La Nuit d’Al-Qadr a une Date

La Nuit d’Al-Qadr a une Date Fixée

La meilleure nuit du mois de Ramadan est la Nuit d’Al-Qadr, selon la parole du prophète (sallAllahou alayhi wa salam) :

« Quiconque accomplit la prière de la nuit, la Nuit d’Al-Qadr avec une foi ferme et en cherchant la récompense, tous ses péchés passés lui seront pardonnés. » [Rapporté par Al-Bukhari, Muslim et d’autres d’après la narration d’Abu Hureyra.]

Elle est sur la vingt-septième nuit de Ramadan selon l’avis le plus fort. Une majorité de hadith montrent cela, y compris le hadith d’Ibn Zurr Hubaysh (Radhiallahu anhu) qui a dit : « J’ai entendu Ubay ibn Ka’b dire quand on lui a rapporté que ‘ Abdullah Ibn Mas’ud a dit : Quiconque accomplit la prière de la nuit (chaque nuit) pendant l’année trouvera la Nuit d’Al-Qadr. »

Il (Ubay ibn Ka’b) dit : « Qu’Allah lui fasse miséricorde, son intention consistait en ce que les gens ne (deviennent pas paresseux) et comptent seulement (sur une nuit). Par Celui en dehors de qui il n’y a pas de divinité digne d’adoration, c’est en effet pendant Ramadan. Et par Allah je sais quelle nuit c’est. C’est la nuit dans laquelle le messager d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam)  nous a commandé d’accomplir la Prière nocturne. Elle est la vingt-septième nuit. Elle se reconnaît au fait que le soleil se lève le le matin en brillant sans rayons. » [ Rapporté par Muslim et d’autres référencé dans Sahih Abi Dawud (1247) ]

L’imam Al-Albani dans son livre Qiyamu Ramadan (page. 18-19)

La Nuit d’Al-Qadr doit être cherchée

La Nuit d’Al-Qadr est dans les dix dernières nuits de Ramadan, selon la parole du prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  : « Cherchez la Nuit d’Al-Qadr dans les dix dernières nuits de Ramadan. » [Al-Bukhari et Muslim].

Et elle survient dans une des nuits impaires plus probablement que sur les autres nuits, selon la parole du prophète (sallAllahou alayhi wa salam) : « Cherchez la Nuit d’Al-Qadr dans les nuits impaires des dix dernières nuits de Ramadan. » [Al-Bukhari]

Et elle est plus proche des sept dernières nuits, selon le hadith d’Ibn ‘ Umar (Radhiallahu anhu) que : « Quelques hommes des compagnons du messager d’Allah ont vu la Nuit d’Al-Qadr en rêve pendant les sept dernières nuits (de Ramadan) ».

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit : « Je vois que tous vos rêves s’accordent qu’elle (la Nuit d’Al-Qadr) est dans les sept dernières nuits ». Ainsi quiconque veut la chercher, qu’il la cherche dans les sept dernières nuits. » [Al-Bukhari et Muslim]

Et c’est aussi basé sur le hadith de Muslim d’Ibn ‘ Umar (Radhiallahu anhu) que le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit : « Cherchez-la dans les dix dernières nuits. Mais si l’un d’entre vous faiblit ou en est incapable, qu’il ne laisse pas les sept (dernières) nuits. « 

Parmi les nuits impaires dans les sept dernières nuits, elle est plus proche de la vingt-septième nuit en raison du hadith de Ubay ibn Ka’b (Radhiallahu anhu) qui a dit : « Par Allah, je sais quelle nuit c’est. C’est la nuit dans laquelle le messager d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) nous a commandé d’accomplir la Prière nocturne. C’est la vingt-septième nuit »  [Muslim]

La Nuit d’Al-Qadr n’est pas fixée à une nuit précise toutes les années. Plutôt elle change constamment.

Ainsi un an elle pourrait survenir la vingt-septième nuit par exemple et autre année elle pourrait arriver la vingt-cinquième nuit, selon la volonté d’Allah et Sa sagesse.

Ce qui nous amène à cela est la parole du prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  : « Cherchez-la (c’est-à-dire la Nuit d’Al-Qadr) lorsqu’il reste neuf nuits, lorsqu’il reste sept nuits, ou lorsqu’il reste cinq nuits (c’est-à-dire respectivement la 21e, 23ème et 25ème sans mentionner la 27ème). »

Al-Hafidh Ibn Hajr (rahimahullâh) a dit dans Fath-ul-Bari : « L’avis le plus le plus fort est qu’elle est une nuit impaire dans les dix dernières nuits et qu’elle change constamment. »

Allah (azwadial) a caché la connaissance de son occurrence à Ses serviteurs par pitié pour eux pour qu’ils puissent augmenter leurs actions dans sa recherche pendant ces nuits honorables, en priant, faisant du dhikr et en invoquant.

Par conséquent, les serviteurs ajoutent et augmentent dans la proximité d’Allah (azwadial) et Sa récompense.

Et Il l’a aussi caché pour distinguer, ceux qui parmi eux luttent et font des efforts, de ceux qui sont paresseux et négligents. Jusqu’à ce que celui qui lutte constamment pour quelque chose, se manifeste dans sa recherche et se donne de la peine dans sa recherche et sa réalisation.

Et peut-être qu’Allah (azwadial) révèle son occurrence à certains de Ses serviteurs par des signes et des signaux, qu’il peut voir, de même que le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a vu le signe qu’il serait prosterné dans la boue le matin suivant. Donc il a plut cette nuit et il a prié le matin (suivant) (Fajr) dans la boue.

Muhammad Ibn Salih Al-‘Uthaimin dans son livre Majalis Shahr Ramadan (pg. 106-107)

Le Prophète Joseph (Youssef) ‘alayhi Salam

Le Coran a consacré toute une sourate à la vie de Joseph (‘alayhi Salam). Allah Taala dit : « Alif, Lam, Ra. Tels sont les versets du Livre explicite. Nous l’avons fait descendre, un Coran en [langue] arabe, afin que vous raisonniez. Nous te racontons le meilleur récit, grâce à la révélation que Nous te faisons dans le Coran même si tu étais auparavant du nombre des inattentifs (à ces récits). » (Sourate 12:1-3)

Jacob (‘alayhi Salam) avait douze garçons, premiers ancêtres des douze tribus des Enfants d’Israël. Selon les savants spécialistes de la Bible, Le Prophète Joseph est né environ 906 ans avant l’ère chrétienne et l’incident avec lequel l’histoire débute eut lieu 890 ans avant l’E.C. Le plus noble, le plus auguste et le plus célèbre d’entre eux était Joseph (Youssef). Certains savants ont soutenu qu’il n’y a avait pas d’autre Prophète parmi eux, à part lui. C’était le seul, disent-ils, qui avait reçu la Révélation. Il est vrai que leur histoire va dans le sens de cette idée.

 
Le songe de Youssef (‘alayhi Salam)

Les exégètes racontent que Joseph, alors enfant, a fait un rêve dans lequel il voyait onze étoiles et aussi le soleil et la lune. Allah Taala dit : « Quand Joseph dit à son père : « Ô mon père, j’ai vu [en songe], onze étoiles, et aussi le soleil et la lune; je les ai vus prosternés devant moi » (Sourate 12 :4). A son réveil, il raconta son songe à son père.
Celui-ci sut alors que son fils allait avoir une place privilégiée et honorable dans cette vie et dans l’autre, et que lui comme ses autres fils lui serait soumis. Il lui ordonna de ne pas révéler son secret à ses frères de peur de susciter la jalousie dans leurs cœurs et qu’ils ne lui fassent du tort par quelques ruses et complot. Allah Taala dit : « Ô mon fils, dit-il, ne raconte pas ta vision a tes frères car ils monteraient un complot contre toi; le Diable est certainement pour l’homme un ennemi déclaré » (Sourate 12 :4).

 
La jalousie des frères de Youssef (‘alayhi Salam)

Les frères de Youssef entaient très jaloux, en raison de l’amour que lui portait son père et à son jeune frère Benjamin, par sa mère, alors qu’eux, sont un groupe bien fort, qui est plus à même d’avoir droit à l’amour de leur père. Ils se consultèrent alors pour trouver le moyen d se débarrasser de Joseph, certains d’entre eux proposèrent de le tuer, d’autres préconisèrent de l’éloigner dans n’importe quel pays dont il ne pourrait pas revenir. Ils pensaient ainsi que l’attention de leur père se tournerait exclusivement vers eux. Ils étaient sur le point de se mettre d’accord sur cette proposition, quand l’un d’eux s’interposa. Allah Taala dit : « quand ceux-ci dirent : « Joseph et son frère sont plus aimés de notre père que nous, alors que nous sommes un groupe bien fort. Notre père est vraiment dans un tort évident. Tuez Joseph ou bien éloignez-le dans n’importe quel pays, afin que le visage de votre père se tourne exclusivement vers nous, et que vous soyez après cela des gens de bien ». L’un d’eux dit : « Ne tuez pas Joseph, mais jetez-le si vous êtes disposés à agir, au fond du puits afin que quelque caravane le recueille ». (Sourate 12 : 8-10).

Apres avoir mis au point le plan pour se débarrasser de Youssef, ils demandèrent donc à leur père de les laisser emmener avec eux leur frère Joseph et lui firent comprendre qu’ils voulaient l’emmener faire paître le troupeau avec eux, et le faire jouer et s’amuser par la même occasion. Jacob (‘alayhi Salam) leur répondit que cela lui faisait de la peine de se séparer de Joseph, ne serait-ce qu’une heure la journée et il craignait qu’en l’emmenant, le loup ne le dévore, dans un moment d’inattention de leur part. Allah Taala dit : « Ils dirent: « Ô notre père, qu’as-tu à ne pas te fier à nous au sujet de Joseph ? Nous sommes cependant bien intentionnés à son égard. Envoie-le demain avec nous faire une promenade et jouer. Et nous veillerons sur lui ». Il dit: « Certes, je m’attristerai que vous l’emmeniez; et je crains que le loup ne le dévore dans un moment où vous ne ferez pas attention a lui ». Ils dirent : « Si le loup le dévore alors que nous sommes nombreux, nous seront vraiment les perdants » ». (Sourate 12 : 11-14).

 
Youssef (‘alayhi Salam) fût jeté dans le puits

Ils insistèrent donc auprès de leur père jusqu’à que ce dernier accepta de les laisser emmener Joseph avec eux. Une fois loin de leur maison ils commencèrent à insulter leur frère et à le mépriser ; ils décidèrent ensuite de le jeter au fond d’un puits. Ils le firent descendre donc et le mirent sur la pierre se trouvant au fond, et qui sert de marche pied à celui qui veut remplir le sceau lorsque le puits ne contient pas beaucoup d’eau. Lorsqu’ils l’y jetèrent, Dieu lui révéla qu’il serait sauvé et soulagé de cette situation et qu’il informerait le temps venu ses frères de ce qu’ils lui ont fait ; le jour ou il sera dans une situation glorieuse, et eux faibles et sollicitant son aide sans savoir qui il est.

Allah Taala dit : « Et lorsqu’ils l’eurent emmené, et se furent mis d’accord pour le jeter dans les profondeurs invisibles du puits, Nous lui révélâmes : « Tu les informeras sûrement de cette affaire sans qu’il s’en rendre compte ». Et ils vinrent à leur père, le soir, en pleurant. Ils dirent : « Ô notre père, nous sommes allés faire une course, et nous avons laissé Joseph auprès de nos effets; et le loup l’a dévoré. Tu ne nous croiras pas, même si nous disons la vérité ». Ils apportèrent sa tunique tachée d’un faux sang. Il dit : « Vos âmes, plutôt, vous ont suggéré quelque chose… [Il ne me reste plus donc] qu’une belle patience ! C’est Dieu qu’il faut appeler au secours contre ce que vous racontez ! » ». (Sourate 12 : 15-18).

On rapporte en effet qu’ils égorgèrent une bête et tachèrent la tunique de leur frère avec son sang afin de faire croire à leur père qu’il a bel et bien été dévoré par le loup. On rapporte aussi qu’ils avaient oublié de déchirer la tunique. Or, le menteur se trahit par l’oubli. Jacob (alayhi Salam) n’a pas cru leur histoire car il connaissait l’inimitié et la jalousie qu’ils nourrissaient à l’égard de Joseph. Ils n’arrivaient pas à admettre que leur père l’aime plus qu’eux, mas ils ignoraient que son amour provenait de ce qu’il percevait en lui comme marques de révérence et de respect dues à son investiture future de la Prophétie. C’est pour cela qu’il leur dit : « Vos âmes, plutôt, vous ont suggéré quelque chose… [Il ne me reste plus donc] qu’une belle patience ! C’est Allah qu’il faut appeler au secours contre ce que vous racontez ! » (Sourate 12:18).

 
Youssef (‘alayhi Salam) fût esclave

Youssef (‘alayhi Salam) avait 17 ans lorsqu’il fit le Rêve et fût jeté dans le puits. Ce puits était près de Dothan, dans le nord de Schechem selon les traditions bibliques et talmudiques et la caravane, qui le sortit du puits, venait de Gilead (Trans-Jordanie) et était en route pour l’Egypte. Allah Talla dit : « Or, vint une caravane. Ils envoyèrent leur chercheur d’eau, qui fit descendre son eau. Il dit : “Bonne nouvelle ! Voilà un garçon ! ” Et ils le dissimulèrent [pour le vendre] telle une marchandise. Allah cependant savait fort bien ce qu’ils faisaient. Et ils le vendirent à vil prix : pour quelques dirhams comptés. Ils le considéraient comme indésirable. » (Sourate 12:19-20).

 
Youssef (‘alayhi Salam) et Al-Aziz d’Egypte

Allah Talla dit : « Et celui qui l’acheta était de l’Égypte, Il dit à sa femme : “Accorde lui une généreuse hospitalité. Il se peut qu’il nous soit utile ou que nous l’adoptions comme notre enfant.” Ainsi avons-nous raffermi Joseph dans le pays et nous lui avons appris l’interprétation des rêves. Et Allah est souverain en Son Commandement : mais la plupart des gens ne savent pas. Et quand il eut atteint sa maturité Nous lui accordâmes sagesse et savoir. C’est ainsi que nous récompensons les bienfaisants. » (Sourate 12:21-22).

On rapporte qu’al-Aziz, le grand intendant d’Egypte, l’acheta pour vingt dinars ou, selon une autre opinion, contre son poids en musc, soie et or. Mais Dieu est le plus Savant. Quand à cette parole : « Ainsi avons-Nous raffermi Joseph dans le pays », elle signifie que Dieu a destiné al-Aziz et son épouse à prendre soin de Joseph et à être bon avec lui, et qu’Il a aussi raffermi Joseph et à être bons avec lui, et qu’Il a aussi raffermi Joseph dans le pays d’Egypte. «Et Nous lui avons appris l’interprétation des rêves», c’est-à-dire à les comprendre et interpréter leurs signes. «Et Dieu est souverain en Son commandement» : lorsqu’Il veut une chose, Il prépare des causes et des éléments que les gens ne peuvent saisir. C’est pour cela qu’Il dit : « Mais la plupart des gens ne savent pas. Et quand il eut atteint sa maturité Nous lui accordâmes sagesse et savoir. C’est ainsi que Nous récompensons les gens de bien» Tous cela montre que ces faits se sont déroulés avant qu’il n’eût atteint sa maturité, c’est-à-dire ses quarante ans, âge ou Dieu fait généralement descendre la Révélation aux Prophètes.


Zulikha essaya de séduire Youssef (‘alayhi Salam)

Zulikha la femme d’al-Aziz a essayé de séduire Joseph en lui faisant des avances, ce qui ne sied pas à l’état et la position de Joseph. Cette femme était très belle, jeune et très riche et elle occupait un rang social très élevé puisqu’elle était l’épouse du grand intendant. Elle désira Joseph et prépara un stratagème pour le séduire. Allah Taala dit : « Or celle (Zulikha) qui l’avait reçu dans sa maison essaya de le séduire. Et elle ferma bien les portes et dit : “Viens, [je suis prête pour toi !]” – Il dit : “Qu’Allah me protège ! C’est mon maître qui m’a accordé un bon asile. Vraiment les injustes ne réussissent pas”. Et, elle le désira. Et il l’aura désirée n’eût été ce qu’il vit comme preuve évidente de son Seigneur. Ainsi [Nous avons agi] pour écarter de lui le mal et la turpitude. Il était certes un de Nos serviteurs élus. Et tous deux coururent vers la porte, et elle lui déchira sa tunique par derrière. Ils trouvèrent le mari [de cette femme] à la porte. Elle dit : “Quelle serait la punition de quiconque a voulu faire du mal à ta famille sinon la prison, ou un châtiment douloureux ? ”. [Joseph] dit : “C’est elle qui a voulu me séduire”. Et un témoin, de la famille de celle-ci témoigna : “Si sa tunique [à lui] est déchirée par devant, alors c’est elle qui dit la vérité, tandis qu’il est du nombre des menteurs. Mais si sa tunique est déchirée par derrière, alors c’est elle qui mentit, tandis qu’il est du nombre des véridiques”. Puis, quand il (le mari) vit la tunique déchirée par derrière, il dit : “C’est bien de votre ruse de femmes ! Vos ruses sont vraiment énormes ! Joseph, ne pense plus à cela ! Et toi, (femme), implore le pardon pour ton péché car tu es fautive. » (Sourate 12 :23-29)

 
Youssef (‘alayhi Salam) à la prison

Cependant, Al Aziz a voulu passer outre ce fait en disant : « Joseph, ne pense plus à cela» C’est-à-dire, ne le révèle à personne, car garder secret ce genre de chose est préférable et plus convenable. Il ordonna ensuite à sa femme de demander pardon à Dieu du péché qu’elle a commis et de se repentir à Lui. Allah Taala dit : Il dit : « Ô mon Seigneur, la prison m’est préférable à ce à quoi elles m’invitent. Et si Tu n’écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et serai du nombre des ignorants » [des pêcheurs]. Son Seigneur l’exauça donc, et éloigna de lui leur ruse. C’est Lui, vraiment, qui est l’Audient et l’Omniscient. Puis, après qu’ils eurent vu les preuves (de son innocence), il leur sembla qu’ils devaient l’emprisonner pour un temps. (Sourate 12 :33-35)

Youssef (‘alayhi Salam) interpréta le rêve de pharaon

Allah Taala dit : Deux valets entrèrent avec lui en prison. L’un d’eux dit : « Je me voyais [en rêve] pressant du raisin… » Et l’autre dit : « Et moi, je me voyais portant sur ma tête du pain dont les oiseaux mangeaient. Apprends-nous l’interprétation (de nos rêves), nous te voyons au nombre des bienfaisants ». La nourriture qui vous est attribuée ne vous parviendra point, dit-il, que je ne vous aie avisés de son interprétation [de votre nourriture] avant qu’elle ne vous arrive. Cela fait partie de ce que mon Seigneur m’a enseigné. Certes, j’ai abandonné la religion d’un peuple qui ne croit pas en Dieu et qui nie la vie future ». (Sourate 12 :33-37).

Le  Pharaon eut un songe, il se tenait près du fleuve, et voit sept vaches belles et grasses et sept autres vaches laides à voir maigres. Les vaches laides et maigres mangèrent les sept vaches belles et grasses. Le matin le Pharaon s’éveilla l’esprit agité, et il fit appeler tous les magiciens et tous les sages de l’Égypte. Il leur raconta ses songes. Mais personne ne put les expliquer à Pharaon. Alors que ce lui qui était détenu avec Youssef se rappel de son don pour interpréter les rêves. Convoqué par le Pharaon, Youssef (‘alayhi Salam) interpréta son rêve.  Allah Taala dit : « Et le roi dit : « Et vérité, je voyais (en rêve) sept vaches grasses mangées par sept maigres; et sept épis verts, et autant d’autres, secs. Ô conseil de notables, donnez-moi une explication de ma vision, si vous savez interpréter le rêve ». Ils dirent : « C’est un amas de rêves ! Et nous ne savons pas interpréter les rêves ! » Or, celui des deux qui avait été délivré et qui, après quelque temps se rappela, dit : « Je vous en donnerai l’interprétation. Envoyez-moi donc ». « Ô toi, Joseph, le véridiques ! Eclaire-nous au sujet de sept vaches grasses que mangent sept très maigres, et sept épis verts et autant d’autres, secs, afin que je retourne aux gens et qu’ils sachent [l’interprétation exacte du rêve] ». Alors [Joseph dit]: « Vous sèmerez pendant sept années consécutives. Tout ce que vous aurez moissonné, laissez-le en épi, sauf le peu que vous consommerez. Viendront ensuite sept année de disette qui consommeront tout ce que vous aurez amassé pour elles sauf le peu que vous aurez réservé [comme semence]. Puis, viendra après cela une année où les gens seront secourus [par la pluie] et iront au pressoir. » (Sourate 12 :43-49).

 
Youssef responsable des dépôts du territoire
Allah Taala dit : « Et le roi dit : « Amenez-le moi : je me le réserve pour moi- même ». Et lorsqu’il lui eut parlé, il dit : « Tu es dès aujourd’hui prés de nous, en une position d’autorité et de confiance ».Et [Joseph] dit : « Assigne-moi les dépôts du territoire : je suis bon gardien et connaisseurs ».  Ainsi avons-nous affermi (l’autorité de) Joseph dans ce territoire et il s’y installait là où il le voulait. Nous touchons de Notre miséricorde qui Nous voulons et ne faisons pas perdre aux hommes de bien le mérite [de leurs œuvres]. Et la récompense de l’au-delà est meilleure pour ceux qui ont cru et ont pratiqué le piété.(Sourate 12 :54-57).

Après sept années pendant lesquelles Joseph organise la constitution de stocks, la famine s’abat sur toute la région et amène les populations à venir en Égypte pour s’approvisionner. Jacob envoie ainsi tous ses fils (sauf Benjamin) pour acheter du grain. Joseph les reconnait mais ses frères ne le reconnaissent pas Allah Taala dit : « Et les frères de Joseph vinrent et entrèrent auprès de lui. Il les reconnut, mais eux ne le reconnurent pas. Et quand il leur eut fourni leur provision, il dit : « Amenez-moi un frère que vous avez de votre père. Ne voyez-vous pas que je donne la pleine mesure et que je suis le meilleur des hôtes ? Et si vous ne me l’amenez pas, alors il n’y aura plus de provision pour vous, chez moi; et vous ne m’approcherez plus ».  Ils dirent : « Nous essayerons de persuader son père. Certes, nous le ferons ». (Sourate 12 :58-61).

Lorsqu’ils reviennent en Égypte, Joseph est ému de revoir son petit frère. Il les fait repartir ensemble mais fait placer une coupe dans le sac de Benjamin pour les accuser de vol. Juda se dévoue pour que Benjamin puisse rentrer auprès de leur père. Allah Taala dit:  « Puis, quand il leur eut fourni leurs provisions, il mit la coupe dans le sac de son frère. Ensuite un crieur annonça : « Caravaniers ! Vous êtes des voleurs ». (Sourate 12 :70).

Allah Taala dit : [Joseph] commença par les sacs des autres avant celui de son frère; puis il la fit sortir du sac de son frère. Ainsi suggérâmes-Nous cet artifice à Joseph. Car il ne pouvait pas se saisir de son frère, selon la justice du roi, à moins que Dieu ne l’eût voulu. Nous élevons en rang qui Nous voulons. Et au-dessus de tout homme détenant la science il y a un savant [plus docte que lui]. « . (Sourate 12 :76).

Allah Taala dit : « Ils dirent : « Ô Al Aziz, il a un père très vieux; saisis-toi donc de l’un de nous, à sa place. Nous voyons que tu es vraiment du nombre des gens bienfaisants ». Il dit : « Qu’Dieu nous garde de prendre un autre que celui chez qui nous avons trouvé notre bien ! Nous serions alors vraiment injustes. (Sourate 12 :78-79).  Voyant que ses frères ont retenu la leçon, Joseph révèle son identité à ses frères, puis il les pardonne et invite son père et toute la famille à venir s’installer en Égypte. Allah Taala dit : « Emportez ma tunique que voici, et appliquez-la sur le visage de mon père : il recouvrera [aussitôt] la vue. Et amenez-moi toute votre famille. Et dès que la caravane franchit la frontière [de Canaan], leur père dit : « Je décèle, certes, l’odeur de Joseph, même si vous dites que je radote ». Ils lui dirent : « Par Dieu te voilà bien dans ton ancien égarement ». Puis quand arriva le porteur de bonne annonce, il l’appliqua [la tunique] sur le visage de Jacob. Celui-ci recouvra [aussitôt] la vue, et dit : « Ne vous ai-je pas dit que je sais, par Dieu, ce que vous ne savez pas ? » Ils dirent : « Ô notre père, implore pour nous la rémission de nos péchés. Nous étions vraiment fautifs ». Il dit : « J’implorerai pour vous le pardon de mon Seigneur. Car c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux ». Lorsqu’ils s’introduisirent auprès de Joseph, celui-ci accueillit ses père et mère, et leur dit : « Entrez en Egypte, en toute sécurité, si Dieu le veut ! » Et il éleva ses parents sur le trône, et tous tombèrent devant lui, prosternés Et il dit : « Ô mon père, voilà l’interprétation de mon rêve de jadis. Dieu l’a bel et bien réalisé… Et Il m’a certainement fait du bien quand Il m’a fait sortir de prison et qu’Il vous a fait venir de la compagne, [du désert], après que le Diable ait suscité la discorde entre mes frères et moi. Mon Seigneur est plein de douceur pour ce qu’Il veut. Et c’est Lui L’Omniscient, le Sage. (Sourate 12 :93-100).  

Sources:

Coran : Sourate Youssef : 12

Tafssir Ibn katir

Ramadan – Jeûne et voyage

Pour qu’un voyageur puisse suspendre son jeûne, certaines conditions doivent être réunies. Son voyage doit être long, ou bien considéré comme un véritable voyage (bien qu’il y ait une différence d’opinion parmi les savants sur ce point), et la destination doit dépasser la ville et les environs où il habite. (La majorité des savants affirment qu’il ne peut suspendre son jeûne avant d’avoir franchi les limites de la ville. Il disent qu’un voyage n’a pas réellement commencé avant d’avoir franchi les limites de la ville et que la personne habite effectivement la ville et y vive. Allah (azwadial)  dit dans le sens des versets :  

{ Donc quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne ! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours. } [ Sourate 2 – Verset 185 ]

Il n’est pas considéré comme un voyageur tant qu’il n’a pas quitté la ville ; s’il est encore dans la ville, il est compté comme étant « présent en ce mois », il ne lui est donc également pas permis de raccourcir ses prières. Son voyage ne doit pas non plus être effectué dans le but de pécher, selon la majorité des savants, ou dans le but d’éviter l’obligation du jeûne.

17) Le voyageur est autorisé à suspendre son jeûne, selon le consensus, qu’il soit capable de continuer son jeûne ou pas, et qu’il soit difficile pour lui de jeûner ou non. Même si son voyage est facile, et qu’il a un quelqu’un pour le servir, il lui est permis de suspendre son jeûne et de raccourcir ses prières. [ Majmoo’ al-Fataawaa, 25/210 ]

18) Quiconque est déterminé à voyager pendant le Ramadan ne doit pas avoir l’intention de suspendre son jeûne jusqu’à ce qu’il soit véritablement en voyage, car quelque chose peut arriver qui retarde son départ. [Tafseer al-Qurtubi, 2/278 ]

Le voyageur ne doit pas suspendre son jeûne jusqu’à ce qu’il ait dépassé les dernières habitations de sa ville, il peut alors casser son jeûne.

De même, s’il est en avion, une fois qu’il a décollé et dépassé les limites de la ville, le jeûne peut être rompu. Si l’aéroport est à l’intérieur de la ville, ou y est attaché, cette personne ne doit pas rompre son jeûne car elle est encore à l’intérieur de sa propre ville.

19) Si le soleil se couche et que cette personne rompt son jeûne à terre – et non en plein vol – puis que l’avion décolle et qu’elle voit à nouveau le soleil, elle ne doit pas s’empêcher de manger car le jour de jeûne a déjà été complété, et qu’il n’y a pas de moyen de répéter un acte d’adoration une fois qu’il est terminé.

20) Quiconque voyage vers un lieu et a l’intention d’y résider plus de quatre jours, doit jeûner cette période, selon la majorité des savants. Donc, si une personne voyage pour étudier à l’étranger pendant quelques mois ou quelques années, alors d’après l’avis de la majorité des savants – y compris les quatre imâms – cette personne est considérée comme résidente à l’étranger et doit donc jeûner et prier ses prières normalement. Si un voyageur passe par une ville autre que la sienne, il ne doit pas jeûner, sauf si son séjour dépasse les quatre jours, auquel cas il doit jeûner, car son cas s’apparente à celui des habitants de la ville.  [ Voir Fataawa ad-Da’wah par Ibn Baaz, 977 ]

21) Quiconque commence à jeûner pendant qu’il « réside » dans une ville, puis débute un voyage en pleine journée est autorisé à rompre son jeûne, car Allah (azwadial) a rendu le long déplacement une excuse légitime pour ne pas jeûner. Allah (azwadial) dit (dans le sens des versets) :

{ Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours. […] }  [Sourate 2 – Verset 185]

22) Une personne qui a l’habitude de voyager est autorisée à ne pas jeûner si elle a un foyer où séjourner, tel les commis qui travaillent pour servir les intérêts des Musulmans (et aussi les chauffeurs de taxi, les pilotes et employés des transports aériens, même si leur trajet est quotidien, bien qu’ils doivent rattraper ces jours plus tard). La même règle s’applique aux marins qui ont un foyer sur terre ; mais si un marin embarque avec sa femme et tous ses biens avec lui sur le bateau, et qu’il est constamment en voyage, alors il n’est pas autorisé à rompre son jeûne ou à raccourcir ses prières. Si les bédouins nomades font le trajet entre leur foyer d’hiver et celui d’été (et vice-versa), ils sont autorisés à raccourcir leurs prières et rompre le jeûne. Mais une fois dans l’un des deux foyers, ils ne doivent plus rompre leur jeûne ou raccourcir leurs prières. [ Voir Majmoo’ Fataawa Ibn Taymiyah, 25/21 ].

23) Si un voyageur arrive durant la journée, il existe une divergence connue entre les savants pour déterminer s’il doit arrêter de boire et manger. [ Majmoo’ al-Fataawa, 25/212 ]. Par principe de précaution, il devrait arrêter de boire et manger, respectant alors le mois [du Ramadan], mais il lui reste tout de même à rattraper ce jour plus tard, qu’il ait ou non arrêté de boire et manger à son arrivée.

24) S’il commence Ramadan dans une ville, puis voyage à une autre ville où les habitants ont commencé avant ou après lui, alors il doit suivre ces habitants là où il est arrivé. Il doit donc terminer le Ramadan uniquement quand ils le terminent, même si cela signifie jeûner plus de trente jours, car le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : 

« Jeûnez quand tout le monde jeûne et rompez votre jeûne quand tout le monde rompt le jeûne. »

Si cela porte le jeûne à moins de vingt neuf jours, il doit alors le rattraper après le Eid, car le mois du calendrier lunaire ne peut comporter moins de vingt neuf jours. [ Tiré des Fataawa al-Shaykh ‘Abd al-‘Azeez ibn Baaz : Fataawa al-Siyaam, Daar al-Watan, pp. 15-16 ]

Quelques règles du jeûne 

Il existe un type de jeûne qui se fait pendant des jours consécutifs pour expier les péchés encourus

Quelqu’un qui fait le voeu de jeûner doit le faire.

Il y a également un autre type de jeûne qui ne se fait pas sous forme de jours consécutifs [comme par exemple, le fait de rattraper des jours du mois du ramadhan].

Les jeûnes volontaires peuvent compenser les manquements produits lors des jeûnes obligatoires.

Nous avons : al ‘achoura, ‘arafah,  mais aussi le 13, 14, et 15ème jour dans le mois lunaire, les lundi et les jeudi, les six jours du chawal et jeûner le plus possible pendant le mois du muharram et de cha’ban. [ Voir calendrier de prière afin de situer les mois ]

Il ne faut pas commencer à jeûner un vendredi  [ Rapporté par Al-Bukhari, fath al-Bahri, no.1985] ou jeûner un samedi à moins qu’il ne s’agisse d’un jeûne obligatoire. [ Hadith rapporté et classé comme hasan par al-Tirmidhi, 3/111.]

Il n’est pas permis de jeûner pendant toute une vie. Il est egalement interdit de jeûner deux ou trois jours à la suite sans s’arrêter [ c’est à dire sans rompre le jeûne au maghreb – coucher du soleil – ],  comme il est illcite de jeûner les deux jours de l’aïd.

Ce qui devrait être fait pendant le mois de Ramadhan

Il faut se préparer et préparer son environnement pour l’adoration d’Allah (azwadial).

Ils lisent le Coran en entier, plusieurs fois, en s’impliquant émotionnellement. Ils essaient de donner du sens à ce qu’ils lisent dans le Saint Coran.

La ‘umrah pendant le ramadhan est l’équivalent du hajj. Et la charité que vous faîtes est multipliée pendant ce mois du ramadhan.

Il ne faut pas hésiter à faire de bénédictions les uns aux autres pendant ce mois du jeûne. En effet le Prophète (alayhi as-salâm) a annoncé à ses compagnons (Radhiallahu anhu) ce qui était bien de faire au début du ramadhan et parmi ces activités. Le Messager d’Allah (azwadial) nous dit :  

« Voilà que commence le mois du ramadhan qui est un mois béni. Allah a posé comme obligation de jeûner le mois du Ramadhan. Pendant ce laps de temps, les portes du Paradis sont ouvertes et celles de l’enfer sont fermées. De plus les démons sont enchaînés. Il y un jour durant ce mois qui est l’équivalent d’un millier de jours de jeûne et quiconque est privé de ce bienfait est vraiment malheureux. »  [ Hadith rapporté dans al-Nisa’i, 4/129, Sahih al-Targhib, 1/490.]

Le célibat, un fléau

Le célibat est un des fléaux de ce monde, il touche aussi bien les hommes que les femmes. Certains musulmans se marient à un âge très avancé alors que le mariage reste l’un des plus grands objectifs de l’Islam.
Les nombreux hadiths à ce sujet nous prouvent que l’union légitime entre un homme et une femme n’est pas seulement conseillée mais elle est une obligation pour tout musulman pratiquant.

A notre époque, le mariage est mis à mal par la mécréance qui s’est propagée à travers le monde, faisant de ce moment important de la vie, un obstacle à une vie faite de débauche.
La propagation du célibat au sein de la Oumma, pousse à l’éloignement de la religion et des valeurs familiales.
Certaines femmes ne recherchent plus que la situation économique du prétendant faisant abstraction de sa foi, de sa fidélité et de sa loyauté. Même constat pour les hommes qui se sont transformés en prédateurs recherchant la proie facile qu’ils pourront aussitôt échanger contre une autre tout aussi fragile dans le seul but d’assouvir leurs bas instincts.
Le mariage est l’un des objectifs les plus importants de l’Islam et notre Prophète (Salla Allah alayhi wa salam) a fortement insisté à ce propos : 
Le Messager d’Allah (sallAllahou ’alayhi wa salam) dit : «  Deux rak‘ah de Prière accomplies par un homme marié valent mieux que toutes les Prières accomplies par un célibataire qui passe la nuit en priant et le jour en jeûnant  ». (Makârim al-Akhlâq, op. cit., 8e Partie, Chap. 1, p. 197).

Le Messager d’Allah (sallAllahou ’alayhi wa salam) dit : «  Il n’est pas une institution établie en Islam, qui soit plus aimée d’Allah que le mariage  » et «  Quiconque a les moyens de se marier et ne le fait pas, n’est pas des nôtres . »(Makârim al-Akhlâq”, op. cit., 8e Partie, Chap. 1, p. 196).

Se marier préserve de la fornication comme nous l’a enseigné notre Prophète (Salla Allah alayhi wa salam) : «  O jeune ! Marie-toi, et gare-toi de l’adultère, car elle arrache la foi de ton cœur !  » (Makârim al-Akhlâq”, op. cit., 8e Partie, Chap. 1, p. 196).
Le musulman célibataire a pour obligation de rester chaste et de baisser le regard sur ce qui pourrait l’inciter aux mauvaises pensées. 
Le Prophète (sallAllahou ’alayhi wa salam) a dit dans un hadith authentique : « Ô jeunes gens ! Quiconque parmi vous possède la capacité physique et les moyens financiers nécessaires au mariage, qu’il se marie.
Certes, le mariage est plus enclin à protéger contre les regards lascifs et à préserver la chasteté.
Quant à celui qui n’en possède pas les moyens, qu’il jeûne, car le jeûne le protégera contre la tentation
 . » (Rapporté par al-Bukhari n°1905 et Muslim n°1400).

Qu’Allâh nous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, (sallAllahou ’alayhi wa salam) ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

Parler de ce qui ne vous regarde pas

Sachant que le capital du croyant est son temps, les instants de sa vie sont précieux et passent sans retour ; le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : « Un des signes de perfection de la foi (islam) chez l’individu c’est l’abandon de ce qui ne le regarde pas » [D’après Tirmidhi, Ibn Majja et l’imam Malik.]

Et le récit suivant est très significatif à cet égard : on y rapporte, d’après Anas (Radhiallahu anhu) :

« Un jeune homme était tombé martyr le jour de la bataille d’Uhud, et nous avons trouvé callée à son ventre une pierre (pour alléger les effets de la faim) ; sa mère essuya la poussière du visage de son fils et dit : le paradis sera doux pour toi mon fils ! Et le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) lui dit alors :  « Et qui t’assure qu’il ne parlait pas de ce qui ne le regardait pas ? ».

Parler de ce qui ne nous regarde pas c’est dire ce qui peut être délaissé sans que ce soit un pêché, ni un mal présent ou futur ; et plus grave encore, c’est de perdre ton temps et de faire perdre à ton interlocuteur son temps, en posant des questions du genre : est-ce que vous jeûnez ? S’il vous répond par : Oui ! Son jeûne perd sa vertu ultime qui est d’être observé en secret, car l’adoration en secret est plus élevée, s’il répond par : Non ! Alors il aurait menti ; s’il ne répond pas, il aurait méprisé son interlocuteur, et s’il ruse pour détourner la question, il gaspillera son énergie etc.

Ainsi par une parole (question) sur quelque chose qui ne te regarde pas, tu as exposé quelqu’un à l’ostentation en dévoilant son jeûne ou au mensonge, ou au mépris ou une rude épreuve...

Le jour de la résurrection

  Le Jour Dernier ou Jour de la Résurrection est le jour où les comptes seront faits, où les récompenses seront attribuées. On l’appelle ainsi car ca sera le tout dernier Jour, où il n’y aura pas d’autres jours après lui, où les gens du Paradis et de l’Enfer gagneront leurs demeures. La Croyance au Jour Dernier comprend trois points : la Résurrection, la Rétribution et le Paradis et l’Enfer, nous allons terminer en donnant une explication relative au Jour Dernier.

La résurrection

Croire en la Résurrection, qui sera le retour à la vie de tous les morts, et cela au moment où l’on soufflera pour la deuxième fois dans la Trompe. Les gens se lèveront vers le Seigneur des Mondes, ils ne seront ni vêtus, ni chaussés, leur nudité ne sera pas cachée, et ne seront pas circoncis.

Allah (azwadial) le Très Haut dit :

« Tout comme nous avons commencé la première création, ainsi nous la répèterons comme nous nous le sommes promis, car certainement, nous sommes ceux qui accomplissent. » Sourate 21. Les Prophètes (Al-Anbiya). Verset 104

 La Résurrection est un événement fondé et prouvé par le Coran, et la Sounna et le consensus des premiers musulmans. Allah (azwadial) dit :

« Ensuite, vous serez morts après cela. Ensuite vous serez ressuscités le Jour de la Résurrection. »  Sourate 23. Les croyants (Al-Muminune)  verset 15-16
 

Le Prophète (alayhi as-salâm) a dit :

« Au Jour de la Résurrection les gens seront ressuscités (non chaussés et nus.)
( rapporté par Boukhari et Mouslim)

       Les premiers musulmans sont unanimes concernant la réalité fondée de la Résurrection. Ce fait implique une morale qui fait qu’Allah (azwadial) a fixé un retour pour tous les êtres, où chacun sera récompensé selon ce dont Il les a chargés, par l’intermédiaire des Messagers.

Le Prophète (alayhi as-salâm) a dit :

« Certes, celui qui t’a prescrit le Coran, t’a fixé un retour »« Certes, celui qui t’a prescrit le Coran, t’a fixé un retour »

Source : sajidine

Le Coran et l’enfant

Puisque le Coran est un code autant religieux que juridique, moral que social, il va sans dire qu’il évoque directement le sujet qui nous intéresse, à savoir celui de l’enfant. Mais il ne s’agit pas d’y trouver avec précision toutes les dispositions qui régissent la condition de ce dernier, car, comme chacun sait, le Coran est un mélange d’exposés dogmatiques, de prescriptions culturelles et cultuelles, des récits des événements de la vie des prophètes, mais « pris globalement, il constitue un code général de l’éducation qui concerne aussi bien l’adulte que l’enfant même grand ; celui-là n’est pas nommément désigné » [ Cité par N. Zerdouni ]

Cependant, il est à noter que les recommandations et interdictions contenues dans le Coran ne sont pas destinées à l’enfant immature, mais à l’enfant devenu responsable ou à l’adulte responsable de lui « bien que la conduite des enfants soit réglementée jusque dans les moindres détails, ce n’est pas à eux que s’adresse la Loi. C’est aux parents, aux gouvernantes, aux maîtres, aux chefs ou à la communauté tout entière qu’incombe la tâche de leur éducation et de leur correction, pour obtenir d’eux un conformité à la règle » [ Cité par Draz ]. Mais cela ne signifie pas pour autant que leur responsabilité est entièrement dégagée.

Analyse globale

Voici quelques versets coraniques qui font directement allusion à l’enfant, ils sont classés en 3 catégories :

  • Il y a d’abord les versets qui énoncent les principes généraux de protection, d’assistance et de direction en vue d’assurer à l’être humain, un développement normal, la santé morale et physique, de pourvoir à ses besoins naturels, pendant son stade de faiblesse, d’incapacité de discernement.

 { Abraham dit : « Mon Seigneur ! Fais de cette cité un asile sûr. Préserve-nous, moi et mes enfants d’adorer les idoles} [ Sourate 14 – Verset 35 ]

 { Dis : Venez, et je dirai ce que votre Seigneur a interdit : Ne lui associez rien ; soyez bons envers vos parents ; ne tuez pas vos enfants par crainte de la pauvreté. Nous vous accorderons votre subsistance avec la leur : éloignez-vous des péchés abominables, apparents ou cachés ; ne tuez personne injustement ; Allah vous l’a interdit }
[ Sourate 6 – Verset 151 ]

{ Ne tuez point vos enfants par crainte de pauvreté ; Nous leur accorderons leur subsistance avec la vôtre.
Leur meurtre serait une énorme faute. }  [ Sourate 17 – Verset 31 ]

Nous constatons d’après ces quelques versets, qu’il y a une forte insistance à condamner l’infanticide et l’avortement, nous le reverrons plus tard.

  • Ensuite il y a les versets qui énoncent les devoirs des enfants envers leurs parents :

{ … Vous devez user de bonté envers vos parents … } [ Sourate 4 – Verset 36 ]

 { Ton Seigneur t’ordonne (.) la bienfaisance pour les auteurs de tes jours. Soit que l’un d’eux ait atteint la vieillesse ou qu’ils y soient parvenus tous les deux, garde-toi envers eux de tout signe d’irrévérence ou de répulsion. Ne leur tiens qu’un langage des plus respectueux. Incline-toi humblement par tendresse pour eux, et adresse au ciel cette prière : « Seigneur, fais éclater Ta Miséricorde pour ceux qui m’ont élevé pendant mon enfance } [ Sourate 17 – Versets 23-24 ]

 { Nous recommandons à l’homme ses père et mère. Sa mère le porte dans son sein en endurant peine sur peine, et il n’est sevré qu’au bout de deux ans. Sois reconnaissants envers Moi et envers tes parents et [sache que] c’est à Moi que tout retournera. Toutefois, s’ils t’importunent pour que tu m’associes quelque chose dont tu n’as pas une science certaine, ne leur obéis pas, mais comporte-toi envers eux, dans ce monde, en honnête compagnon. }
[ Sourate 31 – Versets 14-15 ]

  • Enfin, les versets qui fixent les devoirs et les droits du père et de la mère, les responsabilités du père vis à vis de l’épouse enceinte et de celle qui allaite.

{ Les mères qui veulent donner à leurs enfants un allaitement complet, les allaiteront deux années entières ). Le père doit assurer leur nourriture et leurs vêtements conformément à l’usage. Mais chacun n’est tenu à cela, que dans la mesure d ses moyens. La mère n’a pas à subir de dommage, à cause de son enfant, ni le père à cause de son enfant. Les mêmes obligations incombent à l’héritier. Si, d’un commun accord, les parents veulent sevrer leurs enfants, aucune faute ne leur sera reprochée. Si vous désirez mettre vos enfants en nourrice, aucune faute ne vous sera reprochées, à condition que vous acquittiez la rétribution convenue, conformément à l’usage. Craignez Allah ! Sachez qu’Allah voit parfaitement ce que vous faites }  [ Sourate 2 – Verset  233 ]

{ Si elles (les femmes répudiées) sont enceintes, pourvoyez à leurs besoins jusqu’au moment de leur accouchement. Si elles allaitent l’enfant né de vous, versez-leur une pension. Mettez-vous d’accord sur ce point d’une manière convenable ; mais si vous rencontrez des difficultés, prenez une nourrice pour l’enfant … } [ Sourate 65 – Verset 6 ]

Parmi les versets qui vont suivre, certains traitent spécifiquement des enfants orphelins, définissant la relation à établir avec eux, quant à leur éducation, leur prise en charge, et gestion de leurs biens. Enfin, d’autres mettent en garde les parents contre la tentation et l’épreuve qui risquent de les détourner de leurs devoirs vis à vis d’Allah (azwadial) par la soumission aveugle à leurs enfants, et à l’attachement affectif exagéré qui pourrait en découler. En effet, les enfants étant considérés par l’islam comme des biens de ce monde, qui sont donnés, et qui peuvent être repris par Allah (azwadial) à tout moment. Trop s’attacher à eux  pourrait impliquer, par exemple, un reniement d’Allah (azwadial) lors de la séparation. Le Coran y fait donc référence en mettant en garde les parents.

{ Ne touchez point aux biens de l’orphelin, à moins que ce ne soit d’une manière louable pour les faire accroître, jusqu’à ce qu’il ait l’âge fixé. Remplissez vos engagements, car les engagements, on en demandera compte }
[ Sourate 17 – Verset 34 ]

 { Rendez leurs biens aux orphelins (devenus majeurs). Ne prenez pas l’illicite en échange du licite (en substituant ce que les orphelins possèdent de bon à ce que vous possédez de mauvais).Ne substituez as leurs biens en les confondant aux vôtres. C’est un crime énorme.Gardez-vous de les consumer par prodigalité ou en vous hâtant de les en priver avant qu’ils ne deviennent majeurs } [Sourate 4 – Versets 2 à 6 ]

 { Sachez que vos biens et vos enfants constituent pour vous une tentation,
mais qu’une récompense sans limites se trouve auprès d’Allah } [ Sourate 8 – Verset 28 ]

{ Les richesses et les enfants sont la parure de la vie de ce monde, mais les bonnes actions impérissables recevront une récompense meilleure auprès de ton Seigneur et elles suscitent un meilleur espoir }
[ Sourate 18 – Verset 46 ]

LE CHAPITRE DE L’EDUCATION OU « SOURATE LOQMAN »

       En définitive, la sourate qui concentre le plus de versets relatifs à l’éducation des enfants, est la sourate 31, intitulée sourate Loqman, d’après le nom d’un Sage de temps anciens, descendant d’Abraham (alayhi as-salâm), Cette sourate nous rapporte donc l’enseignement que Loqman dispensait à son fils.

Le premier enseignement qu’il lui donne est de rendre à Allah (azwadial) un culte pur, c’est à dire ne pas Lui attribuer d’autres associés [ Verset 13 ]. Ici, on peut lire le commentaire suivant émanant d’Allah (azwadial) et s’adressant à l’être humain :  { Sois reconnaissant envers Moi et ainsi qu’envers tes parents } [ Sourate 31 – Verset 14 ]

   Et lorsque Luqman dit à son fils tout en l’exhortant : { O mon fils, ne donne pas d’associé à Allah, car l’association à [Allah] est vraiment une injustice énorme } [ Sourate 31 – Verset 13 ]

 Ensuite, Loqman fait remarquer à son enfant qu’Allah (azwadial) est attentif et bien Informé de tout ce que nous faisons : L’enfant doit donc apprendre à bien se comporter, non pas de peur que ses parents ne le punissent, mais de peur qu’Allah (azwadial) « Qui voit tout », ne le punisse [ Verset 16 ]

{ Ô mon enfant, fût-ce le poids d’un grain de moutarde, au fond d’un rocher, ou dans les cieux ou dans la terre, Allah le fera venir. Allah est infiniment Doux et Parfaitement Connaisseur.} [ Sourate 31 – Verset 16 ]

Comme nous l’avons vu plus haut, cette première étape de l’éducation doit être implantée dans l’esprit de l’enfant le plus tôt possible, avant l’âge de raison, toutefois cette éducation sera renforcée lorsque l’enfant sera en mesure de comprendre distinctement les différents concepts théologiques, c’est à dire dès 7 ans.

Loqman poursuit ses recommandations, en disant à son enfant de faire la prière : et nous savons, à ce sujet, que Mohamed (sallAllahou alayhi wa salam) a enseigné aux parents musulmans de faire faire laprière à leurs enfants dès l’âge de 7 ans. A la même époque, Loqman recommande à son fils de bien se comporter tout en lui enseignant la modestie [ Versets 17 à 19 ]

{ Ô mon enfant, accomplis la Salat, commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise. Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance: car Allah n’aime pas le présomptueux plein de gloriole. Sois modeste dans ta démarche, et baisse ta voix, car la plus détestée des voix, c’est bien la voix des ânes.} [ Sourate 31 – Versets 17 à 19 ]

 Ces versets portent essentiellement sur le bon comportement en société :

« en effet, à 7 ans, commence véritablement la socialisation de l’enfant, qui découvre qu’il doit se plier aux règles de la vie en société  et respecter autrui » [ Cité par Amdouni ]

 Les versets qui suivent, incitent l’enfant à observer la nature autour de lui : « Ce sont autant de bienfaits de la part d’Allah ! » Et ils l’incitent aussi à avoir une attitude scientifique, c’est à dire à se fier à ses propres observations et à ne surtout pas écouter ceux qui donnent leur opinion sur un sujet qu’ils ne maîtrisent pas [ Versets 20-21 ]

« Ton Seigneur, c’est lui vraiment le grand créateur, l’Omniscient « *

{ Ne voyez-vous pas qu’Allah vous a assujetti ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Et Il vous a comblés de Ses bienfaits apparents et cachés. Et parmi les gens, il y en a qui disputent à propos d’Allah, sans science, ni guidée, ni Livre éclairant.   Et quand on leur dit:, ils disent : Est-ce donc même si le Diable les appelait au châtiment de la fournaise !} [ Sourate 31 – Versets 20-21 ]

Une telle démarche, chez l’adolescent, ne peut que le mener vers un plus grand respect d’Allah« Créateur et Ordonnateur de l’univers ».

La prière et ses buts

La prière est le rendez-vous sacré dans lequel tout croyant doit chercher à communiquer avec son Créateur et s’abandonner à Lui :

« Si tu veux qu’Allah te parle, lis le Coran, et si tu veux converser avec Lui, fais une prière » disait un mystique.

On a demandé au Prophète  quelle était la meilleure œuvre. Il a répondu : « Les prières à l’heure. » Elle est l’attribut primordial des croyants sincères : { [… ] Et ceux qui observent assidûment leurs prières. } [ Sourate 23 – Verset 9 ]

     Elle est la lumière qui guide le croyant au milieu des ténèbres et son bouclier contre toute tentation et tout péché :

{ [… ] En vérité, la prière préserve de la turpitude et du blâmable. }
 [ Sourate 29 – Verset 45 ]

     Après une prière, une autre prière est en vue, et ceci, pendant toute la journée. Cela accroît chez le croyant une conscience de la Présence divine (murâqabatullah), ce qui le préserve de la turpitude. Elle est le moyen le plus efficace pour se faire pardonner ses péchés. En effet, le recueillement et le rappel suscités par la prière doivent obligatoirement remettre le croyant en cause et le placer devant ses responsabilités pour pouvoir implorer la miséricorde divine et demander le pardon.

Abû Hurayra  a dit:

« J’ai entendu le Messager d’Allah  dire: « Que pensez-vous si l’un de vous avait devant sa porte une rivière où il se laverait cinq fois par jour, lui resterait-il quelque chose de sa saleté ? » Ils dirent: « Il ne lui resterait rien » Il dit : « Tel est l’impact des cinq prières quotidiennes par lesquelles Allah efface les péchés.  » »

     Quand Satan vient nous obscurcir le droit chemin, le Miséricordieux nous éclaire par Sa lumière et nous sauve d’une perte certaine, c’est le sens du verset que le croyant répète 17 fois  par jour – dans la sourate El-Fatiha (l’ouverture) – durant ses cinq prières quotidiennes :

{ C’est Toi (Seul) que nous adorons, et c’est de Toi (Seul) dont nous implorons l’aide.
Guide-nous dans le droit chemin. }   [ Sourate 1 – Versets 5-6 ]

     C’est le sens du hadîth suivant: « Les cinq prières (quotidiennes) et la prière du vendredi jusqu’à la suivante effacent les péchés commis entre elles tant que l’on n’en a pas commis de plus grands. »

Et dans un autre verset du Coran :

 { Et accomplis la prière aux deux extrémités du jour et à quelques heures de la nuit.
Les bonnes actions effacent les mauvaises [… ] }  [ Sourate 11 – Verset 114 ]

La prière met en évidence la soumission de l’homme à son Créateur.

C’est, d’ailleurs, le sens du mot islam qui veut dire soumission, dont a besoin tout être humain pour parfaire son humanité.

Faire la prière à cinq moments différents de la journée n’est pas vain. En effet, cette prescription étalée sur le jour et la nuit est symbolique pour plusieurs raisons :

  La première : le fait d’étaler sa périodicité sur le jour et la nuit permet une remise en cause constante et une régularité dans ses rapports avec Allah .

 La deuxième : comme on l’a expliqué précédemment, la prière est un recueillement auprès de l’Eternel, ce qui permet, à chaque occasion, de se ressourcer en communiquant avec Lui. C’est pour cela que le Messager d’Allah  quand l’heure de la prière arrivait, disait à Bilâl  :« Réconforte-nous par la prière, ô Bilâl ! »

 La troisième : le seul lien possible entre notre matérialité et Sa Transcendance est le rappel et la remémoration (dhikr). Ce rappel nous est constamment recommandé par le Coran, soit pour mériter que le Miséricordieux pense à nous:

{ Pensez à Moi et je penserai à vous […]  }
[ Sourate 2 – Verset 152 ]

 Soit pour avoir la paix de l’âme et l’harmonie du coeur :

{ N’est ce point par le rappel d’Allah que les coeurs s’apaisent ? }
[ Sourate 13 – Verset 28 ]

Soit, enfin, pour éloigner la tentation du Diable.

 Allah  nous exhorte à nous souvenir de Lui à tout moment. Cet attachement du croyant à son Créateur est sa meilleure consolation devant les dures réalités de ce monde et c’est, en même temps, sa plus grande garantie de salut éternel. Cette pensée de tous les moments est concrétisée par cette obligation de base bien codifiée qu’est la prière.

  La quatrième : répéter le rite de la prière, c’est aussi un moyen d’exprimer notre reconnaissance à l’égard de Celui à Qui nous devons tout et Qui ne nous doit rien. Dans un hadîth qudsî:

« Moi (Allah), les jinns et les hommes sommes dans une situation extraordinaire. Je crée et on adore autre que Moi. Je subsiste aux besoins, et on remercie autre que Moi. Mes bienfaits, pour eux, descendent, et leur ingratitude à Mon égard monte vers Moi. Je suscite leur amour avec mes biens alors que Je n’ai pas besoin d’eux, et ils suscitent Ma colère avec leurs péchés alors qu’ils ne peuvent se passer de Moi […] »

     L’adoration est la manifestation de la reconnaissance, le but suprême est d’aimer et susciter l’amour du Tout-Puissant. Tout ce qui émane d’Allah  est signe et interpellation à Son amour.

Le musulman n’a pas besoin de miracles dans sa vie pour aimer Allah. Se trouvant comblé de Ses bienfaits perceptibles et imperceptibles, il se trouve dans l’obligation morale de louer Allah (al-hamd) et de ne cesser de l’invoquer. Lorsque l’amour de quelqu’un nous envahit, on ne cesse d’invoquer son nom. Allah  ne mérite-t-Il pas d’être aimé ?

{ […] Or, les croyants sont les plus ardents dans l’amour d’Allah […] }
 [ Sourate  2 – Verset 165 ]

     Le minimum de reconnaissance est cette inclinaison dans la prière, cinq fois par jour, qui symbolise avec excellence le geste de la gratitude que l’on doit envers notre Seigneur:

{ Et si vous comptez les bienfaits d’Allah, vous ne saurez les dénombrer. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. }
[ Sourate 16 – Verset 18 ]

     Ainsi, « la prière rythme le quotidien du musulman. Cinq fois par jour, celui-ci se retire des affaires de ce bas-monde pour épouser la direction (qibla) et puiser sa force spirituelle dans le souvenir d’Allah. »