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Son père l’a forcée à se marier

Il est interdit au tueur légal d’une femme de la forcer à épouser un homme qu’elle n’aime pas car le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) a dit : on ne marie pas une fille vierge sans son consentement. (rapporté par al-Boukhari, 6968 et par Mouslim, 1419). Ce hadith paraît avoir une portée générale et s’applique à toute fille vierge et à tout tuteur légal et qu’il n’ y a aucune différence entre le père de la fille et un autre. C’est pour cela qu’ al-Boukhari (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) l’a cité dans un chapitre ainsi intitulé: ni le père ni un autre ne marie une vierge ou une non vierge sans leur consentement.

Le tuteur de la femme doit craindre Allah dans la manière de traiter ses filles; qu’il ne les marie qu’avec des personnes qu’elles acceptent parce qu’elles jugent qu’elles sont leurs égaux. Il doit les marier en tenant compte de leurs intérêts à elles et non de ses intérêts à lui.

Cheikh al-islam, Ibn Taymiyya dit: « marier une femme malgré elle est contraire aux principes (religieux) et à ce qui est raisonnable. Allah ne permet pas au tuteur légal de la contraindre à vendre ou à acheter, à manger , à boire ou à porter un vêtement, si elle ne le veut pas. Comment dès lors pourrait il la contraindre à avoir des rapports intimes avec quelqu’un qui ne lui plaît pas? Comment la forcer à avoir des rapports charnels avec une personne qu’elle n’aime pas?

Allah a établi entre les époux l’affection et la compassion, ce qui ne peut pas se réaliser quand l’épouse déteste son époux et ne le porte pas en son cœur.. Quelle affection et quelle compassion alors?» Madjmou’ al-Fatwa, 23/25.

Si le mariage est établi malgré la femme, la validité du contrat dépend de son acceptation par la femme. Si elle l’entérine , il devient valide. Dans le cas contraire, il reste caduc.

D’après Bouraydah ibn al-Hassib, une fille se présenta au Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) et lui dit: mon père m’a marié avec son neveu pour le rehausser.. Il lui permit de choisir et elle dit: j’accepte ce que mon père a fait mais je voulais que les femmes sachent que leurs affaires ne sont plus à décider par leurs seuls pères. (rapporté par Ibn Majdah,1874 et jugé authentique par al-Boussayri dans Misbah az-Zoudjadajh,2/102. Cheikh Mouqbil al-Wada’i dit: le hadith est authentique selon les normes de Mouslim. Extrait de as-sahih al-mousnad, p.160.

Au cas où la femme n’approuve pas le mariage, celui-ci reste caduc. Il faut alors qu’elle informe celui qui devrait en profiter de sa caducité. Ce dernier n’aura pas à la forcer à avoir un rapport sexuel avec lui. Elle non plus n’ a pas à le lui faciliter tant qu’elle n’aura pas approuvé le mariage.

En dépit de l’affirmation de la caducité d’un tel mariage, ce jugement ne sera retenu et confirmé sans une répudiation prononcée par l’homme ou un divorce décidé par un tribunal. Car il y a une divergence de vues au sein des ulémas à propos de la validité d’un tel mariage puisqu’un groupe important d’ulémas jugent ce mariage valide. De ce fait, il faut soumettre l’affaire à un cadi pour qu’il prononce la dissolution du mariage.

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Comment choisir son époux ?

Chère sœur , ne sois pas séduite par l’argent , le rang social ou la beauté , mais choisi plutôt l’homme de foi conformément à ce qu’a dit le messager d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam)  : « S’il se présente à vous celui qui vous a plu par sa moralité et sa vertu , mariez-le . Si vous ne le faites , il y aura du trouble sur la terre et un horrible ravage. » [ Hadith assez bon , At-Tirmidhi et autres ]

Si ton mari vertueux t’aime , il te soutiendra dans tes affaires religieuses et matérielles. S’il ne t’aime pas , il n’ira pas jusqu’à te haïr, te léser ou te mépriser. Il agira conformément à ce qu’a dit le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  : « Qu’un croyant ne déteste pas une croyante. Si l’un de ses cotés lui déplait , elle lui plaira par un autre. » [ Rapporté par Moslim ]

Le mari vertueux t’aide à inculquer à tes enfants l’éducation islamique pure. L’Islam sera la référence principale pour votre vie de couple. La satisfaction de s’en remettre à lui sera mutuelle, ce qui réalisera votre bonheur dans ce monde et dans l’au delà .

Le mari vertueux te porte conseil si tu t’es trompée et te montre la vérité. A l’homme de choisir la femme pieuse attachée à sa religion. Elle protège sa maison et sa famille de tout manquement à la bonne moralité et respecte le droit de son mari sur elle. Le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)   a dit : « On épouse une femme pour quatre raisons : pour son argent, pour sa classe sociale , pour sa beauté et pour sa religion ;  choisis plutôt celle qui est pieuse. » [ Al Boukhari et Moslim ]

La Sunna du prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  concernant la vie du couple montre qu’il faut tenir compte du fond et non de la forme. Le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit : « Certes Allah ne regarde pas vos visages et vos corps , mais il regarde vos cœurs et vos actes. » [ Rapporté par Moslim ]

La liberté de la femme dans le choix de son mari

L’Islam a valorisé la femme en lui donnant le droit de choisir son mari. Il a respecté sa volonté sachant que sa décision est cruciale pour sa vie et son avenir.

Aïcha  [qu’Allah soit satisfait d’elle] a demandé au prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  :

« La fille que sa famille veut marier, doit-on avoir son consentement ou non ?

– On ne la marie qu’après son consentement , répondit le prophète (sallAllahou alayhi wa salam) 

 Elle est pudique, lui dit Aicha [qu’Allah soit satisfait d’elle] .

 – Son consentement consiste donc dans son silence , dit le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  »   [Al Boukhari ]

Mohammad Ben Jamil Zino

Vivre en islam – la foi

Mon appartenance à l’Islam m’apporte la certitude que mon existence a un sens.  Elle dirige ma vie et conditionne mes actes pour que je sois en harmonie avec ma foi.  Cette appartenance exige d’abord que je possède une foi sincère, puis que je me consacre à l’adoration d’Allah (azwadial), d’une part, et enfin que je participe à l’épanouissement et au bien-être de toute ma communauté dans cette même foi.

   En effet, l’Islam exige de tout musulman qu’il ne soit pas préoccupé de sa seule existence, mais qu’il se préoccupe de tous ceux qui l’entourent : sa famille, son frère en Islam, son voisin et plus généralement, toute sa Communauté, en conseillant l’un, aidant matériellement l’autre, assistant enfin ceux qui sont dans l’épreuve.

Dans ce sens, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

«Celui qui passe la nuit sans penser au sort des autres musulmans n’est pas des leurs.»

De ce Hadîth, je comprends que je suis face à une responsabilité qui m’impose de soutenir la communauté musulmane et lui faire aimer l’Islam.

  La première obligation qui s’impose tout de suite, pour l’accomplissement de ce devoir, consiste à appliquer ces recommandations au sein de ma propre famille, ce qui est dicté par la logique.  
Je dois tout d’abord les appliquer moi-même, puis enjoindre et enseigner les principes fondamentaux de l’Islam à ma famille, mon conjoint, mes enfants, ensuite aux proches et parents.
C’est ainsi qu’a agi le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) lorsque, dans les premiers temps de l’Islam, il a commencé à répandre le Message qu’il avait reçu.

 Allah (azwadial) dit : 

{ N’invoque donc pas une autre divinité avec Allah, sinon tu seras du nombre des châtiés.
 Et avertis les gens qui te sont les plus proches.
 Et abaisse ton aile – sois bienveillant –  pour les croyants qui te suivent. }    
[ Sourate 26 – Versets  213 à 215 ]

   Ainsi, on comprend que la première mission du musulman, après l’amélioration de sa foi, consiste en l’application de l’Islam dans sa famille.  Ceci est confirmé par le Saint Coran où Allah (azwadial) dit:

{ 0 ! vous qui avez cru, préservez vos personnes et vos familles d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, surveillé par des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu’Il leur commande, et faisant strictement ce qu’on leur ordonne. }  [ Sourate 66 – Verset 6 ]

   Entre autres recommandations,l’islam prescrit au musulman de fonder un foyer.

Selon les commandements d’Allah, et afin de préserver ma chasteté, je dois donc me marier en ayant en vue de fonder une famille musulmane, et je dois alors me réserver à mon conjoint.  Je dois agir ainsi dans la crainte d’Allah (azwadial).  A cet égard, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« Il y a trois hommes qu’Allah soutiendra certainement: celui qui combat dans le Chemin d’Allah, le signataire d’un contrat de prêt, qui souhaite sincèrement rembourser sa dette et celui qui se marie en vue d’être chaste.» [ Hadîth rapporté par Tirmidhî.]

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) dit également:

« Celui qui se marie aura la moitié de la religion, alors qu’il craigne Allah pour l’autre moitié. »
[ Hadîth rapporté par Tabarâriî dans son livre Al Awsat.]

   Chacun doit bien choisir le conjoint qui l’accompagnera toute sa vie.  Il doit être de bonne moralité et être pieux.  Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« N’épousez pas une femme pour sa beauté, car peut-être sa beauté la rendra-t-elle corruptible ; n’épousez pas non plus une femme à cause de ses biens, peut-être ses biens la rendront-ils orgueilleuse, mais épousez une femme pour sa piété.  Certainement, une esclave pauvre, mal habillée mais pieuse vaut mieux – qu’une femme belle et corruptible –  »  [ Hadîth rapporté par Ibn Mâja.]

   En me mariant, je ne dois pas désobéir à Allah.  Je dois redouter Sa colère et Son châtiment.  

Car le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) nous met en garde en disant :

« Celui qui se marie avec une femme pour son pouvoir, Allah le rendra plus faible, et celui qui se marie avec une femme pour sa richesse, Allah ne fera que l’appauvrir ; celui qui se marie avec une femme pour la renommée de sa famille, Allah l’humiliera ; mais celui qui se marie avec une femme pour sa chasteté ou pour renforcer ses liens de parenté, Allah bénira sa femme, et le bénira. » [ Hadith rapporté par Tabarânî ]

   Une fois marié, je dois accomplir les devoirs qui me sont prescrits par l’Islam et assumer toutes mes responsabilités envers ma famille.  Ainsi, je dois veiller à respecter les règles suivantes :

Je dois bien traiter mon épouse en vue d’obtenir sa confiance.  

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a confirmé ceci en disant:« Le meilleur d’entre vous est celui qui traite bien sa femme – sa famille – et moi je suis le meilleur pour les miens.» [ Hadîth rapporté par Ibn Mâja et AI Hâkim ]

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit aussi :

« Le croyant qui a la foi la plus complète est celui qui se montre bon et bienveillant envers son conjoint. »
[Hadîth rapporté par Tirmidhî.]   

   Les rapports avec le conjoint, surtout lorsqu’il s’agit de l’épouse, ne doivent pas se limiter aux rapports intimes.  En effet, les deux conjoints doivent s’entendre sur les plans spirituel et émotionnel : ils s’instruisent, célèbrent certains actes d’adoration ensemble, organisent tous deux leur foyer et consacrent une partie de leur temps à se distraire.  Au sujet des actes d’adoration, Allah (azwadial) nous dit:

{ Et commande à ta famille de célébrer la prière et fais-la avec persévérance }
[ Sourate 20 – Verset 132 ]

Allah (azwadial) nous dit aussi dans un autre verset:

{ Et il commandait à sa famille la prière et la Zakât ; et il était agréé auprès de son Seigneur. }
[Sourate 19 – Verset 55 ]

   On peut citer l’exemple du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) qui courait avec son épouse ‘Aïsha (Radhiallahu anha) dans de petites compétitions familiales, pour montrer que les conjoints doivent de temps à autre se distraire ensemble.

Quant au soutien que doit le mari à son épouse dans l’organisation du foyer, on peut citer l’exemple du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) qui effectuait nombre de travaux domestiques ; en outre, comme le rapportent certains Hadîths, il réparait et entretenait ses chaussures.

   Les rapports avec mon conjoint, quels qu’ils soient, doivent être conformes à l’Islam.

 Ils ne doivent en aucun cas être une raison pour moi de déformer l’image de l’Islam ou d’obéir à une personne quelconque en désobéissant à Allah (azwadial).  

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) nous met en garde en disant :  « Tout homme qui obéit à une femme pour la satisfaire – en désobéissant à Allah – Allah le jettera avec force en Enfer. »

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) dit aussi :  « Certes, celui qui obéit à son épouse dans le mal est un perdant. »

   L’application de l’Islam dans la constitution de la famille participe largement de l’éducation des enfants selon les principes islamiques.  En revanche, si l’on ne se marie pas selon les directives de l’Islam – si l’on ne tient compte que de sa passion dans le choix de son conjoint – , cela risque de mettre en péril la vie du foyer. Tous les conflits et contradictions opposant les parents influent directement sur l’éducation des enfants et leur équilibre psychologique.

L’élément le plus important, dont dépend la bonne éducation des enfants, est donc le mariage selon les principes de l’Islam. En effet, le but du mariage en Islam est de fonder une famille musulmane et d’engendrer ainsi une descendance qui vivra dans le même respect de la religion.  

Allah (azwadial) dit: 

{ Et qui disent: « Seigneur, donne-nous, de nos épouses et de nos enfants, des descendants qui seront la paix de nos âmes (qui seront musulmans) et fais de nous un guide pour les pieux. » }
 [Sourate 25 – Verset 74 ]

   Tout nouveau-né connaît Allah (azwadial).

Si l’enfant reçoit une bonne éducation islamique, il devient un bon musulman.  En revanche, s’il est éduqué par des parents qui n’appliquent pas les principes de l’Islam, il devient comme eux.  

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : « Tout enfant connaît Allah à la naissance – fitra – .  Mais ce sont ses parents qui font de lui un juif, un chrétien ou un zoroastrien. » [ Hadîth rapporté à l’unanimité. »]

Pour toutes ces raisons, l’Islam insiste sur la bonne éducation des enfants.  Il exige également qu’on se donne les moyens de mener à bien cette éducation.  Il faut noter que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« Mieux vaut pour une personne qu’elle éduque son enfant comme il se doit,
plutôt que de donner une coupe – de céréales – à un pauvre. »
[ Hadîth rapporté par Tirmidhî.]

« La meilleure chose que les parents puissent offrir à leurs enfants est une bonne éducation. »
[ Hadîth rapporté par Tirmidhî.]

« Traitez bien vos enfants et éduquez-les bien. »
[ Hadîth rapporté par Ibn Mâja.]

Il a également dit :

« Lorsque le fils d’Adam meurt, on ne retient de lui que trois choses : une aumône permanente, une science utile à l’humanité et un enfant bien élevé qui invoque Allah pour lui. »
 

   Ainsi, lorsque j’aurai des enfants, je devrai veiller à ce qu’ils deviennent de bons musulmans en leur inculquant une bonne instruction et une bonne éducation.  

Le Fruit de la Méditation

Sciences, états (Hâl) et oeuvres sont le fruit de la méditation (Fikr), mais seule la science constitue son rapport particulier. Il va de soi que lorsque la science se dépose dans le coeur, l’état de ce dernier en est transformé et conséquemment les actes qu’effectuent les membres (jawârih). L’oeuvre est donc tributaire de l’état, l’état de la science et celle-ci de la méditation.

La méditation est donc l’origine, la clé de tous les biens. C’est cela qui te dévoile son mérite et sa supériorité sur le rappel (Dhikr – Tadhakkur) parce qu’elle est rappel et davantage. Le rappel par le coeur est meilleur que celui qui procède des membres. Qui plus est, la noblesse de l’acte procède du rappel qu’il recèle. La méditation est donc de l’ensemble des actes le meilleur. Il a été dit :

« C’est la méditation qui transporte l’individu des choses blâmables à celles désirables, du désir et de la cupidité à l’ascétisme et au contentement. »

Il a été dit également:

 » C’est la méditation qui engendre visibilité (Muchâhada) et piété. « 

C’est pourquoi, le Très-Haut a dit:

{ C’est ainsi que nous l’avons fait descendre un Coran en [langue] arabe, et Nous y avons multiplié les menaces, afin qu’ils deviennent pieux ou qu’il les incite à s’exhorter ? } [ Sourate 20 – Verset 113]

Si tu veux saisir comment la méditation transforme l’état (Hâl), regarde l’exemple de la vie dernière déjà sollicité par nous. Par la méditation, nous savons que la vie dernière est préférable. Si cette connaissance vient à s’ancrer dans les coeurs, ceux-ci aspireront à la vie dernière et au renoncement (Zuhd) au monde immédiat. C’est ce que nous entendons par « état » ; le coeur, avant de s’imprégner de cette connaissance, est dans un état tel qu’il aime le monde d’ici-bas et penche pour lui, se détournant de la vie dernière et n’y portant que peu d’intérêt.

Les degrés de la méditation et la transformation de l’état du coeur :

Cette connaissance change l’état du coeur ainsi que sa volonté et son désir. La transformation de la volonté se répercute sur les oeuvres effectuées par les membres qui rejettent le monde immédiat et se tournent vers la vie dernière. Cinq degrés se présentent:

Le premier : le rappel (Tadhakkur) qui figure la présence dans le coeur des deux connaissances déjà mentionnées.
Le second: la méditation (Tafakkur) qui est la sollicitation de la connaissance recherchée à travers les deux premières.
Le troisième: l’acquisition de la connaissance recherchée et l’illumination du coeur par elle.
Le quatrième: la transformation de l’état du coeur du fait de la lumière de la connaissance.
Le cinquième: l’action des membres est fonction de l’état du coeur.

La lumière de la connaissance:

C’est l’exemple de la pierre que l’on frappe contre le fer: de ce contact, se dégage un feu qui donne de la lumière. Ainsi, l’oeil devient clairvoyant et les membres peuvent se mettre aussitôt à l’oeuvre. Il en est ainsi de l’émergence de la lumière de la connaissance qui procède de la méditation; celle-ci réunit les deux connaissances et les assemble d’une façon propre à en dégager la lumière de la connaissance comme le feu surgit du fer.

Lumière qui change le coeur et le fait pencher vers ce qui lui était jusqu’alors inconnu, de la même façon que la vue saisit, du fait de la lumière du feu, ce qui avant, lui échappait. Par conséquent, les membres se mettent à l’oeuvre pour répondre au nouvel état du coeur comme se lève au travail celui qui, avant le retour de la lumière, était immobilisé.

Les sciences et les états (Hâl) :

Les sciences et les états sont donc le résultat de la méditation. Les premières sont infinies, les seconds considérables. C’est pourquoi si un novice (Murîd) cherche à délimiter les genres et les champs de la méditation, il en sera incapable, parce que les champs de la méditation ainsi que les fruits de celle-ci sont illimités. Nous nous efforçons effectivement de cerner ses champs par rapport aux tâches des sciences religieuses et aux états qui sont les stations (Maqâm) des itinérants.

Cependant une telle entreprise demeure globale, car procéder à leur développement détaillé nécessite l’explication de toutes les sciences. Or l’ensemble des livres, comme leurs commentaires, englobent toutes les sciences, lesquelles sont tirées d’idées spéciales. C’est pourquoi tenons-nous en à ce qui leur est commun pour cerner les champs de la méditation.

Lettre d’une mère à son fils

Mon fils cette lettre est de ta pauvre mère. Je l’ai écrite avec pudeur après une longue hésitation. J’ai pris plusieurs fois le stylo mais mes larmes l’ont emprisonné. J’ai retenu mes larmes plusieurs fois, mais les blessures du coeur ont surgi. Mon fils après cette longue vie, je te regarde en tant qu’homme parfait, raisonnable et plein d’émotion … Je considère qu’il est de mon droit que tu prennes le temps de lire ces quelques pages. Après cela déchire-les comme tu as déchiré mon coeur.

Mon fils il y a 25 ans c’était un grand jour dans ma vie, quand le médecin m’a affirmé ma grossesse ! Les mères, mon fils, connaissent bien le sens de ces mots ! C’est un mélange de joie et de bonheur et le début de souffrances causées par les changements biologiques et physiques … après cette bonne nouvelle, je t’ai porté pendant 9 mois. J’ai porté la joie dans mon ventre, je me levais avec difficulté, je dormais avec difficulté, mais tout cela n’a rien changé à l’amour que je porte pour toi. Au contraire l’amour s’est renforcé de plus en plus avec le temps et l’envie de te voir encore plus. Je t’ai porté jour après jour, souffrance après souffrance et peine après peine. Ma joie était grande à chaque mouvement, à chaque prise de poids et tout cela était lourd à supporter.

Une longue période de souffrance éclairée par une lueur de joie en cette nuit où je n’ai pas dormi, ou la douleur, la peur, l’émotion que je n’arrive pas à décrire ni à exprimer m’ont envahi. L’extrême douleur m’a empêchée de pleurer en regardant la mort de près plusieurs fois. Enfin venant au monde, tes cris enlevant toute peine et douleur, accompagnaient mes larmes de joie. Je me suis penchée difficilement pour t’embrasser avant que tu ne sois touché par une simple goutte d’eau.

Mon fils les années sont passées et je t’ai toujours eu dans mon cœur, je t’ai lavé de mes propres mains, mes jambes et mes bras étaient ton berceau quand je veillais pour que tu puisses dormir. Je me suis fatiguée et je me suis surpassée pour que tu sois heureux ; ma seule joie était de te voir sourire. Et ma joie de tout instant était que tu puisses me demander un service, c’était mon bonheur. Les soirées sont passées ainsi que les jours et moi toujours à tes services, une mère infatigable et ouvrière sans répit priant Allah toujours pour toi qu’Il te comble de bonheur et de prospérité.

Je t’ai observé jour après jour jusqu’à ce que tu sois devenu un jeune homme, prenant par la suite la carrure d’un homme soudain je me retrouve à te chercher à droite et à gauche la femme que tu as demandé. Le jour de ton mariage est arrivé où le coeur serré, j’ai caché mes larmes de joie pour ta nouvelle vie ainsi que ma grande tristesse suite à notre séparation.

Les heures pesantes sont passées, les moments s’écoulaient doucement soudain j’ai découvert que tu n’étais plus le fils que j’ai connu. Le sourire a disparu, ta voix a disparu, tu es devenu distant, tu m’as oubliée et ignorée. J’ai attendu ton retour ; espérant entendre au moins ta voix, mais ton absence a duré et les jours identiques se succédaient. J’ai observé longuement la porte mais tu n’es pas venu. J’ai couru comme une folle après chaque coup de téléphone …

Les nuits sont devenues de plus en plus sombres. Les journées s’allongeaient de plus en plus, sans te voir ni t’entendre. Ainsi tu as ignoré et méprisé celle qui s’est occupée de toi durant tout ce temps.

Mon fils, je ne demande que peu de choses considère-moi comme l’un de tes amis ou du moins comme les moins estimés de tes amis. Ajoute-moi dans ta liste mensuelle : une visite par mois. Mon fils mon dos s’est courbé, mes membres commencent à trembler, les maladies m’ont encombrées, les handicaps m’ont visité de très près car je bouge difficilement. J’ai du mal à m’asseoir et malgré tout cela mon coeur ne cesse de battre pour toi.

Je pense que si un jour quelqu’un te rendait service, tu l’aurais remercié ! Mais ta mère l’a fait pendant des années. Alors où est la récompense et la fidélité envers ta mère ? Mon fils tu ne peux pas savoir ma joie quand j’entends dire que tu es Heureux. Je suis émerveillée car tu es mon invention. Qu’ai-je fais pour devenir ton ennemie ? Ai-je commis une erreur envers toi ou ai-je refusé de t’aider un jour ? Considères moi comme une femme de ménage avec un salaire. Offre-moi une part de ta bonté car Allah aime les bienfaiteurs. Mon fils j’espère te revoir, je ne veux que cela. Laisse moi voir ton visage même dans les moments les plus terribles. Mon fils mon coeur est brisé, mes larmes ont coulé et toi tu vis ta vie en m’ignorant. Les gens témoignent encore de ta bonne éducation et de ta bonté. Mon fils, n’est-il pas temps pour que ton coeur réagisse face à cette mère affaiblie et pleine d’espoir de te revoir, attristée, renfermée et abandonnée loin des siens.

Mon fils frappe à la porte du paradis avec le sourire et pardonne ! Pour l’amour d’Allah comme dit le hadith (Le père est la porte du milieu du Paradis, à toi de choisir de la garder ou de la perdre) Je te connais depuis si longtemps, tu aimes les bons gestes et tu es toujours à la recherche des bonnes œuvres, mais aujourd’hui tu as oublié le hadith (qu’il soit humilié, humilié, humilié celui qui dont le père et la Mère, ou l’un d’eux, atteint la vieillesse auprès de lui et il ne mérite pas d’entrer au paradis.) Où sont les bons gestes ?

Mon fils je ne lèverai pas le ton de plainte afin qu’elle n’arrive pas aux cieux et que la colère d’Allah puisse tomber sur toi comme la foudre. Non je ne le ferai pas car tu es toujours mon fils. Ma raison d’être dans la vie. Réveille-toi, les cheveux blancs commencent à couvrir ta tête bientôt tu seras vieux et tes enfants te récompenseront de la même manière et tu écriras avec des larmes ces lettres que je suis entrain d’écrire maintenant. Et devant Allah nous nous retrouverons un jour ! Mon fils ait crainte d’Allah . Le paradis se trouve aux pieds de ta mère. Fais un geste envers ta mère afin de la rendre heureuse sinon déchire cette lettre et rappelle-toi qu’un bon geste est en ta faveur et qu’un mauvais geste te retombera dessus et t’en subira les conséquences.


Chers frères et soeurs, L’Islam s’intéresse à la famille et consolide l’amour et le respect mutuel en son sein. Les parents en constituent le fondement. C’est pourquoi l’on considère la piété filiale comme l’une des meilleures actions les plus aimées d’Allah le Très Haut.

La piété filiale s’exprime par l’obéissance aux parents, leur respect, la manifestation d’humilité à leur égard, la bienfaisance à leur profit, la dépense pour eux, l’entretien de leurs proches et bien traiter leur ami.

{ Et ton Seigneur a décrété: « N’adorez que Lui; et marquez de la bonté envers les père et mère: si l’ un d’ eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis point: « Fi ! » et ne les brusque pas, mais adresse- leur des paroles respectueuses. } [ Sourate 17, verset 23 ]

Zakat Al-Fitr

 Cette aumône est une « Sunna » très recommandée et incombe à tout musulman.  

Ibn Omar (Radhiallahu anhu) a dit :

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a institué la Zakat d’El-Fitr – rupture du jeûne de Ramadan –
de la valeur d’un Saa’ de dattes ou d’orge (environ 2,10 livres), due par tout musulman,
libre ou esclave, grand ou petit, homme ou femme.
[Al-Boukhari et Mouslim]

Son But

     Elle purifie l’âme de ce qui l’aurait souillée pendant le jeûne, tel que le bavardage et les propos obscènes.  Elle procure au pauvre de quoi manger le jour de l’Aïd et lui permet de s’abstenir de quémander.

 Ibn Abbas (Radhiallahu anhu) a dit :

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a institué la Zakat El-Fitr pour purifier l’âme du bavardage et des paroles licencieuses et pour donner à manger aux pauvres. [Rapporté par Abou Daoud, Ibnou Maja & Ha’kim]

Sa quantité et nature

     Sa quantité est évaluée à un « Saa’ », mesuré par quatre fois la contenance des deux mains (environ 2,10 livres) de la nourriture la plus généralement en usage dans la région, telle que blé, orge, dattes, riz, raisin sec, fromage, etc.

Abou Saïd (Radhiallahu anhu) a dit :

Du vivant du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) nous nous acquittions de la Zakat El-Fitr à raison d’un Saa’ de blé, d’orge, de fromage ou de raisin sec pour chaque membre de la famille, grand ou petit, libre ou esclave.  
[Al-Boukhari et Mouslim]

     Il n’est pas permis de la donner sous autre forme que des produits alimentaires, même de l’argent sauf en cas de nécessité.  Il n’a pas été rapporté que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) l’eût accomplie en espèces, ses compagnons  (Radhiallahu anhu) non plus.

A partir de quand Zakat El-Fitr
devient obligatoire et quand faut-il la donner ?

     Elle devient obligatoire dès la veille de l’Aïd. Quant au moment de sa remise il est comme suit :

Un temps admissible où il est possible de remettre cette Zakat un jour ou deux avant l’Aïd.

Un temps obligatoire préférentiel : c’est le jour même de l’Aïd depuis l’aube jusqu’avant l’accomplissement de la prière.  C’est la recommandation du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam).

Ibn Abbas (Radhiallahu anhu) a dit : le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a institué cette Zakat comme purificatrice du bavardage et des propos indécents et pour donner à manger aux pauvres.  Celui qui s’en acquitte avant la prière, elle sera pour lui agréée comme Zakat el Fitr, mais livrée après la prière, elle sera considérée comme une simple aumône.

Un temps obligatoire d’acquittement qui s’étend de l’accomplissement de la prière à l’infini.
 

A qui donner cette Zakat ?

C’est une aumône à donner comme toutes les autres, mais les pauvres y sont prioritaires, car le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit  : Epargnez leur la mendicité le jour de l’Aïd.

     De ce fait, les indigents y ont plus droit et on ne peut l’attribuer à d’autres que s’ils font défaut, ou à moins qu’il y ait plus de nécessiteux qu’eux, ou que d’autres catégories de gens qui en auraient plus grand besoin.
 

Remarques

1 – La femme riche peut remettre sa Zakat à son mari pauvre et non le contraire, car elle est à sa charge.

2 – Le pauvre qui n’a rien à manger ce jour-là est dispensé de cette aumône, Allah (azwadial) ne charge nulle âme au-dessus de ses moyens.

3 – Celui qui a une partie de nourriture, même petite, excédant celle de la journée de l’Aïd, peut la donner en Zakat.  Elle lui suffit.  Allah (azwadial) dit : { Craignez Allah autant que vous le pouvez.}  [ Sourate 64 – Verset 1 ]

4 – Il est admis de partager une aumône entre plusieurs personnes et de remettre plusieurs aumônes à un seul pauvre.  La loi n’a pas fait de restriction.

5 – Le musulman doit donner la Zakat el « Fitr » là où il se trouve.

6 – Il n’est permis de la transférer que par nécessité.  Elle suit alors la règle générale de l’aumône.

La Nuit d’Al-Qadr a une Date

La Nuit d’Al-Qadr a une Date Fixée

La meilleure nuit du mois de Ramadan est la Nuit d’Al-Qadr, selon la parole du prophète (sallAllahou alayhi wa salam) :

« Quiconque accomplit la prière de la nuit, la Nuit d’Al-Qadr avec une foi ferme et en cherchant la récompense, tous ses péchés passés lui seront pardonnés. » [Rapporté par Al-Bukhari, Muslim et d’autres d’après la narration d’Abu Hureyra.]

Elle est sur la vingt-septième nuit de Ramadan selon l’avis le plus fort. Une majorité de hadith montrent cela, y compris le hadith d’Ibn Zurr Hubaysh (Radhiallahu anhu) qui a dit : « J’ai entendu Ubay ibn Ka’b dire quand on lui a rapporté que ‘ Abdullah Ibn Mas’ud a dit : Quiconque accomplit la prière de la nuit (chaque nuit) pendant l’année trouvera la Nuit d’Al-Qadr. »

Il (Ubay ibn Ka’b) dit : « Qu’Allah lui fasse miséricorde, son intention consistait en ce que les gens ne (deviennent pas paresseux) et comptent seulement (sur une nuit). Par Celui en dehors de qui il n’y a pas de divinité digne d’adoration, c’est en effet pendant Ramadan. Et par Allah je sais quelle nuit c’est. C’est la nuit dans laquelle le messager d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam)  nous a commandé d’accomplir la Prière nocturne. Elle est la vingt-septième nuit. Elle se reconnaît au fait que le soleil se lève le le matin en brillant sans rayons. » [ Rapporté par Muslim et d’autres référencé dans Sahih Abi Dawud (1247) ]

L’imam Al-Albani dans son livre Qiyamu Ramadan (page. 18-19)

La Nuit d’Al-Qadr doit être cherchée

La Nuit d’Al-Qadr est dans les dix dernières nuits de Ramadan, selon la parole du prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  : « Cherchez la Nuit d’Al-Qadr dans les dix dernières nuits de Ramadan. » [Al-Bukhari et Muslim].

Et elle survient dans une des nuits impaires plus probablement que sur les autres nuits, selon la parole du prophète (sallAllahou alayhi wa salam) : « Cherchez la Nuit d’Al-Qadr dans les nuits impaires des dix dernières nuits de Ramadan. » [Al-Bukhari]

Et elle est plus proche des sept dernières nuits, selon le hadith d’Ibn ‘ Umar (Radhiallahu anhu) que : « Quelques hommes des compagnons du messager d’Allah ont vu la Nuit d’Al-Qadr en rêve pendant les sept dernières nuits (de Ramadan) ».

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit : « Je vois que tous vos rêves s’accordent qu’elle (la Nuit d’Al-Qadr) est dans les sept dernières nuits ». Ainsi quiconque veut la chercher, qu’il la cherche dans les sept dernières nuits. » [Al-Bukhari et Muslim]

Et c’est aussi basé sur le hadith de Muslim d’Ibn ‘ Umar (Radhiallahu anhu) que le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit : « Cherchez-la dans les dix dernières nuits. Mais si l’un d’entre vous faiblit ou en est incapable, qu’il ne laisse pas les sept (dernières) nuits. « 

Parmi les nuits impaires dans les sept dernières nuits, elle est plus proche de la vingt-septième nuit en raison du hadith de Ubay ibn Ka’b (Radhiallahu anhu) qui a dit : « Par Allah, je sais quelle nuit c’est. C’est la nuit dans laquelle le messager d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) nous a commandé d’accomplir la Prière nocturne. C’est la vingt-septième nuit »  [Muslim]

La Nuit d’Al-Qadr n’est pas fixée à une nuit précise toutes les années. Plutôt elle change constamment.

Ainsi un an elle pourrait survenir la vingt-septième nuit par exemple et autre année elle pourrait arriver la vingt-cinquième nuit, selon la volonté d’Allah et Sa sagesse.

Ce qui nous amène à cela est la parole du prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  : « Cherchez-la (c’est-à-dire la Nuit d’Al-Qadr) lorsqu’il reste neuf nuits, lorsqu’il reste sept nuits, ou lorsqu’il reste cinq nuits (c’est-à-dire respectivement la 21e, 23ème et 25ème sans mentionner la 27ème). »

Al-Hafidh Ibn Hajr (rahimahullâh) a dit dans Fath-ul-Bari : « L’avis le plus le plus fort est qu’elle est une nuit impaire dans les dix dernières nuits et qu’elle change constamment. »

Allah (azwadial) a caché la connaissance de son occurrence à Ses serviteurs par pitié pour eux pour qu’ils puissent augmenter leurs actions dans sa recherche pendant ces nuits honorables, en priant, faisant du dhikr et en invoquant.

Par conséquent, les serviteurs ajoutent et augmentent dans la proximité d’Allah (azwadial) et Sa récompense.

Et Il l’a aussi caché pour distinguer, ceux qui parmi eux luttent et font des efforts, de ceux qui sont paresseux et négligents. Jusqu’à ce que celui qui lutte constamment pour quelque chose, se manifeste dans sa recherche et se donne de la peine dans sa recherche et sa réalisation.

Et peut-être qu’Allah (azwadial) révèle son occurrence à certains de Ses serviteurs par des signes et des signaux, qu’il peut voir, de même que le prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  a vu le signe qu’il serait prosterné dans la boue le matin suivant. Donc il a plut cette nuit et il a prié le matin (suivant) (Fajr) dans la boue.

Muhammad Ibn Salih Al-‘Uthaimin dans son livre Majalis Shahr Ramadan (pg. 106-107)

Le Prophète Joseph (Youssef) ‘alayhi Salam

Le Coran a consacré toute une sourate à la vie de Joseph (‘alayhi Salam). Allah Taala dit : « Alif, Lam, Ra. Tels sont les versets du Livre explicite. Nous l’avons fait descendre, un Coran en [langue] arabe, afin que vous raisonniez. Nous te racontons le meilleur récit, grâce à la révélation que Nous te faisons dans le Coran même si tu étais auparavant du nombre des inattentifs (à ces récits). » (Sourate 12:1-3)

Jacob (‘alayhi Salam) avait douze garçons, premiers ancêtres des douze tribus des Enfants d’Israël. Selon les savants spécialistes de la Bible, Le Prophète Joseph est né environ 906 ans avant l’ère chrétienne et l’incident avec lequel l’histoire débute eut lieu 890 ans avant l’E.C. Le plus noble, le plus auguste et le plus célèbre d’entre eux était Joseph (Youssef). Certains savants ont soutenu qu’il n’y a avait pas d’autre Prophète parmi eux, à part lui. C’était le seul, disent-ils, qui avait reçu la Révélation. Il est vrai que leur histoire va dans le sens de cette idée.

 
Le songe de Youssef (‘alayhi Salam)

Les exégètes racontent que Joseph, alors enfant, a fait un rêve dans lequel il voyait onze étoiles et aussi le soleil et la lune. Allah Taala dit : « Quand Joseph dit à son père : « Ô mon père, j’ai vu [en songe], onze étoiles, et aussi le soleil et la lune; je les ai vus prosternés devant moi » (Sourate 12 :4). A son réveil, il raconta son songe à son père.
Celui-ci sut alors que son fils allait avoir une place privilégiée et honorable dans cette vie et dans l’autre, et que lui comme ses autres fils lui serait soumis. Il lui ordonna de ne pas révéler son secret à ses frères de peur de susciter la jalousie dans leurs cœurs et qu’ils ne lui fassent du tort par quelques ruses et complot. Allah Taala dit : « Ô mon fils, dit-il, ne raconte pas ta vision a tes frères car ils monteraient un complot contre toi; le Diable est certainement pour l’homme un ennemi déclaré » (Sourate 12 :4).

 
La jalousie des frères de Youssef (‘alayhi Salam)

Les frères de Youssef entaient très jaloux, en raison de l’amour que lui portait son père et à son jeune frère Benjamin, par sa mère, alors qu’eux, sont un groupe bien fort, qui est plus à même d’avoir droit à l’amour de leur père. Ils se consultèrent alors pour trouver le moyen d se débarrasser de Joseph, certains d’entre eux proposèrent de le tuer, d’autres préconisèrent de l’éloigner dans n’importe quel pays dont il ne pourrait pas revenir. Ils pensaient ainsi que l’attention de leur père se tournerait exclusivement vers eux. Ils étaient sur le point de se mettre d’accord sur cette proposition, quand l’un d’eux s’interposa. Allah Taala dit : « quand ceux-ci dirent : « Joseph et son frère sont plus aimés de notre père que nous, alors que nous sommes un groupe bien fort. Notre père est vraiment dans un tort évident. Tuez Joseph ou bien éloignez-le dans n’importe quel pays, afin que le visage de votre père se tourne exclusivement vers nous, et que vous soyez après cela des gens de bien ». L’un d’eux dit : « Ne tuez pas Joseph, mais jetez-le si vous êtes disposés à agir, au fond du puits afin que quelque caravane le recueille ». (Sourate 12 : 8-10).

Apres avoir mis au point le plan pour se débarrasser de Youssef, ils demandèrent donc à leur père de les laisser emmener avec eux leur frère Joseph et lui firent comprendre qu’ils voulaient l’emmener faire paître le troupeau avec eux, et le faire jouer et s’amuser par la même occasion. Jacob (‘alayhi Salam) leur répondit que cela lui faisait de la peine de se séparer de Joseph, ne serait-ce qu’une heure la journée et il craignait qu’en l’emmenant, le loup ne le dévore, dans un moment d’inattention de leur part. Allah Taala dit : « Ils dirent: « Ô notre père, qu’as-tu à ne pas te fier à nous au sujet de Joseph ? Nous sommes cependant bien intentionnés à son égard. Envoie-le demain avec nous faire une promenade et jouer. Et nous veillerons sur lui ». Il dit: « Certes, je m’attristerai que vous l’emmeniez; et je crains que le loup ne le dévore dans un moment où vous ne ferez pas attention a lui ». Ils dirent : « Si le loup le dévore alors que nous sommes nombreux, nous seront vraiment les perdants » ». (Sourate 12 : 11-14).

 
Youssef (‘alayhi Salam) fût jeté dans le puits

Ils insistèrent donc auprès de leur père jusqu’à que ce dernier accepta de les laisser emmener Joseph avec eux. Une fois loin de leur maison ils commencèrent à insulter leur frère et à le mépriser ; ils décidèrent ensuite de le jeter au fond d’un puits. Ils le firent descendre donc et le mirent sur la pierre se trouvant au fond, et qui sert de marche pied à celui qui veut remplir le sceau lorsque le puits ne contient pas beaucoup d’eau. Lorsqu’ils l’y jetèrent, Dieu lui révéla qu’il serait sauvé et soulagé de cette situation et qu’il informerait le temps venu ses frères de ce qu’ils lui ont fait ; le jour ou il sera dans une situation glorieuse, et eux faibles et sollicitant son aide sans savoir qui il est.

Allah Taala dit : « Et lorsqu’ils l’eurent emmené, et se furent mis d’accord pour le jeter dans les profondeurs invisibles du puits, Nous lui révélâmes : « Tu les informeras sûrement de cette affaire sans qu’il s’en rendre compte ». Et ils vinrent à leur père, le soir, en pleurant. Ils dirent : « Ô notre père, nous sommes allés faire une course, et nous avons laissé Joseph auprès de nos effets; et le loup l’a dévoré. Tu ne nous croiras pas, même si nous disons la vérité ». Ils apportèrent sa tunique tachée d’un faux sang. Il dit : « Vos âmes, plutôt, vous ont suggéré quelque chose… [Il ne me reste plus donc] qu’une belle patience ! C’est Dieu qu’il faut appeler au secours contre ce que vous racontez ! » ». (Sourate 12 : 15-18).

On rapporte en effet qu’ils égorgèrent une bête et tachèrent la tunique de leur frère avec son sang afin de faire croire à leur père qu’il a bel et bien été dévoré par le loup. On rapporte aussi qu’ils avaient oublié de déchirer la tunique. Or, le menteur se trahit par l’oubli. Jacob (alayhi Salam) n’a pas cru leur histoire car il connaissait l’inimitié et la jalousie qu’ils nourrissaient à l’égard de Joseph. Ils n’arrivaient pas à admettre que leur père l’aime plus qu’eux, mas ils ignoraient que son amour provenait de ce qu’il percevait en lui comme marques de révérence et de respect dues à son investiture future de la Prophétie. C’est pour cela qu’il leur dit : « Vos âmes, plutôt, vous ont suggéré quelque chose… [Il ne me reste plus donc] qu’une belle patience ! C’est Allah qu’il faut appeler au secours contre ce que vous racontez ! » (Sourate 12:18).

 
Youssef (‘alayhi Salam) fût esclave

Youssef (‘alayhi Salam) avait 17 ans lorsqu’il fit le Rêve et fût jeté dans le puits. Ce puits était près de Dothan, dans le nord de Schechem selon les traditions bibliques et talmudiques et la caravane, qui le sortit du puits, venait de Gilead (Trans-Jordanie) et était en route pour l’Egypte. Allah Talla dit : « Or, vint une caravane. Ils envoyèrent leur chercheur d’eau, qui fit descendre son eau. Il dit : “Bonne nouvelle ! Voilà un garçon ! ” Et ils le dissimulèrent [pour le vendre] telle une marchandise. Allah cependant savait fort bien ce qu’ils faisaient. Et ils le vendirent à vil prix : pour quelques dirhams comptés. Ils le considéraient comme indésirable. » (Sourate 12:19-20).

 
Youssef (‘alayhi Salam) et Al-Aziz d’Egypte

Allah Talla dit : « Et celui qui l’acheta était de l’Égypte, Il dit à sa femme : “Accorde lui une généreuse hospitalité. Il se peut qu’il nous soit utile ou que nous l’adoptions comme notre enfant.” Ainsi avons-nous raffermi Joseph dans le pays et nous lui avons appris l’interprétation des rêves. Et Allah est souverain en Son Commandement : mais la plupart des gens ne savent pas. Et quand il eut atteint sa maturité Nous lui accordâmes sagesse et savoir. C’est ainsi que nous récompensons les bienfaisants. » (Sourate 12:21-22).

On rapporte qu’al-Aziz, le grand intendant d’Egypte, l’acheta pour vingt dinars ou, selon une autre opinion, contre son poids en musc, soie et or. Mais Dieu est le plus Savant. Quand à cette parole : « Ainsi avons-Nous raffermi Joseph dans le pays », elle signifie que Dieu a destiné al-Aziz et son épouse à prendre soin de Joseph et à être bon avec lui, et qu’Il a aussi raffermi Joseph et à être bons avec lui, et qu’Il a aussi raffermi Joseph dans le pays d’Egypte. «Et Nous lui avons appris l’interprétation des rêves», c’est-à-dire à les comprendre et interpréter leurs signes. «Et Dieu est souverain en Son commandement» : lorsqu’Il veut une chose, Il prépare des causes et des éléments que les gens ne peuvent saisir. C’est pour cela qu’Il dit : « Mais la plupart des gens ne savent pas. Et quand il eut atteint sa maturité Nous lui accordâmes sagesse et savoir. C’est ainsi que Nous récompensons les gens de bien» Tous cela montre que ces faits se sont déroulés avant qu’il n’eût atteint sa maturité, c’est-à-dire ses quarante ans, âge ou Dieu fait généralement descendre la Révélation aux Prophètes.


Zulikha essaya de séduire Youssef (‘alayhi Salam)

Zulikha la femme d’al-Aziz a essayé de séduire Joseph en lui faisant des avances, ce qui ne sied pas à l’état et la position de Joseph. Cette femme était très belle, jeune et très riche et elle occupait un rang social très élevé puisqu’elle était l’épouse du grand intendant. Elle désira Joseph et prépara un stratagème pour le séduire. Allah Taala dit : « Or celle (Zulikha) qui l’avait reçu dans sa maison essaya de le séduire. Et elle ferma bien les portes et dit : “Viens, [je suis prête pour toi !]” – Il dit : “Qu’Allah me protège ! C’est mon maître qui m’a accordé un bon asile. Vraiment les injustes ne réussissent pas”. Et, elle le désira. Et il l’aura désirée n’eût été ce qu’il vit comme preuve évidente de son Seigneur. Ainsi [Nous avons agi] pour écarter de lui le mal et la turpitude. Il était certes un de Nos serviteurs élus. Et tous deux coururent vers la porte, et elle lui déchira sa tunique par derrière. Ils trouvèrent le mari [de cette femme] à la porte. Elle dit : “Quelle serait la punition de quiconque a voulu faire du mal à ta famille sinon la prison, ou un châtiment douloureux ? ”. [Joseph] dit : “C’est elle qui a voulu me séduire”. Et un témoin, de la famille de celle-ci témoigna : “Si sa tunique [à lui] est déchirée par devant, alors c’est elle qui dit la vérité, tandis qu’il est du nombre des menteurs. Mais si sa tunique est déchirée par derrière, alors c’est elle qui mentit, tandis qu’il est du nombre des véridiques”. Puis, quand il (le mari) vit la tunique déchirée par derrière, il dit : “C’est bien de votre ruse de femmes ! Vos ruses sont vraiment énormes ! Joseph, ne pense plus à cela ! Et toi, (femme), implore le pardon pour ton péché car tu es fautive. » (Sourate 12 :23-29)

 
Youssef (‘alayhi Salam) à la prison

Cependant, Al Aziz a voulu passer outre ce fait en disant : « Joseph, ne pense plus à cela» C’est-à-dire, ne le révèle à personne, car garder secret ce genre de chose est préférable et plus convenable. Il ordonna ensuite à sa femme de demander pardon à Dieu du péché qu’elle a commis et de se repentir à Lui. Allah Taala dit : Il dit : « Ô mon Seigneur, la prison m’est préférable à ce à quoi elles m’invitent. Et si Tu n’écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et serai du nombre des ignorants » [des pêcheurs]. Son Seigneur l’exauça donc, et éloigna de lui leur ruse. C’est Lui, vraiment, qui est l’Audient et l’Omniscient. Puis, après qu’ils eurent vu les preuves (de son innocence), il leur sembla qu’ils devaient l’emprisonner pour un temps. (Sourate 12 :33-35)

Youssef (‘alayhi Salam) interpréta le rêve de pharaon

Allah Taala dit : Deux valets entrèrent avec lui en prison. L’un d’eux dit : « Je me voyais [en rêve] pressant du raisin… » Et l’autre dit : « Et moi, je me voyais portant sur ma tête du pain dont les oiseaux mangeaient. Apprends-nous l’interprétation (de nos rêves), nous te voyons au nombre des bienfaisants ». La nourriture qui vous est attribuée ne vous parviendra point, dit-il, que je ne vous aie avisés de son interprétation [de votre nourriture] avant qu’elle ne vous arrive. Cela fait partie de ce que mon Seigneur m’a enseigné. Certes, j’ai abandonné la religion d’un peuple qui ne croit pas en Dieu et qui nie la vie future ». (Sourate 12 :33-37).

Le  Pharaon eut un songe, il se tenait près du fleuve, et voit sept vaches belles et grasses et sept autres vaches laides à voir maigres. Les vaches laides et maigres mangèrent les sept vaches belles et grasses. Le matin le Pharaon s’éveilla l’esprit agité, et il fit appeler tous les magiciens et tous les sages de l’Égypte. Il leur raconta ses songes. Mais personne ne put les expliquer à Pharaon. Alors que ce lui qui était détenu avec Youssef se rappel de son don pour interpréter les rêves. Convoqué par le Pharaon, Youssef (‘alayhi Salam) interpréta son rêve.  Allah Taala dit : « Et le roi dit : « Et vérité, je voyais (en rêve) sept vaches grasses mangées par sept maigres; et sept épis verts, et autant d’autres, secs. Ô conseil de notables, donnez-moi une explication de ma vision, si vous savez interpréter le rêve ». Ils dirent : « C’est un amas de rêves ! Et nous ne savons pas interpréter les rêves ! » Or, celui des deux qui avait été délivré et qui, après quelque temps se rappela, dit : « Je vous en donnerai l’interprétation. Envoyez-moi donc ». « Ô toi, Joseph, le véridiques ! Eclaire-nous au sujet de sept vaches grasses que mangent sept très maigres, et sept épis verts et autant d’autres, secs, afin que je retourne aux gens et qu’ils sachent [l’interprétation exacte du rêve] ». Alors [Joseph dit]: « Vous sèmerez pendant sept années consécutives. Tout ce que vous aurez moissonné, laissez-le en épi, sauf le peu que vous consommerez. Viendront ensuite sept année de disette qui consommeront tout ce que vous aurez amassé pour elles sauf le peu que vous aurez réservé [comme semence]. Puis, viendra après cela une année où les gens seront secourus [par la pluie] et iront au pressoir. » (Sourate 12 :43-49).

 
Youssef responsable des dépôts du territoire
Allah Taala dit : « Et le roi dit : « Amenez-le moi : je me le réserve pour moi- même ». Et lorsqu’il lui eut parlé, il dit : « Tu es dès aujourd’hui prés de nous, en une position d’autorité et de confiance ».Et [Joseph] dit : « Assigne-moi les dépôts du territoire : je suis bon gardien et connaisseurs ».  Ainsi avons-nous affermi (l’autorité de) Joseph dans ce territoire et il s’y installait là où il le voulait. Nous touchons de Notre miséricorde qui Nous voulons et ne faisons pas perdre aux hommes de bien le mérite [de leurs œuvres]. Et la récompense de l’au-delà est meilleure pour ceux qui ont cru et ont pratiqué le piété.(Sourate 12 :54-57).

Après sept années pendant lesquelles Joseph organise la constitution de stocks, la famine s’abat sur toute la région et amène les populations à venir en Égypte pour s’approvisionner. Jacob envoie ainsi tous ses fils (sauf Benjamin) pour acheter du grain. Joseph les reconnait mais ses frères ne le reconnaissent pas Allah Taala dit : « Et les frères de Joseph vinrent et entrèrent auprès de lui. Il les reconnut, mais eux ne le reconnurent pas. Et quand il leur eut fourni leur provision, il dit : « Amenez-moi un frère que vous avez de votre père. Ne voyez-vous pas que je donne la pleine mesure et que je suis le meilleur des hôtes ? Et si vous ne me l’amenez pas, alors il n’y aura plus de provision pour vous, chez moi; et vous ne m’approcherez plus ».  Ils dirent : « Nous essayerons de persuader son père. Certes, nous le ferons ». (Sourate 12 :58-61).

Lorsqu’ils reviennent en Égypte, Joseph est ému de revoir son petit frère. Il les fait repartir ensemble mais fait placer une coupe dans le sac de Benjamin pour les accuser de vol. Juda se dévoue pour que Benjamin puisse rentrer auprès de leur père. Allah Taala dit:  « Puis, quand il leur eut fourni leurs provisions, il mit la coupe dans le sac de son frère. Ensuite un crieur annonça : « Caravaniers ! Vous êtes des voleurs ». (Sourate 12 :70).

Allah Taala dit : [Joseph] commença par les sacs des autres avant celui de son frère; puis il la fit sortir du sac de son frère. Ainsi suggérâmes-Nous cet artifice à Joseph. Car il ne pouvait pas se saisir de son frère, selon la justice du roi, à moins que Dieu ne l’eût voulu. Nous élevons en rang qui Nous voulons. Et au-dessus de tout homme détenant la science il y a un savant [plus docte que lui]. « . (Sourate 12 :76).

Allah Taala dit : « Ils dirent : « Ô Al Aziz, il a un père très vieux; saisis-toi donc de l’un de nous, à sa place. Nous voyons que tu es vraiment du nombre des gens bienfaisants ». Il dit : « Qu’Dieu nous garde de prendre un autre que celui chez qui nous avons trouvé notre bien ! Nous serions alors vraiment injustes. (Sourate 12 :78-79).  Voyant que ses frères ont retenu la leçon, Joseph révèle son identité à ses frères, puis il les pardonne et invite son père et toute la famille à venir s’installer en Égypte. Allah Taala dit : « Emportez ma tunique que voici, et appliquez-la sur le visage de mon père : il recouvrera [aussitôt] la vue. Et amenez-moi toute votre famille. Et dès que la caravane franchit la frontière [de Canaan], leur père dit : « Je décèle, certes, l’odeur de Joseph, même si vous dites que je radote ». Ils lui dirent : « Par Dieu te voilà bien dans ton ancien égarement ». Puis quand arriva le porteur de bonne annonce, il l’appliqua [la tunique] sur le visage de Jacob. Celui-ci recouvra [aussitôt] la vue, et dit : « Ne vous ai-je pas dit que je sais, par Dieu, ce que vous ne savez pas ? » Ils dirent : « Ô notre père, implore pour nous la rémission de nos péchés. Nous étions vraiment fautifs ». Il dit : « J’implorerai pour vous le pardon de mon Seigneur. Car c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux ». Lorsqu’ils s’introduisirent auprès de Joseph, celui-ci accueillit ses père et mère, et leur dit : « Entrez en Egypte, en toute sécurité, si Dieu le veut ! » Et il éleva ses parents sur le trône, et tous tombèrent devant lui, prosternés Et il dit : « Ô mon père, voilà l’interprétation de mon rêve de jadis. Dieu l’a bel et bien réalisé… Et Il m’a certainement fait du bien quand Il m’a fait sortir de prison et qu’Il vous a fait venir de la compagne, [du désert], après que le Diable ait suscité la discorde entre mes frères et moi. Mon Seigneur est plein de douceur pour ce qu’Il veut. Et c’est Lui L’Omniscient, le Sage. (Sourate 12 :93-100).  

Sources:

Coran : Sourate Youssef : 12

Tafssir Ibn katir

Ramadan – Jeûne et voyage

Pour qu’un voyageur puisse suspendre son jeûne, certaines conditions doivent être réunies. Son voyage doit être long, ou bien considéré comme un véritable voyage (bien qu’il y ait une différence d’opinion parmi les savants sur ce point), et la destination doit dépasser la ville et les environs où il habite. (La majorité des savants affirment qu’il ne peut suspendre son jeûne avant d’avoir franchi les limites de la ville. Il disent qu’un voyage n’a pas réellement commencé avant d’avoir franchi les limites de la ville et que la personne habite effectivement la ville et y vive. Allah (azwadial)  dit dans le sens des versets :  

{ Donc quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne ! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours. } [ Sourate 2 – Verset 185 ]

Il n’est pas considéré comme un voyageur tant qu’il n’a pas quitté la ville ; s’il est encore dans la ville, il est compté comme étant « présent en ce mois », il ne lui est donc également pas permis de raccourcir ses prières. Son voyage ne doit pas non plus être effectué dans le but de pécher, selon la majorité des savants, ou dans le but d’éviter l’obligation du jeûne.

17) Le voyageur est autorisé à suspendre son jeûne, selon le consensus, qu’il soit capable de continuer son jeûne ou pas, et qu’il soit difficile pour lui de jeûner ou non. Même si son voyage est facile, et qu’il a un quelqu’un pour le servir, il lui est permis de suspendre son jeûne et de raccourcir ses prières. [ Majmoo’ al-Fataawaa, 25/210 ]

18) Quiconque est déterminé à voyager pendant le Ramadan ne doit pas avoir l’intention de suspendre son jeûne jusqu’à ce qu’il soit véritablement en voyage, car quelque chose peut arriver qui retarde son départ. [Tafseer al-Qurtubi, 2/278 ]

Le voyageur ne doit pas suspendre son jeûne jusqu’à ce qu’il ait dépassé les dernières habitations de sa ville, il peut alors casser son jeûne.

De même, s’il est en avion, une fois qu’il a décollé et dépassé les limites de la ville, le jeûne peut être rompu. Si l’aéroport est à l’intérieur de la ville, ou y est attaché, cette personne ne doit pas rompre son jeûne car elle est encore à l’intérieur de sa propre ville.

19) Si le soleil se couche et que cette personne rompt son jeûne à terre – et non en plein vol – puis que l’avion décolle et qu’elle voit à nouveau le soleil, elle ne doit pas s’empêcher de manger car le jour de jeûne a déjà été complété, et qu’il n’y a pas de moyen de répéter un acte d’adoration une fois qu’il est terminé.

20) Quiconque voyage vers un lieu et a l’intention d’y résider plus de quatre jours, doit jeûner cette période, selon la majorité des savants. Donc, si une personne voyage pour étudier à l’étranger pendant quelques mois ou quelques années, alors d’après l’avis de la majorité des savants – y compris les quatre imâms – cette personne est considérée comme résidente à l’étranger et doit donc jeûner et prier ses prières normalement. Si un voyageur passe par une ville autre que la sienne, il ne doit pas jeûner, sauf si son séjour dépasse les quatre jours, auquel cas il doit jeûner, car son cas s’apparente à celui des habitants de la ville.  [ Voir Fataawa ad-Da’wah par Ibn Baaz, 977 ]

21) Quiconque commence à jeûner pendant qu’il « réside » dans une ville, puis débute un voyage en pleine journée est autorisé à rompre son jeûne, car Allah (azwadial) a rendu le long déplacement une excuse légitime pour ne pas jeûner. Allah (azwadial) dit (dans le sens des versets) :

{ Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours. […] }  [Sourate 2 – Verset 185]

22) Une personne qui a l’habitude de voyager est autorisée à ne pas jeûner si elle a un foyer où séjourner, tel les commis qui travaillent pour servir les intérêts des Musulmans (et aussi les chauffeurs de taxi, les pilotes et employés des transports aériens, même si leur trajet est quotidien, bien qu’ils doivent rattraper ces jours plus tard). La même règle s’applique aux marins qui ont un foyer sur terre ; mais si un marin embarque avec sa femme et tous ses biens avec lui sur le bateau, et qu’il est constamment en voyage, alors il n’est pas autorisé à rompre son jeûne ou à raccourcir ses prières. Si les bédouins nomades font le trajet entre leur foyer d’hiver et celui d’été (et vice-versa), ils sont autorisés à raccourcir leurs prières et rompre le jeûne. Mais une fois dans l’un des deux foyers, ils ne doivent plus rompre leur jeûne ou raccourcir leurs prières. [ Voir Majmoo’ Fataawa Ibn Taymiyah, 25/21 ].

23) Si un voyageur arrive durant la journée, il existe une divergence connue entre les savants pour déterminer s’il doit arrêter de boire et manger. [ Majmoo’ al-Fataawa, 25/212 ]. Par principe de précaution, il devrait arrêter de boire et manger, respectant alors le mois [du Ramadan], mais il lui reste tout de même à rattraper ce jour plus tard, qu’il ait ou non arrêté de boire et manger à son arrivée.

24) S’il commence Ramadan dans une ville, puis voyage à une autre ville où les habitants ont commencé avant ou après lui, alors il doit suivre ces habitants là où il est arrivé. Il doit donc terminer le Ramadan uniquement quand ils le terminent, même si cela signifie jeûner plus de trente jours, car le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : 

« Jeûnez quand tout le monde jeûne et rompez votre jeûne quand tout le monde rompt le jeûne. »

Si cela porte le jeûne à moins de vingt neuf jours, il doit alors le rattraper après le Eid, car le mois du calendrier lunaire ne peut comporter moins de vingt neuf jours. [ Tiré des Fataawa al-Shaykh ‘Abd al-‘Azeez ibn Baaz : Fataawa al-Siyaam, Daar al-Watan, pp. 15-16 ]

Quelques règles du jeûne 

Il existe un type de jeûne qui se fait pendant des jours consécutifs pour expier les péchés encourus

Quelqu’un qui fait le voeu de jeûner doit le faire.

Il y a également un autre type de jeûne qui ne se fait pas sous forme de jours consécutifs [comme par exemple, le fait de rattraper des jours du mois du ramadhan].

Les jeûnes volontaires peuvent compenser les manquements produits lors des jeûnes obligatoires.

Nous avons : al ‘achoura, ‘arafah,  mais aussi le 13, 14, et 15ème jour dans le mois lunaire, les lundi et les jeudi, les six jours du chawal et jeûner le plus possible pendant le mois du muharram et de cha’ban. [ Voir calendrier de prière afin de situer les mois ]

Il ne faut pas commencer à jeûner un vendredi  [ Rapporté par Al-Bukhari, fath al-Bahri, no.1985] ou jeûner un samedi à moins qu’il ne s’agisse d’un jeûne obligatoire. [ Hadith rapporté et classé comme hasan par al-Tirmidhi, 3/111.]

Il n’est pas permis de jeûner pendant toute une vie. Il est egalement interdit de jeûner deux ou trois jours à la suite sans s’arrêter [ c’est à dire sans rompre le jeûne au maghreb – coucher du soleil – ],  comme il est illcite de jeûner les deux jours de l’aïd.