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Pourquoi ce mois est appelé Shabân

Ce mois de Shabân est un des mois les plus avantageux pour les croyants eu égard aux bienfaits énormes qu’il renferme. Le Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur Lui) a dit s’adressant à un groupe de compagnons :

 » Savez-vous pourquoi ce mois est appelé « Shabân  » ?

Dieu et son Prophète sont les plus informés répondent les compagnons. Il dit :  » c’est qu’à cette occasion, DIEU répand des bienfaits immenses« .

Dans un Hadith du Prophète (PSL), il est retenu ce qui suit :  » Tous les hommes seront affamés le jour de la résurrection, exceptés les prophètes et leurs fidèles, de même que ceux qui observaient les jeûnes des mois de Rajab , Shabân et Ramadan. Ils seront eux rassasiés et point ils ne connaîtront la faim « .

C’est pourquoi durant ce mois béni, le Prophète (Paix et Salut sur Lui ) s’adonnait à un jeûne presque permanent au point que ses compagnons lui posaient plusieurs questions à propos des mérites de ce mois.

Un jour Ousâmah demanda au Prophète :  » O Messager d’Allah, pourquoi je te vois jeûner beaucoup plus pendant le mois de Shabân que les autres mois ? Le Prophète (Paix et Salut sur Lui ) répondit :

 » C’est un mois au cours duquel les gens sont insouciants, un mois situé entre Rajab et Ramadan. C’est un mois pendant lequel les œuvres sont élevées auprès du DIEU. Et je voudrais que mes œuvres soient élevées alors que je jeûne « .

Cette recrudescence du jeûne chez l’envoyé de DIEU est confirmée par cette sentence rapportée par la mère des croyants Seyyidatunâ Aïcha, que Dieu l’agrée.

 » Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah terminer complètement le jeûne d’un mois à part le mois de Ramadan. Et je ne l’ai pas vu jeûner facultativement un mois comme il jeûnait le mois de Shabân ». Dans une autre version :  » Il jeûnait entièrement Shaban sauf quelques jours. » (Rapporté par Al-Boukhâri et Mouslim).

Le jeûne surérogatoire est recommandé par DIEU en rapport aux multiples sentences qui s’en rapportent dont celle -ci : Abou Saïd rapporte que l’envoyé de Dieu (Paix et Salut sur Li ) a dit :

 » Nul serviteur ne jeûne un (seul) jour sur la voie de Dieu sans que, par ce jour (de jeûne), Dieu n’éloigne sa face du feu à (une distance de) soixante-dix années (de marche). » (Rapporté par Al-Boukhari, Mouslim, At-Tirmidhi et An-Nasâ’i).

Donc s’il est conseillé de jeûner tous les mois, à plus forte raison ce mois, dont le jeûne est davantage recommandé. Car, Selon l’Imam Dja’far aç-Sadiq :

 » Celui qui jeûne le mois de Shaban et le mois de Ramadan sans interruption, recevra le pardon d’Allah dans ce monde et dans l’au-delà. »

Le Prophète Mohammad (Paix et Salut sur Lui ) a dit :  » Celui qui jeûne un jour du mois de Shaban, je serais pour lui un intercesseur le Jour de la résurrection, et celui qui jeûne deux jours de ce mois, Allah lui pardonnera tous ses péchés . »

Hormis ces hadiths d’autres invitent les musulmans à l’adoration, à la prière, au jeûne et à la bienfaisance d’une manière générale. Ceci durant tous les jours de l’année mais plus particulièrement durant les jours de Chabane ; et surtout sa quinzième nuit qui arrivent dans quelques jours.

Invocation contre le mauvais oeil

Al-Haçan et Al-Houçayn, les petits-fils du Messager d’ Allah  (sallAllahou alayhi wa salam) ont été atteints par le mauvais oeil. Le Messager d’ Allah  (sallAllahou alayhi wa salam) en a été chagriné. L’ange Jibril (alayhi s-salam) est alors venu à lui et lui a enseigné une rouqyah. Il lui a enseigné de leur faire une rouqyah avec les paroles suivantes :

اللهمَّ ذَا السلطانِ العظيمِ والْمَنِّ القديـمِ ذَا الرحـمةِ الكريـم

وَلِيَّ الكلماتِ التَّاماتِ والدَّعواتِ المستجاباتِ

عافِ حَسنًا وحُسينًا من أنفسِ الجِنِّ وأَعيُنِ الإنسِ

(Allahoumma dha s-soultani l-^adhim, wa l-manni l-qadim, dha r-rahmati l-karim, waliyya l-kalimati t-tammati wa d-da^awati l-moustajabat, ^afi Haçanan wa Houçaynan min ‘anfouci l-jinni wa ‘a^youni l-‘ins)

Remarque : on peut réciter cette invocation pour se préserver soi-même contre le mauvais oeil, et dans ce cas, on dit :

(Allahoumma dha s-soultani l-^adhim, wa l-manni l-qadim, dha r-rahmati l-karim, waliyya l-kalimati t-tammati wa d-da^awati l-moustajabat, ^afini  min ‘anfouci l-jinni wa ‘a^youni l-‘ins)

Pour réciter cette invocation pour une personne [ pour la préserver du mauvais oeil, et également pour celle qui a été atteinte par le mauvais oeil ], on remplace la parole (*afini) par (*afi) et on cite le nom de la personne que l’on souhaite protéger ; par exemple en disant (*afi Houçayn).

Les Mérites des mois de Rajab

Allah (azwadial) dit
«Le nombre de mois, auprès de d’Allah, est de douze(mois), dans les prescriptions d’Allah, le jour où II créa les cieux et la terre . Quatre d’entre eux sont sacrés : telle est la religion droite…»

(Sourate 9 verset 36)

Ces quatre mois dits sacrés du calendrier musulman sont :Dhûl Qidah, Dhûl Hijjah, Muharram et bien entendu Rajab.

Les arabes de l’époque préislamique ont hérité des prophètes Ibrahim et Ismaïl, une tradition qui consiste à considérer ces mois comme un temps de trêve absolument sacrée. Tous les conflits, même ceux qui étaient les plus féroces étaient suspendues. Chacun s’évertuait à ne point causer de tort à son prochain.

D’habitude, en temps ordinaire, la porte de la Kâba n’était ouverte que les lundi et le Jeudi. Mais pendant le mois béni de Rajab, l’accès dans ce lieu sacré est en permanence libre.

Le Prophète Mohamed (PSL), Imam des Envoyés et digne héritier de Ibrahim, confirma ce caractère sacré de ces quatre mois, comme établi ci-haut par le Coran.
Le mois de Rajab, septième mois du calendrier musulman, est plein de bienfaits.

En effet le Prophète (P) dit: «Le mois de Rajab est le mois béni d’Allah. Aucun mois n’en est l’égal quant à ses mérites est à son caractère sacré. Sachez que le le mois de Rajab est le mois d’Allah, tout comme le mois de Ch‘abân est mon mois et celui de Ramadhân est le mois de ma Umma… Sachez aussi que celui qui jeûne un jour de Rajab aura obligatoirement l’agrément d’Allah, écartera de lui la Colère d’Allah, et l’une des portes de l’Enfer lui sera fermée.

Selon l’Imam Mûssâ Ibn Ja‘far (p): «Quiconque jeûne un jour du mois de Rajab, l’Enfer s’éloignera de lui la distance d’un an et celui qui en jeûne trois jours, l’entrée au Paradis lui sera obligatoire ». Il (p) dit aussi: «Rajab est l’un des fleuves du Paradis. C’est un fleuve plus blanc que le lait et plus doux que le miel. Quiconque jeûne un jour du mois de Rajab, Allah – Il est Puissant et Sublime – l’abreuvera de ce fleuve».

Selon l’Imam Ja‘far al-Sâdiq (p), le Prophète (P) dit: «Rajab est le mois d’istighfâr (demande de Pardon à Allah) pour ma Umma. Multipliez-y donc l’istighfâr, car Allah est Pardonneur et Très-Miséricordieux. Et le mois de Rajab est appelé Rajab al-açab (le verseur ou le déverseur), parce que la Miséricorde y est déversée sur ma Umma à flot. Multipliez-y donc la récitation de la formule: «Astagh-fir-ullâha wa atûbu ilayhi» (J’implore le pardon à Allah et je me repens auprès de Lui».

Sâlim, un compagnon de l’Imam al-Sâdiq (p) témoigne: «Un jour je suis allé chez l’Imam al-Sâdiq (p), alors qu’il ne restait que quelques jours du mois de Rajab. L’Imam (p) m’a regardé et m’a dit: «O Sâlim! As-tu jeûné quelques jours de ce mois ? » «Non, par Allah, o fils du Messager d’Allah », lui ai-je répondu. «Tu as donc manqué une telle récompense spirituelle que Seul Allah – Le Puissant et le Sublime – en connaît la valeur! Car c’est un mois qu’Allah a valorisé et dont Il a amplifié le caractère sacré. Il a rendu obligatoire l’obtention de Sa Grâce pour ceux qui y jeûnent» m’a-t-il dit. «Je lui ai demandé alors: «O fils du Messager d’Allah! Et si je jeûne les jours restants, obtiendrais-je la récompense décernée à ceux qui y jeûnent ? »

L’Imam (p) dit: «O Salim! Sache que celui qui jeûne un jour de la fin de ce mois, sera à l’abri des tourments de l’agonie et des tortures de la tombe. Celui qui jeûne deux jours de la fin de ce mois, il obtiendra un laisser passer sur la Çirât (la Voie qui mène u Paradis). Celui qui jeûne trois jours de la fin de ce mois sera à l’abri des terribles épreuves du Jour de la Grande Terreur et obtiendra un relevé d’innocence de l’Enfer. »

Le jeûne pendant ce mois commande beaucoup d’autres récompenses spirituelles. Celui qui ne peut pour une raison ou une autre jeûner pendant ce mois, qu’il récite chaque jour 100 fois le tasbîh (Glorification d’Allah) suivant pour obtenir la récompense décernée au jeûne:

« Subhân-al-Ilâh-il-Jalîl! Subhâna man lâ yanbaghî-t-tasbîhu illâ lahu! Subhân-al-a‘azz-il-akram! Subhân man labis-al-‘izza wa Huwa lahû ahlun »

سُبْحانَ اللهِ الجليل سُبْحانَ مَنْ لا يَنْبَغي اْلْتَسْبيحُ اِلا لَهُ سُبْحانَ الاَعَزِّ الاّكرَم سُبْحانَ مَنْ لَبِسَ العِزَّ وَ هوَ لَهُ اَهْلٌ

(Gloire à Allah, le Majestueux! Gloire à Celui en dehors Duquel personne n’a le droit à la glorification! Gloire à Alla h le Plus-Puissant, le Plus-Noble! Gloire à Celui Qui se revêt de la Puissance dont Il est tout à fait Digne!)

Prière du vendredi pour la femme

Les oulémas sont unanimes à dire que la femme n’a pas à accomplir la prière du vendredi, comme cela a été transmis par Ibn al Mondhir, qu’Allah lui fasse miséricorde, entre autres. Donc lorsque la femme prie dans son foyer, qu’elle accomplisse quatre Rak’as dès le temps de la prière de Dhohr sans attendre que les gens finissent leur prière, étant donné les mérites de l’accomplissement de la prière au début de son temps prescrit. Cependant, si elle assiste à la prière du vendredi à la mosquée, il lui est permis de l’accomplir avec eux, selon l’avis unanime des oulémas, comme cela a été transmis aussi par ibn al Mondhir. Les femmes accomplissaient la prière derrière le Messager () dans sa mosquée en se plaçant derrière les hommes.

Comment se passe la prière du Vendredi ?

L’imam monte sur la chaire (minbar) au moment du midi local, puis, il salue les croyants. Quant il s’assoit, le muezzin appelle à la prière comme il le fait pour Dhor. A partir de ce moment, il devient interdit de parler ou de s’amuser avec des cailloux (ou autre), de déranger les autres… car le discours compense les deux rakats qu’il manque pour accomplir la prière de dhor complète. Il faut donc que la concentration pendant le discours soit la même que pendant la prière.  Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : « Si tu t’adresses à ton ami, même pour lui dire : « Tais-toi » pendant que l’imam prononce son discours tu es fautif. » [ Rapporté par Mouslim ]

Et aussi : « Celui qui s’amuse avec des cailloux (quand l’imam fait son discours) commet une erreur, celui qui commet une erreur annule sa prière. » [ Rapporté par Abou Daoud ]

L’appel terminé, l’imam se lève et prononce son discours (khoutba). Il loue Allah. Le remercie et appelle le salut d’Allah sur Son Prophète et serviteur Mohammed. Habituellement, il fait cette invocation :

« Al hamdoullillahi nahmadouhou wa nasta’înouhou wa nastaghfirouhou wa na’oudou bi-llahi min chouroûri anfousinâ wa min sayyi âti a’mâlinâ Men yahdihi-llahou fahoûwa-l-mouhtadi wa men youdzlil falan yajidalahou waliyyan mourchidâ, wa achhadou an lâ ilaha illâ llahou wahdahou lâ charika lahou, wa achhadou anna mouhammadan ‘abdouhou wa rasoulouhou. »

« Yâ ayyouhâ-n-nâsou ittaqoû rabbakoum-l-ladzî khalaqakum min nafsin wâhidatin wa khalaqa minhâ zawjahâ wa batha minhoumâ rijâlan kathîran wa nisâ a wa-t-taqou-llaha al-ladzî tasâa aloûna bihi wa-l arhâm ina-llaha kâna ‘alaykum raqîbâ » « Yâ ayyouhâ-l-ladzîna amanoû-t-taqoû-llaha haqqa touqâtihi wa lâ tamoûtounna illâ wa antoum mouslimoûn » « Yâ ayyouhâ-l-ladîna amanoû ittaqoû-llaha wa qoûloû qawlan sadîdan yousslih lakoum a’mâlakoum wa yaghfir lakoum dounoûbakoum wa man youtti’i-llaha wa rasoûlahou faqad fâza fawzan ‘azîman. »


« Louanges à Allah que nous glorifions, dont nous implorons aide et pardon, et nous cherchons refuge auprès de Lui contre le mal qui est en nous et de nos mauvaise actions. Celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer, et celui qu’Allah égare nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah, Le Seul, L’Unique sans associé, et j’atteste que Mohammad est le Serviteur et le Messager d’Allah :


Allah (Azwadial) dit dans Son Livre:
« O hommes, craignez votre seigneurs qui vous a créé d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux-là a fait répandre (sur la terre) beaucoup les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement. »
« O les croyants, craignez Allah comme Il doit être craint et ne mourrez qu’en état de pleine soumission. »
« O les croyants, craignez Allah et parlez avec droiture, Allah vous rectifiera vos actions et Il vous pardonnera vos péchés. Et celui qui obéit à Allah et à Son Messager, il réussira, certes, d’une grande réussite. »


Puis il exhorte l’auditoire à haute voix, rappelle les recommandations d’Allah (Azwadial) et de Son Prophète, leurs promesses et leurs menaces. Ensuite, il s’assoit , marquant une petite pause, puis il se relève pour reprendre son thème de sermon, avec le même entrain. Ayant terminé son prône, sans trop l’allonger, il descend de sa chaire. A ce moment le muezzin annonce la prière.

Et l’imam préside une prière de 2 rak’ats (remplaçant celle de Dhor) en récitant à haute voix.

La balance sera posée le jour du jugement

Les balances exactes seront posées; les hommes s’approcheront l’un après l’autre pour être jugés.

Certains seront jugés avec mansuétude, ce sera l’examen des œuvres désignées par le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) dans le hadith rapporté par  ‘Aicha (Radhiallahu anha) la mère des croyants :

« Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« Quiconque sera jugé au Jour de la Résurrection sera châtié.»

Alors ajouta Aïcha : Ô Envoyé d’allâh, Allâh (azwadial) n’a t-Il pas dit :

« Celui qui recevra son livre en sa main droite sera soumis à un jugement facile.»

Le prophète (sallAllahou alayhi wa salam) lui répondit :

« Ce n’est pas là le jugement ; ce n’est que le compte rendu, mais celui dont le compte sera minutieusement analysé au Jour de la Résurrection sera châtié.» 

[ Rapporté par Moslim et Al Boukhari ]

D’autres seront sévèrement jugés : chacun d’eux fera l’objet d’un interrogatoire et devra répondre aux questions posées relatives à toutes les œuvres effectuées, furent-elles graves ou futiles.

S’il dit la vérité, il sera heureux mais s’il tente de mentir ou de camoufler la vérité, sa bouche sera scellée et les questions seront adressées à ses membres qui avoueront ce qu’ils ont effectué dans sa vie sans rien cacher.

Lorsqu’il blâmera ses propres membres d’un tel acte, ils répondront en citant le verset suivant :

 » […] Elles diront : « C’est Allah qui nous a fait parler, Lui qui fait parler toute chose.
C’est Lui qui vous a créés une première fois et c’est vers Lui que vous serez retournés ».
[ Sourate 41 – Verset 21 ]

Allâh (azwadial) décrit cette réalité comme suit:

 » Le jour où leurs langues, leurs mains et leurs pieds témoigneront contre eux de ce qu’ils faisaient. »
[ Sourate 24 – Verset 24 ]

et aussi:

 » Ce jour-là, Nous scellerons leurs bouches, tandis que leurs mains Nous parleront
et que leurs jambes témoigneront de ce qu’ils avaient accompli. »
[ Sourate 36 – Verset 65 ].

Cet interrogatoire aura lieu dans une atmosphère atroce car les témoignages seront avancés, les excuses interdites et le repentir des oppresseurs refusé.

Les œuvres seront exposées telles qu’elles ont été accomplies et l’homme les verra devant ses yeux. Quel scandale!

Le Seigneur dit à cet égard :

 » Ce jour-là, les gens sortiront séparément pour que leur soient montrées leurs œuvres.
Quiconque fait un bien fût-ce du poids d’un atome, le verra,
et quiconque fait un mal fût-ce du poids d’un atome, le verra. »  
[ Sourate 99 – Versets 6 à 8 ]

Ensuite, les balances exactes seront posées et les oeuvres cernées au point que toutes les actions, quoique futiles, en feront partie. Le tout sera déposé sur les deux côtés de la balance et le jugement sera fonction du résultat.

Dieu Tout Puissant dit:

 » Au Jour de la Résurrection, Nous placerons les balances exactes.
Nulle âme ne sera lésée en rien, fût-ce du poids d’un grain de moutarde que Nous ferons venir.
Nous suffisons largement pour dresser les comptes.
[ Sourate 21 – Verset 47 ]

Et aussi :

« Ceux dont la balance est lourde seront les bienheureux; et ceux dont la balance est légère seront
ceux qui ont ruiné leurs propres âmes et ils demeureront éternellement dans l’Enfer.
Le feu brûlera leurs visages et ils auront les lèvres crispées.
« Mes versets ne vous étaient-ils pas récités et vous les traitiez alors de mensonges ? »
[ Sourate 23 – Versets 102 à 105].

Les motifs menant à l’Islam – Mariage

La décision d’entrer en Islam peut être l’aboutissement d’une grande diversité de cheminements plus ou moins longs, d’expériences plus ou moins fructueuses, d’épreuves plus ou moins douloureuses.

  • Certains arrivent à l’Islam riches déjà de tout un passé vécu en fonction de leur foi en Allah (azwadial) :  { Ceux-là auront double rétribution…}  [ Sourate 28 – Verset 54 ] . Leur entrée en Islam n’est pas à proprement  parler une «conversion » elle est une confirmation, une régénération et une continuation en vue d’un total accomplissement de leur quête spirituelle.
  • D’autres, bien que croyants au fond d’eux-mêmes, n’ont pu se donner et s’épanouir dans la pratique de leur religion d’origine, souvent faute d’avoir été à même de discerner entre le fond  doctrinal authentique qu’elle comportait encore et les altérations qui y furent apportées par une certaine dégénérescence spirituelle de ses représentants.  La découverte de la plénitude inaltérée de l’Islam est une providentielle occasion de «renaissance» pour eux.
  • D’autres sont sortis du scepticisme après avoir vécu au contact de musulmans pratiquants et vertueux.  Ils ont ressenti en eux-mêmes une résonance juste constituant une preuve indéniable d’où naquit un irrésistible attrait pour les valeurs de l’Islam.  Il convient cependant de mettre en garde certains d’entre eux contre le risque de méconnaître l’origine non humaine, c’est-à-dire divine, de la Religion et d’ignorer ainsi sa nature transcendante en pensant qu’elle se limiterait à des concepts humanistes et à des préoccupations morales et pratiques.
  • D’autres sont amenés jusqu’à la porte de l’Islam en raison d’un légitime projet de mariage. Mais, avant de franchir cette porte, il importe qu’ils prennent conscience qu’entrer en Islam est  un acte de foi et non pas une formalité administrative à remplir en vue du mariage.  Certes le désir du mariage peut apparaître avant que ne soit clairement ressenti le besoin d’Allah, car le mariage est en fait l’une des multiples causes secondes dont Allah se sert pour attirer, pour ramener Ses serviteurs vers Lui. Le mariage est donc un motif valable d’entrée en Islam s’il est  vécu en vue d’Allah (azwadial) ; si les futurs conjoints s’engagent à être de sincères compagnons de voyage vers Allah.
  • D’autres encore, et ceux-ci sont de plus en plus nombreux, refusant le nihilisme d’une civilisation matérialiste profane et profanatrice qui s’engouffre désespérément dans son propre chaos, se réfugient de tout leur être dans la citadelle de la Foi et sont tout naturellement portés vers l’Islam du fait de l’immuabilité de sa Loi divine; loi respectée et vécue par les musulmans tant selon l’esprit que selon la lettre.  Ces naufragés d’une civilisation qui a perdu la vision sacrée des choses et a « évacué » Allah (azwadial)  de ses préoccupations entrent en Islam émerveillés, assoiffés d’Allah et réclamant une nourriture spirituelle sans mélange.

   Ceux à qui échoit la délicate tâche d’accueillir ces« invités d’Allah » appelés à Lui (azwadial) par tant de  voies différentes devront s’efforcer d’honorer, de comprendre, d’orienter et de sustenter avec  amour et patience la recherche de chacun.

Le Jeûne du Jour de Achoura durant le Mois de Mouharam

 Le Jeûne du Jour de ‘Achoura durant le Mois de Mouharam

– Dixième jour du mois lunaire Mouharam –

Cheikh Ibn Taymiya  a dit :

« Jeûner le jour d’Ashoura expie les péchés d’une année. Et il n’est pas réprouvé de ne jeûner que ce jour-là »  [ Voir al-Fatawa al-Koubra – tome 5 ].

Dans Touhfat al-Mouhtadj d’Ibn Hadjar al-Haytami, on lit :

« Il n’y a aucun mal à limiter le jeûne au jour d’Ashoura » [Voir tome 3, chapitre sur le jeûne surérogatoire].

La Commission Permanente a été interrogée à ce sujet et elle a répondu en ces termes :

« Il est permis de se contenter de jeûner le jour d’Ashoura, mais il est préférable de jeûner aussi un jour avant ou après Ashoura. C’est ce qui est conforme au hadith rapporté de façon sûre du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) dans lequel il est dit :

« Si je vivais jusqu’à l’année prochaine, je jeûnerai le 9ème jour » [ rapporté par Mouslim,1134 ]

Ibn Abbas (Radhiallahu anhu) dit : « En plus du 10ème jour »

Selon Abdoullah ibn Abbas (Radhiallahu anhu) quand le Messager d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) jeûna Ashoura et donna l’ordre de le faire, on lui dit :

« Ô Messager d’Allah ! C’est un jour célébré par les Juifs et les Chrétiens. » « L’année prochaine, nous jeûnerons le 9e jour.»  Mais il mourut avant cette échéance »

L’Imam Ach-Chafi’i , ses compagnons, Ahmad, Issac et d’autres ont dit qu’il est recommandé de jeûner le 9ème jour et le 10ème jours ensemble puisque le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a jeûné le 10ème et nourri l’intention de jeûner le 9ème l’année suivante.

De ce fait,le jeûne du jour d’Ashoura comporte plusieurs niveaux.

L’inférieur consiste à limiter le jeûne au 10ème jour .  Et le supérieur consiste à y ajouter le 9ème jour.

Plus le jeûne est fréquent pendant Muharram, mieux cela vaudra.

Si vous dites : quelle est la sagesse qui réside dans le fait d’ajouter le 9ème jour au 10ème jour, la réponse et la suivante :

An-Nawawi   a dit :  » Des ulémas issus de nos condisciples et d’autres ont avancé à propos de la raison de la recommandation du jeûne du 9ème jour plusieurs explications :

  • La première est qu’il s’agit de se différencier des Juifs qui se contentent de jeûner le 10ème jour. Ceci est rapporté d’après Ibn Abbas (Radhiallahu anhu).
  • La deuxième est qu’il s’agit de rattacher le jeûne d’Ashoura à un autre, comme on le fait avec le vendredi, jour qu’il est interdit de jeûner isolément.
  • La troisième est qu’il y a là une précaution dictée par la crainte que le mois (précédent) soit diminué  et qu’il y ait une erreur dans le calcul du mois, de sorte que le jour compté 9ème soit réellement  le 10ème.

Le mois de muharam

Le sujet est le mois de muharam et le mérite du jeûne du jour de ‘achoura.


Allah (azwadial) dit à ce sujet :

« Le nombre de mois, auprès d’Allah, est de douze [mois], dans la prescription d’Allah, le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d’entre eux sont sacrés: telle est la religion droite. [Durant ces mois], ne faites pas de tort à vous-mêmes.[…] »
[ Sourate 9 – Verset 36 ]


Le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit :

« Il y a douze mois dans l’année et parmi eux quatre sont sacrés. Trois se suivent :
Dhul-qi’dah, Dhul-hijja, Muharam, et le quatrième qui se situe entre jumadah ath-thani et sha’ban : le mois de Rajab »
[ Rapporté par al-boukhari ]
 

Le Messager de Dieu (sallAllahou alayhi wa salam)  dit également dans un hadith authentique :

« Le meilleur jeûne après celui du mois de ramadhan est le jeûne du mois de muharam,
et la meilleure prière après la prière obligatoire est la prière de la nuit. »
[ Rapporté par Muslim ]

Celui qui veut jeûner et avoir beaucoup de mérites, qu’il jeûne durant le mois de muharam.

On va citer maintenant cinq points essentiels sur les mérites du jeûne du jour de ‘Achoura, la sagesse et la raison pour laquelle on jeûne ce jour-là. De quelle manière peut-on le jeûner et aussi la divergence qui existe dans la communauté.

‘Achoura est le 10ème jour du mois de Mouharam.

 Premier point

Ibn al-abbas (Radhiallahu anhu) a dit :

« Je n’ai jamais vu le prophète donner autant d’importance à un jeûne que celui du jour de ‘achoura (10ème jour de muharam) »

Les compagnons (Radhiallahu anhu) voulaient toujours connaître les mérites des actions, ils aimaient bien connaître la récompense d’une oeuvre. Un homme avait demandé au prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  au sujet du jeûne du jour de ‘achoura et le prophète a répondu :

« J’espère du jeûne de ce jour que soient pardonnés les péchés de l’année qui a précédé. »

Donc si tu fais juste l’effort de jeûner ce jour là, Allah (azwadial) te pardonne les péchés de toute l’année qui a précédé.

Second point :

A présent, quelles sont les causes pour lesquelles le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a réclamé que l’on jeûne le jour de ‘achoura ?

Ibn al-abbas (Radhiallahu anhu) a dit :

« Lorsque le prophète est arrivé à Médine, il a trouvé que les juifs de Médine jeûnaient ce jour-là. Il les a interrogés à ce sujet et ils lui ont répondu que c’est le jour où Allah a sauvé Moise et son peuple de son ennemi pharaon, jour durant lequel pharaon et son armée ont été noyés. Ils le jeûnent donc pour remercier Allah.

Le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a répondu :

« J’ai plus de droit de me réclamer de Moise que vous car il est mon frère dans la prophétie »

Le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a donc jeûné ce jour-là et ordonné que ce jour soit jeûné.

Troisième point :

Jeûner le jour de ‘achoura est-il une obligation, un devoir ou un acte méritoire?

C’est uniquement un acte méritoire.

Au début quand le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a commencé à jeûner le jour de ‘achoura, le jeûne du mois de ramadhan n’avait pas encore été institué. Donc, ce jour-là, tout le monde pouvait le jeûner. Mais quand le jeûne du mois de ramadhan a été prescrit, le jeûne du jour de ‘achoura est devenu méritoire et non obligatoire. Celui qui veut que ses péchés de l’année précedente soient pardonnés, il n’a qu’à jeûner ce jour là et ainsi il n’y aura pas ce regret le jour du jugement de ne pas en avoir profité.

Quatrième point :

Comment jeûne t-on ce jour-là ?

Les savants disent soit on jeûne le 9ème et le 10ème jours de muharam mais celui qui n’a pas la capacité de jeûner deux jours, qu’il jeûne juste le 10ème. Le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit à ce sujet :

« Si je vivais jusqu’à l’année prochaine, je jeûnerai le 9ème jour »
[ Rapporté par Mouslim ]

C’est à dire en plus du 10ème jour et ceci pour ne pas imiter le jeûne des juifs.

 Il a aussi dit que celui qui jeûne trois jours de chaque mois c’est comme s’il avait jeûné le mois complet.

 Cinquième point :

Ceux qui font de ce jour un jour de fête ou un jour de deuil.

Le jour de ‘achoura n’est pas un jour de fête pour les musulmans et il n’est pas non plus un jour de deuil.

En effet, pour les chiites, c’est le jour où al-hussein ibnu alî ibnu abî talib (Radhiallahu anhu) a été tué, ils portent donc le deuil ce jour-là. Mais cela n’a jamais été institué en islam; on ne porte pas le deuil pour la mort d’une personne. Si on avait dû le faire pour quelqu’un, les musulmans l’auraient fait pour la mort du prophète (sallAllahou alayhi wa salam) , la meilleure des créatures.

Certains parmi les chiites se flagellent, se font du mal à eux même. D’autres groupes encore sont contents ce jour là, car ce sont des chiites qui ont tué al hussein.

Concernant tout ceci, le juste milieu consiste à faire comme le Messager de Dieu a fait ce jour-là. Il ne l’a pris ni comme un jour de fête, ni comme un jour de deuil. C’est un jour pour remercier Allah (azwadial) d’avoir sauvé Moise, Musâ (alayhi as-salâm), un jour pour montrer notre reconnaissance.

 Il faut que nous soyons reconnaissants par rapport à tous les bienfaits qu’Allah (azwadial) nous a accordés. Allah (azwadial) a comblé chacun et chacune d’entre nous de bienfaits et parfois nous ne sommes pas satisfaits. On regarde ce que les autres ont et que nous n’avons pas alors qui si on regardait les seuls bienfaits que Allah nous a donnés, même si on se prosternait toute notre vie cela ne suffirait pas à Le remercier.

Et si Allah (azwadial) a comblé l’humanité de bienfaits c’est pour voir si elle va être reconnaissante ou pas.

Prenons l’exemple du prophète Salomon, Suleymane (alayhi as-salâm) à qui Allah (azwadial) a accordé un royaume comme à personne d’autre sur la terre et qui a dit : « ceci est pour m’éprouver, pour voir si je vais être reconnaissant ou bien renier les bienfaits d’Allah. »
 

Pour savoir si nous sommes vraiment reconnaissants il y a cinq choses importantes:

1) Le fait de se soumettre au Bienfaiteur Allah (azwadial) et aussi d’être reconnaissant envers nos parents.

2) Aimer Allah (azwadial).

3) Reconnaître les bienfaits d’Allah sur soi. L’ouïe, la vue, manger, boire, respirer, la santé, marcher, tout cela ce sont des bienfaits de Dieu. Combien de péchés on a commis et malgré cela Il nous couvre, Il nous protège car si nos péchés étaient divulgués, personne ne resterait à côté de nous. Dans l’une des invocations pour demander pardon à Allah (azwadial) il est dit :  » (…) abou-ou laka bini’matika ‘alaya, wa abou-ou bi dhanbî, (…) » on met en avant les bienfaits d’Allah (azwadial), on les reconnaît et on reconnaît aussi nos péchés.

4) Il faut aussi parler de ces bienfaits car cela permet de ne pas les oublier et de rester reconnaissants.

5) Il ne faut pas se servir des bienfaits d’Allah dans le mal. Si Allah (azwadial) t’a donné la santé, ne t’en sert pas pour devenir orgueilleux ou faire du mal aux gens. Si Il t’a donné de l’argent, beaucoup de biens, ne les dépense pas dans le péché. Au contraire, il faut se servir des bienfaits d’Allah (azwadial) dans le bien. Et Allah sait mieux.

Sermon audio du frère Abou Younes  retranscrit par l’équipe Sajidine.

Conseils aux malades

1.      Invoque et souviens-toi souvent d’Allah tel que le faisait Notre Prophète Muhammad (sallAllahou alayhi wa salam) .

2.      Lis et écoute beaucoup le Coran en essayant de te concentrer sur la lecture afin que ton coeur soit imprégné de la crainte divine. La lecture sera ainsi plus efficace contre ton mal.

3.      Prononce le Nom d’Allah (Bismillah) dans toutes circonstances, en particulier :

  • Si tu trouves de l’eau chaude sur le sol
  • Si tu entre dans un lieu sombre
  • Si tu as peur
  • Lorsque tu ouvres une porte
  • Si tu jettes quelque chose de lourd sur le sol

4.      Ne fais pas de mal aux chiens, aux chats et aux animaux en général.

5.      Ne dors pas seul, si tu y es contraint alors n’oublie pas de faire les ablutions et d’invoquer Dieu avant de te coucher.

6.      N’urine pas n’importe où comme sur des terriers, des repaires.

7.      Ne te promène pas seul dans des endroits déserts.

8.      Jeûne beaucoup car l’invocation du jeûneur est acceptée.

9.      Repentis-toi souvent et remercie Allah (azwadial) pour les bienfaits qu’Il t’a accordé.

10.     Fais la prière (durant le dernier tiers de la nuit de préférence) et demande à Allah (azwadial) la guérison.

11.     Prie beaucoup le dernier tiers de la nuit

12.     Préfère la compagnie utile à la solitude.

13.     Si tu vis seul, je ne te conseille pas de quitter ta maison. Amène plutôt du monde passer des nuits chez toi jusqu’à ce qu’Allah (azwadial) ait raffermi ton coeur et atténué ta maladie sinon tu risques de craindre la solitude même après ta guérison.

14.     Garde tes habitudes de vie. Que ta maladie ne te fasse pas détester la vie au point de ne plus rien vouloir faire !

15.     Ne prends  pas de comprimés tranquillisants ou des antidépresseurs durant le traitement. Ceci risque d’aggraver ton état de santé.

16.      Veille à ton état de santé physique. Que ta maladie ne t’empêche pas de te restaurer. Tu ne ferais qu’aggraver ton mal !

17.     Par nature, l’homme n’accepte pas la présence d’un étranger dans sa maison alors comment pourrait-il accepter qu’un intrus s’installe dans son corps même ?  C’est en fait la particularité de cette maladie. Ceci joue énormément sur le moral du malade. Sache que le djinn tire profit de cela pour t’affaiblir alors ne te laisse pas abattre !   

18.     Ne désespère pas car « ne désespèrent de la bienveillance de Dieu que les mécréants » (Sourate 12 Verset 87). Si tu perds tout espoir de guérison, tu détestera les gens, la vie et aucun traitement ne te sera bénéfique tant que tu n’auras pas retrouvé l’espoir. Le désespoir est un venin qui ronge l’âme humaine.

19.     Si Allah (azwadial) t’a gratifié de la guérison alors prosterne-toi et remercie Le. Je te mets en garde contre la vanité car Allah (azwadial) n’aime pas le présomptueux.

Nous avons tenté jusqu’ici de montrer qu’il faut considérer cette affection comme toute autre maladie. Elle possède elle aussi des remèdes  conformes au Coran et à la Sunna que nous avons essayé de décrire. Toute autre mode de guérison est à rejeter. Celui qui se soumet volontairement au traitement des devins et des sorciers commet certes un péché, ruine sa santé et sa fortune,  s’éloigne de Son Créateur et s’attire les nuisances des djinns.

Chers frères, chères soeurs, sachez qu’Allah (azwadial) n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Affrontez l’épreuve et placez votre confiance en Allah (azwadial). Sachez aussi que toute affliction dans ce bas-monde n’est ni permanente ni éternelle alors que le châtiment de l’au-delà dure éternellement !  

Le dernier chapitre de cette présente étude décrit un ensemble de moyens de protection contre les djinns et les diables. En fait, la protection ne se trouve qu’en Allah (azwadial) ! Mais, il faut alors trouver les moyens de s’approcher de notre Seigneur pour acquérir de ce fait Sa Protection. Existe-t-il de meilleur soutien qu’Allah ?

Le jour de Arafat

 Le jour de Arafat est un jour béni ; Allah  a juré par ce jour dans le Qur’an en raison du grand nombre de ses bienfaits et de la descente des Anges et de la miséricorde en ces lieux, et le Diable n’a jamais été aussi exécrable et ignoble qu’on le voit le jour de Arafat.

 Lorsque tu arrives à Arafat, il est méritoire de descendre à Namira jusqu'à ce que le soleil commence à quitter le zénith, si cela t’est possible, comme le fit le Prophète Muhammad . Mais s’il n’est pas aisé pour toi d’y descendre, il t’est permis de descendre à n’importe quel endroit à l’intérieur des limites de Arafat qui sont indiquées par des enseignes et des écriteaux.

 Tu dois stationner à Arafat à partir du moment où le soleil commence à quitter le zénith jusqu'à son coucher et passer tout ton temps à faire la Talbiyah, à implorer Allah, à demander Son pardon et à L’évoquer. Lorsque le soleil commence à quitter le zénith et qu’arrive l’heure de la prière de midi, la Sunna veut que l’imam fasse un discours dans lequel il explique ce qui est prescrit au pèlerin en ce jour et durant les jours qui vont suivre, exhorte les gens au bien et leur rappelle les préceptes de l’Islam, les devoirs du musulman envers son Seigneur, sa famille et ses frères musulmans, comme le fit notre Prophète Muhammad .



 Ensuite, cher frère pèlerin, tu accomplis la prière de midi (Dzouhour) et celle de l’après-midi (Asr) en ramenant le nombre de leurs rakaats de quatre à deux et en regroupant ces deux prières à l’heure de la première ; tu ne feras qu’un seul appel à la prière (Adzân) mais deux appels secondaires (Iqâmah). N’accomplis aucune prière avant elles, ni entre elles, ni après elles.

 Lorsque tu finis la prière rituelle, applique-toi à ton adoration pendant ces instants, ne manque pas cette occasion magnifique de faire beaucoup d’évocations (dzikr) et d’invocations, ainsi que glorifier Allah , professer Sa louange, proclamer Son unicité, te repentir et Lui demander pardon jusqu'à ce que le soleil se couche. Elève tes deux mains pendant que tu fais l’invocation et place toi en direction de la qibla. Ce faisant, sois dans un état d’humilité, de servilité et de besoin envers ton Créateur et Maître.

 Ecoute ces paroles du Prophète  : « La meilleure invocation est celle du jour de Arafat, et la meilleure (invocation) que j’ai prononcée ainsi que les Prophètes qui m’ont précédé, c’est :

« Il n’y a point de divinité en dehors d’Allah seul, sans associé.
A Lui appartient la royauté et à Lui appartient la louange et Il est omnipotent. »

Lâ ilâha illal-lâhu wahdahu lâ sharîka lah, lahul-mulku wa lahul-hamdu, wa huwa alâ kulli shaï’in qadîr Ecouter

N’oublie pas de demander les biens de ce monde et de l’au-delà à ton Seigneur, et surtout, prends garde, cher frère pèlerin, de toute œuvre qui te fait perdre les récompenses et les rétributions en ce lieu solennel.

Les erreurs que commettent les pèlerins le jour de Arafat

 Mon frère pèlerin, certains pèlerins commettent des erreurs le jour de Arafat, nous en évoquons quelques-unes à ton intention afin que tu les évites.

 Premièrement : Certains pèlerins stationnent en dehors des limites de Arafat, bien qu’elles soient délimitées par des enseignes visibles, et que des efforts sont faits pour les sensibiliser et les guider. Toutefois, en raison de leur empressement et leur désir de sortir de Arafat au plus tôt, ils négligent ce pilier fondamental alors que le Prophète  a dit : « Le pèlerinage c’est Arafat »

 Deuxièmement : Certains pèlerins s’acharnent à gravir le mont, se frottent le corps contre ses rochers et cailloux car ils croient qu’ils ont des vertus spécifiques. Or, ceci fait partie des innovations qu’on doit éviter. Ce qui est requis des pèlerins, c’est de stationner à n’importe quel endroit à l’intérieur des limites de Arafat.

 Troisièmement : Beaucoup de pèlerins passent leur temps le jour de Arafat à rire, à s’amuser et à bavarder inutilement, au lieu d’évoquer Allah , Lui adresser des invocations et demander Son pardon en ce lieu solennel.

 Quatrièmement : Certains pèlerins font face au mont pendant leurs invocations, laissant la qibla derrière eux, à leur droite, ou à leur gauche. Or la Sunna consiste à se placer en sorte que le mont soit entre le pèlerin et la qibla dans la mesure du possible. Si cela n’est pas possible, et c’est très souvent le cas à cette époque en raison de la très grande affluence, alors dans ce cas, la Sunna consiste à faire face à la qibla au moment où on fait l’invocation, même si le mont ne se trouve pas devant toi.

 Cinquièmement : Certains pèlerins quittent Arafat avant le coucher du soleil, ce qui n’est pas permis. Il incombe au pèlerin de ne pas sortir de Arafat avant que le soleil se couche, suivant ainsi l’exemple du Prophète  qui a dit pendant qu’il accomplissait les rites du pèlerinage : « Prenez de moi vos rites ».

 Sixièmement : Certains pèlerins se précipitent en sortant de Arafat et négligent la Talbiyah, tout leur souci étant de parvenir à Mouzdalifah le plus tôt possible. Or il vaut mieux pour le pèlerin de marcher avec calme et dignité. Qu’il s'empresse là où il faut s’empresser et se montre posé là où il y a de la bousculade, en ayant toujours sur les lèvres la Talbiyah