Conseils pratiques avant le départ  (Hajj)

En plus de tous les livres explicatifs, de tous les sujets postés sur les forums et de tous les sites qui parlent du pèlerinage, qu’Allah (azwadial) récompense nos frères et soeurs, amine ; nous aimerions ajouter quelques points qui sembleront peu importants mais qui pourront faciliter votre séjour là-bas.

  •  Tout d’abord, qu’il s’agisse de la préparation du Hajj ou pas, vous devez toujours faire en sorte de ne pas être fâché ou en froid avec vos frères et soeurs, essayez de n’avoir aucune dette ou un bien emprunté à autrui avant le départ. Ainsi vous pourrez entreprendre le Hajj en paix.
  •  Essayez d’apprendre par coeur les invocations à dire dans chaque lieu et chaque situation. Bien que l’on puisse avoir notre petit livre d’invocations, il est tout de même préférable de les connaître par coeur afin d’être plus concentré et de profiter pleinement de l’invocation.
  • N’emportez pas beaucoup de vêtements pour vous faciliter le voyage. En effet, il ne faut pas oublier que là-bas il fait très chaud, même si en France nous sommes en période d’hiver. Préférez des vêtements légers qui ne tiennent pas chaud et prenez aussi un tube de « lessive concentrée » pour les laver.  Choisissez une paire de chaussures dans laquelle vous serez à l’aise (pourquoi pas des baskets pour les sœurs) car il y a beaucoup de marche, surtout pour se rendre au lieu  » el jamara  » (la lapidation).
  • Le climat étant différent, essayez d’avoir par l’intermédiaire de votre médecin traitant quelques médicaments pour les maux de tête, de ventre, de digestion, et aussi pour la gorge et les écoulements nasaux. Il faut savoir qu’il y a l’air conditionné quasiment partout et les variations de température ont rendu de nombreuses personnes malades. Bien que Seul Allah (azwadial) guérisse, il ne faut pas faire abstraction des moyens de guérison dont nous disposons par Sa volonté.
  • On peut prendre avec soi quelques livres, étant donné que l’on ne reste pas constamment à la mosquée. Ne pas hésiter à prendre des livres d’invocations, surtout pour le jour de Arafat.
  •  Essayez d’avoir un réveil, car malgré le Adhan, il se peut que vous ne résidiez pas à côté du Masjid el Haram, à Mekka. Les bus de l’agence déposent des groupes tôt le matin, il vaut donc mieux prévoir. Vous pouvez aussi prendre un baladeur si vous avez l’habitude d’écouter beaucoup le Saint Coran. Quoi qu’il en soit, les livres et les baladeurs sont surtout utiles pour les femmes qui en période de menstruations ne peuvent se rendre à la mosquée…
  •  Il faut savoir qu’en général à l’hôtel, vous trouverez un matelas et un oreiller pour chaque personne ainsi qu’un frigo et une gazinière collective, donc à vous de prévoir selon vos besoins. Il est bon d’avoir un drap pour se couvrir et de prendre quelques ustensiles de cuisine pour préparer les repas car à l’extérieur ils sont assez coûteux et tout le monde ne peut pas se le permettre. Si vous partez en groupe, arrangez-vous pour que chacun prenne quelque chose : cafetière, casseroles, couverts et quelques produits de bases pour se nourrir et évitez le gaspillage. N’hésitez pas également à préparer plusieurs sandwiches pour la route afin d’éviter des dépenses inutiles sur un trajet qui peut être long.
  • Vérifiez bien vos papiers et bagages avant de partir. Renseignez-vous auprès de votre agence si les frais du sacrifice le jour de  » l’aid el Kabir  » sont à votre charge ou inclus dans les tarifs, ceci pour vous permettre de prévoir l’achat du mouton  [ se renseigner auprès de votre Agence ]
  • N’oubliez pas qu’une étape du pèlerinage consiste à passer une nuit à Mouzdalifa « à la belle étoile ». Prévoyez un sac de couchage ou autre (surtout pour les personnes âgées ou les personnes fragiles). De même à Mina (1er jour du Hajj) vous vous trouverez sous une tente et là aussi, vous passerez la nuit à même le sol sur un tapis, ce qui est très bon pour nous apprendre l’humilité.

         Ces conseils peuvent vous paraître quelque peu superflus, mais si vous préparez au mieux votre voyage, alors vous profiterez spirituellement davantage des merveilleux bienfaits du Hajj.   Seul Allah (azwadial) est Savant.

     Que Dire de plus si ce n’est de profiter pleinement de votre séjour, de ne pas perdre une seule seconde, car dès votre retour les regrets seront inutiles. Faites beaucoup d’invocations pour la communauté et sa guidée …

Qu’Allah (azwadial) vous protège, vous accorde la patience, vous couvre de sa miséricorde et accepte vos bonnes œuvres.

L’Obligation du Hajj

 Allah  (azwadial) a imposé le Hajj et la ‘Oumra à Son serviteur de manière explicite que ce soit à travers le Coran ou à travers la Sounnah authentique du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) .

Et cette obligation doit être honorée au moins une fois dans sa vie. Allah (azwadial) a dit :

{ Et c’est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d’aller faire le Hajj de la Maison.}
[ Sourate 3 – Verset 97 ]

Pour ce qui est de prouver l’obligation de faire le Hajj une fois dans sa vie, on peut le retrouver dans le Hadith rapporté par Abou Houreïra (Radhiallahu anhu) lorsque le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) fit un sermon et dit : 

« Ô Gens ! Allah vous a prescrit le Hajj. Faites-le ».

Quant à la femme, il y a une sixième condition qui est celle de la présence de son mari ou d’un de ses Mahram ( c’est-à-dire toute personne masculine pubère qu’elle ne peut épouser) qui voyagera avec elle pour le pèlerinage. Il n’est pas permis à la femme de voyager seule pour le Hajj sans son époux ou l’un de ses Mahram, comme son père, son frère, son fils…. Cette obligation de la présence d’un Mahram n’est en aucun cas levée, qu’elle trouve un groupe sûr de femmes ou non ; que son Hajj soit un Hajj obligatoire ou facultatif, qu’elle soit vieille ou jeune.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :  

« Il n’est pas permis à la femme de faire un voyage d’un jour et d’une nuit sauf si elle est accompagnée d’un Mahram »

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) avait même ordonné à un homme qui s’était engagé dans une troupe pour une bataille, alors que sa femme voulait aller au Hajj, d’accompagner sa femme au Hajj et de retarder le combat [ Hadith rapporté par el Boukhari et Mouslim ]

 Lorsque le musulman a réuni toutes les conditions que l’on vient de citer, il doit alors s’acquitter du Hajj.

Néanmoins, il reste encore à définir le sens de la capacité. En fait, c’est lorsque le musulman possède des provisions qui lui suffiront pour son aller et pour son retour. Ces provisions devront aussi suffire pour subvenir aux besoins de sa famille après son départ, et ceci jusqu’à ce qu’il revienne du Hajj. La capacité comprend également la monture qui le transportera ainsi que les provisions qu’elle nécessite et tout ce dont il a besoin comme bagages. Par ailleurs, il faut que le pèlerin soit en sécurité lors de son voyage. La capacité comprend également la bonne santé physique.

Lorsque toutes ces conditions sont remplies, alors Allah  (azwadial) rend obligatoire le Hajj à Son serviteur. Par contre, il n’est pas demandé au pèlerin de remplir les conditions de la capacité longtemps avant le Hajj, l’objectif étant qu’il possède entre ses mains ce que nous avons précédemment cité au moment précis du Hajj.

En conséquence, si une personne possède pendant une grande partie de l’année les provisions nécessaires au Hajj, et qu’elle les a dépensés lorsque la période du Hajj se présente, alors cette personne ne sera pas considérée comme étant capable. Et donc le Hajj ne sera pas obligatoire pour une telle personne.

On retrouve ceci dans le sens de la parole d’Allah (azwadial) :

{ Et c’est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d’aller faire le Hajj de la Maison } [ Sourate 3 – Verset 97 ]

Lorsque toutes les conditions qui rendent obligatoire le Hajj sont réunies, alors le musulman, aussi bien l’homme que la femme, doit s’acquitter de son pèlerinage dans l’immédiat.

Allah (azwadial) a donc ordonné le Hajj de la manière la plus claire et la plus insistante. Ceci pour appuyer sur Son droit, et immensifier Son respect. L’interpellation divine envers les adorateurs par l’obligation ne laisse place à aucun retardement de l’exécution du devoir – le Hajj -, sauf pour celui qui est incapable de remplir son obligation.

Mais cette règle s’applique pour toutes les autres adorations. Pour renforcer cette obligation dans l’immédiat dont on retrouve le sens dans les versets coraniques, on peut également citer la parole du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam):  

« Dépêchez-vous de vous acquitter du Hajj car aucun de vous, ne sait quand il mourra ». [ Hadith  rapporté par Ahmad ]

Le droit de la femme au travail

Louange à Allah. Paix et salut sur Son Prophète.
Cher frère,

La voix de la femme n’est pas «Awra» dans le plus prépondérant des propos des Oulémas, car Allah dit : « Et si vous leur demandez (aux femmes du Prophète) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau. C’est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs. » (sourate 33/verset 53)
On en déduit qu’il est permis aux femmes de parler comme il est permis aux hommes de les écouter. Il n’est pas interdit à la femme de parler aux hommes quand c’est indispensable. Il lui est défendu de montrer trop de complaisance dans ses paroles. La complaisance dans les paroles : c’est de parler avec douceur de manière que cela influe sur celui qui l’entend. Allah dit : « Si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage afin que celui dont le cœur est malade (l’hypocrite) ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent. » (sourate 33/verset 32)
Les femmes des Compagnons interrogeaient le Prophète, Salla Allahou Alaïhi wa Sallam, en présence de ses Compagnons et le Prophète, Salla Allahou Alaïhi Wa Sallam, ne les blâmaient pas. Il y avait parmi les femmes musulmanes : des femmes « Alimates » vertueuses, de célèbres narratrices du noble Hadith et à qui des hommes se référaient pour la Fetwa. Elles respectaient malgré cela le port du Hidjab.
Quant au travail de la femme dans un lieu mixte nous allons le clarifier dans ce qui suit. En résumé nous sommes devant deux cas de figure :
Le premier cas : La femme est contrainte de travailler car il n’y a pas un homme qui subsiste à ses besoins et qui lui procure les impératifs de la vie. Elle n’a pas trouvé un lieu de travail où ne travaillent que des femmes. Elle ne connaît pas un métier qu’elle accomplirait dans la maison (la couture ou le tissage). Il se peut qu’elle connaisse un métier dont le revenu est insuffisant pour pourvoir à ses besoins ou aux besoins des personnes qu’elle entretient.
C’est seulement en remplissant toutes ces conditions qu’il lui est licite de travailler dans un lieu mixte. Mais elle doit observer une précaution absolue et respecter les règles de la Chariâ quant à la sortie de la femme de son foyer. Elle ne doit sortir que décente et portant le Hidjab.
La Chariâ exige que ce Hidjab soit épais, large, ne point décrire quoi que ce soit de ses attraits et ne pas attirer l’attention des hommes.
Comme elle doit éviter de mettre du parfum quand elle sort de la maison, car le Prophète Salla Allahou Alaïhi wa Sallam a dit : « Toute femme qui se parfume -à sa sortie- pour aller vers la mosquée, Allah n’accepte point ses prières que lorsqu’elle retourne à sa maison et qu’elle se lave de l’impureté (Djanaba). » (Ahmed). Le Prophète Salla Allahou Alaïhi wa Sallam a aussi dit : « Toute femme parfumée, passant devant des hommes pour qu’ils sentent son odeur, est Zaniya ! » (Ahmed et Nassai)
Nous répétons que si la femme observe à sa sortie toutes ces règles précitées et qu’elle soit contrainte de travailler, alors il lui est licite de travailler dans un lieu mixte.
Lorsqu’elle ne sera plus dans le besoin ou qu’elle trouve un travail qui ne soit pas mixte, alors elle doit abandonner son premier travail (mixte).

Le deuxième cas : La femme n’est pas contrainte de travailler dans le lieu mixte : parce qu’elle n’est pas dans le besoin ou parce qu’il existe un travail qui n’est pas mixte. Dans ce cas, il lui est illicite de travailler dans le lieu mixte à cause de la dépravation qui en résulte ou les risques qu’il peut engendrer. Parmi ces risques :

1/ Une femme et un homme qui sont tout le temps dans un même lieu, ne vont pas observer l’Ordre d’Allah aux croyant et aux croyantes de baisser leurs regards.

2/ Dans un lieu mixte : Les employés (notamment les hommes) ne sont pas tous des gens pieux et vertueux.

Au contraire la majorité des hommes ne sont pas dignes de confiance et ne craignent pas Allah dans leurs regards, leurs paroles et leurs comportements.
Cela peut avoir des conséquences néfastes: la réalité des gens est le meilleur témoin de ce que nous affirmons.

Nous implorons le Secours d’Allah et nous prions Allah qu’il préserve les femmes musulmanes de s’exhiber à la manière des femmes de la Djahiliya.

Source : islamweb

Se corriger avant de corriger les autres

Lorsque tu te repens, repense un peu à tes petites erreurs. Pense un peu à ce que tu es comme petit être humain, qui des fois ne vaut peut-être rien par rapport à tout ce que tu as commis comme méfaits alors qu’Allah (azwadial) t’a protégé.

Personne ne te voyait sauf Allah (azwadial). Et tu te gonfles parce que tu viens juste de te repentir, tu te gonfles sur les autres… tu commences à juger les autres. Non ! Jamais ! Remercie Allâh et fais des louanges à Allah (azwadial) qui t’a protégé du regard des autres alors que tu faisais des choses graves.

Réfléchis à ce que tu as commis. Essaie d’écrire un peu toutes tes petites erreurs qu’il y a en toi, tous les mauvais comportements et corrige-les d’abord.

Et à ce moment là in sha’a allâh va chez les autres avec un coeur assez ouvert et parle avec eux, corrige-les aussi .

Son père l’a forcée à se marier

Il est interdit au tueur légal d’une femme de la forcer à épouser un homme qu’elle n’aime pas car le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) a dit : on ne marie pas une fille vierge sans son consentement. (rapporté par al-Boukhari, 6968 et par Mouslim, 1419). Ce hadith paraît avoir une portée générale et s’applique à toute fille vierge et à tout tuteur légal et qu’il n’ y a aucune différence entre le père de la fille et un autre. C’est pour cela qu’ al-Boukhari (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) l’a cité dans un chapitre ainsi intitulé: ni le père ni un autre ne marie une vierge ou une non vierge sans leur consentement.

Le tuteur de la femme doit craindre Allah dans la manière de traiter ses filles; qu’il ne les marie qu’avec des personnes qu’elles acceptent parce qu’elles jugent qu’elles sont leurs égaux. Il doit les marier en tenant compte de leurs intérêts à elles et non de ses intérêts à lui.

Cheikh al-islam, Ibn Taymiyya dit: « marier une femme malgré elle est contraire aux principes (religieux) et à ce qui est raisonnable. Allah ne permet pas au tuteur légal de la contraindre à vendre ou à acheter, à manger , à boire ou à porter un vêtement, si elle ne le veut pas. Comment dès lors pourrait il la contraindre à avoir des rapports intimes avec quelqu’un qui ne lui plaît pas? Comment la forcer à avoir des rapports charnels avec une personne qu’elle n’aime pas?

Allah a établi entre les époux l’affection et la compassion, ce qui ne peut pas se réaliser quand l’épouse déteste son époux et ne le porte pas en son cœur.. Quelle affection et quelle compassion alors?» Madjmou’ al-Fatwa, 23/25.

Si le mariage est établi malgré la femme, la validité du contrat dépend de son acceptation par la femme. Si elle l’entérine , il devient valide. Dans le cas contraire, il reste caduc.

D’après Bouraydah ibn al-Hassib, une fille se présenta au Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) et lui dit: mon père m’a marié avec son neveu pour le rehausser.. Il lui permit de choisir et elle dit: j’accepte ce que mon père a fait mais je voulais que les femmes sachent que leurs affaires ne sont plus à décider par leurs seuls pères. (rapporté par Ibn Majdah,1874 et jugé authentique par al-Boussayri dans Misbah az-Zoudjadajh,2/102. Cheikh Mouqbil al-Wada’i dit: le hadith est authentique selon les normes de Mouslim. Extrait de as-sahih al-mousnad, p.160.

Au cas où la femme n’approuve pas le mariage, celui-ci reste caduc. Il faut alors qu’elle informe celui qui devrait en profiter de sa caducité. Ce dernier n’aura pas à la forcer à avoir un rapport sexuel avec lui. Elle non plus n’ a pas à le lui faciliter tant qu’elle n’aura pas approuvé le mariage.

En dépit de l’affirmation de la caducité d’un tel mariage, ce jugement ne sera retenu et confirmé sans une répudiation prononcée par l’homme ou un divorce décidé par un tribunal. Car il y a une divergence de vues au sein des ulémas à propos de la validité d’un tel mariage puisqu’un groupe important d’ulémas jugent ce mariage valide. De ce fait, il faut soumettre l’affaire à un cadi pour qu’il prononce la dissolution du mariage.

islamqa.info

Comment choisir son époux ?

Chère sœur , ne sois pas séduite par l’argent , le rang social ou la beauté , mais choisi plutôt l’homme de foi conformément à ce qu’a dit le messager d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam)  : « S’il se présente à vous celui qui vous a plu par sa moralité et sa vertu , mariez-le . Si vous ne le faites , il y aura du trouble sur la terre et un horrible ravage. » [ Hadith assez bon , At-Tirmidhi et autres ]

Si ton mari vertueux t’aime , il te soutiendra dans tes affaires religieuses et matérielles. S’il ne t’aime pas , il n’ira pas jusqu’à te haïr, te léser ou te mépriser. Il agira conformément à ce qu’a dit le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  : « Qu’un croyant ne déteste pas une croyante. Si l’un de ses cotés lui déplait , elle lui plaira par un autre. » [ Rapporté par Moslim ]

Le mari vertueux t’aide à inculquer à tes enfants l’éducation islamique pure. L’Islam sera la référence principale pour votre vie de couple. La satisfaction de s’en remettre à lui sera mutuelle, ce qui réalisera votre bonheur dans ce monde et dans l’au delà .

Le mari vertueux te porte conseil si tu t’es trompée et te montre la vérité. A l’homme de choisir la femme pieuse attachée à sa religion. Elle protège sa maison et sa famille de tout manquement à la bonne moralité et respecte le droit de son mari sur elle. Le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)   a dit : « On épouse une femme pour quatre raisons : pour son argent, pour sa classe sociale , pour sa beauté et pour sa religion ;  choisis plutôt celle qui est pieuse. » [ Al Boukhari et Moslim ]

La Sunna du prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  concernant la vie du couple montre qu’il faut tenir compte du fond et non de la forme. Le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit : « Certes Allah ne regarde pas vos visages et vos corps , mais il regarde vos cœurs et vos actes. » [ Rapporté par Moslim ]

La liberté de la femme dans le choix de son mari

L’Islam a valorisé la femme en lui donnant le droit de choisir son mari. Il a respecté sa volonté sachant que sa décision est cruciale pour sa vie et son avenir.

Aïcha  [qu’Allah soit satisfait d’elle] a demandé au prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  :

« La fille que sa famille veut marier, doit-on avoir son consentement ou non ?

– On ne la marie qu’après son consentement , répondit le prophète (sallAllahou alayhi wa salam) 

 Elle est pudique, lui dit Aicha [qu’Allah soit satisfait d’elle] .

 – Son consentement consiste donc dans son silence , dit le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  »   [Al Boukhari ]

Mohammad Ben Jamil Zino

Vivre en islam – la foi

Mon appartenance à l’Islam m’apporte la certitude que mon existence a un sens.  Elle dirige ma vie et conditionne mes actes pour que je sois en harmonie avec ma foi.  Cette appartenance exige d’abord que je possède une foi sincère, puis que je me consacre à l’adoration d’Allah (azwadial), d’une part, et enfin que je participe à l’épanouissement et au bien-être de toute ma communauté dans cette même foi.

   En effet, l’Islam exige de tout musulman qu’il ne soit pas préoccupé de sa seule existence, mais qu’il se préoccupe de tous ceux qui l’entourent : sa famille, son frère en Islam, son voisin et plus généralement, toute sa Communauté, en conseillant l’un, aidant matériellement l’autre, assistant enfin ceux qui sont dans l’épreuve.

Dans ce sens, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

«Celui qui passe la nuit sans penser au sort des autres musulmans n’est pas des leurs.»

De ce Hadîth, je comprends que je suis face à une responsabilité qui m’impose de soutenir la communauté musulmane et lui faire aimer l’Islam.

  La première obligation qui s’impose tout de suite, pour l’accomplissement de ce devoir, consiste à appliquer ces recommandations au sein de ma propre famille, ce qui est dicté par la logique.  
Je dois tout d’abord les appliquer moi-même, puis enjoindre et enseigner les principes fondamentaux de l’Islam à ma famille, mon conjoint, mes enfants, ensuite aux proches et parents.
C’est ainsi qu’a agi le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) lorsque, dans les premiers temps de l’Islam, il a commencé à répandre le Message qu’il avait reçu.

 Allah (azwadial) dit : 

{ N’invoque donc pas une autre divinité avec Allah, sinon tu seras du nombre des châtiés.
 Et avertis les gens qui te sont les plus proches.
 Et abaisse ton aile – sois bienveillant –  pour les croyants qui te suivent. }    
[ Sourate 26 – Versets  213 à 215 ]

   Ainsi, on comprend que la première mission du musulman, après l’amélioration de sa foi, consiste en l’application de l’Islam dans sa famille.  Ceci est confirmé par le Saint Coran où Allah (azwadial) dit:

{ 0 ! vous qui avez cru, préservez vos personnes et vos familles d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, surveillé par des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu’Il leur commande, et faisant strictement ce qu’on leur ordonne. }  [ Sourate 66 – Verset 6 ]

   Entre autres recommandations,l’islam prescrit au musulman de fonder un foyer.

Selon les commandements d’Allah, et afin de préserver ma chasteté, je dois donc me marier en ayant en vue de fonder une famille musulmane, et je dois alors me réserver à mon conjoint.  Je dois agir ainsi dans la crainte d’Allah (azwadial).  A cet égard, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« Il y a trois hommes qu’Allah soutiendra certainement: celui qui combat dans le Chemin d’Allah, le signataire d’un contrat de prêt, qui souhaite sincèrement rembourser sa dette et celui qui se marie en vue d’être chaste.» [ Hadîth rapporté par Tirmidhî.]

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) dit également:

« Celui qui se marie aura la moitié de la religion, alors qu’il craigne Allah pour l’autre moitié. »
[ Hadîth rapporté par Tabarâriî dans son livre Al Awsat.]

   Chacun doit bien choisir le conjoint qui l’accompagnera toute sa vie.  Il doit être de bonne moralité et être pieux.  Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« N’épousez pas une femme pour sa beauté, car peut-être sa beauté la rendra-t-elle corruptible ; n’épousez pas non plus une femme à cause de ses biens, peut-être ses biens la rendront-ils orgueilleuse, mais épousez une femme pour sa piété.  Certainement, une esclave pauvre, mal habillée mais pieuse vaut mieux – qu’une femme belle et corruptible –  »  [ Hadîth rapporté par Ibn Mâja.]

   En me mariant, je ne dois pas désobéir à Allah.  Je dois redouter Sa colère et Son châtiment.  

Car le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) nous met en garde en disant :

« Celui qui se marie avec une femme pour son pouvoir, Allah le rendra plus faible, et celui qui se marie avec une femme pour sa richesse, Allah ne fera que l’appauvrir ; celui qui se marie avec une femme pour la renommée de sa famille, Allah l’humiliera ; mais celui qui se marie avec une femme pour sa chasteté ou pour renforcer ses liens de parenté, Allah bénira sa femme, et le bénira. » [ Hadith rapporté par Tabarânî ]

   Une fois marié, je dois accomplir les devoirs qui me sont prescrits par l’Islam et assumer toutes mes responsabilités envers ma famille.  Ainsi, je dois veiller à respecter les règles suivantes :

Je dois bien traiter mon épouse en vue d’obtenir sa confiance.  

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a confirmé ceci en disant:« Le meilleur d’entre vous est celui qui traite bien sa femme – sa famille – et moi je suis le meilleur pour les miens.» [ Hadîth rapporté par Ibn Mâja et AI Hâkim ]

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit aussi :

« Le croyant qui a la foi la plus complète est celui qui se montre bon et bienveillant envers son conjoint. »
[Hadîth rapporté par Tirmidhî.]   

   Les rapports avec le conjoint, surtout lorsqu’il s’agit de l’épouse, ne doivent pas se limiter aux rapports intimes.  En effet, les deux conjoints doivent s’entendre sur les plans spirituel et émotionnel : ils s’instruisent, célèbrent certains actes d’adoration ensemble, organisent tous deux leur foyer et consacrent une partie de leur temps à se distraire.  Au sujet des actes d’adoration, Allah (azwadial) nous dit:

{ Et commande à ta famille de célébrer la prière et fais-la avec persévérance }
[ Sourate 20 – Verset 132 ]

Allah (azwadial) nous dit aussi dans un autre verset:

{ Et il commandait à sa famille la prière et la Zakât ; et il était agréé auprès de son Seigneur. }
[Sourate 19 – Verset 55 ]

   On peut citer l’exemple du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) qui courait avec son épouse ‘Aïsha (Radhiallahu anha) dans de petites compétitions familiales, pour montrer que les conjoints doivent de temps à autre se distraire ensemble.

Quant au soutien que doit le mari à son épouse dans l’organisation du foyer, on peut citer l’exemple du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) qui effectuait nombre de travaux domestiques ; en outre, comme le rapportent certains Hadîths, il réparait et entretenait ses chaussures.

   Les rapports avec mon conjoint, quels qu’ils soient, doivent être conformes à l’Islam.

 Ils ne doivent en aucun cas être une raison pour moi de déformer l’image de l’Islam ou d’obéir à une personne quelconque en désobéissant à Allah (azwadial).  

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) nous met en garde en disant :  « Tout homme qui obéit à une femme pour la satisfaire – en désobéissant à Allah – Allah le jettera avec force en Enfer. »

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) dit aussi :  « Certes, celui qui obéit à son épouse dans le mal est un perdant. »

   L’application de l’Islam dans la constitution de la famille participe largement de l’éducation des enfants selon les principes islamiques.  En revanche, si l’on ne se marie pas selon les directives de l’Islam – si l’on ne tient compte que de sa passion dans le choix de son conjoint – , cela risque de mettre en péril la vie du foyer. Tous les conflits et contradictions opposant les parents influent directement sur l’éducation des enfants et leur équilibre psychologique.

L’élément le plus important, dont dépend la bonne éducation des enfants, est donc le mariage selon les principes de l’Islam. En effet, le but du mariage en Islam est de fonder une famille musulmane et d’engendrer ainsi une descendance qui vivra dans le même respect de la religion.  

Allah (azwadial) dit: 

{ Et qui disent: « Seigneur, donne-nous, de nos épouses et de nos enfants, des descendants qui seront la paix de nos âmes (qui seront musulmans) et fais de nous un guide pour les pieux. » }
 [Sourate 25 – Verset 74 ]

   Tout nouveau-né connaît Allah (azwadial).

Si l’enfant reçoit une bonne éducation islamique, il devient un bon musulman.  En revanche, s’il est éduqué par des parents qui n’appliquent pas les principes de l’Islam, il devient comme eux.  

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : « Tout enfant connaît Allah à la naissance – fitra – .  Mais ce sont ses parents qui font de lui un juif, un chrétien ou un zoroastrien. » [ Hadîth rapporté à l’unanimité. »]

Pour toutes ces raisons, l’Islam insiste sur la bonne éducation des enfants.  Il exige également qu’on se donne les moyens de mener à bien cette éducation.  Il faut noter que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« Mieux vaut pour une personne qu’elle éduque son enfant comme il se doit,
plutôt que de donner une coupe – de céréales – à un pauvre. »
[ Hadîth rapporté par Tirmidhî.]

« La meilleure chose que les parents puissent offrir à leurs enfants est une bonne éducation. »
[ Hadîth rapporté par Tirmidhî.]

« Traitez bien vos enfants et éduquez-les bien. »
[ Hadîth rapporté par Ibn Mâja.]

Il a également dit :

« Lorsque le fils d’Adam meurt, on ne retient de lui que trois choses : une aumône permanente, une science utile à l’humanité et un enfant bien élevé qui invoque Allah pour lui. »
 

   Ainsi, lorsque j’aurai des enfants, je devrai veiller à ce qu’ils deviennent de bons musulmans en leur inculquant une bonne instruction et une bonne éducation.  

Le Fruit de la Méditation

Sciences, états (Hâl) et oeuvres sont le fruit de la méditation (Fikr), mais seule la science constitue son rapport particulier. Il va de soi que lorsque la science se dépose dans le coeur, l’état de ce dernier en est transformé et conséquemment les actes qu’effectuent les membres (jawârih). L’oeuvre est donc tributaire de l’état, l’état de la science et celle-ci de la méditation.

La méditation est donc l’origine, la clé de tous les biens. C’est cela qui te dévoile son mérite et sa supériorité sur le rappel (Dhikr – Tadhakkur) parce qu’elle est rappel et davantage. Le rappel par le coeur est meilleur que celui qui procède des membres. Qui plus est, la noblesse de l’acte procède du rappel qu’il recèle. La méditation est donc de l’ensemble des actes le meilleur. Il a été dit :

« C’est la méditation qui transporte l’individu des choses blâmables à celles désirables, du désir et de la cupidité à l’ascétisme et au contentement. »

Il a été dit également:

 » C’est la méditation qui engendre visibilité (Muchâhada) et piété. « 

C’est pourquoi, le Très-Haut a dit:

{ C’est ainsi que nous l’avons fait descendre un Coran en [langue] arabe, et Nous y avons multiplié les menaces, afin qu’ils deviennent pieux ou qu’il les incite à s’exhorter ? } [ Sourate 20 – Verset 113]

Si tu veux saisir comment la méditation transforme l’état (Hâl), regarde l’exemple de la vie dernière déjà sollicité par nous. Par la méditation, nous savons que la vie dernière est préférable. Si cette connaissance vient à s’ancrer dans les coeurs, ceux-ci aspireront à la vie dernière et au renoncement (Zuhd) au monde immédiat. C’est ce que nous entendons par « état » ; le coeur, avant de s’imprégner de cette connaissance, est dans un état tel qu’il aime le monde d’ici-bas et penche pour lui, se détournant de la vie dernière et n’y portant que peu d’intérêt.

Les degrés de la méditation et la transformation de l’état du coeur :

Cette connaissance change l’état du coeur ainsi que sa volonté et son désir. La transformation de la volonté se répercute sur les oeuvres effectuées par les membres qui rejettent le monde immédiat et se tournent vers la vie dernière. Cinq degrés se présentent:

Le premier : le rappel (Tadhakkur) qui figure la présence dans le coeur des deux connaissances déjà mentionnées.
Le second: la méditation (Tafakkur) qui est la sollicitation de la connaissance recherchée à travers les deux premières.
Le troisième: l’acquisition de la connaissance recherchée et l’illumination du coeur par elle.
Le quatrième: la transformation de l’état du coeur du fait de la lumière de la connaissance.
Le cinquième: l’action des membres est fonction de l’état du coeur.

La lumière de la connaissance:

C’est l’exemple de la pierre que l’on frappe contre le fer: de ce contact, se dégage un feu qui donne de la lumière. Ainsi, l’oeil devient clairvoyant et les membres peuvent se mettre aussitôt à l’oeuvre. Il en est ainsi de l’émergence de la lumière de la connaissance qui procède de la méditation; celle-ci réunit les deux connaissances et les assemble d’une façon propre à en dégager la lumière de la connaissance comme le feu surgit du fer.

Lumière qui change le coeur et le fait pencher vers ce qui lui était jusqu’alors inconnu, de la même façon que la vue saisit, du fait de la lumière du feu, ce qui avant, lui échappait. Par conséquent, les membres se mettent à l’oeuvre pour répondre au nouvel état du coeur comme se lève au travail celui qui, avant le retour de la lumière, était immobilisé.

Les sciences et les états (Hâl) :

Les sciences et les états sont donc le résultat de la méditation. Les premières sont infinies, les seconds considérables. C’est pourquoi si un novice (Murîd) cherche à délimiter les genres et les champs de la méditation, il en sera incapable, parce que les champs de la méditation ainsi que les fruits de celle-ci sont illimités. Nous nous efforçons effectivement de cerner ses champs par rapport aux tâches des sciences religieuses et aux états qui sont les stations (Maqâm) des itinérants.

Cependant une telle entreprise demeure globale, car procéder à leur développement détaillé nécessite l’explication de toutes les sciences. Or l’ensemble des livres, comme leurs commentaires, englobent toutes les sciences, lesquelles sont tirées d’idées spéciales. C’est pourquoi tenons-nous en à ce qui leur est commun pour cerner les champs de la méditation.

Lettre d’une mère à son fils

Mon fils cette lettre est de ta pauvre mère. Je l’ai écrite avec pudeur après une longue hésitation. J’ai pris plusieurs fois le stylo mais mes larmes l’ont emprisonné. J’ai retenu mes larmes plusieurs fois, mais les blessures du coeur ont surgi. Mon fils après cette longue vie, je te regarde en tant qu’homme parfait, raisonnable et plein d’émotion … Je considère qu’il est de mon droit que tu prennes le temps de lire ces quelques pages. Après cela déchire-les comme tu as déchiré mon coeur.

Mon fils il y a 25 ans c’était un grand jour dans ma vie, quand le médecin m’a affirmé ma grossesse ! Les mères, mon fils, connaissent bien le sens de ces mots ! C’est un mélange de joie et de bonheur et le début de souffrances causées par les changements biologiques et physiques … après cette bonne nouvelle, je t’ai porté pendant 9 mois. J’ai porté la joie dans mon ventre, je me levais avec difficulté, je dormais avec difficulté, mais tout cela n’a rien changé à l’amour que je porte pour toi. Au contraire l’amour s’est renforcé de plus en plus avec le temps et l’envie de te voir encore plus. Je t’ai porté jour après jour, souffrance après souffrance et peine après peine. Ma joie était grande à chaque mouvement, à chaque prise de poids et tout cela était lourd à supporter.

Une longue période de souffrance éclairée par une lueur de joie en cette nuit où je n’ai pas dormi, ou la douleur, la peur, l’émotion que je n’arrive pas à décrire ni à exprimer m’ont envahi. L’extrême douleur m’a empêchée de pleurer en regardant la mort de près plusieurs fois. Enfin venant au monde, tes cris enlevant toute peine et douleur, accompagnaient mes larmes de joie. Je me suis penchée difficilement pour t’embrasser avant que tu ne sois touché par une simple goutte d’eau.

Mon fils les années sont passées et je t’ai toujours eu dans mon cœur, je t’ai lavé de mes propres mains, mes jambes et mes bras étaient ton berceau quand je veillais pour que tu puisses dormir. Je me suis fatiguée et je me suis surpassée pour que tu sois heureux ; ma seule joie était de te voir sourire. Et ma joie de tout instant était que tu puisses me demander un service, c’était mon bonheur. Les soirées sont passées ainsi que les jours et moi toujours à tes services, une mère infatigable et ouvrière sans répit priant Allah toujours pour toi qu’Il te comble de bonheur et de prospérité.

Je t’ai observé jour après jour jusqu’à ce que tu sois devenu un jeune homme, prenant par la suite la carrure d’un homme soudain je me retrouve à te chercher à droite et à gauche la femme que tu as demandé. Le jour de ton mariage est arrivé où le coeur serré, j’ai caché mes larmes de joie pour ta nouvelle vie ainsi que ma grande tristesse suite à notre séparation.

Les heures pesantes sont passées, les moments s’écoulaient doucement soudain j’ai découvert que tu n’étais plus le fils que j’ai connu. Le sourire a disparu, ta voix a disparu, tu es devenu distant, tu m’as oubliée et ignorée. J’ai attendu ton retour ; espérant entendre au moins ta voix, mais ton absence a duré et les jours identiques se succédaient. J’ai observé longuement la porte mais tu n’es pas venu. J’ai couru comme une folle après chaque coup de téléphone …

Les nuits sont devenues de plus en plus sombres. Les journées s’allongeaient de plus en plus, sans te voir ni t’entendre. Ainsi tu as ignoré et méprisé celle qui s’est occupée de toi durant tout ce temps.

Mon fils, je ne demande que peu de choses considère-moi comme l’un de tes amis ou du moins comme les moins estimés de tes amis. Ajoute-moi dans ta liste mensuelle : une visite par mois. Mon fils mon dos s’est courbé, mes membres commencent à trembler, les maladies m’ont encombrées, les handicaps m’ont visité de très près car je bouge difficilement. J’ai du mal à m’asseoir et malgré tout cela mon coeur ne cesse de battre pour toi.

Je pense que si un jour quelqu’un te rendait service, tu l’aurais remercié ! Mais ta mère l’a fait pendant des années. Alors où est la récompense et la fidélité envers ta mère ? Mon fils tu ne peux pas savoir ma joie quand j’entends dire que tu es Heureux. Je suis émerveillée car tu es mon invention. Qu’ai-je fais pour devenir ton ennemie ? Ai-je commis une erreur envers toi ou ai-je refusé de t’aider un jour ? Considères moi comme une femme de ménage avec un salaire. Offre-moi une part de ta bonté car Allah aime les bienfaiteurs. Mon fils j’espère te revoir, je ne veux que cela. Laisse moi voir ton visage même dans les moments les plus terribles. Mon fils mon coeur est brisé, mes larmes ont coulé et toi tu vis ta vie en m’ignorant. Les gens témoignent encore de ta bonne éducation et de ta bonté. Mon fils, n’est-il pas temps pour que ton coeur réagisse face à cette mère affaiblie et pleine d’espoir de te revoir, attristée, renfermée et abandonnée loin des siens.

Mon fils frappe à la porte du paradis avec le sourire et pardonne ! Pour l’amour d’Allah comme dit le hadith (Le père est la porte du milieu du Paradis, à toi de choisir de la garder ou de la perdre) Je te connais depuis si longtemps, tu aimes les bons gestes et tu es toujours à la recherche des bonnes œuvres, mais aujourd’hui tu as oublié le hadith (qu’il soit humilié, humilié, humilié celui qui dont le père et la Mère, ou l’un d’eux, atteint la vieillesse auprès de lui et il ne mérite pas d’entrer au paradis.) Où sont les bons gestes ?

Mon fils je ne lèverai pas le ton de plainte afin qu’elle n’arrive pas aux cieux et que la colère d’Allah puisse tomber sur toi comme la foudre. Non je ne le ferai pas car tu es toujours mon fils. Ma raison d’être dans la vie. Réveille-toi, les cheveux blancs commencent à couvrir ta tête bientôt tu seras vieux et tes enfants te récompenseront de la même manière et tu écriras avec des larmes ces lettres que je suis entrain d’écrire maintenant. Et devant Allah nous nous retrouverons un jour ! Mon fils ait crainte d’Allah . Le paradis se trouve aux pieds de ta mère. Fais un geste envers ta mère afin de la rendre heureuse sinon déchire cette lettre et rappelle-toi qu’un bon geste est en ta faveur et qu’un mauvais geste te retombera dessus et t’en subira les conséquences.


Chers frères et soeurs, L’Islam s’intéresse à la famille et consolide l’amour et le respect mutuel en son sein. Les parents en constituent le fondement. C’est pourquoi l’on considère la piété filiale comme l’une des meilleures actions les plus aimées d’Allah le Très Haut.

La piété filiale s’exprime par l’obéissance aux parents, leur respect, la manifestation d’humilité à leur égard, la bienfaisance à leur profit, la dépense pour eux, l’entretien de leurs proches et bien traiter leur ami.

{ Et ton Seigneur a décrété: « N’adorez que Lui; et marquez de la bonté envers les père et mère: si l’ un d’ eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis point: « Fi ! » et ne les brusque pas, mais adresse- leur des paroles respectueuses. } [ Sourate 17, verset 23 ]

Zakat Al-Fitr

 Cette aumône est une « Sunna » très recommandée et incombe à tout musulman.  

Ibn Omar (Radhiallahu anhu) a dit :

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a institué la Zakat d’El-Fitr – rupture du jeûne de Ramadan –
de la valeur d’un Saa’ de dattes ou d’orge (environ 2,10 livres), due par tout musulman,
libre ou esclave, grand ou petit, homme ou femme.
[Al-Boukhari et Mouslim]

Son But

     Elle purifie l’âme de ce qui l’aurait souillée pendant le jeûne, tel que le bavardage et les propos obscènes.  Elle procure au pauvre de quoi manger le jour de l’Aïd et lui permet de s’abstenir de quémander.

 Ibn Abbas (Radhiallahu anhu) a dit :

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a institué la Zakat El-Fitr pour purifier l’âme du bavardage et des paroles licencieuses et pour donner à manger aux pauvres. [Rapporté par Abou Daoud, Ibnou Maja & Ha’kim]

Sa quantité et nature

     Sa quantité est évaluée à un « Saa’ », mesuré par quatre fois la contenance des deux mains (environ 2,10 livres) de la nourriture la plus généralement en usage dans la région, telle que blé, orge, dattes, riz, raisin sec, fromage, etc.

Abou Saïd (Radhiallahu anhu) a dit :

Du vivant du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) nous nous acquittions de la Zakat El-Fitr à raison d’un Saa’ de blé, d’orge, de fromage ou de raisin sec pour chaque membre de la famille, grand ou petit, libre ou esclave.  
[Al-Boukhari et Mouslim]

     Il n’est pas permis de la donner sous autre forme que des produits alimentaires, même de l’argent sauf en cas de nécessité.  Il n’a pas été rapporté que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) l’eût accomplie en espèces, ses compagnons  (Radhiallahu anhu) non plus.

A partir de quand Zakat El-Fitr
devient obligatoire et quand faut-il la donner ?

     Elle devient obligatoire dès la veille de l’Aïd. Quant au moment de sa remise il est comme suit :

Un temps admissible où il est possible de remettre cette Zakat un jour ou deux avant l’Aïd.

Un temps obligatoire préférentiel : c’est le jour même de l’Aïd depuis l’aube jusqu’avant l’accomplissement de la prière.  C’est la recommandation du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam).

Ibn Abbas (Radhiallahu anhu) a dit : le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a institué cette Zakat comme purificatrice du bavardage et des propos indécents et pour donner à manger aux pauvres.  Celui qui s’en acquitte avant la prière, elle sera pour lui agréée comme Zakat el Fitr, mais livrée après la prière, elle sera considérée comme une simple aumône.

Un temps obligatoire d’acquittement qui s’étend de l’accomplissement de la prière à l’infini.
 

A qui donner cette Zakat ?

C’est une aumône à donner comme toutes les autres, mais les pauvres y sont prioritaires, car le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit  : Epargnez leur la mendicité le jour de l’Aïd.

     De ce fait, les indigents y ont plus droit et on ne peut l’attribuer à d’autres que s’ils font défaut, ou à moins qu’il y ait plus de nécessiteux qu’eux, ou que d’autres catégories de gens qui en auraient plus grand besoin.
 

Remarques

1 – La femme riche peut remettre sa Zakat à son mari pauvre et non le contraire, car elle est à sa charge.

2 – Le pauvre qui n’a rien à manger ce jour-là est dispensé de cette aumône, Allah (azwadial) ne charge nulle âme au-dessus de ses moyens.

3 – Celui qui a une partie de nourriture, même petite, excédant celle de la journée de l’Aïd, peut la donner en Zakat.  Elle lui suffit.  Allah (azwadial) dit : { Craignez Allah autant que vous le pouvez.}  [ Sourate 64 – Verset 1 ]

4 – Il est admis de partager une aumône entre plusieurs personnes et de remettre plusieurs aumônes à un seul pauvre.  La loi n’a pas fait de restriction.

5 – Le musulman doit donner la Zakat el « Fitr » là où il se trouve.

6 – Il n’est permis de la transférer que par nécessité.  Elle suit alors la règle générale de l’aumône.