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Ce qui devrait être fait pendant le mois de Ramadhan

Il faut se préparer et préparer son environnement pour l’adoration d’Allah (azwadial).

Ils lisent le Coran en entier, plusieurs fois, en s’impliquant émotionnellement. Ils essaient de donner du sens à ce qu’ils lisent dans le Saint Coran.

La ‘umrah pendant le ramadhan est l’équivalent du hajj. Et la charité que vous faîtes est multipliée pendant ce mois du ramadhan.

Il ne faut pas hésiter à faire de bénédictions les uns aux autres pendant ce mois du jeûne. En effet le Prophète (alayhi as-salâm) a annoncé à ses compagnons (Radhiallahu anhu) ce qui était bien de faire au début du ramadhan et parmi ces activités. Le Messager d’Allah (azwadial) nous dit :  

« Voilà que commence le mois du ramadhan qui est un mois béni. Allah a posé comme obligation de jeûner le mois du Ramadhan. Pendant ce laps de temps, les portes du Paradis sont ouvertes et celles de l’enfer sont fermées. De plus les démons sont enchaînés. Il y un jour durant ce mois qui est l’équivalent d’un millier de jours de jeûne et quiconque est privé de ce bienfait est vraiment malheureux. »  [ Hadith rapporté dans al-Nisa’i, 4/129, Sahih al-Targhib, 1/490.]

Le célibat, un fléau

Le célibat est un des fléaux de ce monde, il touche aussi bien les hommes que les femmes. Certains musulmans se marient à un âge très avancé alors que le mariage reste l’un des plus grands objectifs de l’Islam.
Les nombreux hadiths à ce sujet nous prouvent que l’union légitime entre un homme et une femme n’est pas seulement conseillée mais elle est une obligation pour tout musulman pratiquant.

A notre époque, le mariage est mis à mal par la mécréance qui s’est propagée à travers le monde, faisant de ce moment important de la vie, un obstacle à une vie faite de débauche.
La propagation du célibat au sein de la Oumma, pousse à l’éloignement de la religion et des valeurs familiales.
Certaines femmes ne recherchent plus que la situation économique du prétendant faisant abstraction de sa foi, de sa fidélité et de sa loyauté. Même constat pour les hommes qui se sont transformés en prédateurs recherchant la proie facile qu’ils pourront aussitôt échanger contre une autre tout aussi fragile dans le seul but d’assouvir leurs bas instincts.
Le mariage est l’un des objectifs les plus importants de l’Islam et notre Prophète (Salla Allah alayhi wa salam) a fortement insisté à ce propos : 
Le Messager d’Allah (sallAllahou ’alayhi wa salam) dit : «  Deux rak‘ah de Prière accomplies par un homme marié valent mieux que toutes les Prières accomplies par un célibataire qui passe la nuit en priant et le jour en jeûnant  ». (Makârim al-Akhlâq, op. cit., 8e Partie, Chap. 1, p. 197).

Le Messager d’Allah (sallAllahou ’alayhi wa salam) dit : «  Il n’est pas une institution établie en Islam, qui soit plus aimée d’Allah que le mariage  » et «  Quiconque a les moyens de se marier et ne le fait pas, n’est pas des nôtres . »(Makârim al-Akhlâq”, op. cit., 8e Partie, Chap. 1, p. 196).

Se marier préserve de la fornication comme nous l’a enseigné notre Prophète (Salla Allah alayhi wa salam) : «  O jeune ! Marie-toi, et gare-toi de l’adultère, car elle arrache la foi de ton cœur !  » (Makârim al-Akhlâq”, op. cit., 8e Partie, Chap. 1, p. 196).
Le musulman célibataire a pour obligation de rester chaste et de baisser le regard sur ce qui pourrait l’inciter aux mauvaises pensées. 
Le Prophète (sallAllahou ’alayhi wa salam) a dit dans un hadith authentique : « Ô jeunes gens ! Quiconque parmi vous possède la capacité physique et les moyens financiers nécessaires au mariage, qu’il se marie.
Certes, le mariage est plus enclin à protéger contre les regards lascifs et à préserver la chasteté.
Quant à celui qui n’en possède pas les moyens, qu’il jeûne, car le jeûne le protégera contre la tentation
 . » (Rapporté par al-Bukhari n°1905 et Muslim n°1400).

Qu’Allâh nous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, (sallAllahou ’alayhi wa salam) ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

Parler de ce qui ne vous regarde pas

Sachant que le capital du croyant est son temps, les instants de sa vie sont précieux et passent sans retour ; le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : « Un des signes de perfection de la foi (islam) chez l’individu c’est l’abandon de ce qui ne le regarde pas » [D’après Tirmidhi, Ibn Majja et l’imam Malik.]

Et le récit suivant est très significatif à cet égard : on y rapporte, d’après Anas (Radhiallahu anhu) :

« Un jeune homme était tombé martyr le jour de la bataille d’Uhud, et nous avons trouvé callée à son ventre une pierre (pour alléger les effets de la faim) ; sa mère essuya la poussière du visage de son fils et dit : le paradis sera doux pour toi mon fils ! Et le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) lui dit alors :  « Et qui t’assure qu’il ne parlait pas de ce qui ne le regardait pas ? ».

Parler de ce qui ne nous regarde pas c’est dire ce qui peut être délaissé sans que ce soit un pêché, ni un mal présent ou futur ; et plus grave encore, c’est de perdre ton temps et de faire perdre à ton interlocuteur son temps, en posant des questions du genre : est-ce que vous jeûnez ? S’il vous répond par : Oui ! Son jeûne perd sa vertu ultime qui est d’être observé en secret, car l’adoration en secret est plus élevée, s’il répond par : Non ! Alors il aurait menti ; s’il ne répond pas, il aurait méprisé son interlocuteur, et s’il ruse pour détourner la question, il gaspillera son énergie etc.

Ainsi par une parole (question) sur quelque chose qui ne te regarde pas, tu as exposé quelqu’un à l’ostentation en dévoilant son jeûne ou au mensonge, ou au mépris ou une rude épreuve...

Le jour de la résurrection

  Le Jour Dernier ou Jour de la Résurrection est le jour où les comptes seront faits, où les récompenses seront attribuées. On l’appelle ainsi car ca sera le tout dernier Jour, où il n’y aura pas d’autres jours après lui, où les gens du Paradis et de l’Enfer gagneront leurs demeures. La Croyance au Jour Dernier comprend trois points : la Résurrection, la Rétribution et le Paradis et l’Enfer, nous allons terminer en donnant une explication relative au Jour Dernier.

La résurrection

Croire en la Résurrection, qui sera le retour à la vie de tous les morts, et cela au moment où l’on soufflera pour la deuxième fois dans la Trompe. Les gens se lèveront vers le Seigneur des Mondes, ils ne seront ni vêtus, ni chaussés, leur nudité ne sera pas cachée, et ne seront pas circoncis.

Allah (azwadial) le Très Haut dit :

« Tout comme nous avons commencé la première création, ainsi nous la répèterons comme nous nous le sommes promis, car certainement, nous sommes ceux qui accomplissent. » Sourate 21. Les Prophètes (Al-Anbiya). Verset 104

 La Résurrection est un événement fondé et prouvé par le Coran, et la Sounna et le consensus des premiers musulmans. Allah (azwadial) dit :

« Ensuite, vous serez morts après cela. Ensuite vous serez ressuscités le Jour de la Résurrection. »  Sourate 23. Les croyants (Al-Muminune)  verset 15-16
 

Le Prophète (alayhi as-salâm) a dit :

« Au Jour de la Résurrection les gens seront ressuscités (non chaussés et nus.)
( rapporté par Boukhari et Mouslim)

       Les premiers musulmans sont unanimes concernant la réalité fondée de la Résurrection. Ce fait implique une morale qui fait qu’Allah (azwadial) a fixé un retour pour tous les êtres, où chacun sera récompensé selon ce dont Il les a chargés, par l’intermédiaire des Messagers.

Le Prophète (alayhi as-salâm) a dit :

« Certes, celui qui t’a prescrit le Coran, t’a fixé un retour »« Certes, celui qui t’a prescrit le Coran, t’a fixé un retour »

Source : sajidine

Le Coran et l’enfant

Puisque le Coran est un code autant religieux que juridique, moral que social, il va sans dire qu’il évoque directement le sujet qui nous intéresse, à savoir celui de l’enfant. Mais il ne s’agit pas d’y trouver avec précision toutes les dispositions qui régissent la condition de ce dernier, car, comme chacun sait, le Coran est un mélange d’exposés dogmatiques, de prescriptions culturelles et cultuelles, des récits des événements de la vie des prophètes, mais « pris globalement, il constitue un code général de l’éducation qui concerne aussi bien l’adulte que l’enfant même grand ; celui-là n’est pas nommément désigné » [ Cité par N. Zerdouni ]

Cependant, il est à noter que les recommandations et interdictions contenues dans le Coran ne sont pas destinées à l’enfant immature, mais à l’enfant devenu responsable ou à l’adulte responsable de lui « bien que la conduite des enfants soit réglementée jusque dans les moindres détails, ce n’est pas à eux que s’adresse la Loi. C’est aux parents, aux gouvernantes, aux maîtres, aux chefs ou à la communauté tout entière qu’incombe la tâche de leur éducation et de leur correction, pour obtenir d’eux un conformité à la règle » [ Cité par Draz ]. Mais cela ne signifie pas pour autant que leur responsabilité est entièrement dégagée.

Analyse globale

Voici quelques versets coraniques qui font directement allusion à l’enfant, ils sont classés en 3 catégories :

  • Il y a d’abord les versets qui énoncent les principes généraux de protection, d’assistance et de direction en vue d’assurer à l’être humain, un développement normal, la santé morale et physique, de pourvoir à ses besoins naturels, pendant son stade de faiblesse, d’incapacité de discernement.

 { Abraham dit : « Mon Seigneur ! Fais de cette cité un asile sûr. Préserve-nous, moi et mes enfants d’adorer les idoles} [ Sourate 14 – Verset 35 ]

 { Dis : Venez, et je dirai ce que votre Seigneur a interdit : Ne lui associez rien ; soyez bons envers vos parents ; ne tuez pas vos enfants par crainte de la pauvreté. Nous vous accorderons votre subsistance avec la leur : éloignez-vous des péchés abominables, apparents ou cachés ; ne tuez personne injustement ; Allah vous l’a interdit }
[ Sourate 6 – Verset 151 ]

{ Ne tuez point vos enfants par crainte de pauvreté ; Nous leur accorderons leur subsistance avec la vôtre.
Leur meurtre serait une énorme faute. }  [ Sourate 17 – Verset 31 ]

Nous constatons d’après ces quelques versets, qu’il y a une forte insistance à condamner l’infanticide et l’avortement, nous le reverrons plus tard.

  • Ensuite il y a les versets qui énoncent les devoirs des enfants envers leurs parents :

{ … Vous devez user de bonté envers vos parents … } [ Sourate 4 – Verset 36 ]

 { Ton Seigneur t’ordonne (.) la bienfaisance pour les auteurs de tes jours. Soit que l’un d’eux ait atteint la vieillesse ou qu’ils y soient parvenus tous les deux, garde-toi envers eux de tout signe d’irrévérence ou de répulsion. Ne leur tiens qu’un langage des plus respectueux. Incline-toi humblement par tendresse pour eux, et adresse au ciel cette prière : « Seigneur, fais éclater Ta Miséricorde pour ceux qui m’ont élevé pendant mon enfance } [ Sourate 17 – Versets 23-24 ]

 { Nous recommandons à l’homme ses père et mère. Sa mère le porte dans son sein en endurant peine sur peine, et il n’est sevré qu’au bout de deux ans. Sois reconnaissants envers Moi et envers tes parents et [sache que] c’est à Moi que tout retournera. Toutefois, s’ils t’importunent pour que tu m’associes quelque chose dont tu n’as pas une science certaine, ne leur obéis pas, mais comporte-toi envers eux, dans ce monde, en honnête compagnon. }
[ Sourate 31 – Versets 14-15 ]

  • Enfin, les versets qui fixent les devoirs et les droits du père et de la mère, les responsabilités du père vis à vis de l’épouse enceinte et de celle qui allaite.

{ Les mères qui veulent donner à leurs enfants un allaitement complet, les allaiteront deux années entières ). Le père doit assurer leur nourriture et leurs vêtements conformément à l’usage. Mais chacun n’est tenu à cela, que dans la mesure d ses moyens. La mère n’a pas à subir de dommage, à cause de son enfant, ni le père à cause de son enfant. Les mêmes obligations incombent à l’héritier. Si, d’un commun accord, les parents veulent sevrer leurs enfants, aucune faute ne leur sera reprochée. Si vous désirez mettre vos enfants en nourrice, aucune faute ne vous sera reprochées, à condition que vous acquittiez la rétribution convenue, conformément à l’usage. Craignez Allah ! Sachez qu’Allah voit parfaitement ce que vous faites }  [ Sourate 2 – Verset  233 ]

{ Si elles (les femmes répudiées) sont enceintes, pourvoyez à leurs besoins jusqu’au moment de leur accouchement. Si elles allaitent l’enfant né de vous, versez-leur une pension. Mettez-vous d’accord sur ce point d’une manière convenable ; mais si vous rencontrez des difficultés, prenez une nourrice pour l’enfant … } [ Sourate 65 – Verset 6 ]

Parmi les versets qui vont suivre, certains traitent spécifiquement des enfants orphelins, définissant la relation à établir avec eux, quant à leur éducation, leur prise en charge, et gestion de leurs biens. Enfin, d’autres mettent en garde les parents contre la tentation et l’épreuve qui risquent de les détourner de leurs devoirs vis à vis d’Allah (azwadial) par la soumission aveugle à leurs enfants, et à l’attachement affectif exagéré qui pourrait en découler. En effet, les enfants étant considérés par l’islam comme des biens de ce monde, qui sont donnés, et qui peuvent être repris par Allah (azwadial) à tout moment. Trop s’attacher à eux  pourrait impliquer, par exemple, un reniement d’Allah (azwadial) lors de la séparation. Le Coran y fait donc référence en mettant en garde les parents.

{ Ne touchez point aux biens de l’orphelin, à moins que ce ne soit d’une manière louable pour les faire accroître, jusqu’à ce qu’il ait l’âge fixé. Remplissez vos engagements, car les engagements, on en demandera compte }
[ Sourate 17 – Verset 34 ]

 { Rendez leurs biens aux orphelins (devenus majeurs). Ne prenez pas l’illicite en échange du licite (en substituant ce que les orphelins possèdent de bon à ce que vous possédez de mauvais).Ne substituez as leurs biens en les confondant aux vôtres. C’est un crime énorme.Gardez-vous de les consumer par prodigalité ou en vous hâtant de les en priver avant qu’ils ne deviennent majeurs } [Sourate 4 – Versets 2 à 6 ]

 { Sachez que vos biens et vos enfants constituent pour vous une tentation,
mais qu’une récompense sans limites se trouve auprès d’Allah } [ Sourate 8 – Verset 28 ]

{ Les richesses et les enfants sont la parure de la vie de ce monde, mais les bonnes actions impérissables recevront une récompense meilleure auprès de ton Seigneur et elles suscitent un meilleur espoir }
[ Sourate 18 – Verset 46 ]

LE CHAPITRE DE L’EDUCATION OU « SOURATE LOQMAN »

       En définitive, la sourate qui concentre le plus de versets relatifs à l’éducation des enfants, est la sourate 31, intitulée sourate Loqman, d’après le nom d’un Sage de temps anciens, descendant d’Abraham (alayhi as-salâm), Cette sourate nous rapporte donc l’enseignement que Loqman dispensait à son fils.

Le premier enseignement qu’il lui donne est de rendre à Allah (azwadial) un culte pur, c’est à dire ne pas Lui attribuer d’autres associés [ Verset 13 ]. Ici, on peut lire le commentaire suivant émanant d’Allah (azwadial) et s’adressant à l’être humain :  { Sois reconnaissant envers Moi et ainsi qu’envers tes parents } [ Sourate 31 – Verset 14 ]

   Et lorsque Luqman dit à son fils tout en l’exhortant : { O mon fils, ne donne pas d’associé à Allah, car l’association à [Allah] est vraiment une injustice énorme } [ Sourate 31 – Verset 13 ]

 Ensuite, Loqman fait remarquer à son enfant qu’Allah (azwadial) est attentif et bien Informé de tout ce que nous faisons : L’enfant doit donc apprendre à bien se comporter, non pas de peur que ses parents ne le punissent, mais de peur qu’Allah (azwadial) « Qui voit tout », ne le punisse [ Verset 16 ]

{ Ô mon enfant, fût-ce le poids d’un grain de moutarde, au fond d’un rocher, ou dans les cieux ou dans la terre, Allah le fera venir. Allah est infiniment Doux et Parfaitement Connaisseur.} [ Sourate 31 – Verset 16 ]

Comme nous l’avons vu plus haut, cette première étape de l’éducation doit être implantée dans l’esprit de l’enfant le plus tôt possible, avant l’âge de raison, toutefois cette éducation sera renforcée lorsque l’enfant sera en mesure de comprendre distinctement les différents concepts théologiques, c’est à dire dès 7 ans.

Loqman poursuit ses recommandations, en disant à son enfant de faire la prière : et nous savons, à ce sujet, que Mohamed (sallAllahou alayhi wa salam) a enseigné aux parents musulmans de faire faire laprière à leurs enfants dès l’âge de 7 ans. A la même époque, Loqman recommande à son fils de bien se comporter tout en lui enseignant la modestie [ Versets 17 à 19 ]

{ Ô mon enfant, accomplis la Salat, commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise. Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance: car Allah n’aime pas le présomptueux plein de gloriole. Sois modeste dans ta démarche, et baisse ta voix, car la plus détestée des voix, c’est bien la voix des ânes.} [ Sourate 31 – Versets 17 à 19 ]

 Ces versets portent essentiellement sur le bon comportement en société :

« en effet, à 7 ans, commence véritablement la socialisation de l’enfant, qui découvre qu’il doit se plier aux règles de la vie en société  et respecter autrui » [ Cité par Amdouni ]

 Les versets qui suivent, incitent l’enfant à observer la nature autour de lui : « Ce sont autant de bienfaits de la part d’Allah ! » Et ils l’incitent aussi à avoir une attitude scientifique, c’est à dire à se fier à ses propres observations et à ne surtout pas écouter ceux qui donnent leur opinion sur un sujet qu’ils ne maîtrisent pas [ Versets 20-21 ]

« Ton Seigneur, c’est lui vraiment le grand créateur, l’Omniscient « *

{ Ne voyez-vous pas qu’Allah vous a assujetti ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Et Il vous a comblés de Ses bienfaits apparents et cachés. Et parmi les gens, il y en a qui disputent à propos d’Allah, sans science, ni guidée, ni Livre éclairant.   Et quand on leur dit:, ils disent : Est-ce donc même si le Diable les appelait au châtiment de la fournaise !} [ Sourate 31 – Versets 20-21 ]

Une telle démarche, chez l’adolescent, ne peut que le mener vers un plus grand respect d’Allah« Créateur et Ordonnateur de l’univers ».

La prière et ses buts

La prière est le rendez-vous sacré dans lequel tout croyant doit chercher à communiquer avec son Créateur et s’abandonner à Lui :

« Si tu veux qu’Allah te parle, lis le Coran, et si tu veux converser avec Lui, fais une prière » disait un mystique.

On a demandé au Prophète  quelle était la meilleure œuvre. Il a répondu : « Les prières à l’heure. » Elle est l’attribut primordial des croyants sincères : { [… ] Et ceux qui observent assidûment leurs prières. } [ Sourate 23 – Verset 9 ]

     Elle est la lumière qui guide le croyant au milieu des ténèbres et son bouclier contre toute tentation et tout péché :

{ [… ] En vérité, la prière préserve de la turpitude et du blâmable. }
 [ Sourate 29 – Verset 45 ]

     Après une prière, une autre prière est en vue, et ceci, pendant toute la journée. Cela accroît chez le croyant une conscience de la Présence divine (murâqabatullah), ce qui le préserve de la turpitude. Elle est le moyen le plus efficace pour se faire pardonner ses péchés. En effet, le recueillement et le rappel suscités par la prière doivent obligatoirement remettre le croyant en cause et le placer devant ses responsabilités pour pouvoir implorer la miséricorde divine et demander le pardon.

Abû Hurayra  a dit:

« J’ai entendu le Messager d’Allah  dire: « Que pensez-vous si l’un de vous avait devant sa porte une rivière où il se laverait cinq fois par jour, lui resterait-il quelque chose de sa saleté ? » Ils dirent: « Il ne lui resterait rien » Il dit : « Tel est l’impact des cinq prières quotidiennes par lesquelles Allah efface les péchés.  » »

     Quand Satan vient nous obscurcir le droit chemin, le Miséricordieux nous éclaire par Sa lumière et nous sauve d’une perte certaine, c’est le sens du verset que le croyant répète 17 fois  par jour – dans la sourate El-Fatiha (l’ouverture) – durant ses cinq prières quotidiennes :

{ C’est Toi (Seul) que nous adorons, et c’est de Toi (Seul) dont nous implorons l’aide.
Guide-nous dans le droit chemin. }   [ Sourate 1 – Versets 5-6 ]

     C’est le sens du hadîth suivant: « Les cinq prières (quotidiennes) et la prière du vendredi jusqu’à la suivante effacent les péchés commis entre elles tant que l’on n’en a pas commis de plus grands. »

Et dans un autre verset du Coran :

 { Et accomplis la prière aux deux extrémités du jour et à quelques heures de la nuit.
Les bonnes actions effacent les mauvaises [… ] }  [ Sourate 11 – Verset 114 ]

La prière met en évidence la soumission de l’homme à son Créateur.

C’est, d’ailleurs, le sens du mot islam qui veut dire soumission, dont a besoin tout être humain pour parfaire son humanité.

Faire la prière à cinq moments différents de la journée n’est pas vain. En effet, cette prescription étalée sur le jour et la nuit est symbolique pour plusieurs raisons :

  La première : le fait d’étaler sa périodicité sur le jour et la nuit permet une remise en cause constante et une régularité dans ses rapports avec Allah .

 La deuxième : comme on l’a expliqué précédemment, la prière est un recueillement auprès de l’Eternel, ce qui permet, à chaque occasion, de se ressourcer en communiquant avec Lui. C’est pour cela que le Messager d’Allah  quand l’heure de la prière arrivait, disait à Bilâl  :« Réconforte-nous par la prière, ô Bilâl ! »

 La troisième : le seul lien possible entre notre matérialité et Sa Transcendance est le rappel et la remémoration (dhikr). Ce rappel nous est constamment recommandé par le Coran, soit pour mériter que le Miséricordieux pense à nous:

{ Pensez à Moi et je penserai à vous […]  }
[ Sourate 2 – Verset 152 ]

 Soit pour avoir la paix de l’âme et l’harmonie du coeur :

{ N’est ce point par le rappel d’Allah que les coeurs s’apaisent ? }
[ Sourate 13 – Verset 28 ]

Soit, enfin, pour éloigner la tentation du Diable.

 Allah  nous exhorte à nous souvenir de Lui à tout moment. Cet attachement du croyant à son Créateur est sa meilleure consolation devant les dures réalités de ce monde et c’est, en même temps, sa plus grande garantie de salut éternel. Cette pensée de tous les moments est concrétisée par cette obligation de base bien codifiée qu’est la prière.

  La quatrième : répéter le rite de la prière, c’est aussi un moyen d’exprimer notre reconnaissance à l’égard de Celui à Qui nous devons tout et Qui ne nous doit rien. Dans un hadîth qudsî:

« Moi (Allah), les jinns et les hommes sommes dans une situation extraordinaire. Je crée et on adore autre que Moi. Je subsiste aux besoins, et on remercie autre que Moi. Mes bienfaits, pour eux, descendent, et leur ingratitude à Mon égard monte vers Moi. Je suscite leur amour avec mes biens alors que Je n’ai pas besoin d’eux, et ils suscitent Ma colère avec leurs péchés alors qu’ils ne peuvent se passer de Moi […] »

     L’adoration est la manifestation de la reconnaissance, le but suprême est d’aimer et susciter l’amour du Tout-Puissant. Tout ce qui émane d’Allah  est signe et interpellation à Son amour.

Le musulman n’a pas besoin de miracles dans sa vie pour aimer Allah. Se trouvant comblé de Ses bienfaits perceptibles et imperceptibles, il se trouve dans l’obligation morale de louer Allah (al-hamd) et de ne cesser de l’invoquer. Lorsque l’amour de quelqu’un nous envahit, on ne cesse d’invoquer son nom. Allah  ne mérite-t-Il pas d’être aimé ?

{ […] Or, les croyants sont les plus ardents dans l’amour d’Allah […] }
 [ Sourate  2 – Verset 165 ]

     Le minimum de reconnaissance est cette inclinaison dans la prière, cinq fois par jour, qui symbolise avec excellence le geste de la gratitude que l’on doit envers notre Seigneur:

{ Et si vous comptez les bienfaits d’Allah, vous ne saurez les dénombrer. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. }
[ Sourate 16 – Verset 18 ]

     Ainsi, « la prière rythme le quotidien du musulman. Cinq fois par jour, celui-ci se retire des affaires de ce bas-monde pour épouser la direction (qibla) et puiser sa force spirituelle dans le souvenir d’Allah. »

L’allaitement et ses bienfaits

Un lait vital

A  peine le nouveau-né est-il mis au monde qu’il sait téter le sein de sa mère ! Qui le lui a appris ? De plus, le fait même que du lait puisse sortir du sein de la mère est un véritable miracle ! Saviez-vous qu’avant l’accouchement, il n’y avait pas de lait dans la poitrine maternelle ! Il y en a seulement au moment où le bébé en a besoin ! Etrange coïncidence, ne trouvez-vous pas ?

Ce qui est aussi incroyable, c’est que la composition de ce lait va varier avec l’âge de l’enfant, selon ses besoins nutritifs !

Ainsi ce lait miraculeux contient les nutriments nécessaires au bon développement de l’enfant mais il contient aussi des anticorps. Ce sont des protéines fabriquées par les globules blancs (lymphocytes B) et qui ont pour rôle de protéger le bébé contre d’éventuelles infections. Mais ce qui a étonné les biologistes, c’est que puisque l’intérieur de l’estomac est acide, normalement ces anticorps devraient être détruits mais pourtant ce n’est pas le cas ! Quel mystère divin se cache ici ?

La réponse est encore une fois étonnante ! En fait le pH, le taux d’acidité de l’estomac du nouveau-né, est différent de celui de l’adulte. L’acidité chez le bébé est plus faible que chez l’adulte, ainsi les anticorps restent intacts pour transiter vers le sang où ils pourront agir ! Allah veille à tout !

Le devenir du lait et la régulation de la calcémie

     Maintenant que le petit a bu son lait, que va-t-il advenir de ce lait dans son corps ? Comme vous le savez sans doute, le lait est très riche en calcium qui est un des principaux constituants des os de notre squelette. Les os sont donc des réservoirs de calcium ! Mais comment du lait liquide peut-il passer sous forme d’os solide ? Et pourquoi a-t-on besoin d’avoir des réserves de calcium ?

En fait, le calcium est un ion qui a une importance capitale dans le fonctionnement des cellules. Ces dernières doivent donc en prélever constamment à partir du sang circulant. Pour cela, il faut qu’il y ait toujours du calcium dans le sang. Or phénomène plus qu’étonnant, il existe au niveau de la thyroïde de notre gorge, des capteurs cellulaires sensibles au taux de calcium présent dans notre sang !

Si ce taux est trop faible, une hormone, la PTH (hormone parathyroïdienne) est libérée et va agir au niveau de cellules particulières présentes dans nos os, les ostéoclastes. Ces cellules vont réagir face à ce message hormonal et vont «manger » de l’os pour libérer du calcium vers le sang ! Ceci va se produire jusqu’à ce que le taux de calcium sanguin, la calcémie, revienne à la normale !

A l’inverse, si la calcémie est trop élevée, une autre hormone, la calcitonine est libérée.

Son niveau d’action est le rein et l’os. Elle agit :

  • sur les cellules des os qui vont stocker le calcium du sang qui est en trop.
  • sur des cellules du rein en leur ordonnant d’évacuer du calcium depuis le sang vers l’urine.

 Ceci va se faire jusqu’au retour de la calcémie à la normale ! C’est absolument fantastique !

Ainsi donc nos os sont en perpétuel renouvellement ! Les os qui nous constituent aujourd’hui ne sont pas les mêmes que ceux que nous avions le mois dernier ! Ils ont été complètement remaniés ! Ce mode de régulation de la calcémie fonctionne 24 heures sur 24 dans notre corps !

La minutie et l’intelligence de notre Créateur dépassent nos conceptions et nos limites !

Lettre à mon fils

Sache, mon fils…

     Sache, mon fils, puisse Allah (azwadial) t’assister, que l’être humain ne peut discerner les choses au moyen de la raison que lorsqu’il se conforme aux exigences de celle-ci.  Fais donc appel à ta raison, réfléchis bien et sois attentif.  Tu sauras avec preuve que tu as été créé et chargé de responsabilités, et que des devoirs t’incombent.

 Sache également que deux anges (que le salut soit sur eux) inscrivent tes paroles et tes regards.  Les pas qui te mènent au terme de ta vie sont comptés.  Ton séjour en ce monde est court.  La détention dans la tombe est longue, et le châtiment sera terrible pour avoir donné la préséance aux passions.  Où est ce plaisir d’hier ? Il a disparu, ne laissant qu’un regret.  Où est ce désir de l’être ? Il lui courbe l’échine et fait trébucher ses pas.

     
    N’est heureux que celui qui a su faire face à ses passions.  N’est malheureux que celui qui a donné la préférence à ce bas monde.  Considère ce qui est advenu des rois et des ascètes (zuhâd).  Où sont les plaisirs des uns et les peines des autres ? Il ne reste plus qu’un agréable souvenir des gens vertueux et des propos désagréables sur les rebelles.  C’est comme si celui qui s’est rassasié ne s’est jamais vraiment rassasié et que celui qui a eu faim n’a jamais vraiment connu la faim.

     Il n’y a rien de pire que la négligence des actes méritoires (fadha ‘il).  L’amour pour le délassement engendre un regret bien plus grand que tous les délices.  Sois sur tes gardes et sache que l’accomplissement des devoirs religieux(farâ ‘id) puis le fait d’éviter les interdits est obligatoire.  Mais si tu passes outre, ce sera le feu [de l’Enfer].

 
    Apprends également que les actes méritoires sont le but recherché par tout être zélé.  Ces actes diffèrent entre eux.  Pour certains, ils sont le renoncement aux biens de ce monde, pour d’autres, c’est une dévotion.  En réalité, les actes méritoires ne sont achevés que par une association de la connaissance et de l’application.

     Acquise, l’association porte son auteur vers une véritable connaissance du Créateur (azwadial) (à Lui la pureté).  Celle-ci engendre en l’être de l’amour et de l’affection pour Allah (azwadial).  Voilà donc le but recherché.  La détermination est relative à chaque être, on n’obtient pas toujours ce à quoi on aspire et on ne trouve pas toujours ce que l’on recherche.  Cependant, il est du devoir de chacun de faire l’effort.  Chacun de nous est dirigé vers sa destinée.

     La première chose qu’il convient d’étudier, c’est la connaissance d’Allah (azwadial).  Il est certain que celui qui voit le ciel élevé, la terre abaissée, qui contemple les édifices biens ajustés, en particulier son propre corps, s’aperçoit qu’il y a nécessairement pour toute oeuvre un auteur et pour tout édifice un édificateur.

     Ensuite, il doit examiner les preuves de la véracité du Messager d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam).  La plus importante de toutes, c’est le Coran, dont personne n’a jamais réussi à apporter quelque chose d’équivalent.

     Lorsque celui-ci est convaincu de l’existence du Créateur (azwadial), de la véracité du Messager (sallAllahou alayhi wa salam), il ne lui reste plus qu’à se soumettre à la législation instituée.  Cependant, s’il ne le fait pas, cela témoigne de la fragilité de sa foi.

     Il lui faut ensuite prendre connaissance des prescriptions (farâ’id), telles que les ablutions, la prière, l’aumône obligatoire (s’il possède des biens), le pèlerinage et tous les devoirs religieux.

     Lorsqu’il aura saisi la valeur de ces devoirs et les aura appliqués, il convient à celui qui possède une telle portée d’esprit, de se tourner vers les actes méritoires (fadâ’il).

      Il doit en premier lieu s’appliquer à mémoriser le Coran, à étudier son commentaire, puis à étudier les hadîths du Messager d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam), sa vie, celle des compagnons (sallAllahou alayhi wa salam) et des savants après eux.  On procède du rang le plus haut vers le plus bas, et ainsi de suite…

      Il lui faut absolument acquérir, selon le besoin, une certaine connaissance de la grammaire, ainsi qu’une maitrise d’une partie de la langue arabe, mais aussi la jurisprudence, la prédication, avec toutes les subtilités et les avantages qu’elles offrent.

     J’ai établi ci-après dans cette lettre et dans d’autres écrits, une liste d’ouvrages qui, par la grâce d’Allah (azwadial), te dispense de toutes les oeuvres écrites par les anciens.  Je t’ai dispensé de toute recherche d’ouvrage et de tout effort d’écriture.  Tu ne consacreras d’efforts que pour ces ouvrages.

     J’ai appris avec preuve que l’ardeur naquit avec l’être humain.  Cependant, certaines ardeurs sont négligées.  Lorsqu’elles sont stimulées, elles prédominent.

    Lorsque tu ressens en toi une certaine faiblesse, invoque le Bienfaiteur (azwadial) (Allah), ou même un état de paresse, réfugie-toi auprès de Celui (azwadial) qui assiste.  Tu ne peux tirer de profits qu’en Lui étant soumis.  Aucun bienfait ne peut t’échapper si ce n’est que par rébellion.  Quant au serviteur qui se tourne vers son Seigneur, penses-tu qu’il ne pourra acquérir ce qu’il désire ? Et celui qui, par désobéissance, se détourne d’Allah (azwadial), penses-tu qu’il puisse accomplir son dessein ?

     Mon fils, reconsidère-toi vis-à-vis des lois divines et vois comment tu veilles à ne pas les transgresser, car celui qui a du respect sera estimé, alors que le négligeant sera délaissé.  Je vais t’évoquer certaines anecdotes me concernant, peut-être y verras-tu un exemple de persévérance, ou invoqueras-tu pour moi Celui (azwadial) qui accorde la réussite.
 

L’amour d’un père

Un jeune homme s’apprêtait à obtenir son diplôme de fin d’étude.

Pendant plusieurs mois il avait admiré une belle voiture de sport exposée dans un showroom, et sachant que son père pouvait bien la lui offrir, il lui avait déjà dit que c’est ça qu’il voulait comme cadeau.

Comme le jour de la remise des diplômes s’approchait,le jeune homme s’attendait à voir des signes que son père lui avait déjà acheté la voiture.  Finalement, au matin du  » jour J  » , son père l’appela dans son bureau et il lui dit comment il était fier d’avoir un fils aussi intelligent et formidable, et comment il l’aimait beaucoup. Le père tendit à son fils une boite dans un emballage cadeau, curieux mais aussi déçu le jeune homme ouvrit la boite et découvrit un beau Coran avec une couverture en cuir.

Furieux, il éleva la voix sur son père et lui dit : « Avec tout ton argent, tu ne m’offres qu’un Coran ???  » et claquant la porte, il sortit de la maison en laissant derrière lui le Saint Coran.  Plusieurs années sont passées et le jeune homme se trouva couronné de succès dans le monde des affaires, il s’acheta une grande et belle maison et il fonda une famille merveilleuse.

Un jour, il se souvint de son père qui était devenu très vieux et se dit qu’il devait aller le voir, car il ne l’avait plus revu depuis le jour qu’il avait obtenu son diplôme. Juste avant de partir, il reçut un télégramme lui disant que son vieux père venait de mourir et qu’il avait cédé tous ses biens à son fils. Il devait donc partir immédiatement pour s’occuper de son héritage  

Quand il arriva dans la maison de son père, soudain, son coeur fut rempli de tristesse et de regret…il se mit à fouiller dans les dossiers importants de son père etil tomba sur ce Coran à l’endroit même où il l’avait laissé il y a plusieurs années…il éclata en sanglots, ouvrit le Coran et se mit à tourner les pages.

Et comme il lisait ces paroles, une clé de voiture tomba d’une enveloppe qui était collée à la couverture à l’arrière du Coran.

La clé avait une étiquette avec le nom du concessionnaire du showroom, le même concessionnaire qui vendait la belle voiture de sport qu’il désirait  tant avoir et sur l’étiquette figurait la date du jour de la remise de son diplôme, et ces mots…

TOUT A ETE PAYE

Combien de fois ne sommes-nous pas passés à coté des bénédictions d’Allah, simplement parce qu’elles ne viennent pas de la manière que nous le voulons ?

Allah n’est pas tel que nous Le représentons mais Il est tel qu’Il S’est présenté à nous !

L’âme et les passions

Sache que l’âme est de trois Sortes

Une âme instigatrice du mal ( ammâra )

Une âme qui ne cesse de se faire des reproches ( lawwâma )

Une âme apaisée ( Mutma’inna ).

S’agissant de l’âme apaisée, c’est celle qui a eu la certitude qu’Allah est son Seigneur, qui est rassurée par la Promesse d’Allah , qui a cru à la Parole d’Allah et qui a enduré Son Commandement.  Il s’agit de l’âme croyante à qui Allah – Exalté soit-Il – illumine la face et lui remet son livret dans sa main droite.  

Ainsi elle se montre apaisée et contente du Décret d’Allah (azwadial) et de Son Arrêt dans le bien et le mal, dans ce qui est bénéfique et ce qui dommageable.  C’est l’âme au sujet de laquelle Allah – Exalté soit-Il – a dit :

{ retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée; }[ Sourate 89 – Verset 28 ]

C’est-à-dire satisfaite d’Allah et agréée par Lui en raison de son oeuvre bonne et de sa reconnaissance de la promesse d’Allah – Exalté soit-Il –

S’agissant de l’âme qui ne cesse de se blamer, c’est celle qui se fait des reproches à propos du bien et du mal et qui manque de patience dans les moments de joie et de peine.  

Elle regrette souvent ce qui s’est passé et se fait des reproches en se disant : « Si seulement je l’avais fait ou si seulement je ne l’avais pas fait ».

Il s’agit del’âme perverse et pernicieuse.  Car il n’y a pas une seule âme, qu’elle soit bonne ou perverse, qui ne se fasse pas des reproches.   Si elle fait du bien elle se dit : « Si seulement j’avais fait encore davantage », et si elle fait du mal elle se dit : « Si seulement je ne l’avais pas fait. »

Donc c’est l’âme qui se fera des reproches dans la vie future pour ce qu’elle avait négligé dans le bas monde. Et c’est l’àme par laquelle Allah – Exalté soit-Il – a juré en disant :

{ Mais non !, Je jure par l’âme qui ne cesse de se blâmer…}
[ Sourate 75 – Verset 2 ]

Pour ce qui est de l’âme instigatrice du mal, c’est celle qu’Allah – Exalté soit-Il –  a évoqué dans le récit relatif à Yùssuf ( Joseph ) (alayhi as-salâm) – que la paix soit sur lui – en disant :   { Car l’âme est très incitatrice au mal } [ Sourate 12 – Verset 53 ]

 Allah – Exalté soit-Il –  a dit aussi :

{ Vois-tu celui qui prend sa passion pour sa propre divinité ? }
[ Sourate 45 – Verset 23 ]

Et ainsi de suite parmi les versets qui vont dans le même sens.  

Tout ceci prouve la nocivité de l’àme et son désir insignifiant de faire le bien.

Abû Hourayra (Radhiallahu anhu) rapporte que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :  « les épreuves, la passion et le désir sont pétris dans la constitution originelle du fils d’Adam ».

Allah (azwadial) a dit également :

{ Et luttez pour Allah avec tout l’effort qu’Il mérite. }
[ Sourate 22 – Verset 78 ]

 Donc, combattez l’âme et empéchez-la de succomber aux passions.