a donné à certains jours plus de valeurs qu’à d’autres, comme le Vendredi, qui est la fête hebdomadaire des croyants.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  aurait dit, d’après Ibn Maja et Ahmad (rahimahullâh):

« Le jour du Vendredi est le maître des jours, le plus important auprès de Dieu. Il est plus important que le Jour du Sacrifice et le Jour de la rupture du jeûne. Il comprend cinq éléments distinctifs :

C’est un Vendredi que Dieu a créé Adam, c’est un Vendredi que Dieu fit descendre Adam sur terre, c’est un Vendredi que Dieu se saisit de l’âme d’Adam, c’est dans la journée du Vendredi que se trouve une heure où Dieu exauce les demandes de son adorateur, quelles qu’elles soient, tant qu’il ne demande pas quelque chose d’inutile. Et c’est un Vendredi que viendra l’Heure dernière. »

La prière du Vendredi est obligatoire du fait de ce verset :

« Ô vous qui avez cru, quand on appelle à la prière du jour du Vendredi,
accourez à l’invocation de Dieu… »
[ Sourate 62 – Verset 9 ]

L’invocation de Dieu, dhikr-Allah, signifie ici la prière du Vendredi.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  n’a jamais délaissé la prière du Vendredi, depuis qu’il en a reçu l’ordre divin jusqu’à sa mort. En ce jour, Allâh  (azwadial) apprécie le rassemblement des croyants pour écouter le sermon et en recevoir les multiples orientations, soit qui indiquent à la vertu et interdisent le vice, soit qui rappellent la présence de Dieu, Ses bienfaits, Sa Récompense et Sa Justice en toute chose, le fait que nous auront à rendre des comptes, ainsi que toute recommandation dont le but est de perfectionner et rendre meilleur l’ensemble de la communauté dans le présent comme dans l’avenir.

 Il est fortement recommandé de se nettoyer entièrement le corps pour cette prière du Vendredi, de se couper les ongles, de se peigner la barbe, de se purifier et de se brosser les dents, de porter ses plus beaux habits, les meilleurs étant ceux de couleur blanche. Il est recommandé de se rendre à la mosquée en marchant avec calme et dignité.

Il est recommandé de lire la sourate Al Kahf, dans la journée ou la nuit du Vendredi (la nuit du Vendredi commence le jeudi après la prière du Maghreb), d’augmenter les prières sur le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) , en appelant sur lui la Bénédiction et la Paix divine.

 Il est recommandé de multiplier les aumônes et les invocations, afin qu’elles coïncident avec l’heure où Allâh exauce nos prières, car il est une heure le Vendredi où Allâh (azwadial) exauce nos prières.

 Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

 « Un homme ne fait pas la grande ablution le Vendredi, se purifie autant qu’il peut, se pommadant les cheveux et se parfumant en utilisant le parfum qu’il garde chez lui, puis sortant sans s’interposer et séparer deux personnes, puis priant ce qu’il est écrit qu’il prie, se taisant quand l’imam parle, un homme n’agit pas de la sorte sans que Dieu
lui pardonne les choses qu’il pourrait commettre entre ce Vendredi et le suivant ».
[ Rapporté par Al Boukhari et An Nassa’i.]
 

 Fait partie de la Sunna, mes frères en Islam, le fait de se rendre tôt à la mosquée le Vendredi.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« Celui qui se lave le jour du Vendredi en faisant la grande ablution puis qui se rend à la mosquée à la première heure du jour, c’est comme s’il avait présenté en sacrifice une chamelle. Celui qui s’y rend à la deuxième heure, c’est comme s’il avait présenté une vache. Celui qui s’y rend à la troisième heure, c’est comme s’il avait présenté un bélier cornu. Celui qui s’y rend à la quatrième heure, c’est comme s’il avait présenté une poule. Celui qui s’y rend à la cinquième heure, c’est comme s’il avait présenté un œuf. Lorsque l’imam sort, les anges sont alors présents pour écouter le rappel (c’est-à-dire pour écouter le sermon de l’imam).»[ Rapporté par Al Boukhari et Mouslim.]
 

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit aussi :
 

« Lorsque vient le jour du Vendredi se tiennent à la porte de la mosquée des Anges, qui inscrivent dans l’ordre la venue des croyants. Lorsque l’imam s’assoit, ils plient leurs rouleaux et viennent entendre le rappel. »
[ Rapporté par Al Boukhari ]
 

 Ce hadith, ainsi que les précédents, montrent qu’il est fortement recommandé de venir tôt, au début de la journée. Les Anges inscrivent celui qui vient à la première heure comme celui qui fait aumône d’une chamelle, ceci aussi afin de se tenir au premier rang, de multiplier les invocations, de s’adonner pleinement à l’adoration de Dieu en s’écartant des préoccupations mondaines et en invoquant Allah (azwadial).

L’imam An Nawawi, en commentant ce hadith, nous invite à nous surpasser les uns les autres. Il faut occuper le premier rang.

Le hadith nous encourage à attendre la prière, à occuper notre temps par les œuvres surérogatoires et le dhikr.

Cela ne peut être obtenu si l’on se rend à la prière du Vendredi après le déclin du soleil, c’est-à-dire au moment de l’appel à la prière, car alors la prière devient strictement obligatoire et on n’en retire pas un mérite supplémentaire.

Il faut sortir, mes frères en Islam, avec l’intention de rendre visite à son Maître , afin de retirer le bénéfice de chaque pas, à l’aller et au retour.

Se tenir au premier rang, maîtriser son corps et ses membres de toute action futile et distrayante, préserver son cœur des préoccupations mondaines, ne pas nuire aux musulmans en les enjambant alors qu’ils sont assis.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  aurait affirmé :

« Celui qui enjambe les gens le jour du Vendredi alors qu’ils sont assis emprunte un pont vers la Géhenne ».
[ Rapporté par At-tirmidhi et Ibn Maja]
 

Un homme vint de la sorte un Vendredi alors que le Prophète disait son sermon.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  lui aurait dit :

« Assieds-toi, tu gênes et tu es en retard ».
[ Rapporté par Ahmad, Abou Daoud et An-nasa’i]

Il faut écouter l’imam et se taire, s’efforcer de s’imprégner de ses paroles comme si elles étaient adressées à nous uniquement. Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit :
« Si tu dis à ton compagnon le jour du Vendredi « Ecoute ! », alors que l’imam parle, tu tiens un propos futile, donc tu rends ton oeuvre vaine.
Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit :

« Celui qui laisse trois Vendredis par négligence, considérant que ce n’est pas important, Dieu scelle son coeur ».  

[ Rapporté par Abou Daoud, At-tirmidhi, An-nasa’i et Ibn Maja]

Enfin, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit :
 

« Le Vendredi est l’un de vos meilleurs jours. C’est un Vendredi qu’Adam a été créé, c’est un Vendredi qu’il est mort, c’est un Vendredi qu’on soufflera dans la Trompe pour la Résurrection et les créatures seront foudroyées.
Pendant ce jour, augmenter vos prières sur moi, vos prières me sont présentées. »
Ils dirent : « Ô Messager de Dieu, comment nos prières te seront présentées alors que ton corps sera consumé ? »
Il reprit : « Allah a interdit à la terre de manger le corps des Prophètes ».
[ Rapporté par Ahmad, Abou Daoud, Ibn Maja, Ibn Haban et Al Hakim, qui le considéraient comme authentique.]

Nous demandons à Allah (azwadial) d’orienter nos cœurs vers le bien et de nous compter au nombre de ceux qui se rendent semaine après semaine dans les mosquées, pour prier le Vendredi notamment.

Par Hani Ramadan

Conseils aux nouveaux musulmans

Chères soeurs, chers frères,

Alhamdoulillah que vous ayez trouvé la Vérité. Vous vous êtes sûrement rendus compte de la simplicité, du bon sens et de la logique de l’Islam. Un Créateur, des créatures. En Islam, aucun intermédiaire n’existe entre Allah (azwadial) et Ses créatures. La liaison est simple et directe.

Voici quelques humbles conseils qui pourront vous servir insha Allah.

1) Allez à votre propre rythme et appliquez ce que vous apprenez au fur et à mesure.

Par exemple, pour les sœurs, si vous n’êtes pas prêtes à porter le voile, ce n’est pas une raison pour tout laisser tomber.

Demandez à Dieu de vous donner la force de le faire.

Dans tous les cas, Dieu sait ce qu’il y a dans votre coeur et il connaît vos raisons. Personne à part Lui ne peut vous juger.

Ne vous comparez pas aux autres nouveaux musulmans. Chacun est différent et chacun aura plus ou moins de difficultés à mettre en pratique telle ou telle chose.

2) N’hésitez pas à demander de l’aide aux musulmans autour de vous.

Beaucoup de musulmans ne réalisent pas que les nouveaux musulmans sont comme des nouveau-nés et qu’ils ont besoin d’apprendre les bases de l’Islam. Pour beaucoup, vous connaissez « sûrement » déjà tout ce qu’il faut savoir sur l’Islam. D’autres ne viendront pas vous voir de peur de vous embêter.

Cela ne veut pas dire qu’ils ne pensent pas à vous ou ne veulent pas vous aider. Alors s’ils ne font pas le premier pas, demandez, posez des questions.

C’est leur devoir de vous aider et croyez-moi, les musulman(e)s aiment beaucoup aider leurs frères et sœurs.

3) N’hésitez pas à aller à la mosquée.

Je vous assure, personne ne vous mangera. Certes, il y a encore quelques personnes qui pourraient vous regarder de travers, mais ne perdez pas votre temps avec eux.

La grande majorité des nouveaux musulmans et musulmanes disent qu’ils (elles) étaient très inquiet(e)s pour aller à la mosquée la première fois.

Tous et toutes se faisaient « des films » sur ce qui allait leur arriver là-bas.

Demandez-leur maintenant ce qu’ils en pensent : ils vous diront sûrement qu’ils ont eu peur pour rien. C’est en allant à la mosquée que vous verrez vos frères et vos sœurs en Islam. N’hésitez pas, allez-y !

4) Essayez de côtoyer ceux à qui vous voulez ressembler.

Comme on dit « Qui se ressemble s’assemble ». Et l’inverse aussi marche.

C’est en étant avec de bonnes personnes que l’on a le plus de chances d’être bon. Si vous connaissez une personne à qui vous voulez ressembler, allez-y.

Elle sera heureuse de vous aider à suivre la Voie de Dieu.

5) Faites bien la différence entre l’Islam et ceux qui se disent musulmans sans vraiment obéir à Dieu.

Vous verrez sûrement des musulmanes qui ne portent pas le voile, ou des musulmans qui boivent de l’alcool, médisent, mentent ou volent, mais sachez que beaucoup de « musulmans » le sont par « hérédité ».

Or, l’Islam ne s’hérite pas de la sorte. L’Islam est un choix.

Si on n’étudie pas l’Islam, on ne peut pas savoir ce qu’est l’Islam.

Malheureusement, c’est le cas de pas mal de musulmans « d’origine ». Ils ne savent pas ce qu’ils font. Pour certains d’entre eux, être musulman se résume à « ne pas manger de porc ». C’est triste.

Qu’Allah (azwadial) les aide à y voir plus clair.

6) Dans vos recherches, n’hésitez pas à demander les sources de telle ou telle affirmation pour ne pas suivre aveuglement les opinions personnelles de tel(le) ou tel(le) musulman(e).

Les musulmans se basent sur deux choses : le Coran et la Sunna (tradition) du prophète Mouhammad (sallAllahou alayhi wa salam).

Quand quelqu’un vous affirme quelque chose (et si ce quelqu’un n’est pas un professeur dans une école Coranique), n’hésitez pas à demander les sources de ce qu’il affirme.

Aussi, si la chose vous paraît louche, demandez des explications aux autres frères et soeurs. Ils vous aideront volontiers.

7) Soyez patient avec vous-mêmes.

Il est tout à fait normal que vous ne puissiez pas devenir un musulman parfait du jour au lendemain.

Le prophète Mouhammad (sallAllahou alayhi wa salam) disait que ceux qui « savent » sont ceux qui appliquent ce qu’ils apprennent.

Donc quelqu’un peut très bien connaître plus sur l’Islam que vous, mais s’il ne met pas en pratique ce qu’il sait, son savoir ne lui sert à rien. Allez-y doucement mais sûrement.

8) Soyez patient avec vos parents.

À cause de l’image médiatique de l’Islam en Occident, la majorité des gens associent Islam avec violence, oppression, misogynie, etc. Vos parents voient probablement l’Islam de la même façon. Ne cherchez pas à tout prix à les convaincre ou à leur montrer que vous avez raison sur tous les points. Laissez-leur le temps de s’habituer un peu.

Laissez-leur le temps de voir par leurs propres yeux que l’Islam ne fait que vous rendre meilleur(e) de jour en jour.  Si vous suivez le Coran et la Sunna, vous n’aurez même pas besoin de parler pour que vos parents comprennent ce qu’est l’Islam. Ils verront clairement incha Allah.

9) N’essayez pas d’en faire trop dès le début de peur de vous dégoûter de telle ou telle pratique.

Dieu préfère de petits efforts réguliers plutôt que de gros efforts une fois par an.

Avec l’enthousiasme qui vient juste après la découverte de l’Islam, on veut souvent tout faire et tout connaître très vite.

Soyez plutôt tortue que lièvre dans tous les cas

10) Faites attention à la différence entre Islam et cultures 

Un certain nombre de musulmans ne fait pas encore la distinction entre ce qui est pur Islam et ce qui appartient à la culture du pays d’où ils viennent.

Là aussi, demandez des preuves (Versets du Coran, hadith, fatwa) pour vérifier que telle ou telle pratique est vraiment islamique.

11) Si quelque chose que l’on vous dit vous semble louche, demandez autour de vous.

Rien en Islam n’est contre le bon sens. Donc si vous tombez nez à nez avec un contre-sens, il y a de grandes chances que ça ne fasse pas partie de l’Islam (et par exemple que ce soit lié a une culture quelconque).

En particulier, faites attention aux livres que vous lisez. En France, 95% des livres traitant de l’Islam sont écrits par des non-musulmans, souvent « orientalistes » de profession. Là aussi, demandez et on vous donnera une liste de livres pour constituer une petite bibliothèque islamique chez vous.

12) Soyez patient. Souvenez-vous que Dieu Seul connaît l’avenir.

Faites donc confiance à Dieu. Quand vous obtenez ce que vous voulez, remerciez Dieu.

Quand vous n’obtenez apparemment pas ce que vous voulez, remerciez Dieu aussi car vous ne savez pas ce que Ses plans sont. Dans beaucoup de cas, un petit malheur n’est que la porte qui mène au bonheur.

Mais cela, on ne le sait pas à l’avance et souvent, on se plaint pour rien.

Par le Frère Abdurrachid

Jeunes mariés – Problèmes de couple

La solution s’il y a un problème est la suivante : s’asseoir et discuter.

Et je donnerai un bon conseil à notre frère et futur époux inch’Allah et retenez bien cette leçon : la femme par son tempérament … en général … retient beaucoup, elle emmagasine…

L’homme s’exprime beaucoup plus facilement mais la femme, elle a beaucoup de mémoire pour emmagasiner et un jour le vase déborde, elle explose et c’est pour cela que l’époux doit être intelligent et remarquer ses sourires et sa tristesse … il doit de temps à autre, mesurer la température et s’il voit qu’elle reste à 30° C, c’est bon, si ce n’est pas le cas, il faut vite remédier au problème, donc s’asseoir et discuter. Et le problème chez beaucoup de couples c’est qu’il n’y a pas de dialogue.  On dirait que ce sont deux êtres chacun habitant seuls… Il faut du dialogue et éviter les accusations mutuelles.

L’époux commence en disant « c’est à cause de toi ! Tu as fait ceci, cela » et l’épouse aussi accuse « et toi t’as fais ça !» et Shaytan vient et gonfle la chose et tout explose à la fin et chacun part avec un cœur plein de haine envers son prochain… non !  Ton but quand tu t’assois avec ton épouse c’est premièrement an-nasiha, le conseil, comme dit le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) : « La religion c’est le bon conseil, la religion c’est le bon conseil, la religion c’est le bon conseil ».

De la même façon, ce que tu dois attendre d’elle, c’est qu’elle te corrige aussi. Tu as certains défauts que tu n’as pas remarqués, elle a certains reproches pertinents à te faire, tu dois l’accepter. Ne faites pas comme certains frères d’aujourd’hui … nous autres, on pensait que ça n’existait que chez les générations au-dessus de nous, mais même les jeunes maintenant ont ça, c’est cette fierté déplacée, du moins chez un homme : « Qu’est-ce qu’elle va me dire ? Qu’est-ce qu’elle y connaît ? Moi j’ai toujours raison ! ». Et le plus diplomate parmi eux dit : « tu as raison mais et je n’ai pas tort ! ». Tout cela pour pouvoir s’en sortir quand même mais de façon diplomatique … non !

Mes frères revenir vers la vérité, vers ce qui est juste, c’est un honneur et une faveur.

Si maintenant ce couple n’arrive vraiment pas à résoudre ses problèmes alors il faut avoir recours aux gens de science ou alors aux proches des deux familles à condition que les gens, choisis dans les 2 familles, soient des gens sages et non pas des gens qui vont vouloir défendre le membre de leur famille absolument contre l’autre.

Si vous avez peur d’une dispute entre les familles, convoquez un « arbitre » de chaque famille afin qu’ils discutent et trouvent une solution pour ce couple.

Qu’Allah (azwadial) protège chaque musulman et chaque musulmane.

Par le frère Mustapha Kastit

(Discours prononcé à l’occasion d’un mariage)

(Audio retranscrit à la demande de nos frères et soeurs malentendants par l’équipe Sajidine)