Une femme regrette son adultère et demande conseil

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses compagnons :

L’adultère est l’un des péchés les plus abominables, contre lequel Allah, exalté soit-Il, nous met en garde lorsqu’Il dit (sens du verset) : « Et n’approchez point la fornication. En vérité, c’est une turpitude et quel mauvais chemin » (Coran 17/32). Si la fornication est un péché grave, l’adultère commis par la femme mariée est encore plus grave, car dans ce cas la femme bafoue les droits de son mari, affilie un enfant à autre que son vrai père ce qui entraîne une confusion au niveau des lignées.

Vous devez absolument vous repentir et porter le voile, qui est une obligation religieuse. Vous devez aussi demander fréquemment le Pardon d’Allah, exalté soit-Il, et multiplier les bonnes œuvres. Sachez que la miséricorde d’Allah, exalté soit-Il, est immense. Ne désespérez donc pas, car Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) :

« Dis : “Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux” » (Coran 39/53).

Nous vous rappelons que vous devez dissimuler votre péché et ne pas le divulguer, car le Prophète () a dit : «  Ecartez-vous de cette souillure (la fornication) qu’Allah a interdite. Si malgré tout l’un de vous s’y trouve impliqué, qu’il se couvre par le secret d’Allah (c’est-à-dire : qu’il en garde pour lui-même le secret, sans le divulguer) et qu’il se repente à Allah. »(Mâlik).

Vous devez également invoquer Allah, exalté soit-Il, en faveur de votre mari et être bienfaisante envers lui, et vous ne devez rien lui dire. Quant à l’enfant que vous portez, il sera affilié à votre mari, car d’après Aïcha, qu’Allah soit satisfait d’elle, le Prophète () a dit : « L’enfant est apparenté à celui qui a le droit de partager la couche de la femme (mari légitime) » (Boukhari et Mouslim).

Et Allah sait mieux.

L’Islam préconise la paix et la réconciliation

Dans chapitre 8, versets 62 à 63, nous lisons :

« Et s’ils penchent vers la paix, penches-y aussi, et mets ta confiance en Allah, c’est Lui assurément qui entend tout, sait tout. Et s’ils ont le dessein de t’induire en erreur, Allah te suffit assurément. C’est Lui qui t’a fortifié par Son aide et avec les croyants. »

Autrement dit, si au cours de la bataille, quel que soit le moment, les incroyants désirent la paix, les musulmans doivent accepter l’offre immédiatement et faire la paix. Ils doivent le faire même au risque d’être trompés, plaçant leur confiance en Dieu. La duperie ne servira à rien contre eux, car ils comptent non sur eux-mêmes, mais sur l’aide de Dieu à Qui ils doivent leurs victoires. Dans leurs moments les plus sombres et les plus difficiles, Dieu avait soutenu le Saint Prophète Muhammad (saw) et ses fidèles ; de la même façon, Il les soutiendra contre les trompeurs. Une offre de paix doit donc être acceptée et non pas rejetée, sous prétexte qu’il s’agit d’une ruse par laquelle l’ennemi cherche à gagner du temps pour une nouvelle attaque.

L’accent mis sur la paix dans ces versets n’est pas dénué de signification. Ceux-ci anticipent la paix que signa le Saint Prophète Muhammad à Hudaibiya. Ils l’avertissent de ce qu’un temps viendra où l’ennemi recherchera la paix. L’offre ne devra pas être refusée sous le prétexte que l’ennemi était l’agresseur et qu’il avait commis des excès ou qu’on ne peut lui faire confiance. Le droit chemin enseigné par l’Islam exige qu’un musulman accepte une offre de paix. La piété et le bon jugement en rendent l’acceptation désirable.

Dans le chapitre 4 verset 94, nous lisons :

« Ô vous qui croyez ! Quand vous vous mettez en campagne dans la cause d’Allah, renseignez-vous bien et ne dites pas à celui qui vous adresse le salut de la paix : « Tu n’es pas un croyant. » Vous cherchez les biens de la vie d’ici-bas, alors qu’auprès d’Allah il y a abondance de biens. Autrefois vous étiez ainsi, mais Allah vous a accordé Ses grâces. Aussi donc, renseignez vous bien. Assurément, Allah est bien informé de ce que vous faites. »

En d’autres termes, quand les musulmans partent en guerre, ils doivent s’assurer que l’ennemi a été averti de ce que la guerre a de déraisonnable et qu’il la veut en connaissance de cause. Ayant fait cela, si les musulmans reçoivent d’un individu ou d’un groupe une proposition de paix, ils ne doivent pas la refuser sous prétexte qu’elle n’est pas honnête. Si les musul­mans déclinent des offres de paix, ils ne combattront pas pour Dieu mais pour eux-mêmes et pour gagner des biens de ce monde. Tout comme la religion vient de Dieu, la gloire et les biens de ce monde doivent venir de Lui aussi. Tuer ne doit pas être un but. Celui qu’on désire tuer aujourd’hui peut être bien guidé demain. Or, les musulmans auraient-ils pu le devenir s’ils n’avaient pas été épargnés ? Les musulmans doivent s’abstenir de tuer car les vies épargnées peuvent devenir des vies guidées. Dieu sait bien ce que font les hommes, pour quelles raisons et dans quel but ils le font.

Le verset enseigne que, même après que la guerre ait commencé, le devoir des musulmans est de se renseigner si l’ennemi est décidé à l’agression. Il arrive souvent que l’ennemi fasse des préparatifs de guerre sous l’emprise de l’excitation ou de la crainte, alors qu’il n’a aucune intention d’être l’agresseur ; aussi, tant que les musulmans ne sont pas assurés que l’ennemi a préparé une attaque, ils ne doivent pas entrer en guerre. S’il apparaît, dans les faits ou dans les déclarations de l’ennemi, que ses préparatifs ne sont que légitime défense, les musulmans doivent accepter une telle déclaration et s’abstenir de faire la guerre. Si l’agression avait été l’intention première, peut-être cette intention avait-elle changé. Les intentions et les motivations ne changent-elles pas continuellement ? Les ennemis de l’Islam ne sont-ils pas devenus amis ?

source : islam-ahmadiyya.org

Combien de fois faire l’amour en islam ?

Par ailleurs, il n’y a aucun texte dans la Charia qui limite le nombre d’actes sexuels (permis dans un temps donné). Car cela diffère selon les personnes. La puissance sexuelle n’étant pas la même chez les hommes, il n’est pas dans les habitudes de la Charia de déterminer un nombre précis dans ce domaine. Il est vrai toutefois que l’acte sexuel constitue un droit pour la femme et un devoir pour l’homme.

Ibn Qudama al-Hanbali (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit :   L’acte sexuel est un devoir pour l’homme. C’est-à-dire que la mari doit avoir des rapports sexuels avec sa femme, en l’absence d’un empêchement. C’est ce que dit Malick . Voir al-Moughni, 7/30.

L’imam Boukhari rapporte d’après Abd Allah Ibn Amr Ibn al-As que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) lui avait dit : « ô Abd Allah, ne m’est-il pas parvenu que tu jeûnes le jour et pries la nuit ? – Je lui ai dit : si, messager d’Allah –  Ne le fais pas, jeûnes puis romps ton jeûne, prie puis dort. Car ton corps a un droit sur toi, tes yeux ont un droit sur toi et ta femme a un droit sur toi . Dit-il. » Dans le commentaire du hadith, on lit :   Il ne convient pas au mari de se livrer à des actes cultuels exténuants de sorte à devenir trop faible pour acquitter le droit de son épouse aux rapports intimes et à la prise en charge  Fateh al Bari.

L’épouse a le droit à ce que son mari passe la nuit avec elle.

Ibn Qudama al-Hanbali dit :  L’homme marié doit passer une nuit sur quatre auprès de sa femme, à moins d’avoir un empêchement.  Voir al-Moughni, 7/28 et Kashf al-Quina, 3/144.

Cheikh al-islam Ibn Taymiyya dit :   Le mari doit avoir des rapports sexuels avec sa femme de façon à lui donner satisfaction, pourvu que l’acte ne lui soit pas physiquement trop éprouvant et ne l’empêche pas de gagner sa vie. Si le couple se dispute à ce propos, le juge doit prescrire l’acte sexuel au profit de la femme comme on le fait pour la dépense . Voir al-Ikhtiyarat al-fiqhiyya min Fatawa Cheikh al-islam Ibn Taymiyya, p. 246.

La Charia exige que l’on protège l’épouse contre l’adultère en pratiquant l’acte sexuel avec elle à travers le sexe et de façon suffisante pour elle et apte à la protéger. Il n’y a aucune raison de soumettre cela à une périodicité déterminée telle que quatre fois ou plus ou moins. Le seule considération à retenir est la satisfaction de la femme et la capacité du mari à respecter son droit à cet égard. Ceci s’applique à la situation ordinaire dans laquelle le mari vit avec sa femme chez eux.

Si le mari est absent pour effectuer des travaux utiles aux musulmans tels que le combat dans le chemin d’Allah et la garde des frontières musulmanes, on doit lui permettre de retourner auprès de sa famille une fois tous les quatre mois. Ensuite, il regagne son poste. C’était la politique d’Omar Ibn al-Khattab (P.A.a). Il fixa la durée du service des soldats et des gardes frontières à quatre mois. A l’expiration de ce délai, on procédait à leur remplacement et les rapatriait. » Voir al-Moufassal fi ahkam al mar’a par Zaydan, 7/239.

C’est Allah qui assiste.

Les motifs menant à l’Islam – Mariage

La décision d’entrer en Islam peut être l’aboutissement d’une grande diversité de cheminements plus ou moins longs, d’expériences plus ou moins fructueuses, d’épreuves plus ou moins douloureuses.

  • Certains arrivent à l’Islam riches déjà de tout un passé vécu en fonction de leur foi en Allah (azwadial) :  { Ceux-là auront double rétribution…}  [ Sourate 28 – Verset 54 ] . Leur entrée en Islam n’est pas à proprement  parler une «conversion » elle est une confirmation, une régénération et une continuation en vue d’un total accomplissement de leur quête spirituelle.
  • D’autres, bien que croyants au fond d’eux-mêmes, n’ont pu se donner et s’épanouir dans la pratique de leur religion d’origine, souvent faute d’avoir été à même de discerner entre le fond  doctrinal authentique qu’elle comportait encore et les altérations qui y furent apportées par une certaine dégénérescence spirituelle de ses représentants.  La découverte de la plénitude inaltérée de l’Islam est une providentielle occasion de «renaissance» pour eux.
  • D’autres sont sortis du scepticisme après avoir vécu au contact de musulmans pratiquants et vertueux.  Ils ont ressenti en eux-mêmes une résonance juste constituant une preuve indéniable d’où naquit un irrésistible attrait pour les valeurs de l’Islam.  Il convient cependant de mettre en garde certains d’entre eux contre le risque de méconnaître l’origine non humaine, c’est-à-dire divine, de la Religion et d’ignorer ainsi sa nature transcendante en pensant qu’elle se limiterait à des concepts humanistes et à des préoccupations morales et pratiques.
  • D’autres sont amenés jusqu’à la porte de l’Islam en raison d’un légitime projet de mariage. Mais, avant de franchir cette porte, il importe qu’ils prennent conscience qu’entrer en Islam est  un acte de foi et non pas une formalité administrative à remplir en vue du mariage.  Certes le désir du mariage peut apparaître avant que ne soit clairement ressenti le besoin d’Allah, car le mariage est en fait l’une des multiples causes secondes dont Allah se sert pour attirer, pour ramener Ses serviteurs vers Lui. Le mariage est donc un motif valable d’entrée en Islam s’il est  vécu en vue d’Allah (azwadial) ; si les futurs conjoints s’engagent à être de sincères compagnons de voyage vers Allah.
  • D’autres encore, et ceux-ci sont de plus en plus nombreux, refusant le nihilisme d’une civilisation matérialiste profane et profanatrice qui s’engouffre désespérément dans son propre chaos, se réfugient de tout leur être dans la citadelle de la Foi et sont tout naturellement portés vers l’Islam du fait de l’immuabilité de sa Loi divine; loi respectée et vécue par les musulmans tant selon l’esprit que selon la lettre.  Ces naufragés d’une civilisation qui a perdu la vision sacrée des choses et a « évacué » Allah (azwadial)  de ses préoccupations entrent en Islam émerveillés, assoiffés d’Allah et réclamant une nourriture spirituelle sans mélange.

   Ceux à qui échoit la délicate tâche d’accueillir ces« invités d’Allah » appelés à Lui (azwadial) par tant de  voies différentes devront s’efforcer d’honorer, de comprendre, d’orienter et de sustenter avec  amour et patience la recherche de chacun.

Quelques Noms d’Anges

Jibril (Gabriel)

Allah (azwadial) Le Très-Haut dit :

{ Celui qui est ennemi de Jibril, c’est Jibril qui l’a fait descendre sur ton cœur, avec la permission d’Allah } [ Sourate 2 – Verset  97 ]

Allah (azwadial) dit aussi :

{ Celui qui est ennemi d’Allah, de Ses Anges, de Ses Messagers, de Jibril et de Mikaël, Allah est certainement un ennemi pour les Négateurs. } [ Sourate 2  – Verset  98 ]

On trouve également dans le Saint Coran :

{ Si vous revenez toutes deux (Aïcha et Hafsa) au droit chemin, c’est que vos cœurs ont entendu raison et si vous vous coalisez contre lui, Allah est alors son protecteur ainsi que Jibril, les vertueux parmi les Croyants de même que les Anges, tous sont là pour le soutenir } [ Sourate 66 – Verset 4 ]

Allah (azwadial) a qualifié Jibril de « Saint-Esprit » pour signifier l’essence même et le secret de la pureté. Ainsi, Allah (azwadial) dit :

{ Nous avons donné à Jésus, fils de Marie, les preuves évidentes et Nous l’avons appuyé par le Saint-Esprit }  [ Sourate 2 – Verset 97 ]

Israfil

Israfil est l’Ange chargé de souffler dans la Corne pour le Jour du Jugement Dernier. Il était également constamment cité par le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  dans ses invocations :

« Seigneur, Maître de Jibril, Mikaël et Israfil …»

Quand il en recevra l’ordre d’Allah (azwadial), Israfil devra souffler trois fois dans la Corne. Une première fois pour jeter la terreur, la seconde pour foudroyer les vivants et la dernière pour faire renaître les êtres pour le Jugement Dernier.

Malik

L’Ange Malik est chargé de l’Enfer. Allah (azwadial)(loué soit-Il) dit :

{ O Malik ! Que ton Seigneur nous achève une fois pour toutes ! } Il dit : { Vous devez y demeurer (éternellement). } [ Sourate 43 – Verset 77 ]

Redouane

L’Ange Redouane est le gardien du Paradis. Il serait possible de citer de nombreux autres noms d’Anges, mais nous nous contenterons de ces quelques illustrations, notre objectif étant uniquement de montrer certaines évidences, et non de citer tous les Anges.

Jabir (Radhiallahu anhu) (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte que le Prophète 

 a dit :

« Il n’y a pas, dans les sept cieux, l’espace d’un pied, ni d’une paume, ni d’un pouce, où il n’y ait un Ange debout, à genoux ou prosterné. » [Rapporté par Tabarani.]

Ces Anges font les sept tours rituels autour de la  » Maison peuplée  » comme en parle le Coran :

{ Par la Maison peuplée. } [ Sourate 52 – Verset 4 ]

Le Prophète 

 précise dans le Hadith de ‘L’Ascension Nocturne’ :

« Puis on ne mena à la Maison peuplée où entraient chaque jour soixante-dix mille Anges » [Rapporté par El Boukhari et Mouslim]

Les Gardiens de l’Enfer et du Paradis

Parmi les Gardiens de l’Enfer figure un Ange nommé Malik comme l’indique ces versets :

{ Ils dirent : « O Malik ! Que ton Seigneur nous achève une fois pour toutes } [ Sourate 43 – Verset 77 ].

Ou encore :

{ Ceux qui étaient dans le Feu dirent aux gardiens de l’Enfer : « Demandez à votre Seigneur de nos alléger un jour de notre supplice. } [ Sourate 40 – Verset 49 ]

Le nombre des gardiens de l’Enfer est de dix-neuf Anges comme le précise Allah (azwadial) dans ce verset :

{ Elle est sous les ordres de dix-neuf (Anges-Gardiens) } [ Sourate 74 – Verset 30 ]

Le gardien du Paradis, c’est un Ange nommé Redouane comme l’affirme Ibn Kathir (rahimahullâh) selon certains hadiths.

Le Jeûne du Jour de Achoura durant le Mois de Mouharam

 Le Jeûne du Jour de ‘Achoura durant le Mois de Mouharam

– Dixième jour du mois lunaire Mouharam –

Cheikh Ibn Taymiya  a dit :

« Jeûner le jour d’Ashoura expie les péchés d’une année. Et il n’est pas réprouvé de ne jeûner que ce jour-là »  [ Voir al-Fatawa al-Koubra – tome 5 ].

Dans Touhfat al-Mouhtadj d’Ibn Hadjar al-Haytami, on lit :

« Il n’y a aucun mal à limiter le jeûne au jour d’Ashoura » [Voir tome 3, chapitre sur le jeûne surérogatoire].

La Commission Permanente a été interrogée à ce sujet et elle a répondu en ces termes :

« Il est permis de se contenter de jeûner le jour d’Ashoura, mais il est préférable de jeûner aussi un jour avant ou après Ashoura. C’est ce qui est conforme au hadith rapporté de façon sûre du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) dans lequel il est dit :

« Si je vivais jusqu’à l’année prochaine, je jeûnerai le 9ème jour » [ rapporté par Mouslim,1134 ]

Ibn Abbas (Radhiallahu anhu) dit : « En plus du 10ème jour »

Selon Abdoullah ibn Abbas (Radhiallahu anhu) quand le Messager d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) jeûna Ashoura et donna l’ordre de le faire, on lui dit :

« Ô Messager d’Allah ! C’est un jour célébré par les Juifs et les Chrétiens. » « L’année prochaine, nous jeûnerons le 9e jour.»  Mais il mourut avant cette échéance »

L’Imam Ach-Chafi’i , ses compagnons, Ahmad, Issac et d’autres ont dit qu’il est recommandé de jeûner le 9ème jour et le 10ème jours ensemble puisque le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a jeûné le 10ème et nourri l’intention de jeûner le 9ème l’année suivante.

De ce fait,le jeûne du jour d’Ashoura comporte plusieurs niveaux.

L’inférieur consiste à limiter le jeûne au 10ème jour .  Et le supérieur consiste à y ajouter le 9ème jour.

Plus le jeûne est fréquent pendant Muharram, mieux cela vaudra.

Si vous dites : quelle est la sagesse qui réside dans le fait d’ajouter le 9ème jour au 10ème jour, la réponse et la suivante :

An-Nawawi   a dit :  » Des ulémas issus de nos condisciples et d’autres ont avancé à propos de la raison de la recommandation du jeûne du 9ème jour plusieurs explications :

  • La première est qu’il s’agit de se différencier des Juifs qui se contentent de jeûner le 10ème jour. Ceci est rapporté d’après Ibn Abbas (Radhiallahu anhu).
  • La deuxième est qu’il s’agit de rattacher le jeûne d’Ashoura à un autre, comme on le fait avec le vendredi, jour qu’il est interdit de jeûner isolément.
  • La troisième est qu’il y a là une précaution dictée par la crainte que le mois (précédent) soit diminué  et qu’il y ait une erreur dans le calcul du mois, de sorte que le jour compté 9ème soit réellement  le 10ème.

Les Femmes pieuses – Hafsa

Elle était la fille du célèbre ‘Umar ibn Al-Khattâb (Radhiallahu anhu), mecquois de la tribu des Adî. Sa Mère
s’appelait Zaynab bint Maz’ûn. Elle est née avant la Révélation, la même année que Fâtima, la fille du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam).  Son père, ‘Umar, deuxième Calife, fut un illustre personnage du temps du Prophète et l’un de ses proches compagnons.

       Avant qu’il ne devienne musulman, il fut un ennemi implacable de l’Islam. Il s’était même porté volontaire pour tuer le Prophète. C’était environ 5 ou 6 ans après le début de la Révélation. Mais, en se rendant chez l’Envoyé d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam), il rencontra quelqu’un qui, au lieu de lui indiquer où il pourrait le trouver, le détourna en lui révélant que, dans sa propre maison, sa sœur Fâtima et son mari étaient devenus musulmans.

     Rendu furieux, ‘Umar (Radhiallahu anhu) changea de direction et se rendit chez eux.

Un autre musulman était en visite chez eux et leur récitait des versets du Coran. En l’entendant arriver, sa sœur dissimula les feuillets sur elle. Il entra et les interrogea ; elle lui avoua qu’ils étaient musulmans. Très en colère, ‘Umar la gifla et voulut lui arracher les feuillets pour les lire. Elle refusa de les lui donner, lui disant qu’il était impur et ne pouvait donc toucher le texte du Coran.

     Néanmoins, bouleversé par son geste en voyant un peu de sang couler sur le visage de sa sœur, il alla se laver afin de pouvoir prendre connaissance de ces fameux feuillets. Il put ainsi lire les premiers versets de la sourate Ta Ha.

{ Tâ-Hâ.  Nous n’avons point fait descendre sur toi le Coran pour que tu sois malheureux,  si ce n’est qu’un Rappel pour celui qui redoute (Allah),  (et comme) une révélation émanant de Celui qui a créé la terre et les cieux sublimes. }
[Sourate 20 – Versets 1- 4]

     Instantanément, il fut touché par ces versets et se convertit à son tour. Il se rendit chez le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam), non plus avec l’intention de le tuer, mais pour prononcer la shahâda : « II n’y a d’autre dieu que Allah et Muhammad est son Envoyé. »Dès cet instant, l’Islam le compta parmi ses plus ardents défenseurs.

    Chacun sait que ses contemporains le craignaient pour sa sévérité. Il était, en effet, extrêmement rigoureux, tant lui-même craignait de ne pas être en parfaite conformité avec les ordres d’Allah (azwadial). Les Compagnons (Radhiallahu anhum)  hésitaient à lui poser certaines questions après la mort du Prophète(sallAllahou alayhi wa salam) de crainte que la réponse soit contraignante pour eux !

     Ainsi donc, Hafsa (Radhiallahu anha) était issue d’une famille très respectée. Il s’agissait d’une famille d’intellectuels. Shiffa bint ‘Abdallah, une parente de ‘Umar (Radhiallahu anha) , qui savait lire et écrire, avait instruit Hafsa et sa sœur, ce qui était rare avant l’Islam, en particulier pour les femmes.

     Hafsa (Radhiallahu anha) avait déjà été mariée. Avec son mari, Khunays ibn Hudhâfa, ils avaient fait partie du premier groupe d’émigrés en Abyssinie, pays où régnait alors le Négus, ce roi bienveillant dont nous avons déjà parlé, qui les protégea même lorsque les Quraysh vinrent les poursuivre jusque dans son pays. Au retour de leur émigration, Hafsa (Radhiallahu anha) et son mari se rendirent à Médine où était désormais installée la communauté. Nous savons que Khunays participa à la bataille de Badr et de Uhud, où il fut blessé et mourut en l’an 2 de l’Hégire.

     Hafsa (Radhiallahu anha), qui n’avait pas eu d’enfant, se retrouva veuve ; elle avait environ 20 ans. Après quelque temps, ‘Umar (Radhiallahu anhu) chercha à remarier sa fille. Il s’adressa d’abord à ‘Uthmân (Radhiallahu anhu)– devenu veuf de Ruqayia (Radhiallahu anha) , la fille aînée du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam), qui déclina l’offre. Il s’adressa ensuite à Abu Bakr (Radhiallahu anhu) qui était son meilleur ami, mais celui-ci lui fit une réponse évasive et il en fut blessé.

     On nous rapporte que Hafsa (Radhiallahu anha) était alors réputée pour avoir un caractère hautain et personne ne voulait l’épouser. ‘Umar (Radhiallahu anhu) se rendit auprès du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) pour se plaindre de la situation, mais il lui fut répondu :

« Je te montrerai un meilleur gendre que ‘Uthmân et je lui montrerai un meilleur beau-père que toi. » [Rapporté par Bukhârî]

     ‘Umar (Radhiallahu anhu) comprit alors que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) avait l’intention de lui demander la main de sa fille et que Abu Bakr (Radhiallahu anhu)  était déjà dans le secret ! De fait, le Prophète demanda la main de Hafsa (Radhiallahu anhu)  à ‘Umar, qui bien entendu la lui accorda avec joie.

En ce qui concerne ‘Uthmân (Radhiallahu anhu) , le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) lui fit épouser une autre de ses filles, Um Kalthûm (Radhiallahu anha) . Il devint le beau-père de ‘Uthmân ainsi qu’il l’avait annoncé. Le mariage de ‘Uthmân et Um Kalthûm eut lieu d’abord, puis le Prophète épousa Hafsa (Radhiallahu anha)  4 mois plus tard, vraisemblablement pendant le mois de Sha’bân de l’an 3 de l’Hégire.
Entre temps, l’appartement qui devait la recevoir fut préparé. La dot que lui remit le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) fut de 400 dirhams.

     On se reportera utilement à la disposition des appartements des Épouses, à la fin de cet ouvrage, étant précisé qu’au fur et à mesure que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) faisant entrer une nouvelle Épouse, on ajoutait un appartement.

     L’arrivée de Hafsa (Radhiallahu anha)  ne troubla en aucune façon la vie familiale ; même ‘Âïsha (Radhiallahu anha)  fut heureuse de trouver une compagne qui fut proche d’elle et des liens très solides les unirent l’une à l’autre. On se souvient que Sawda (Radhiallahu anha)  était déjà assez âgée lors de son mariage avec le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam). À cette époque, elles étaient trois Épouses : Sawda, ‘Âïsha et Hafsa. Mais la famille devait s’agrandir rapidement puisque le Prophète contracta encore plusieurs autres unions au cours de cette période.

     Le rôle de Hafsa n’est pas négligeable, même s’il n’est pas aussi remarquable que celui joué par ‘Aïsha (Radhiallahu anha) . Un jour que ‘Umar (Radhiallahu anhu) faisait des reproches à son épouse, celle-ci lui répondit sur un ton auquel il n’était pas habitué. Il lui demanda la raison de ce comportement nouveau et elle lui apprit que les Épouses du Prophète lui répliquaient et considérait donc qu’elle pouvait en faire autant !

     Parlant de Hafsa, elle ajouta : « II y en a une qui, du matin au soir, lui dit tout ce qu’elle pense sans hésiter. » ‘Umar, préoccupé, se rendit auprès de Hafsa et l’interrogea à ce sujet. Hafsa lui confirma ce qu’avait dit sa mère.

‘Umar fit remarquer à sa fille : « Tu n’as ni la grâce de ‘Âïsha, ni la beauté de Zaynab… Es-tu certaine que si tu irrites le Prophète, Allah ne t’écrasera pas de Sa colère ? » [Rapporté par Bukhârî]

     Après quoi, il se rendit chez Um Salama, sa cousine, une autre des Épouses du Prophète pour lui demander : « Est-il vrai que vous tenez tête à l’Envoyé d’Allah et vous lui répondez sur un ton irrespectueux ? »

     Um Salama lui rétorqua vivement : « Qui donc t’a autorisé à t’interposer entre l’Envoyé d’Allah et ses Épouses ? Certes, nous lui disons franchement ce que nous pensons. S’il l’admet, c’est son affaire, mais s’il devait nous l’interdire, il nous trouverait alors plus obéissantes que nous ne le sommes à ton égard ! » ‘Umar (Radhiallahu anhu) repartit sur cette réponse. […]

     Après la disparition du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam), il ne semble pas que Hafsa ait joué un rôle politique dans la suite. On nous rapporte que, alors que son père ‘Umar était à l’agonie, après l’attentat dont il venait d’être victime, Hafsa, Mère des Croyants, lui rendit une dernière visite et resta un moment auprès de lui à pleurer. Puis elle se retira dans la pièce voisine jusqu’à ce que le corps de ‘Umar fût transporté pour être enterré auprès du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) et d’Abu Bakr (Radhiallahu anhu) .

     Toutefois, on sait que Hafsa (Radhiallahu anha)  eut à remplir une mission importante et de grande confiance. À la mort de son père ‘Umar, il n’existait qu’une copie officielle écrite du texte du Coran.

     Or, le nombre de musulmans était devenu très important et il circulait un non moins grand nombre de copies, dans une écriture peu développée, ce qui était nuisible à la bonne préservation et à la pureté du texte. Abu Bakr, puis ‘Umar, avaient pris conscience de la nécessité d’un texte contrôlé par les vrais connaisseurs du Coran, mais ce travail n’avait pas pu être achevé pour être diffusé avant leur disparition à tous deux.

     C’est à Hafsa (Radhiallahu anha)  que fut confiée l’unique copie officielle qui la conserva jusqu’à ce que le travail put être exécuté. On se souvient que Hafsa était savante ; on nous rapporte que, à la fin de sa vie, elle connaissait le Coran par cœur.

     Ce fut donc le troisième calife, ‘Uthmân (Radhiallahu anhu) , qui fit revoir le texte par Zayd ibn Thâbit et quelques autres, et se chargea de faire ramasser toutes les autres copies existantes. Il les fit brûler et diffusa enfin le texte définitif, correctement orthographié pour une bonne prononciation. Il envoya, en outre, 6 copies dans les différents centres islamiques et garda une copie pour lui.

     Sur la personnalité de Hafsa, nous savons encore qu’elle était très pieuse et qu’elle jeûnait beaucoup.

     Nous lui devons au moins une soixantaine de ahadîth. Elle mourut en l’an 45 de l’Hégire, âgée d’environ 60 ans. Elle fut enterrée avec les autres Mères des Croyants (Qu’Allah soit satisfait d’elles), dans le cimetière de Médine. On nous rapporte que l’Ange Gabriel (alayhi as-salâm) avait été chargé d’informer le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) que Hafsa (Radhiallahu anha) serait également son épouse au Paradis.

     Qu’ Allah  (azwadial) soit satisfait de Hafsa.

Le mois de muharam

Le sujet est le mois de muharam et le mérite du jeûne du jour de ‘achoura.


Allah (azwadial) dit à ce sujet :

« Le nombre de mois, auprès d’Allah, est de douze [mois], dans la prescription d’Allah, le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d’entre eux sont sacrés: telle est la religion droite. [Durant ces mois], ne faites pas de tort à vous-mêmes.[…] »
[ Sourate 9 – Verset 36 ]


Le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit :

« Il y a douze mois dans l’année et parmi eux quatre sont sacrés. Trois se suivent :
Dhul-qi’dah, Dhul-hijja, Muharam, et le quatrième qui se situe entre jumadah ath-thani et sha’ban : le mois de Rajab »
[ Rapporté par al-boukhari ]
 

Le Messager de Dieu (sallAllahou alayhi wa salam)  dit également dans un hadith authentique :

« Le meilleur jeûne après celui du mois de ramadhan est le jeûne du mois de muharam,
et la meilleure prière après la prière obligatoire est la prière de la nuit. »
[ Rapporté par Muslim ]

Celui qui veut jeûner et avoir beaucoup de mérites, qu’il jeûne durant le mois de muharam.

On va citer maintenant cinq points essentiels sur les mérites du jeûne du jour de ‘Achoura, la sagesse et la raison pour laquelle on jeûne ce jour-là. De quelle manière peut-on le jeûner et aussi la divergence qui existe dans la communauté.

‘Achoura est le 10ème jour du mois de Mouharam.

 Premier point

Ibn al-abbas (Radhiallahu anhu) a dit :

« Je n’ai jamais vu le prophète donner autant d’importance à un jeûne que celui du jour de ‘achoura (10ème jour de muharam) »

Les compagnons (Radhiallahu anhu) voulaient toujours connaître les mérites des actions, ils aimaient bien connaître la récompense d’une oeuvre. Un homme avait demandé au prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  au sujet du jeûne du jour de ‘achoura et le prophète a répondu :

« J’espère du jeûne de ce jour que soient pardonnés les péchés de l’année qui a précédé. »

Donc si tu fais juste l’effort de jeûner ce jour là, Allah (azwadial) te pardonne les péchés de toute l’année qui a précédé.

Second point :

A présent, quelles sont les causes pour lesquelles le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a réclamé que l’on jeûne le jour de ‘achoura ?

Ibn al-abbas (Radhiallahu anhu) a dit :

« Lorsque le prophète est arrivé à Médine, il a trouvé que les juifs de Médine jeûnaient ce jour-là. Il les a interrogés à ce sujet et ils lui ont répondu que c’est le jour où Allah a sauvé Moise et son peuple de son ennemi pharaon, jour durant lequel pharaon et son armée ont été noyés. Ils le jeûnent donc pour remercier Allah.

Le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a répondu :

« J’ai plus de droit de me réclamer de Moise que vous car il est mon frère dans la prophétie »

Le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a donc jeûné ce jour-là et ordonné que ce jour soit jeûné.

Troisième point :

Jeûner le jour de ‘achoura est-il une obligation, un devoir ou un acte méritoire?

C’est uniquement un acte méritoire.

Au début quand le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a commencé à jeûner le jour de ‘achoura, le jeûne du mois de ramadhan n’avait pas encore été institué. Donc, ce jour-là, tout le monde pouvait le jeûner. Mais quand le jeûne du mois de ramadhan a été prescrit, le jeûne du jour de ‘achoura est devenu méritoire et non obligatoire. Celui qui veut que ses péchés de l’année précedente soient pardonnés, il n’a qu’à jeûner ce jour là et ainsi il n’y aura pas ce regret le jour du jugement de ne pas en avoir profité.

Quatrième point :

Comment jeûne t-on ce jour-là ?

Les savants disent soit on jeûne le 9ème et le 10ème jours de muharam mais celui qui n’a pas la capacité de jeûner deux jours, qu’il jeûne juste le 10ème. Le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit à ce sujet :

« Si je vivais jusqu’à l’année prochaine, je jeûnerai le 9ème jour »
[ Rapporté par Mouslim ]

C’est à dire en plus du 10ème jour et ceci pour ne pas imiter le jeûne des juifs.

 Il a aussi dit que celui qui jeûne trois jours de chaque mois c’est comme s’il avait jeûné le mois complet.

 Cinquième point :

Ceux qui font de ce jour un jour de fête ou un jour de deuil.

Le jour de ‘achoura n’est pas un jour de fête pour les musulmans et il n’est pas non plus un jour de deuil.

En effet, pour les chiites, c’est le jour où al-hussein ibnu alî ibnu abî talib (Radhiallahu anhu) a été tué, ils portent donc le deuil ce jour-là. Mais cela n’a jamais été institué en islam; on ne porte pas le deuil pour la mort d’une personne. Si on avait dû le faire pour quelqu’un, les musulmans l’auraient fait pour la mort du prophète (sallAllahou alayhi wa salam) , la meilleure des créatures.

Certains parmi les chiites se flagellent, se font du mal à eux même. D’autres groupes encore sont contents ce jour là, car ce sont des chiites qui ont tué al hussein.

Concernant tout ceci, le juste milieu consiste à faire comme le Messager de Dieu a fait ce jour-là. Il ne l’a pris ni comme un jour de fête, ni comme un jour de deuil. C’est un jour pour remercier Allah (azwadial) d’avoir sauvé Moise, Musâ (alayhi as-salâm), un jour pour montrer notre reconnaissance.

 Il faut que nous soyons reconnaissants par rapport à tous les bienfaits qu’Allah (azwadial) nous a accordés. Allah (azwadial) a comblé chacun et chacune d’entre nous de bienfaits et parfois nous ne sommes pas satisfaits. On regarde ce que les autres ont et que nous n’avons pas alors qui si on regardait les seuls bienfaits que Allah nous a donnés, même si on se prosternait toute notre vie cela ne suffirait pas à Le remercier.

Et si Allah (azwadial) a comblé l’humanité de bienfaits c’est pour voir si elle va être reconnaissante ou pas.

Prenons l’exemple du prophète Salomon, Suleymane (alayhi as-salâm) à qui Allah (azwadial) a accordé un royaume comme à personne d’autre sur la terre et qui a dit : « ceci est pour m’éprouver, pour voir si je vais être reconnaissant ou bien renier les bienfaits d’Allah. »
 

Pour savoir si nous sommes vraiment reconnaissants il y a cinq choses importantes:

1) Le fait de se soumettre au Bienfaiteur Allah (azwadial) et aussi d’être reconnaissant envers nos parents.

2) Aimer Allah (azwadial).

3) Reconnaître les bienfaits d’Allah sur soi. L’ouïe, la vue, manger, boire, respirer, la santé, marcher, tout cela ce sont des bienfaits de Dieu. Combien de péchés on a commis et malgré cela Il nous couvre, Il nous protège car si nos péchés étaient divulgués, personne ne resterait à côté de nous. Dans l’une des invocations pour demander pardon à Allah (azwadial) il est dit :  » (…) abou-ou laka bini’matika ‘alaya, wa abou-ou bi dhanbî, (…) » on met en avant les bienfaits d’Allah (azwadial), on les reconnaît et on reconnaît aussi nos péchés.

4) Il faut aussi parler de ces bienfaits car cela permet de ne pas les oublier et de rester reconnaissants.

5) Il ne faut pas se servir des bienfaits d’Allah dans le mal. Si Allah (azwadial) t’a donné la santé, ne t’en sert pas pour devenir orgueilleux ou faire du mal aux gens. Si Il t’a donné de l’argent, beaucoup de biens, ne les dépense pas dans le péché. Au contraire, il faut se servir des bienfaits d’Allah (azwadial) dans le bien. Et Allah sait mieux.

Sermon audio du frère Abou Younes  retranscrit par l’équipe Sajidine.

Conseils aux malades

1.      Invoque et souviens-toi souvent d’Allah tel que le faisait Notre Prophète Muhammad (sallAllahou alayhi wa salam) .

2.      Lis et écoute beaucoup le Coran en essayant de te concentrer sur la lecture afin que ton coeur soit imprégné de la crainte divine. La lecture sera ainsi plus efficace contre ton mal.

3.      Prononce le Nom d’Allah (Bismillah) dans toutes circonstances, en particulier :

  • Si tu trouves de l’eau chaude sur le sol
  • Si tu entre dans un lieu sombre
  • Si tu as peur
  • Lorsque tu ouvres une porte
  • Si tu jettes quelque chose de lourd sur le sol

4.      Ne fais pas de mal aux chiens, aux chats et aux animaux en général.

5.      Ne dors pas seul, si tu y es contraint alors n’oublie pas de faire les ablutions et d’invoquer Dieu avant de te coucher.

6.      N’urine pas n’importe où comme sur des terriers, des repaires.

7.      Ne te promène pas seul dans des endroits déserts.

8.      Jeûne beaucoup car l’invocation du jeûneur est acceptée.

9.      Repentis-toi souvent et remercie Allah (azwadial) pour les bienfaits qu’Il t’a accordé.

10.     Fais la prière (durant le dernier tiers de la nuit de préférence) et demande à Allah (azwadial) la guérison.

11.     Prie beaucoup le dernier tiers de la nuit

12.     Préfère la compagnie utile à la solitude.

13.     Si tu vis seul, je ne te conseille pas de quitter ta maison. Amène plutôt du monde passer des nuits chez toi jusqu’à ce qu’Allah (azwadial) ait raffermi ton coeur et atténué ta maladie sinon tu risques de craindre la solitude même après ta guérison.

14.     Garde tes habitudes de vie. Que ta maladie ne te fasse pas détester la vie au point de ne plus rien vouloir faire !

15.     Ne prends  pas de comprimés tranquillisants ou des antidépresseurs durant le traitement. Ceci risque d’aggraver ton état de santé.

16.      Veille à ton état de santé physique. Que ta maladie ne t’empêche pas de te restaurer. Tu ne ferais qu’aggraver ton mal !

17.     Par nature, l’homme n’accepte pas la présence d’un étranger dans sa maison alors comment pourrait-il accepter qu’un intrus s’installe dans son corps même ?  C’est en fait la particularité de cette maladie. Ceci joue énormément sur le moral du malade. Sache que le djinn tire profit de cela pour t’affaiblir alors ne te laisse pas abattre !   

18.     Ne désespère pas car « ne désespèrent de la bienveillance de Dieu que les mécréants » (Sourate 12 Verset 87). Si tu perds tout espoir de guérison, tu détestera les gens, la vie et aucun traitement ne te sera bénéfique tant que tu n’auras pas retrouvé l’espoir. Le désespoir est un venin qui ronge l’âme humaine.

19.     Si Allah (azwadial) t’a gratifié de la guérison alors prosterne-toi et remercie Le. Je te mets en garde contre la vanité car Allah (azwadial) n’aime pas le présomptueux.

Nous avons tenté jusqu’ici de montrer qu’il faut considérer cette affection comme toute autre maladie. Elle possède elle aussi des remèdes  conformes au Coran et à la Sunna que nous avons essayé de décrire. Toute autre mode de guérison est à rejeter. Celui qui se soumet volontairement au traitement des devins et des sorciers commet certes un péché, ruine sa santé et sa fortune,  s’éloigne de Son Créateur et s’attire les nuisances des djinns.

Chers frères, chères soeurs, sachez qu’Allah (azwadial) n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Affrontez l’épreuve et placez votre confiance en Allah (azwadial). Sachez aussi que toute affliction dans ce bas-monde n’est ni permanente ni éternelle alors que le châtiment de l’au-delà dure éternellement !  

Le dernier chapitre de cette présente étude décrit un ensemble de moyens de protection contre les djinns et les diables. En fait, la protection ne se trouve qu’en Allah (azwadial) ! Mais, il faut alors trouver les moyens de s’approcher de notre Seigneur pour acquérir de ce fait Sa Protection. Existe-t-il de meilleur soutien qu’Allah ?

Le jour de Arafat

 Le jour de Arafat est un jour béni ; Allah  a juré par ce jour dans le Qur’an en raison du grand nombre de ses bienfaits et de la descente des Anges et de la miséricorde en ces lieux, et le Diable n’a jamais été aussi exécrable et ignoble qu’on le voit le jour de Arafat.

 Lorsque tu arrives à Arafat, il est méritoire de descendre à Namira jusqu'à ce que le soleil commence à quitter le zénith, si cela t’est possible, comme le fit le Prophète Muhammad . Mais s’il n’est pas aisé pour toi d’y descendre, il t’est permis de descendre à n’importe quel endroit à l’intérieur des limites de Arafat qui sont indiquées par des enseignes et des écriteaux.

 Tu dois stationner à Arafat à partir du moment où le soleil commence à quitter le zénith jusqu'à son coucher et passer tout ton temps à faire la Talbiyah, à implorer Allah, à demander Son pardon et à L’évoquer. Lorsque le soleil commence à quitter le zénith et qu’arrive l’heure de la prière de midi, la Sunna veut que l’imam fasse un discours dans lequel il explique ce qui est prescrit au pèlerin en ce jour et durant les jours qui vont suivre, exhorte les gens au bien et leur rappelle les préceptes de l’Islam, les devoirs du musulman envers son Seigneur, sa famille et ses frères musulmans, comme le fit notre Prophète Muhammad .



 Ensuite, cher frère pèlerin, tu accomplis la prière de midi (Dzouhour) et celle de l’après-midi (Asr) en ramenant le nombre de leurs rakaats de quatre à deux et en regroupant ces deux prières à l’heure de la première ; tu ne feras qu’un seul appel à la prière (Adzân) mais deux appels secondaires (Iqâmah). N’accomplis aucune prière avant elles, ni entre elles, ni après elles.

 Lorsque tu finis la prière rituelle, applique-toi à ton adoration pendant ces instants, ne manque pas cette occasion magnifique de faire beaucoup d’évocations (dzikr) et d’invocations, ainsi que glorifier Allah , professer Sa louange, proclamer Son unicité, te repentir et Lui demander pardon jusqu'à ce que le soleil se couche. Elève tes deux mains pendant que tu fais l’invocation et place toi en direction de la qibla. Ce faisant, sois dans un état d’humilité, de servilité et de besoin envers ton Créateur et Maître.

 Ecoute ces paroles du Prophète  : « La meilleure invocation est celle du jour de Arafat, et la meilleure (invocation) que j’ai prononcée ainsi que les Prophètes qui m’ont précédé, c’est :

« Il n’y a point de divinité en dehors d’Allah seul, sans associé.
A Lui appartient la royauté et à Lui appartient la louange et Il est omnipotent. »

Lâ ilâha illal-lâhu wahdahu lâ sharîka lah, lahul-mulku wa lahul-hamdu, wa huwa alâ kulli shaï’in qadîr Ecouter

N’oublie pas de demander les biens de ce monde et de l’au-delà à ton Seigneur, et surtout, prends garde, cher frère pèlerin, de toute œuvre qui te fait perdre les récompenses et les rétributions en ce lieu solennel.

Les erreurs que commettent les pèlerins le jour de Arafat

 Mon frère pèlerin, certains pèlerins commettent des erreurs le jour de Arafat, nous en évoquons quelques-unes à ton intention afin que tu les évites.

 Premièrement : Certains pèlerins stationnent en dehors des limites de Arafat, bien qu’elles soient délimitées par des enseignes visibles, et que des efforts sont faits pour les sensibiliser et les guider. Toutefois, en raison de leur empressement et leur désir de sortir de Arafat au plus tôt, ils négligent ce pilier fondamental alors que le Prophète  a dit : « Le pèlerinage c’est Arafat »

 Deuxièmement : Certains pèlerins s’acharnent à gravir le mont, se frottent le corps contre ses rochers et cailloux car ils croient qu’ils ont des vertus spécifiques. Or, ceci fait partie des innovations qu’on doit éviter. Ce qui est requis des pèlerins, c’est de stationner à n’importe quel endroit à l’intérieur des limites de Arafat.

 Troisièmement : Beaucoup de pèlerins passent leur temps le jour de Arafat à rire, à s’amuser et à bavarder inutilement, au lieu d’évoquer Allah , Lui adresser des invocations et demander Son pardon en ce lieu solennel.

 Quatrièmement : Certains pèlerins font face au mont pendant leurs invocations, laissant la qibla derrière eux, à leur droite, ou à leur gauche. Or la Sunna consiste à se placer en sorte que le mont soit entre le pèlerin et la qibla dans la mesure du possible. Si cela n’est pas possible, et c’est très souvent le cas à cette époque en raison de la très grande affluence, alors dans ce cas, la Sunna consiste à faire face à la qibla au moment où on fait l’invocation, même si le mont ne se trouve pas devant toi.

 Cinquièmement : Certains pèlerins quittent Arafat avant le coucher du soleil, ce qui n’est pas permis. Il incombe au pèlerin de ne pas sortir de Arafat avant que le soleil se couche, suivant ainsi l’exemple du Prophète  qui a dit pendant qu’il accomplissait les rites du pèlerinage : « Prenez de moi vos rites ».

 Sixièmement : Certains pèlerins se précipitent en sortant de Arafat et négligent la Talbiyah, tout leur souci étant de parvenir à Mouzdalifah le plus tôt possible. Or il vaut mieux pour le pèlerin de marcher avec calme et dignité. Qu’il s'empresse là où il faut s’empresser et se montre posé là où il y a de la bousculade, en ayant toujours sur les lèvres la Talbiyah