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L’Importance et l’Explication de l’Aïd al Adha

Comme l’Aïd approche, je vais commencer par lire la sourate As-Saffat à partir du verset 69 et on va faire un rapport avec ce passage et ce qu’on attend de nous le jour de jeudi.

Abraham, Ibrahim (alayhi as-salâm), dit : « Hasbya Allahou wa n’imal wakil » «Allah me suffit, il est mon meilleur garant». C’est une formule que toute personne prononce quand elle a un problème et il est important d’en comprendre le sens.

Ibrahim(alayhi as-salâm) a dit cette phrase quand on l’a jeté dans le feu, quand il a eu des problèmes avec sa communauté.

Quand il a dit ça, Allah (azwadial) dans le verset 69 de la sourate 62 Les Prophètes, dit : « Nous dîmes alors : ’’ Ô feu ! Sois pour Ibrahim d’une fraîcheur salutaire ! ’’»

Regardez mes frères, avant que je n’entre dans le sujet précis du dars, la capacité, ou on peut dire la force, d’Allah (azwadial). Ibrahim était contre sa communauté, il a cassé leurs statues. Quand on a voulu le tuer, Allah (azwadial) pouvait faire en sorte qu’il se sauve, comme Moïse, Mussa (alayhi as-salâm).

Ici, Allah (azwadial) aurait pu faire en sorte qu’Ibrahim s’échappe. Mais non ! Il a laissé les ennemis, les mécréants, attraper Ibrahim (alayhi as-salâm). Ils ont attrapé Ibrahim, ils ont allumé le feu, Dieu aurait pu faire descendre la pluie et éteindre le feu et c’était fini, non, simplement, Allah (azwadial) est en train de dire à ce petit homme dans ce globe, que sa seule capacité ne pourra rien.

Si Ibrahim (alayhi as-salâm) s’était échappé, qu’auraient dit les mécréants ? « Si on l’avait attrapé, on aurait fait ceci, on aurait fait cela » ... Mais ils ont attrapé Abraham et « Allumez le feu », Allah (azwadial) n’éteint pas le feu, il laisse le feu allumé. Et vous savez quel genre de feu ? Ils ont ramassé d’immenses bois ; d’ailleurs, ils ont jeté Abraham avec une catapulte. Les flammes étaient tellement immenses qu’on ne pouvait pas s’en approcher.

Le feu ne s’éteint pas. Il n’y a ni pluie, ni eau, rien. On l’a jeté dans le feu pour dire à ce peuple : « Même si vous le prenez, même si vous allumez le feu, même s’il est à l’intérieur du feu, Allah est capable de dire à ce feu-là : ne fais rien ». C’est Allah (azwadial) qui a créé le feu, c’est Allah qui dit au feu  d’être froid ou chaud. Voilà la puissance que nous oublions tout le temps quand on a des petits problèmes, nous oublions que Allah (azwadial) est capable de tout. Simplement en se dirigant vers Allah et dire « Hasbya Allahou wa n’imal wakil » – « Allah me suffit, il est mon meilleur garant ».

Maintenant, revenons à Abraham sur lui la paix, Ibrahim (alayhi as-salâm), quand il a eu des problèmes avec sa famille, Ibrahim dit dans la sourate As-Saffat, verset 99 : « Et il dit : « Moi, je pars vers mon Seigneur et Il me guidera .». Sa famille, ses parents et toute sa tribu adorent les statues et veulent lui faire du mal. Il décide donc de partir. On appelle cela la première hijra, c’est-à-dire se séparer d’une communauté qui n’est pas bien. Quand tu es dans un lieu et que tu ne t’y sens pas bien, tu n’arrives pas à pratiquer ta religion comme il faut, tu dois chercher un lieu où l’on adore Allah, comme Il l’a ordonné.

Écoutez bien dans le verset qui suit ce que Ibrahim va dire. « Rabbi hab li mina as-salihin » Il demande : « Seigneur, fais-moi don d’une [progéniture] d’entre les vertueux ». Regardez la demande qu’il fait. Nous, on demanderait : « Ô Allah, donne-moi un enfant, ô Allah, donne-moi un héritier». Ici, on voit bien que Ibrahim ne demande pas un enfant simple mais un enfant vertueux, un enfant pieux.

Ibrahim (alayhi as-salâm) est arrivé à un certain âge et il n’a pas encore d’enfant, il demande à Allah (azwadial) de lui donner un enfant vertueux. Allah (azwadial) dit :

 «Nous lui fîmes donc la bonne annonce d’un garçon (Ismaël) longanime (d’une patience tolérante).  Puis quand celui-ci fut en âge de l’accompagner, [Abraham] dit : « Ô mon fils, je me vois en songe en train de t’immoler. Vois donc ce que tu en penses». (Ismaël) dit : « Ô mon cher père, fais ce qui t’es commandé: tu me trouveras, s’il plaît à Allah, du nombre des endurants». (sourate 37 – verset 101)

Allah (azwadial) a donné à Ibrahim un enfant et cet enfant est Ismaïl sur lui la paix. Quand Ismaïl (alayhi as-salâm) est devenu un jeune homme, quand il est devenu pubère, Ibrahim (alayhi as-salâm) va avoir un compagnon. Comme tout parent, je ne sais pas si vous avez senti cela, quand vous avez le premier enfant, vous lui faites pleins de cadeaux, vous le chouchoutez, vous vous promenez avec lui, vous êtes fiers, vous le prenez partout où vous allez. Quand son fils est devenu pubère, Ibrahim (alayhi as-salâm) n’était plus tout seul.  

Mais voilà l’épreuve de Allah (azwadial) : quand Ismail est devenu plus grand, Dieu révèle à Abraham dans un songe qu’il doit immoler son fils, retenez bien, car vous devrez faire le lien avec ce mot-là et ce qu’on va faire le jour de l’Aid el Adha.

Écoutez bien le dialogue du musulman :

Ibrahim, quand il a parlé à son père, lui a dit : « Ya abati ». En français, ce n’est pas comme Abi « mon père », il dit « abati », o mon cher père. Écoutez la réponse du père : « Ya Ibrahim », o Abraham. Vous avez vu le dialogue entre un mécréant et un musulman ?  Le musulman, Abraham parle à son père et dit « Ya abati » ; le père, le mécréant, répond à son fils « Ya Ibrahim ».

Écoutez maintenant le dialogue entre le père et le fils musulman :

Le père dit : « Ya bouneya», o mon cher fils. L’enfant va répondre : « Ya abati », o mon cher père.

Vous avez vu le dialogue entre deux musulmans ?  Nous devons prendre un dars (rappel) de la discussion entre Ibrahim et son fils. C’est une leçon inimaginable et on passe dessus comme ça, on lit simplement. Le Coran est un mode d’emploi pour l’humanité, pour savoir comment parler, comment discuter, comment fonctionner.

Alors regardez ça : ô mon fils, mon cher fils, je vois dans le songe que je vais t’immoler. Ibrahim (alayhi as-salâm) a eu cette Révélation comme il est dit dans certains tafsir à trois reprises. La première fois, il a eu un doute ; la deuxième fois, cela commence à devenir plus clair et la troisième fois, il a compris que c’était une Révélation. Et malgré cela, il met son fils, dans la confidence.

Beaucoup de parents, quand ils discutent avec leurs enfants, parlent comme ceci : « Toi, suis-moi, maintenant on va aller chercher le mouton ». S’il prend son fils avec lui et que son fils lui dit : « Mon père, ce mouton il est… » « …qu’est-ce que tu y connais toi, tais-toi ! ». Par contre, dans cette histoire, Ibrahim (alayhi as-salâm) dit à son fils : « Qu’en penses-tu ? ». Comment cela, qu’est-ce qu’il en pense … c’est un ordre d’Allah … Simplement, Ibrahim (alayhi as-salâm) veut que son fils soit dans l’adoration.

Les enfants, quand ils sont adultes et pubères, il faut les prendre comme des amis. Simplement, il faut apprendre aux enfants qu’il y a une différence entre « amis et amis ». Il faut l’emmener avec soi lorsqu’on sort. Tu veux acheter quelque chose ? Mets-le dans l’affaire : qu’en penses-tu mon fils, il est bien ce mouton, tu préfères qu’on en choisisse un autre ? Le dialogue avec son enfant doit être comme cela, il faut donner à l’enfant une certaine responsabilité.

Ici, on voit bien que Ibrahim (alayhi as-salâm) dit à son fils : Vois ce qu’il y a lieu de faire ! Écoutez la réponse de Ismaïl, un autre musulman : «  Ô mon cher père, fais ce qui t’es commandé ». Imaginez-vous ça … Un père qui dit à son fils « je me vois en songe en train de t’immoler » et le fils qui répond « Ô mon cher père, fais ce qui t’es commandé ». Pourquoi ? Parce que Ismaïl connaît son père, il sait comment il réagit.

Ce n’est pas un père comme les autres, c’est un prophète, c’est un père qui a de la connaissance, un père qui a de la science, un père qui craint Allah, un père qui sait ce qu’il fait, non pas un père ignorant.

D’ailleurs, j’ouvre une petite parenthèse pour parler d’une situation similaire : quand Ibrahim (alayhi as-salâm) a emmené Hajar son épouse et Ismaïl dans le désert, Hajar a demandé : « Que fais-tu Ibrahim, tu vas nous laisser ici tous seuls ? » Elle a répété deux, trois fois cette question mais Abraham ne répondit pas. Plus tard seulement Hajar réalisa qu’Abraham est quelqu’un de sage.

Il ne fait pas des actions au hasard, il y a une raison. C’est pour cela qu’elle lui posa l’autre question. Elle ne lui dit pas « Ibrahim, que fais-tu ? », mais elle lui demande « Ya Ibrahim, est-ce que c’est Dieu qui t’a ordonné de faire cela ? » Ibrahim lui répond que oui. Écoutez la réponse de Hajar : « Puisque c’est Allah qui l’a décidé, tu peux partir, Ibrahim, car Allah ne va pas nous délaisser, Allah (azwadial) viendra à notre secours ».

Revenons à ce dialogue. (Ismaël) dit: «Ô mon cher père, fais ce qui t’es commandé: tu me trouveras, s’il plaît à Allah, du nombre des endurants». Vous voyez que Ismaïl comprend bien la situation. Il entre dans cette épreuve de l’adoration. Et quelle épreuve ! Ecoutez bien le verset suivant, on voit bien que Ismaïl et Ibrahim vont passer à l’action. « Puis quand tous deux se furent soumis (à l’ordre d’Allah) et qu’il l’eut jeté sur le front, » …

Qu’elle était l’épreuve ? L’épreuve au début ne concernait que Ibrahim, qui voit en songe qu’il doit égorger son fils. Mais regardez ce verset, ils se soumettent tous les deux, Ismaïl (alayhi as-salâm) est rentré dans cette épreuve, cette adoration, cette soumission «… et qu’il l’eut jeté sur le front», vous voyez bien que l’acte va aller jusqu’à la dernière situation.

Quand il l’a allongé Allah (azwadial) dit :   

« Voilà que Nous l’appelâmes « Abraham ! Tu as confirmé la vision. C’est ainsi que Nous récompensons les bienfaisant». C’était là certes, l’épreuve manifeste. Et Nous le rançonnâmes d’une immolation généreuse »

Ô Ibrahim, tu as cru au songe, tu as exécuté ce qu’Allah (azwadial) t’a ordonné de faire. C’est comme cela qu’on récompense les hommes pieux, qui écoutent, qui obéissent à Allah. Alors, que va-t-il se passer ? Nous allons voir le verset qui nous concerne pour la fête du sacrifice.

Qu’allait sacrifier Abraham ? Il allait sacrifier son fils pour l’adoration de Dieu, mais l’épreuve arrivée à sa fin, Allah (azwadial) intervient et dit en quelque sorte, puisque tu as cru et que tu as passé à l’action, Je vais te récompenser . Que va-t-Il donner comme récompense ?  « Et Nous le rançonnâmes d’une immolation généreuse. » (sourate 37, verset 107). La rançon est le mouton. Regardez bien : Allah (azwadial) remplace Ismaïl par une autre rançon, al-fidya, pour que Ismaïl ne soit pas sacrifié.

« Et Nous perpétuâmes son renom dans la postérité : Paix sur Abraham. Ainsi récompensons-Nous les bienfaisants». Dans les générations à venir, le nom d’Abraham sera prononcé.  « Car il était de Nos serviteurs croyants. Nous lui fîmes la bonne annonce d’Isaac comme prophète d’entre les gens vertueux. » Allah (azwadial) donne à Ibrahim un mouton à sacrifier à la place de son fils et, en plus, il lui donne un autre enfant, qui s’appelle Ishaq, prophète également.

L’épreuve de Ibrahim (alayhi as-salâm) consistait à immoler son fils unique ; il reçoit à la place un mouton et ensuite il reçoit un autre enfant. Vous voyez la grandeur de Dieu ?  Vous voyez les bienfaits que Allah (azwadial) nous donne ?

Maintenant, Ibrahim (alayhi as-salâm) a reçu le cadeau après l’épreuve. L’histoire raconte que, quand Ibrahim allait immoler son fils, Iblis avait des problèmes, de gros problèmes. Car Allah (azwadial) avait simplement dit à Iblis « Prosterne-toi », et il n’a pas voulu obéir. Regardez Ibrahim. Il a pour épreuve d’immoler son fils, son unique fils, et il allait s’exécuter.

Le mouton est venu après l’épreuve, les 10 premiers jours de Dhul-hijja vont vous amener au jour du sacrifice, le jour d’el Aid. Est-ce que, dans ces 10 jours, vous avez eu une épreuve ? Est-ce qu’on fait un effort pour mériter ce mouton le jour du sacrifice ?

Quelqu’un dira peut-être qu’il ne préfère pas faire ce sacrifice ; il tombe dans un autre piège, un autre problème. C’est un bienfait que Allah (azwadial) lui a donné. Achète le mouton, fais des méchouis, donne des aumônes et tu gagneras des hassanats. La première goutte de sang qui coule de ton mouton pardonne à toute ta famille présente.

Quand Ibrahim (alayhi as-salâm) allait immoler son fils, Iblis se mettait au travers de son chemin. Il disait à Ismaïl de ne pas laisse son père l’immoler ; à Ibrahim (alayhi as-salâm) il disait : « Tu vas égorger ton fils ? ».

Abraham l’a lapidé. C’est ce qu’on fait au pèlerinage. Il y a trois stèles contre lesquelles il faut jeter des pierres ; c’est devenu une adoration.

Iblis a voulu dévier Ibrahim de son adoration et ce dernier lui a jeté à chaque fois sept pierres. Malheureusement, au pèlerinage, les gens croient que Iblis est toujours là. Ils commencent alors à jeter des pierres, des sandales…

Non, Iblis n’est plus là, il ne va pas rester ici ! Il était là pour le pieux Ibrahim. Toi, tu fais ce geste-là dans l’adoration. Si tu veux vraiment viser la stèle, vise-la dans ton coeur, dans ton action.

Le jour où l’on va jeter les cailloux sur les stèles, certains jettent les cailloux en insultant ach-Chaytan, certains visent la stèle avec des pierres, des sandales, des parapluies, peut-être qu’ils vont même blesser leurs frères. Mais que fais-tu mon frère ? Et dès qu’ils ont fini, ils vont vite se raser la barbe ! (Quand on entre en état d’ihram, on ne peut pas se couper les cheveux). Lorsque j’étais au pèlerinage, je suis passé devant un groupe de personnes ; il y avait un qui rasait la barbe d’un autre en disant : « Enlevons cette saleté ! ». Quand ils m’ont vu, ils étaient gênés… « Euh, ce n’est pas une saleté, on plaisante ! »  Est-ce cela une adoration ? Le jour où tu as jeté les cailloux sur la stèle, tu viens raser ta barbe ?

Malheureusement, ce qui se passe le jour d’el Aid est encore pire, c’est la guerre ! En ce jour, incha Allah, il ne sera pas juste question d’aller chercher un mouton et de l’égorger. Quand vous direz Bismillah Allahou akbar, il faudra réaliser comment ce bienfait est arrivé là, pourquoi on fête l’aïd.

L’islam a deux grandes fêtes et une de ces deux grandes fêtes aura lieu dans quelques jours. Mes frères et soeurs, nous devons réaliser qu’en tant que musulmans, la question n’est pas simplement d’égorger le mouton, de le ramener et de faire le méchoui. Il faut faire attention ce jour-là. Imagine que le jour où tu égorges le mouton, le jour où tu vas faire ce geste d’adoration, ce jour est celui où l’on voit la majorité des musulmans commettre plein de péchés.

Que ce soit dans l’habillement, dans le comportement, les cousins, cousines, les amis, ça rigolent, ça s’embrassent, ça dansent. Ce jour-là, le jour de l’Aïd, le jour de l’adoration, c’est le jour où on fait la débauche, où on fait le l’illicite ? Alors quel aïd, quel genre d’aïd on a ?

Je vous le rappel mes les frères et soeurs, faites très attention, les jours passent, les semaines passent, les mois passent, et votre année diminue chaque jour. On a demandé à quelqu’un : « Quel âge as-tu ? » Il lui a répondu : « J’ai 30 ans ». Non, les 30 ans, tu les as perdus. Ils sont déjà partis. Mon frère, ma soeur, vous avez combien, 25, 40 ans ? Ils sont partis, ils ne reviendront plus.

Mes frères et soeurs, réalisez que toute la vie du musulman est de l’adoration. Sa vie, tous ces mouvements sont de l’adoration. Aller rendre visite au malade, c’est de l’adoration ; aller dormir, c’est de l’adoration. Tout est de l’adoration. Il n’y a pas de perte de temps pour le musulman. Alors pour l’adoration du jour d’el Aid, n’oubliez pas de jeûner la veille, le jour de Arafat. Sauf ceux qui sont au pèlerinage, ils ne jeûnent pas ce jour-là. Car si tu jeûnes ce jour avec une sincérité, un ikhlas, avec une tawba, un repentir, Allah (azwadial) efface tes péchés de l’année passée et de l’année qui vient. Imaginez-vous, quelle miséricorde ! Simplement aller vers Allah (azwadial) avec l’intention de s’améliorer. Il ne faut pas faire comme certains qui vont au hajj pour « se laver », se purifier et après ils continuent à désobéir. C’est catastrophique d’avoir une intention comme celle-là.

Je dis simplement à mes frères et soeurs de penser à l’aïd, de penser à l’épreuve passée. Le jour de l’aïd et de Arafat, prenez, je le dis encore une fois, le train dans lequel Allah (azwadial) vous invite à monter, repentez-vous, revenez vers Allah, arrêtez d’aller sur internet pour passer votre temps à vous amuser. On ne vous dit pas de ne pas faire de blague, on ne vous dit pas que vous ne pouvez pas rire, simplement rire et faire des blagues ont des règles.

L’islam ne t’a pas laissé faire ce que tu veux, l’islam t’a tout détaillé. L’islam te montre comment tu dois aller aux toilettes, l’islam te montre comment avoir des rapports, l’islam te montre comment dialoguer avec tes enfants, et ainsi de suite.

Je rappelle que le jour de l’aïd, il faut immoler un mouton par famille. Les personnes qui sont en voyage peuvent égorger un mouton mais ce n’est pas une obligation. Pour ceux qui ne sont pas en voyage, la majorité des savants dit que c’est une sunna muaqada, (fortement recommandé) que ce n’est pas une obligation. Personellement, je suis plutôt de l’avis que c’est obligatoire pour chaque famille, pour celui qui en a les moyens. Il doit le faire après avoir fait la prière. La sunna est de partager ce mouton en trois parties : une partie pour manger, une partie pour faire l’aumône et une partie pour offrir.

Une autre chose importante : n’oubliez pas le tahlil (El hamdoulilah) et le takbir (Allahou Akbar) le jour de l’aïd. Dès l’heure du fajr, vous dites le takbir, sans arrêt ; dans la voiture ou dans la rue, vous le dites tout doucement. Et faites sortir tous vos enfants, vos femmes, vos filles, tout le monde doit être présent. Même les femmes indisposées doivent venir pour écouter le dars, faire les douas et le dhikr. Même indisposées, elles doivent faire le dhikr avec les musulmans présents ce jour-là.

C’est également l’heure de de rendre visite aux proches, parents, familles, amis. Pour ceux qui rendent visite aux parents, vous savez que les parents font parfois des choses qui ne sont pas bien. Ne soyez pas durs, ce jour-là. Si vous avez le temps pour faire la dawa ou le rappel, essayez d’être cléments.

Si vous voyez qu’il y a des grands manquements, ne restez pas. Le Prophète(sallAllahou alayhi wa salam) a dit : «Celui qui voit un mal, qu’il le change, avec sa main, sa langue ou son coeur». Je crois que le jour de l’aïd, il est impossible de changer quoique ce soit car les gens sont dans la fête, dans l’amusement. Essayez de leur faire un rappel doux. Si vous voyez qu’ils ne savaient pas, alors alhamdulillah. Si vous voyez que vous l’avez déjà dit plusieurs fois et qu’ils ne vous écoutent pas, allez leur rendre visite, dites-leur « Assalam alaykum » et repartez, et qu’Allah accepte nos oeuvres et les vôtres.

Par Abou Chayma

Le Mari, la belle-fille et la belle-mère

Ceux qui ont remarqué le titre m’ont posé un tas de questions : le mari, la belle mère, l’épouse ? Pourquoi pas le beau-père ? Qui vas-tu juger aujourd’hui ? Parce que c’est aujourd’hui, le tribunal de la belle-mère, de la belle-fille ou bien du mari ? Comme vous le savez ces derniers temps on choisit des titres un peu bizarres pour laisser à chacun l’occasion de réfléchir et de se situer par rapport à ce que l’on va dire plutôt que de ne s’occuper que d’un titre.

C’est un sujet très délicat et qui fait très mal au cœur et ces derniers temps beaucoup de conflits apparaissent dans nos familles alors que normalement, on est toujours fiers lorsque l’on apprend qu’un mariage va se faire, on est toujours fiers lorsque deux familles vont se rencontrer mais on est étonné de comment cela se termine et aussi de ce qu’il se passe avant que cela ne se termine. On va être sincère aujourd’hui, on va appeler ça une rencontre de sincérité même si c’est vrai que l’on se doit mutuellement le respect, mais on va parler sincèrement.

On va parler sincèrement du mari, ce jeune époux, de l’épouse, cette jeune sœur, et des beaux-parents qui sont nos parents wa al-hamdulillâh comme vous le savez. Et on va essayer de dire la vérité à chacun car chacun d’entre nous commet des erreurs. 

« Koullo bani adam khatâ»

« Tous les fils d’Adam commettent des péchés. »

Mais la porte du repentir est toujours ouverte et il ne faut jamais penser qu’il n’y a plus moyen de revenir en arrière, qu’il n’y a plus moyen d’arranger les choses car comme nous le dit Allâh (azwadial):

« […] Et quiconque craint Allah, Il Lui donnera une issue favorable,
et lui accordera Ses dons par [des moyens] sur lesquels il ne comptait pas.[..] »
[ Sourate 65 – Versets 2 et 3 ]

Celui qui a une bonne intention, qui craint Allâh (azwadial) comme il se doit et qui veut arranger les choses, Allâh (azwadial) lui trouve toujours une issue à ses problèmes. C’est pour cela que j’appelle tous nos frères et sœurs mariés, tous ceux qui vont se marier aussi afin qu’ils sachent que fonder une famille ce n’est pas quelque chose de facile et vous allez le voir, vivre avec quelqu’un que l’on ne connaît pas n’est pas une chose aisée alors qu’il s’agit de son mari ou de son épouse, que dire alors de ses parents ? Ce sont des gens qui nous sont souvent étrangers. Des fois il arrive que ce soient des proches comme les fils ou filles de ta tante mais tu restes quand même étrangère. Donc à ce moment-là comment faire pour vivre avec ces gens-là, toi, l’homme ou bien toi, la femme.

Il faut savoir aussi que maintenant lorsque l’on parle de couple c’est une génération assez jeune donc il y a des fois un manque d’expérience ou bien des petits problèmes qui ne sont pas vraiment compris. Il y a de grandes différences d’âge étant donné que maintenant entre la deuxième et troisième génération par rapport à la première et la deuxième il y en a qui ne remarque pas qu’ils ont des beaux-parents qui ont 70 ans et certains même 80 ans !

Imaginez-vous déjà si moi qui vous parle à mon âge, trente-sept ans, mon père approche les soixante-dix ans, alors que penser des jeunes avec qui le décalage est d’une trentaine d’année, que penser de ceux qui sont plus jeunes que moi qui ont dix-huit, dix-neuf ou vingt ans, qui se marient et qui ont un beau-père ou une belle-mère de soixante-dix ans.

Cinquante années les séparent !Ce n’est pas facile, tu ne peux pas t’adapter comme ça en dix minutes. C’est pour cela que l’on va pousser nos jeunes à la réflexion, pousser nos parents aussi à la réflexion. C’est vrai c’est une conférence en français mais chacun d’entre nous a une responsabilité pour transmettre.

Je n’oublierai jamais soubhan Allâh, fut un temps il y avait un cheykh ici (Radhiallahu), qui était venu dans les années 80 et un jour il avait expliqué que la vie de famille lorsqu’il y a des beaux-parents, lorsqu’il y a une belle fille et lorsqu’il y a un beau-fils, il nous disait d’imaginer si on était dans un village et que la mère se lève et sort le matin tôt et passe devant la maison de sa fille, qu’est-ce qu’elle dit ? « Ma fille tu as raison, continue à dormir, il n’y a que les fous qui sortent, il fait froid, repose toi bien et occupe-toi bien de ton mari. » Et lorsqu’elle passe à côté de la maison de son fils, elle interpelle la femme de son fils « ô mauvaise femme où es-tu ? Les gens sont sortis, ils ont balayé, ils ont nettoyé devant la maison, le feu est déjà allumé pour le repas et toi tu dors, et tu délaisses comme ça ton mari ?… Qu’Allâh  te donne ceci et cela.»

Quand j’avais entendu cette histoire, Allâh (azwadial) est Témoin,je ne devais pas dépasser les douze, treize ans et ça m’est resté dans la tête car il l’avait racontée comme un genre de blague et je me disais que c’était un peu exagéré. Et au fur et à mesure des années, avec tout ce que l’on entend ici au travail, je me suis dis soubhan Allâh, ce cheykh, (Radhiallahu), a donné le résumé de ce que l’on entend en général aujourd’hui. Il y a toujours du bien, comme vous le savez, je le rappelle toujours lorsque l’on fait des conférences, on n’est pas là pour critiquer l’un ou l’autre loin de là, c’est pour parler de nos faiblesses, de nos erreurs. Il y a toujours du bien dans la communauté et celui qui dit qu’il n’y a pas de bien il est le premier à être mauvais. Il y a du bien mais il faut seulement restructurer les choses. Comme vous le savez aussi, s’il fallait parler chacun de sa belle-mère, chacun va donner un avis différent.

Il y en a un si tu lui dis de te parler de sa belle-mère, il ne va même pas lever la tête, il va te dire « hasbunâ llâh wa ni’mal-wakil » (Allâh nous suffit, Il est Le meilleur garant)! Tu vas te dire qu’il y a un problème déjà…Tu lui dis de te parler de ton beau-père, il te dit « wa llâhi il n’y a rien à dire, je ne sais pas ».

Si tu demandes à un autre il va te décrire quelque chose de positif, comme moi par exemple si vous m’interrogez sur ma belle-mère, je pourrais faire des éloges jusqu’à demain matin. Mais est-ce que tout le monde a cette belle mère là ? Qu’Allâh la préserve.

Elle a toujours été à la hauteur et je l’ai même prise comme une mère car je n’ai pas ma mère. J’ai trouvé quelqu’un de mature, une personne qui des fois aurait pu faire des choses bizarre mais soubhan Allâh elle a toujours eu une retenue.

Alors que c’est une personne convertie mais elle a pris l’éducation qu’elle avait eu depuis qu’elle était jeune et lorsqu’elle est entrée en Islam il y a au moins une trentaine d’années, elle a pris le comportement de l’Islam, la théorie, pas les traditions, pas ce qu’on entend au pays dans les villages et autre. Non, non, non ! Elle a pris ce que l’Islam dit.

Et c’est ça un des gros problèmes qu’il y a aujourd’hui dans nos familles. Il ne faut pas fonctionner d’après la tradition de un tel ou un tel, du village un tel, de la nationalité une telle car à ce moment-là on comprend que ça ne donne rien dans la vie du couple. J’ai trouvé aussi un beau-père, qu’Allâh (azwadial) le récompense, très mature, qui aurait pu aussi s’immiscer dans la vie du couple, faire un tas de choses, il est le père…il a beaucoup de droits, mais j’ai vu une certaine maturité, une certaine retenue. Et ça, c’est une chose telle que si quelqu’un parmi vous l’a entre les mains, il doit beaucoup louer Allâh (azwadial). Parce que sinon c’est un manque et c’est très important d’avoir des beaux-parents à la hauteur. Et il y en a wa al-hamdulillâh mais des fois c’est l’inverse.

On va essayer de rappeler à chacun d’entre nous qu’arrivera un jour où va se passer deux choses :

 Soit tu vas mourir, toi la mère, toi le père, tu vas devoir rencontrer Allâh (azwadial) et tu vas devoir répondre de tout ce que tu as fait sur terre, même la plus petite injustice vis-à-vis de ceux qui étaient sous ta responsabilité et tu seras aussi récompensé pour tout le bien que tu as fait. Donc fais attention. Et pourquoi je fais cette remarque, c’est parce que dès que l’on est beaux-parents, on a un certain âge et plus on avance en âge et plus on se rapproche de la mort, c’est un peu normal. Pour les jeunes c’est la même chose, ce n’est pas parce que vous êtes jeunes et là Shaytan il se joue de vous d’une autre manière, ce n’est pas parce que vous êtes jeunes que vous devez vous dire que tout va bien, qu’il y a le temps de se repentir et autre. Non ! La mort ne prévient personne parmi nous, comme on le rappelle toujours.

 Ce couple qui se plaint ne doit pas oublier qu’un jour il va devoir à son tour être beaux-parents. Donc tous ceux que tu accuses aujourd’hui, un jour tu auras la même place, tout ceux dont tu fais l’éloge insha Allâh un jour tu vas prendre leur place et on espère que tu feras comme eux alors…Vous voyez soubhan Allâh la Terre comment elle tourne, vous voyez ce que fait le temps ?
 

C’est pour cela que je pousse nos jeunes à la réflexion et de voir ce qu’est le mariage car comme vous le savez, qui dit mariage, dit acte d’adoration, qui dit acte d’adoration dit pacte et tu dois honorer ce pacte jusqu’à la fin de ta vie. Donc tu dois faire très attention et c’est pour cela que ce n’est pas facile.

Cette coexistence pacifique à l’intérieur de cette famille, elle n’est pas facile, elle est semée d’embûches et Shaytan est au courant et sait qu’il y a des bénéfices quelque part. Il sait qu’il y a parfois de très grands bénéfices par rapport à la manière dont tu vas parler à tes beaux-parents, si par exemple il y a un débat, est-ce que tu vas t’énerver, élever la voix, lever la main, comme il arrive à certains des fois.

Comment réagis-tu, comment parles-tu ? Donc on te dit de faire attention. Ta belle-mère est comme ta mère et ton beau-père est comme ton père. Il y a un respect incroyable à avoir et à garder. Mais on va voir qu’il y a des limites parfois que l’on franchit ou bien il arrive que l’on joue sur les mots ou que l’on profite un peu de certaines situations et comme vous le verrez il y a des limites qui sont donc dépassées et même des fois des petites menaces par ci par là ou autre. Et en général lorsque tu convoques ces personnes, beaucoup d’entre elles lorsqu’elles viennent pour une médiation elle te disent :

– « tu es qui toi ?» – « Je suis l’Imam.»
– « Qu’est-ce que tu veux ?»   
« Voilà ton beau-fils ou ta belle-fille nous a appelé pour arranger les choses, pour discuter… »
– « Ce ne sont pas tes affaires !»

A ce moment là on vous dit que si ce genre d’épreuves ne sont pas travaillées, que rien n’est corrigé, que vous ne voulez pas discuter, alors comment voulez vous arranger les choses ?  Qui est- en face de toi ?  Ton fils ou bien ta fille, celui que tu as éduqué depuis qu’il est petit jusqu’à un moment où tu as envie qu’il continue le reste de sa vie heureux et que toi en tant que parent tu sois aussi heureux.

Nous allons aussi essayer de discuter de situations qui sont un peu bizarres mais qui ont été vécues. On a eu beaucoup d’histoires qui nous ont été rapportées durant toutes ces années où l’on a travaillé un peu dans ce domaine et vous allez voir que parfois ce n’est pas très beau à entendre. Ca peut étonner ou faire rire certains mais le but n’est pas là.

Aujourd’hui je vais parler du côté le plus négatif, parce que ceux qui sont bien entre eux, al-hamdulillâh je n’ai pas besoin d’en parler. Mais je veux parler des erreurs qu’il y a.  Des fois, lorsque tu discutes avec certaines belles-mères qui nous rendent visite tu les entends te dire : « oui effectivement je l’avoue, je suis mauvaise, je suis même méchante mais ne me jugez pas comme ça. Il y a un manque de respect de la part de ma belle-fille. Il y a un manque de respect dans la manière de parler, dans la manière de regarder…»

Pourtant la belle-fille ne doit pas oublier une chose, c’est qu’en face de toi il y a qui ? La mère de ton mari ! Celui avec qui tu es sensée faire du bien, alors tu dois continuer à faire du bien vers cette personne qui est au-dessus de lui et que lui-même sait qu’il est sur Terre parce qu’il a eu une mère et un père qui sont la cause de cette présence avec la volonté d’Allâh (azwadial). Et toi tu viens et tu ne remarques pas ce que tu es en train de faire, tu attaques justement ce qu’il a de plus cher, sa mère ! Comment veux-tu alors que le mari accepte ça de n’importe quelle manière ou façon. C’est illogique et ça, c’est déjà une première erreur bizarre.

Même si des fois la belle-fille pense qu’elle a raison, le respect doit quand même rester. Tu n’as pas le choix. Tous ceux qui veulent revenir aux conférences qui parlent du respect des parents ils remarqueront que ton père, ta mère, wallâhi même si des fois ils sont en tort et que tu veux leur parler, est-ce que tu vas lever la main sur ta mère, est-ce que tu vas lever la main sur ton père ? Non ! Impossible. Jamais de la vie. Un vrai musulman ou une vraie musulmane ne lèvera jamais la main sur ses parents.

Donc si on te dit en Islam que ta belle-mère est comme ta mère jamais tu ne pourras lui manquer de respect, lever la main sur elle ou quoi que ce soit. Et aujourd’hui on a entendu des disputes, des bagarres entre la fille et la belle-mère qui en viennent même aux mains quand c’est une belle-mère qui est encore jeune, à peine cinquante ans. Il y a aussi les insultes : « vieille », « vielle peau », elles ont bien appris les petits mots et elles viennent et disent ça au visage de la mère ! Impossible ! Interdiction totale ! Le respect doit rester.

Certaines belles-filles aussi profitent de la belle-mère. Il y a des belles-mères qui nous disent «c’est vrai que j’ai changé vis-à-vis d’elle mais c’est parce qu’elle me prenait pour la bonne poire… Je suis mauvaise pour tout le reste mais pour tenir les enfants, je suis bien…» Et voilà, la maman n’est là que pour le travail de l’autre.

D’autres nous disent « je suis mauvaise, mais je suis bien pour manger. Et oui,deux ou trois fois par semaine ils viennent pour manger à la maison. Tout le monde est content, pour ça, je suis bien…» Soubhan Allâh regardez déjà comment en face de vous vous avec une personne dont vous pensez qu’elle n’a pas de réaction, qu’elle ne remarque pas, alors qu’elle a compris mais elle ne parle pas.

Et ça c’est une erreur, il faut parler.

La personne elle enregistre et voit ta façon de fonctionner, c’est comme ça les beaux-parents, ils voient souvent ton fonctionnement, ton caractère. Même si des fois il y a des parents qui avouent « je n’ai pas besoin de ce beau-fils ou de cette belle-fille, j’ai toujours vécu à l’aise wa al-hamdulillâh… » mais ils veulent voir côté respect jusqu’où tu es capable d’aller, ce que tu es capable d’apporter, jusqu’où tu peux aider.

 Montrer des traces d’affection, d’amour qui prouvent que tu respectes la personne.

Et puis on verra après qu’il y a un juste milieu des deux côtés mais au moins fais le pas.

On entend aussi : « je profite, mais je ne dois rien ». Il y a pleins de sœurs qui me disent lors des médiations avec la belle-famille : « moi je suis mariée avec son fils, ça m’est égal si les enfants ne voient pas leur grands-parents ! » Soubhan Allâh ! Même si tu sais que chez les grands-parents ils vont entendre parler de religion ?

Parce que al hamdulillâh il y a des familles qui sont pratiquantes masha Allâh. Le grand-père il va peut-être apprendre ou donner des choses à ses petits enfants que même les parents ne peuvent pas donner. Ne serait-ce que le jeu. Combien de fois les enfants passent une heure ou deux heures à jouer avec le grand-père alors que toi tu es là à être fatigué ou à avoir du travail. Des fois les grands-parents donnent des choses que l’on n’est pas capables de donner. Ils ont un rôle à jouer. En fait ils ont une patience qui est très bizarre ; ils ont éduqué tabârak Allâh pendant des années des enfants et ils sont heureux, ils sont fiers de cet aboutissement de leur éducation qu’ils voient se réaliser dans le mariage de leurs enfants. Et l’on sous-estime cela.

D’autres nous avouent et nous disent que pour elles, la belle-fille, c’est une rivale. Ce qui veut dire que la belle-mère est directement aux aguets, elle surveille sa belle-fille. Et si tu vas voir du côté de la belle-fille, qu’est-ce qu’elle te dit ? « C’est vrai je l’ai senti parce que depuis que je me suis mariée avec son fils, elle me suis partout. Elle est toujours derrière. Toutes les cinq minutes elle téléphone à son fils pour savoir ce qu’on fait, où on va… » On te dit chère sœur que tu ne pourras jamais rivaliser avec ta belle-mère et ça je vous le dis à l’avance si vous voulez partir à la guerre, tu ne pourras jamais rivaliser et tu sais pourquoi ? Parce qu’elle reste une mère. Le choix n’est pas à faire, ça n’existe pas chez nous dans la religion.

Et on va voir ce point parmi les erreurs qu’il y a parce que des fois il y a des sœurs qui remarquent qu’il y a une rivalité alors la sœur vient un jour voir son mari et lui dit : « Tu choisis : ta mère ou moi.» Je vous assure que pour moi cette sœur c’est une suicidaire, une kamikaze… ! Tu crois que ton mari il va lui dire « y’a pas de problème : « Allo el walida (maman), tu dégages parce que je viens de faire un choix et vu les investissements, les pertes et tout c’est ma femme que je choisis » A’oudhou billâh ! Wallâhi, jamais de la vie ! Un frère qui craint Allâh (azwadial) ne pourra jamais. Et une sœur qui craint Allâh (azwadial) ne pourra jamais venir demander ce genre de chose. Elle ne fera jamais cela. Mais il y en a qui le font car elles pensent que c’est une affaire de rivalité mais ça ne marche pas de cette manière.

C’est pour cela que l’on te dit lorsque l’on parle de ces petites erreurs c’est parce que toi la belle-fille, tu as un certain vécu, il y a des choses que tu connais et que la belle-mère ne connaît pas. Tu as peut-être vécu chez toi à la maison d’une certaine manière et tes beaux-parents ne le savent pas. Il y a des fois par exemple des belles-filles qui oublient qu’elles ont vécu d’une manière un peu « tranquille », « gâtée », encore plus si c’était une fille unique. Alors il faut comprendre pourquoi il peut y avoir des problèmes assez graves. Quand tu as une fille unique à la maison avec que des garçons, il arrive que cette fille ce soit la reine de la maison, il ne faut pas la toucher.  S’il faut travailler dans la cuisine, non, laissez-là miskina (la pauvre), toujours miskina, faut pas la toucher, faut pas s’approcher, faut pas lui faire…Et puis du jour au lendemain elle se retrouve belle-fille dans une famille de quinze ! « elle meurt, elle est avalée, wallâhi elle va être avalée » !

Parfois le mari est tout content d’aller voir sa mère avec sa femme et il part plus tôt pour pouvoir l’aider et là elle tombe la pauvre. Et c’est là que les excuses commencent : « je ne peux pas aller chez ta mère » « Et pourquoi ? » « Je ne me sens pas bien… » « Mais il y a cinq minutes tu allais bien ! » Et la guerre commence… Qui va faire la part des choses ?

Des fois, la connaissance religieuse n’est pas la même et on a beaucoup de parents qui ne connaissent pas comme nous la religion. Ils ne savent pas. Et s’ils ne sont pas formés en religion, comment vas-tu fonctionner ?

Alors tu entends des belles-filles dire que leur belle-mère est une égarée, une innovatrice, ma belle-mère ci ma belle-mère cela ! Peut être, je dis, tu as peut-être raison, mais en disant cela de cette manière, en critiquant ta belle-mère ou ton beau-père, qu’est-ce que tu as gagné ? Est-ce que tu as arrangé quelque chose ?

Jamais ! Tu n’as rien arrangé, parce qu’elle restera dans la même situation. Alors essaye de trouver le moment opportun, le moment idéal pour aller lui parler mais d’une certaine manière.

Deuxièmement on t’a dit que tu ne connais pas le caractère parce que tu viens d’entrer dans cette famille, tu es nouvelle. Essaye alors les premières semaines, les premiers mois de rester silencieuse, de scruter, d’observer, essaye de voir comment il est ce caractère, comment elle est la belle-mère. Pourquoi ? 

Et bien ça va me permettre d’introduire le sujet de la belle-mère car jusqu’à présent je n’ai parlé que de la belle-fille.

Il arrive des fois que nos belles-mères, qu’Allâh (azwadial) les guide, le jour où elle viennent pour demander la fille de quelqu’un, elle vient avec ses meilleurs côtés, hajja mâsha Allâh ! Habillée tout en blanc, la politesse, que de belles paroles, tout masha Allah. Alors la maman de la fille elle a honte devant elle et ne peut lui refuser sa fille, d’autant qu’elle lui en a fait un éloge incroyable ! La fille mesikina quand elle rentre et voit la future belle-mère, masha Allâh, elle n’en croit pas ses yeux, impossible, elle ne parle même pas ! Et si elle parle, que pour dire du bien ! Parce que le fils il sait très bien que sa mère, surtout si c’est une nerveuse, elle peut tout casser ce jour là pour un seul mot qu’elle va lâcher ! Donc avant d’aller voir la famille de la fille, le garçon supplie sa mère de se taire et de se contenter de demander la main de la fille sans poser aucune question !

Il y a un frère qui m’a appelé un jour et me dit que sa mère lui a cassé son projet de mariage. Quand j’ai reçu sa mère pour essayer de comprendre les choses, qu’est-ce qu’elle me dit ? Qu’elle est allée voir la famille et quand la fille est rentrée dans la pièce, en fait elle ne parlait pas un mot d’arabe. Et là elle qu’est-ce qu’elle me dit ?  « Comment j’allais parler avec elle moi après !!! » Je lui réponds « mais elle va se marier avec ton fils hajja, et puis il va lui apprendre petit à petit » Mais elle n’a rien voulu savoir…

Regardez sur quoi elle s’est basée ! Elle n’a pas réalisé que les jeunes d’aujourd’hui ce n’est pas comme avant.

Alors les belles-mères sont étonnées car elles pensent qu’elles vont avoir une belle-fille comme elles ont été. Parce que nos mères et qu’Allâh (azwadial) les récompense, on n’arrive même pas à la hauteur de leurs chevilles. Elles ont subi ce qu’elles ont subi et d’une manière très silencieuse. Nos pères, pour certains d’entre eux, ont eu un caractère très dur, ils en ont fait « baver » à nos mères. Et nos mères sont restées patientes. D’autres ont été très gentils, ont fonctionné vraiment bien. Il y a des mères qui pleurent encore quatre ans après la mort de leur mari. C’était un drôle de couple les anciens. C’était un coupe très rare, on ne retrouve plus ce genre de « marque » aujourd’hui. Et c’est pour ça que la mère miskina elle a peut-être une bonne intention, elle voudrait bien que sa belle-fille soit comme elle était. Mais ça c’est impossible, ou alors c’est très rare.

Et là c’est déjà une erreur qui se fait à ce moment là, un jugement qui se fait. Et on ne peut pas. Chaque génération a sa spécificité. Il faut garder ça en tête et vous les maris il faut le dire à vos mères, à vos pères et les sœurs la même chose. Chaque époque a une spécificité incroyable, souvent qu’on ne peut même pas imaginer.

Il y a aussi des fois des belles-mères qui veulent avoir un regard sur tout. Si le fils a eu le malheur de ne pas appeler durant 24 heures, il est mort !Sa mère l’appelle le matin : « où tu étais, qu’est-ce que tu as fait ? Pourquoi tu n’as pas appelé ? Elle t’a aveuglé ?… » Et le frère meskine, il est là entre deux. Qu’est-ce qui se passe alors…

On dit à nos belles-mères que pour la vie de couple on peut donner des conseils, mais l’ingérence ça doit être très bien compris. Même les maris ne comprennent pas ça. Même nos parents font des erreurs. On doit respecter chacun dans son environnement.

Une fois que ton fils s’est marié ou que te fille s’est mariée, il y a un nouveau responsable. Qui reprend la tutelle ? Qui devient le « walid » (le père) dans le couple là ? C’est le mari. Et il a un sale rôle, vous allez le voir après. C’est le mari qui devient un régulateur, et à ce moment on ne peut pas laisser chacun rentrer dans la vie de l’autre ! Jamais !

Tu peux conseiller ton fils ou ta fille mais tu ne peux pas être celui ou celle qui va s’ingérer dans leur vie pour un oui ou pour un non et demander tous les rapports, tous ce qu’il se passe, ce n’est pas faisable je vous assure. On ne peut pas le faire de cette manière là et c’est ce qui a crée de graves problèmes ces derniers temps. Les gens commencent au fur et à mesure soubhan Allâh à venir et à vouloir savoir même ce qui se passe dans le lit conjugal. Et des fois on a des frères qui nous appellent et nous passent leur mère qui nous demande si c’est interdit qu’elle demande à son fils s’il va faire un enfant. On lui dit : « non ce n’est pas haram si tu lui demandes comme ça mais si tout les jours tu vas chez lui et tu demandes : « Alors ? Vous avez fait quelque chose ? », là tu n’as pas le droit ». On ne peut pas parler de ses relations en Islam, c’est haram, on ne peut pas, qu’Allâh vous accorde Sa satisfaction, même pas la mère avec sa fille. On ne peut pas, on ne parle pas des relations intimes. Il y a des hadith très graves dans ce domaine là.

Il y a des belles-mères qui lorsqu’elles demandent les rendez-vous que le mari a ou que sa belle-fille a, qu’est-ce qu’elle fait ? Par exemple elle sait que sa belle-fille doit sortir le lendemain à 15h, elle appelle son fils une heure avant pour lui dire qu’elle arrive. Si le fils lui dit « mais on doit sortir… », sa mère lui dit « tu n’as pas honte, tu dois sortir justement le moment où je te dis que je viens !!! ».

Il y a même des frères qui nous appellent pour nous demander : « qui passe avant, ma femme qui attend son rendez-vous depuis trois semaines et moi qui ait pris congé exprès ou bien ma mère ? «  Et il y en a soubhan Allâh qui n’osent rien dire et qui sont entre deux feux et on va voir ça aussi.

C’est très grave parce qu’il y a des personnes qui n’imaginent pas que déjà, venir avec cet esprit un peu malsain, ça ne se fait pas en Islam. C’est grave parce que l’intention n’est pas bonne et que les actes ne valent que d’après leur intention.

On sait qu’il y a alors des histoires très bizarres qui commencent à ce moment là et c’est normal. La belle-fille, ça reste un être humain, elle est toute contente, elle s’est préparée pour passer une journée avec son mari, un pique-nique ou deux trois jours de vacances avec son mari et il y a la belle-mère qui arrive et qui casse tout… Ce n’est pas normal.

Il y a aussi des belles-mères qui se permettent de critiquer la belle-fille devant le fils. Ou alors l’appeler par des surnoms devant le mari : « elle est où la tordue ? Elle est où la pierre ? » Tu entends des mots incroyables en dialecte et autre. On ne peut pas, il faut qu’il y ait un certain respect. On ne peut pas critiquer quelqu’un, aucun être humain n’aime qu’on le critique comme ça ouvertement. On n’aime pas ça parce que l’on reste des êtres humains et parce que la personne va estimer directement que c’est rabaissant. Toutes ces remarques lorsqu’elles sont dites l’une derrière l’autre, après une semaine, deux semaines, trois semaines comment veux-tu que la personne continue d’accepter l’autre personne. C’est très rare.


La belle-mère doit aussi savoir que son fils ou sa fille n’est pas parfait. Il faut que nos belles-mères le sachent, elles doivent le savoir. Pourquoi ? Parce que des fois, nos jeunes ont une manière de parler, ils ont une manière de fonctionner parce qu’ils en ont hérité chez eux dans leur famille, alors comment elle va faire la belle-mère ? Au lieu de patienter de se dire qu’ils sont encore jeunes, qu’ils vont changer, non, elle met de l’huile sur le feu et ça n’arrange rien du tout.

 Des fois aussi la belle-mère n’accepte pas le mode de vie de sa belle-fille. Des fois la belle-mère, à chaque fois elle vient chez le fils: « qu’est-ce que tu as mangé aujourd’hui ?». Et vous savez les couples d’aujourd’hui ce sont des couples « light », tout le monde veut maigrir même le chat ! Alors l’épouse, comme elle est de l’année 2008 et que son mari c’est aussi un 2008/2009, vous savez … ce n’est plus l’autre génération où tu rentres chez la « walida » (maman) la pauvre qui prépare le plat de un mètre circulaire de lentilles pour trois semaines, bien congelé en paquets, tu rentres, tu n’as pas le choix, tu t’assois et tu manges ! Aujourd’hui le mari est au travail et sa femme toute contente l’appelle et lui demande:
– « je te fais un coulis de sauce » !? – « Oui »
– « Tu la veux gratinée ou pas gratinée ? » – « Gratinée oui »…
– « Et tu la veux comme ci ou comme ça ?»… – « Oui je préfère comme ci… »
– « Et le poivre tu le veux doux ou aigre-doux ou … »

Alors, imaginez-vous la scène … la femme, version 2008, elle est tout contente, elle a été dans un magasin spécial pour acheter une petite brindille, vous savez que l’on met sur l’assiette au bord avec le coulis de sauce, et elle te met un petit morceau de steak, 4 cm de côté sur 4 parce que ça se coupe avec un genre de petit carré métallique. Elle le coupe, elle le pose et elle met une « crotte » de purée…Ce sont des termes très spécifiques…Donc elle dépose cette « crotte » de purée et elle met une petite bougie avec un beau petit verre…

Imaginez-vous la scène avec une petite lumière tamisée et là Hajja (la belle-mère) qui rentre !!! « Qu’est-ce qui se passe ici ? Y’a quelqu’un qui est mort ou quoi ? Qu’est-ce qu’il se passe ?» Alors la belle-fille elle est toute gênée. Chez les jeunes ils appellent ça l’amour… le respect… La belle mère elle te dit « Y’a quelqu’un qui est mort ou quoi ? »

J’ai eu des sœurs avec des histoires comme ça qui ont été très vexées. C’est là qu’elles ont juré « Wa llâhi c’est fini, ne me parle plus de ta mère ». Vous voyez c’est tout bête mais voilà.  Parfois on a l’inverse, le mari rentre et il entend que ça mère va venir, alors il appelle sa femme : « enlève les bougies et tout le bazar ma mère arrive… »  Ne commettez jamais cette erreur, la belle-mère doit comprendre qu’aujourd’hui les jeunes vivent autrement qu’elle avec son mari.

Des fois aussi la belle-mère a moins d’indulgence pour sa belle-fille que pour sa fille. Si sa fille est mariée, quand un problème arrive elle dit : « oh, c’est une erreur, ça arrive à tout le monde… » mais si c’est sa belle-fille… : « Ah ! Je l’avais dit qu’elle était tordue…je le savais qu’ il ne fallait pas la prendre… » Et ça, ça arrive souvent. On ne peut pas faire de différences comme ça, c’est de l’injustice, du « dhulm », il faut faire attention.

Il y a aussi les belles-mères qui rabaissent, dénigrent la fille même si elle fait tout son possible. Une fois j’ai eu le cas au bureau où une belle-fille était partie en ville pour acheter un beau pyjama pour sa belle-mère et aussi un bouquet de fleur. La pauvre, depuis le matin elle courait partout. Puis elle va chez sa belle-mère toute contente pour lui offrir son cadeau. La belle fille lui montre:  » Voilà c’est un pyjama ! » et là la belle-mère qui lui dit : « Tu m’as vue dormir avec un pyjama ? Tu sais au moins si je dors avec un pyjama ? »… Soubhan Allâh, directement elle rentre dedans ! Pourquoi ? Pourquoi être comme ça ? Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) nous a dit de se faire des cadeaux entre nous, ça met de l’amour entre les personnes. C’est quelque chose de normal chez nous de faire des cadeaux.

Et c’est pour cela que l’on dit que rares sont les compliments. Rares sont les belles-mères qui viennent qui prennent leur belle-fille dans leurs bras pour la complimenter : « ah ma belle-fille al-‘aziza … je t’aime en Allâh », c’est rare hein ? Et la belle file qui serre sa belle-mère et qui lui dit : « ah khalti l-habiba (ma tante bien aimée) tu es comme ma mère… » Et les deux qui pleurent dans les bras l’une de l’autre…Pourquoi on n’a plus cette scène ? Pourquoi c’est directement le négatif ? Et bien c’est à cause de l’ignorance, des fois on croit bien faire, ça ne veut pas dire que la belle-mère est mauvaise, des fois c’est des caractères mais on va voir après pour les solutions in sha’a Allâh.
 

Des fois il y a aussi la jalousie, il y a beaucoup de belles-filles qui oublient et pourtant les sœurs devraient toujours garder en tête qu’une mère qui marie son enfant se dit la plus part du temps: « elle a volé mon fils.»  C’est drôle à dire et pourtant il ne faut pas sous-estimer cela.

Et si jamais la belle-fille vit à l’aise, des fois la belle-mère ne l’admet pas. Je vous donne un exemple: il arrive des fois que la mère a vécu toute sa vie sans machine à laver, sans lave-vaisselle, sans sèche-linge ; pas de micro-ondes, pas de mixer, pas de four à pain…Dans nos couples maintenant, on a tous les appareils et ta mère la pauvre ça fait juste un an qu’elle a sa machine à laver.

Alors toi tu te maries, tu es jeune, tu as de l’argent, tu as tout et c’est normal, ce n’est pas interdit, et tu achètes tout un tas de petits appareils et il y a des belles-mères qui rentrent en conflit à cause de ça. Yâ khaltî, Allâh (azwadial) a donné des choses que vous dans votre temps vous avez eu alors que vos parents ou grands-parents n’avaient pas eu. Au contraire, il faut que les belles-mères voient ce progrès pour leurs enfants comme une ni’ma (un bienfait). Hélas, pour certaines, la jalousie fait qu’elles veulent que cette fille n’ait rien à la maison. Pourquoi ? Ca aussi c’est un sujet à étudier. On ne peut pas penser comme ça. Si la personne vit à l’aise, il faut que nos parents soient contents, disent hamdullâh !

Et il y a un pourcentage qui a quel type de belle-mère ? Celles qui sont divorcées ou bien veuves. On a remarqué statistiquement que lorsqu’une femme est veuve ou divorcée, qui prend la place de son mari ? Son fils. Elle choisit souvent un de ses fils qui prend la place et à chaque fois qu’elle a besoin de quelque chose elle l’appelle, toutes les dix secondes s’il faut.

C’est là cher fils que tu as intérêt à faire attention parce que tu devras absolument apprendre à jouer 50/50 et la belle-mère devra comprendre qu’effectivement on perd un mari, ce n’est pas facile mais tu ne peux pas substituer ton fils à ton mari. Le fils oui, il doit rester, il doit rester absolument présent si jamais sa mère a besoin de lui mais la mère doit comprendre qu’il y a des heures qu’il est obligé de donner à ses enfants et s’il est intelligent, il y a alors moyen de s’occuper de tout le monde.

De la mère et des enfants. Mais à condition de mettre un juste milieu comme il se doit et dans le respect. Mais il y a des mères qui ne veulent pas, qui veulent que le fils soit là tout le temps.

Il y a encore un autre cas, c’est les filles qui se marient avec des garçons du « Bled ». Alors, la fille des fois elle est maligne… Il y en a une qui m’a raconté avec son mari et regardez un peu la « niyya », l’intention, un peu tordue, elle m’a dit, « moi j’ai pris un mari tranquille, il n’a aucune famille ici ». Je lui dis « et alors ? » Elle me dit « sa mère vient dans trois semaines » Je lui dit « c’est bien, tu as du ajr (récompense) en plus » Et là elle me dit : « non, elle m’a même menacé par téléphone, en me disant « j’arrive… » » Soubhan Allâh on dirait un gladiateur qui sort de l’arène et qui arrive chez toi…

Une fois j’ai dû appeler une belle-mère au Maroc, pour lui demandé de ne pas venir s’installer chez son fils ici en Belgique ! Car qu’est-ce qui se passe alors, la femme avant même que la belle-mère ait quitté le Maroc elle est déjà chez nous au bureau pour parler de quoi ? De divorce…  Alors le fils se pose la question de savoir qui il doit choisir  ! L’appartement avec ma femme ou partir avec ma mère ?

C’est pas un choix qui existe en Islam. Si tu as décidé de faire venir ta mère, c’est toi qui doit en subir les conséquences. Tu prépares un deuxième étage ou alors tu lui prends un logement. Et si t’as pas l’argent et bien fais tout ton possible pour que la famille là bas s’occupe de ta mère. Soubhan Allâh khaltî ! Tu as eu le bienfait de vivre toute ta vie dans un pays musulman, reste là bas, ne viens pas en Europe. Et vous savez de quoi je parle.

Il y a des mères les pauvres qui arrivent ici et elles restent mourantes dans un hôpital, puis elle devient lourde pour la famille, les enfants commencent à n’y aller qu’une fois sur deux…Comment est-ce qu’on fait ? On a même des couples qui nous appellent et j’ai même gardé une lettre que l’un d’entre eux m’a envoyée avec des questions comme preuve. Regardez les questions : Ma belle-mère est malade, combien de fois je dois lui rendre visite par semaine ? Allâhou Akbar ! Ca se pose cette question ? Ca se demande ? Cette belle-mère qui est comme ta mère, combien de fois je dois lui rendre visite ?

– Ma belle mère va venir habiter chez nous. Est-ce que je lui donne la plus grande pièce ou bien la plus petite parce qu’elle est toute maigre et petite ! C’est quoi ces questions ? On voit déjà que l’intention elle est bizarre. On dirait que c’est un animal qui arrive, tu lui prépares sa cage, la plus petite… Hacha lillâh ! Donc vous voyez jusqu’où ça va ?

« – Je prends une décision pour notre couple, est-ce que je dois appeler ma mère ? » –  » Peut-on refuser le contact avec une personne externe à la famille si ma belle-mère ne veut pas ? »  Mais qu’est-ce que la belle-mère a à voir la dedans ? Regardez jusqu’où on a été soubhan Allâh. Ca c’est comme des fois celui qui n’a pas de travail, qui n’a rien à faire il prend un clou et un marteau et il se dit « ah tien …il y a de la place sur ce mur.» Et bien il y a des couples maintenant c’est la même chose, ils ont tout vécu, ils ont tout fait, la seule chose qui leur reste c’est de savoir où est-ce qu’on va mettre un tel ou bien où est-ce qu’on ne va pas le mettre, si on va appeler ou on ne va pas appeler, si on va expliquer ou on ne va pas expliquer! C’est une grave erreur, faites attention.

Il y a aussi beaucoup de belles-mères qui jouent avec l’affectif. Elles vont jusqu’à demander à leur fils de divorcer leur femme. Et si il refuse, elle lui dit et c’est arrivé dans le bureau devant moi : « tu veux la malédiction d’Allâh  ou bien tu veux l’agrément de ta mère ? » Et une fois il y en a un qui a divorcé devant moi !!  Mon frère, crains Allâh, c’est interdit ! haram ! On ne peut pas divorcer suite à la demande de son père, de sa mère ou de qui que ce soit. Pourquoi divorcer ? Parce que ta mère ne l’aime pas ? Haram, lâ yajouz (ce n’est pas permis).

Il y a aussi des fois des belles-mères veuves ou divorcées qui viennent dormir tous les jours chez leur fils alors qu’il est marié. Ca aussi, on dit à la belle-mère, fais attention. Ton fils est marié, il a une certaine vie privée, intime. C’est important, c’est la vie de couple. Donc fais attention. Viens passer la soirée et puis on te raccompagne à la maison par exemple. Mais il y a beaucoup de problèmes à cause de ça. Vous voyez comment c’est délicat ? On veut se respecter tous, mais comment faire ? Ce n’est pas facile.

Maintenant, le mari ! Le pauuuuvre ! La victime… ! Il est celui en vérité qui est le plus à plaindre quand tu réfléchis…D’un côté sa femme, de l’autre ses parents ! Sa femme lui dit « je t’aime … » et sa mère lui dit « moi aussi je t’aime … » ! Sa femme lui dit « je veux ton bien », sa mère lui dit « moi aussi je veux ton bien! » Sa femme lui dit « suis-moi », sa mère lui dit « suis-moi ». Et là il les regarde. Et des fois il nous appelle. Il nous demande ce qu’il doit faire. Il nous dit que sa femme le menace et que sa mère l’appelle toutes les 24 heures et le menace aussi.

Dans l’Islam on n’a pas ça et c’est pour ça que vous allez comprendre que celui que je vise le plus, ce n’est ni la belle-mère, ni la belle-fille mais c’est l’époux. Le plus grand régulateur, le thermostat de la famille c’est l’époux parce que c’est lui qui a tout entre les mains. Il a le « qawwâmah », il est responsable de son couple, il connaît sa mère, son père, il connaît les limites, il connaît la religion, il sait que celui qui transgresse les limites fixées par Allâh (azwadial) il ne va faire de mal qu’à lui-même. Il connaît tout cela. Donc c’est lui le plus grand des régulateurs dans le couple, c’est lui qui doit savoir normalement quand est-ce qu’il peut dire oui ou quand est-ce qu’il peut dire non. Il a un « sale boulot » parce qu’il doit plaire aux deux. Et là on lui dit de faire attention parce que c’est lui qui va devoir savoir comment apaiser, comment faire lorsque quelqu’un vient se plaindre chez lui.

Maintenant des fois on a l’inverse. On a des hommes, des maris, qu’Allâh les guide, dès qu’ils ont un problème ils appellent leur mère. Il faut choisir quelqu’un de neutre pour une médiation car il doit être juste, sans avoir aucune pitié ni pour l’un ni pour l’autre. Il ne faut pas que le cœur aille vers l’une ou vers l’autre personne. C’est normal si tu parles à ta mère, qu’après il y ait des problèmes entre ta femme et elle. Pour une mère c’est normal de penser que son enfant est le meilleur. Un père c’est pareil. Et c’est pour cela qu’il y a des disputes entre voisins si des enfants ont fait une bêtise car aucun des deux n’accepte et chacun dit que c’est les enfants de l’autre. C’est naturel soubhan Allâh ! Donc ne va pas te plaindre chez ta mère ou ton père. Tu es un homme ! Laissez les parents tranquilles. Laissez-les vivre. Ils ne doivent rien savoir.

Ton père, laisse-le tranquille, ta mère, laisse-la tranquille. Parce que tu es des fois la cause de l’allumage entre les deux. On ne peut pas. C’est important, même si on s’emporte un peu là-dessus, c’est important. Le mari doit rester dans ses limites. C’est lui qui a reçu la responsabilité, c’est fini, il doit s’arranger dans son couple et dire les choses comme elles sont. Pourquoi ? Parce que des fois il est lâche. Des fois les maris sont très lâches. Il voit la vérité, il sait que la vérité est peut-être du côté de sa mère ou bien de sa femme d’autres fois, mais il se tait, pour faire plaisir aux deux. Ce n’est pas permis. Il ne faut jamais se taire devant la vérité.

Si ta mère a fait une erreur, passe dans un magasin, prends un petit cadeau, rentre, embrasse-lui la tête, demande lui: « ma mère j’ai une simple question ; imagine si un jour je te vois aller vers l’Enfer et je ne te dis rien, est-ce que tu accepterais ? » Ta mère, elle va te dire qu’elle voudrait que tu lui dises, que tu l’arrêtes, que tu la préviennes non ? Et là tu lui expliques le problème avec sa belle-fille et tu les réconcilies bi idhnillâh. Tu lui demandes de pardonner à ta femme insha Allâh. Explique-lui que chacun d’entre nous peut commettre des erreurs… Le mari a un rôle très important.

Il doit être aussi très diplomate et on a des maris qui ne le sont pas du tout. Quand sa femme a le malheur de lui dire: « Allâhi jazik, parle un peu avec ta mère parce que là vraiment elle fait des trucs bizarres… », qu’est-ce qu’il fait alors ? Il lui dit : « Et toi tu t’es pas vue ?»

Et directement il va critiquer sa femme. Non ! Si tu t’es mariée avec elle c’est parce qu’elle est honnête, tu ne t’es pas marié en disant al-hamdulillâh j’ai pris la plus tordue du quartier, et si tu as pris celle qui a la religion, alors tu as fait le bon choix. Et pour l’homme c’est la même chose, si on a pris un homme qui a la religion et le comportement, al hamdulillâh. Comment se marier pour la religion et après traiter l’un ou l’autre de menteur ? Ce n’est pas logique. Donc on dit au mari : « Sois quelqu’un qui va être capable de parler, de discuter. Parfois il est bon que tu laisses ta femme parler à ta mère. »

Il y a des maris toujours dans le domaine de la lâcheté, qu’est-ce qu’ils font ? D’un côté ils savent que leur mère est dure mais ils ne laissent pas leur femme lui parler, s’expliquer, s’exprimer. Pourquoi ? « Parce que chez nous à la maison on n’est pas comme ça, on parle pas à la mère. » Il ne faut pas partir comme ça avec une idée négative, non, il faut être positif et Allâh (azwadial), Il t’aide.

Il y a également des maris qui ne remarquent pas que la femme peut détester sa belle-mère sans qu’il n’y ait aucun contact entre elles. Vous savez comment ?

C’est le style de mari qui fait l’erreur par exemple toutes les cinq minutes il rentre dans la cuisine il voit sa femme préparer un œuf et il lui dit : « ah c’est comme ça que tu fait l’œuf…parce que ma mère elle le fait pas comme ça… » Elle le regarde et elle le fait comme sa belle-mère. « Ah mais tu le mets dans une assiette comme ça l’œuf… Parce que ma mère elle le met dans une assiette comme ça… » Alors la femme elle prend l’œuf et le met dans l’autre assiette…

A la fin elle sait même plus ce qu’elle va manger, son mari ou l’œuf !!!

Il y a des maris comme ça, toutes les deux secondes, ma mère ci ma mère ça, ma mère elle fait comme ci, ma mère elle fait pas comme ça. A force la femme miskina elle lui dit : « Eh bien tu sais quoi ? Va chez ta mère !!! » Certaines soeurs viennent nous voir et nous disent « soubhan Allâh on dirait que je ne suis pas marié avec lui, je suis mariée avec sa mère !!! ». Ce n’est pas bon, parce que tu casses la personne. Ta femme elle est cassée à ce moment-là. Ce n’est pas bien.

Il y a des maris, si sa femme fait une erreur avec sa mère, il ne pardonne rien. Il veut la justice directement. Mais si jamais c’est sa mère qui fait une erreur avec sa femme, qu’est-ce qu’il lui dit ? « Pardonne-lui, il faut être indulgent.» Ca c’est grave parce que la femme elle peut le pendre comment ? Et bien elle va penser que tu ne reconnais pas qu’une injustice a été commise. Il ne faut pas bien sûr venir dire à ton mari qu’il aille se fâcher avec sa mère, ça c’est haram mais il peut aller pour discuter avec sa mère et de préférence avec toi. Ca dépend si jamais tu sens que ça peut s’envenimer entre elle et toi, alors à ce moment n’y va pas et laisse ton mari aller avec ta mère par exemple parler à sa mère. 

Il existe un autre groupe dans la famille qui ont beaucoup de pouvoir mais qu’on sous-estime, ce sont les filles de la belle-mère. Ce sont souvent des « chipies ». Elles sont là, elles regardent un peu la belle-fille comment elle fonctionne. De toutes les façons, pour elles, elle ne sera jamais bien. Je connais plusieurs familles comme ça. Je ne connaissais pas ce cas et quand j’ai eu les histoires de deux ou trois je me suis dis soubhan Allâh ça va jusque là ! Et des fois dans le bureau tu as un tribunal : trois sœurs avec la belle-fille qui est là qui demande:  – « Mais qu’est-ce que je vous ai fait ? »
– « On t’aime pas c’est tout. Depuis qu’on t’a vu, ta tête elle ne nous revient pas.»

Et elles font quoi soubhan Allâh, elles vont parler à la mère pour la monter contre elle. Il y a des mères, elles sont gentilles mais elles font confiance à leurs enfants. La maman elle te dit: « Moi mes filles, c’est elles qui reconnaissent qui est mauvais ou qui est bien. Elles sentent ça, elles remarquent ça. Donc si mes filles m’ont dit que cette fille est mauvaise, alors elle est mauvaise.» Haram, c’est de l’injustice. Faites attention, les sœurs du mari doivent rester neutres dans la vie du couple. On peut se conseiller, on peut s’entraider mais faites attention lorsque ça arrive comme à des situations où on provoque la fitna, « les troubles ».

Des fois aussi on a des filles qui n’osent pas dire la vérité. J’ai eu un cas il y a quelques mois où les sœurs sont témoins qu’il y a une injustice et quand j’ai demandé à ces filles de témoigner, elles ont refusé. Pourquoi ? « Parce que ça ne se fait pas chez nous dans notre famille.» 

Ah d’accord, dans votre famille parce que vous avez vos règles mais en Islam, vous êtes en train de témoigner dans le mensonge, c’est comme si vous disiez à votre frère qu’il ne se passe rien.  Vous mentez.

Et vous commettez une injustice sur une personne, si elle lève les mains vers le ciel et demande à Allâh (azwadial) Sa justice et que la porte de l’invocation est ouverte et exaucée, wallâhi c’est grave.

Et ça on le sous estime, on n’y fait pas attention.


 A présent le beau-père… Je l’ai laissé à la fin le pauvre. Le beau père c’est spécial, c’est un peu comme « le pacha » qui est assis et qui regarde le couple de loin. Ca ne veut pas dire qu’il est « bête », et même, on a peur qu’il « s’allume », qu’il se réveille, parce que son réveil est très dur. Et même lui des fois il est à plaindre et il n’a pas forcément une bonne place parce que d’un côté il y a sa femme et de l’autre la femme de son fils. Mais c’est un homme, il est un mari, celui de sa femme, et comme pour le mari de sa belle fille, son fils, il doit être strict, il doit connaître les limites. Il doit raisonner.

Et combien de fois j’ai remarqué que le père il y a moyen qu’il arrange les choses en cinq minutes mais il n’ose pas. Comme m’a dit une fois un beau-père : « Hajja, je vis avec elle tous les jours, mais la femme de mon fils, je la vois une fois par semaine… » Qu’est-ce que tu vas dire à celui-là ? Ce n’est pas bien ! On ne peut pas fonctionner comme ça. Et des fois on n’emploie le père que pour les menaces, pour la casse ou alors pour aller au Maroc, pour aller au Tribunal, pour aller faire les démarches. On ne l’emploie que pour les petits besoins personnels comme ça, c’est assez étrange.

Mais ce n’est pas comme ça que ça fonctionne, pas de cette manière. Des fois tu appelles le beau-père pour qu’il intervienne dans le couple et il refuse, il te dit : « c’est lui (son fils) qui s’est marié avec elle.» Soubhan Allâh !Cette phrase on l’entend tout le temps. Non ! cher père. Intervient, parle quand il faut intervenir parce que maintenant c’est nous qui te demandons de parler donc fais ton possible pour être présent.   Et il y aurait encore un tas de choses à dire, le sujet est très long mais on vous apporte des pistes, on vous montre les problèmes, pour que vous essayiez de mettre fin à cela.

Le principal c’est qu’il est important d’avoir la crainte d’Allâh (azwadial) quoi que vous fassiez, belle-mère, belle-fille, beau-fils, beau-père, s’il n’y a pas cette crainte d’Allâh, il peut y avoir n’importe quoi.

On vous rappelle aussi que nul n’est parfait et que c’est un pacte que vous avez signé entre vous et Allâh (azwadial) dans ce couple. Il faut aussi qu’il y ait de l’honnêteté parce que des fois avant même le mariage, au moment de demander la main, le futur mari il sait que sa mère ou son père est dur et il ne dit pas la vérité. C’est bien qu’il le dise à la future mariée, qu’il la prévienne sur le caractère de ses parents. Comme ça soit elle accepte soit elle refuse. Il faut dire la vérité car sinon on ne l’apprend qu’une fois marié et là comme vous le savez c’est parfois trop tard.

Il faut aussi savoir prendre ses responsabilités. Ca c’est aussi une des solutions, un remède. Si tu ne sais pas prendre tes responsabilités, comment veux-tu avancer dans ce couple ? Il faut aussi voir que le couple est un investissement, tu as le « ajr » (récompense) pour chaque minute passée avec ton épouse ou toi ma sœur avec ton époux. C’est une adoration, une ‘ibada. Donc partant de là il faut bien gérer cela et ne pas laisser les choses aller n’importe comment ou même des fois semer la discorde ou la zizanie dans ce couple.

Tu dois au mieux gérer ce que j’appelle la forteresse parce que wallâhi le couple c’est une forteresse attaquée de tous les côtés. Soir par shaytan, soit par les jaloux, soit par n’importe, il y a de tout, ceux qui sont mariés savent de quoi je parle. Donc il faut que tu sois quelqu’un qui sait gérer tout cela. Il faut aussi savoir qu’il y a des personnes qui sont très exigeantes, qui demandent trop, n’ont jamais assez et tu dois être au courant en tant qu’époux et en tant qu’épouse pour te préparer à cela pour lorsque tu seras marié(e).

Et on appelle aussi nos enfants à la patience, à l’endurance comme on appelle les futurs époux à demander à leurs parents de leur dire ce qu’est le mariage, c’est quoi être un époux, c’est quoi être une épouse et là des fois, la mère peut expliquer à sa fille ce qu’est une belle-mère, la bonne et la mauvaise, elle lui donne les deux cas comme ça le jour où il y a un problème elle est au courant. Que le mari demande à son père comment ça fonctionne avec le beau-père, comment est-ce qu’il faut parler avec comment est-ce qu’on fait.

Nous on ne nous a jamais appris ça il faut être honnête. Demandez autour de vous, chez les maghrébins c’est comme ça, tu te maries, débrouille-toi. Comment le couple a-t-il appris à vivre ensemble ? Dans les petits livres en français. Et nous notre génération, il n’y avait pas les livres en français et si tu ne savais pas lire l’arabe, on teste et on verra si ça passe ou ça passe pas. On n’était même pas au courant des règles, ni de jurisprudence ni rien du tout.

Non, une vie de couple il faut qu’il y ait un apprentissage, il faut qu’il y ait un enseignement car c’est un acte d’adoration et à ce moment là, elle doit être faite comme il se doit.

Et n’oubliez pas une chose ; il ne faut pas être de ceux qui interprètent à chaque fois toute petite situation qui apparaît dans le couple, tout problème qui apparaît, non ! Derrière le soupçon il y a un péché. Donc ne soyez pas de ceux qui ont à chaque fois des doutes.

Invoque Allâh pour ta mère, invoque Allâh pour ton père et fais de même pour tes beaux-parents et la fille la même chose, qu’elle invoque Allâh pour ses parents et ceux de son mari. Qu’Allâh (azwadial) leur ouvre les yeux, les guide et fasse que ce soient des personnes qui vous apportent des bénéfices insha Allâh.

Et on vous demande aussi de faire preuve de franchise et que les rencontre avec la belle famille ne soient pas juste d’arriver bien habillé, poser un gâteau, manger et repartir. Non ! Parlez d’un sujet de religion, faites un petit dars (cours), que le mari fasse un petit dars devant sa femme, ses parents, ses enfants. On n’a pas ça aujourd’hui, on ne parle pas de religion lorsque l’on est en famille, on ne discute de rien. Qu’Allah (azwadial) nous guide.

Soubhanaka allâhoumma wa bihamdik, ash-hadou anlâ ilâha illâ anta, astaghfirouka wa atoubou ilayk.

Morale par une petite fille

Ceci une histoire vécue qui arriva à l’époque à un homme pieux qui vivait avec sa famille et qui désirait se rendre à la Mecque pour effectuer son Pèlerinage.

(A l’époque, il fallait beaucoup de temps pour s’y rendre pour ceux qui habitaient loin, à cause des moyens de transports lents)

Ses fils, en apprenant cette nouvelle, dirent à leur père de ne pas y aller, car il était le seul qui travaillait pour subvenir au besoin de sa famille et devait donc rester pour travailler pour eux. Le père changea alors d’avis.

Il avait parmi ses enfants, une petite fille, pieuse, qui vint à lui et lui dit :

 » ô mon père, qui est-ce qui nous accorde notre subsistance si ce n’est Allah (azwadial)?

Ne t’inquiète pas ô mon père, rends-toi à ton pèlerinage, et comme le dit le Très Haut,
celui qui place sa confiance en Lui, Il subviendra à ses besoins par là où il s’y attend le moins. »

Suite aux paroles sages de sa fille bien aimée, le père décida de partir pour La Mecque…

Le temps passait lorsqu’un jour, un émir passa par cette contrée avec ses compagnons, et ressentit une immense soif. Il demanda à l’un de ses compagnons d’aller chercher de l’eau auprès des habitants de ce lieu afin de la lui ramener. Le compagnon partit donc à la recherche d’eau et il frappa à la porte de « notre petite famille ». Il leur demanda de l’eau et la famille lui en offrit avec grand plaisir.

Le compagnon apporta de l’eau à l’Emir qui fut très heureux de s’être désaltéré. Il demanda alors à son compagnon quelle était cette famille qui lui avait offert de leur eau pour qu’il puisse les remercier.

Le compagnon lui répondit que c’était la famille d’untel (Le père de famille était connu pour sa piété). L’émir demanda alors à ce qu’on le conduise jusqu’à lui afin qu’il puisse le remercier.

Arrivé sur les lieux, la famille lui expliqua qu’il était parti effectuer son pèlerinage et à ces mots, l’émir dit :

« En l’absence de notre frère, nous avons le devoir de nous occuper de sa famille » et il sortit une énorme bourse remplie de pièces d’or qu’il leur offrit. Puis il se tourna vers la multitude de compagnons qui l’accompagnaient et leur dit : « que celui qui m’aime fasse comme moi »

C’est ainsi que la maison de cette famille fut remplie de pièces d’or et d’argent.
 

Tout le monde sautait de joie … sauf la petite fille qui sanglotait …

L’émir la vit pleurer et lui demanda pourquoi.

Elle lui répondit :

« Un homme nous a regardé … et nous sommes riches … que dire du Regard de Dieu ? »

Regardons soubhan Allah comment Dieu le Très Haut s’occupe de celui qui place sa confiance en Lui, et regardons comment a réagi la petite fille, et comment elle a comparé la générosité d’un homme, et les immenses récompenses que Dieu le Très Haut nous promet, ici-bas et dans l’au-delà, pour notre obéissance et notre adoration.

Puissions-nous en tirer les bons enseignements…

sajidine.com

Islam valorise la mère

1 – Le Très Haut a dit:

{ Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, … }
[ Sourate 4 – Verset 36]

Ibn Abbas (Radhiallahu anhu) a dit:  » […] c’est-à-dire leur faire du bien, être doux avec eux, ne pas les gronder, ne pas les fixer de ses yeux, ne pas hausser le ton en leur parlant et se comporter à leur égard comme l’esclave devant son maître. »

2 – Le Très Haut a dit :

{ Et ton Seigneur a décrété « N’adorez que Lui; et (marquez ) de la bonté envers les père et mère : si l’un deux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis point : “Fi !” et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses.
Et par miséricorde, abaisse pour eux l’aile de l’humilité, et dis: “Ô mon Seigneur, fais-leur ,à tous deux, miséricorde comme il m’ont élevé tout petit” } [ Sourate 17 – Versets 23-24]

Il faut respecter ses parents, père et mère et les prendre en charge. Cette piété s’érige au rang de devoir qui vient juste après celui dû à Allah (azwadial), ce qui prouve que l’Islam tient les père et mère en haute considération.

Allah (azwadial) nous a interdit de leur dire de mauvaises paroles fut-ce un simple “ fi ! ”. Il nous a interdit de les gronder . Au contraire il faut leur parler doucement en leur tenant un langage aimable.

Un homme vint chez le Messager d’Allah et lui dit:  » Ô Messager d’Allah ! Quel est celui qui mérite le plus que je lui tienne compagnie ? ”. Il dit: “ Ta mère ”. Il dit: “ Et qui encore? ” – il dit: “ Ta mère ”. Il répéta : “ Et qui encore? ”, il dit: “ Ta mère ”. Il répéta de nouveau: “Et qui encore?”, il dit: “ Ton père ”. »

[Rapporté par Al Boukhari et Mouslim]

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a recommandé à l’homme sa mère trois fois de suite, ce qui reflète le privilège de la mère et la place honorable de la femme musulmane.

Comment l’homme pourrait exciter son épouse s’il est incapable d’érection ?

II peut le faire en excitant le clitoris de son épouse jusqu’à satisfaction et extase, lui-même trouvera cela très excitant. Cela pourrait même favoriser l’érection qu’il désire. De même, l’épouse peut aider son mari pour l’érection de la même manière en excitant son pénis.

Voici ce qui serait indiqué de faire comme exercice sexuel pour favoriser l’érection et la fortifier pour une durée plus longue. La personne utilisera une serviette et un récipient plein d’eau glacée. Il faut passer la serviette trempée sur l’organe génital de nombreuses fois avant d’avoir des rapports sexuels. Faire cela plusieurs fois permet à l’homme de retrouver sa force sexuelle.

Traitement de la migraine

Les différentes sortes de la migraine

   La migraine : une douleur dans un endroit quelconque de la tête (ou dans toute la tête, et lorsqu’elle s’attache à une des deux moitiés, elle s’appelle : la migraine semi-faciale, et si elle s’attache à la tête entièrement on l’appelle la casque (Baïdah ou Khoudthah), en la comparant au casque du guerrier qui englobe toute la tête. La migraine pourrait être dans la partie postérieure ou dans la partie antérieure de la tête. Elle a de nombreuses sortes, ses causes sont diverses.


La vérité de la migraine

La chaleur et l’ardeur de la tête provenant de l’exhalation gazeuse qui y tourne et cherche une issue de la tête sans y arriver, d’où elle l’ennuie à l’instar du récipient dont le contenu est réchauffé.
Si cette exhalation gazeusse répand dans toute la tête sans pouvoir se décharger ni être décomposé, on l’appelle (Sadar).

La migraine provient de nombreuses causes

  • Desulcères gastriques, d’où le mal à la tête à cause de cette tumeur qui s’attache au nerf descendant de la tête à l’estomac.
  • Du vent grossier contenu dans l’estomac, et montant vers la tête en l’ennuyant.
  • D’une tumeur dans les veines de l’estomac, d’où le mal à la tête, après le mal à l’estomac, car ils sont tous les deux en liaison.
  • La migraine produite de l’estomac bourru de nourriture qui descend, mais une partie reste crue, ce qui cause la migraine et la lourdeur de la tête.
  • La migraine produite après le coït, car l’air libre pénètre le corps de façon excédante à l’ordinaire.
  • La migraine après le vomissement ou le relâchement : ou bien à cause de la sècheresse qui règne, ou de la montée des vapeurs de l’estomac vers la tête.
  • La migraine qui arrive après l’intense chaleur, et l’air réchauffé.
  • La migraine qui arrive après le grand froid et à cause de l’épaisseur des vapeurs dans la tête sans être décomposés.
  • La migraine produite après la veille et l’insomnie.
  • La migraine produite de la pression sur la tête et le port des lourds fardeaux sur elle.
  • La migraine produite quand on parle longuement d’où la force du cerveau s’amoindrit.
  • La migraine produite par les mouvements et les exercices excessifs.
  • La migraine causée par les accidents psychologiques, tels que les soucis, les chagrins, le scrupule et les mauvaises idées.
  • La migraine causée parla grande faim, d’où les vapeurs ne trouvent rien à y travailler, ils s’agglomèrent et montent vers la tête afin de lui faire sentir le mal.
  • La migraine qui a comme origine une tumeur dans la peau intérieur du cerveau, d’où la personne sent qu’on le frappe avec les marteaux sur le tête.
  • La migraine, pendant la fièvre, car la chaleur augmente, et cause la douleur.

Et Allah (azwadial) est le plus savant.

Cause de la migraine semi-faciale

La cause de la migraine semi-faciale est une matière contenue dans les veines de la tête seulement, ou qui y monte, et la moitié la plus faible de la tête l’accueille, la dite matière pourrait être vaporeuse, ou des humeurs chaudes ou froides. Le signe qui caractérise est le battement des veines surtout si le tempérament est sanguin, et si on bande les veines, le battement fort cesse et la douleur se calme.

Abou Na’aim (Radhiallahu anhu) a mentionné dans son oeuvre : la médecine Prophétique, que cette sorte attaquait le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) et il restait un ou deux jours chez lui, sans sortir. Dans la même oeuvre, on trouve d’après Ibn ‘Abbas (Radhiallahu anhu) qui dit : « Nous visitâmes l’Envoyé d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) qui avait bandé sa tête ! ».

Dans le Sahih on lit :  

« Qu’il disait sur le lit de mort :Ô ma tête ! et il bandait sa tête pendant sa maladie ! ».

Le bandage de la tête est utile, au cas de la douleur à cause de la migraine semi-facile, ou autre douleur de la tête.

Traitement de la migraine semi-faciale

Son traitement dépend de sa sorte et sa cause :

  1. Au moyen du vomissement ou relachement.
  2. Au moyen de prendre de la nourriture.
  3. Au moyen de quiétude et de repos.
  4. Au moyen des pansements.
  5. Au moyen de la fraicheur.
  6. Au moyen du réchauffage,
  7. Au moyen d’éviter l’écoute aux voix et aux mouvements.

Cela étant connu : le traitement de la migraine moyennant le henné est un traitement partiel et pas total, c’est-à-dire est un traitement d’une seule sorte de la migraine, où la migraine est causée par la chaleur ardente, et non par un élément qu’on doit rejeter, puisque le henné, dans ce cas a une utilité apparente, si on le broie, et on le mêle avec du vinaigre, afin de bander la tête avec le mélange, la douleur de la migraine s’apaisera. Dans le henné il y a un élément convenable au nerf. Quand on l’emploie au moyen d’un bandage, il apaise la douleur. Cette qualité ne concerne pas la douleur de la tête toute seule, mais elle s’étend sur tous les organes, il y a aussi dans le henné une forte rétention des organes. En l’employant dans le bandage ou le pansement de la tumeur chaude et inflammée, la douleur se calmera.

Al Boukhari dans son Histoire, a raconté, comme Abou Dawoud dans son Sunan :

« Aucun plaignant à l’Envoyé d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) de la douleur de sa tête n’eut de réponse que : Applique des ventouses, et aucun plaignant à lui de la douleur de ses pieds sans lui dire : sois teint de henné ».

Dans l’oeuvre d’At-Tirmizi (Radhiallahu anhu) : d’après Salma oumm Rafe’a, la servante du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) qui dit :

« Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) n’est jamais atteint d’une plaie ou d’une épine sans mettre le henné sur la place atteinte ».

[ Les deux hadiths sont attribués à Salma Oumm Rafé’a, et on le même sens, c’est à dire le traitement de toute douleur que les pieds subissent est par le henné, transmis par Abu Dawoud, At-Tirmizi, Ibn Majah, Ahmad Al-Hakem, et Al-Boukhari dans l’Histoire moyennant des références, toutes faibles. Les avantages du henné ne sont pas confirmés ]

Traitement de l’indigestion

La modération de manger et de boire

 Se protéger de l’indigestion et de l’excès de manger, suivant le besoin et la règle que l’on doit obéir en mangeant et en buvant. Dans les traditions bien attribuées et autres, on rapporte que le Prophète  (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« L’humain n’a pas rempli un récipient pire qu’un ventre, il lui suffit quelques bouchées qui maintiennent son dos, s’il le fait de toute nécessité, il doit laisser le tiers pour manger, le deuxième tiers pour boire et le troisième pour souffler »  [ Rapporté par Attirmidhi, ibn Majja et Ibn Hayyan ]

Répartition des maladies provenant de la nourriture : La variété des maladies :

Il existe diverses espèces de maladies :

      Des maladies matérielles causées par l’excès d’une matière dépassant les limites dans le corps jusqu’à ce qu’il gêne ses actions naturelles, c’est l’origine de la plupart des maladies, leurs causes sont : introduire au corps, une nourriture avant que celle qui la précède ne soit digérée.


– L’excès de quantité dont le corps à besoin

-Manger des nourritures peu utiles, et qui sont digérées lentement.

– L’abondance des nourritures de compositions diverses et variées.

     Si un humain remplit son ventre par ces nourritures, et s’il s’y habitue, elles lui causeront des malaises, des maladies différentes, quelques-unes guérissent lentement et d’autres rapidement. S’il se nourrit avec modération et mange selon son besoin, quantitativement et qualitativement, modérément, le corps sera plus servi que par la grande quantité de la nourriture.

Les degrés de la nourriture

1 – Le degré du besoin

     Le Prophète  (sallAllahou alayhi wa salam) nous a informé :« … Il lui suffit quelques bouchées qui maintiennent son dos, avec lesquelles sa force ne diminue pas et ne s’affaiblit pas ; s’il les dépasse, il doit manger en remplissant le tiers de son ventre, et laisser l’autre tiers à l’eau et le dernier tiers au souffle. »

2 –  Préjudice de l’excès de la nourriture

  Ce qu’on a cité plus haut est plus utile au corps et au cœur : car si le ventre est plein de la nourriture, il sera alors incapable de recevoir la boisson, et s’il y apporte la boisson, il sera alors très à l’étroit pour le souffle. Il lui causera , l’affliction et la fatigue ; et sera considéré comme celui qui porte un lourd fardeau, d’où résulte la corruption du cœur, la paresse des organes d’être dociles, leurs mouvements vers les désirs qui nécessitent la satiété.

    Remplir le ventre par la nourriture préjudice le coeur et le corps Ach chafi’i (Radhiallahu)a dit :  

« Depuis seize ans, je me suis rassasié qu’une seule fois, où j’ai vomi, car le rassasiement alourdit le corps et endurcit le cœur, écarte la prudence, attire le sommeil, et rend son auteur faible envers son culte »

…Cela arrive si le rassasiement est permanent ou s’il est fréquent, mais s’il se produit parfois, il n’y aura aucun inconvénient.

Abou Horayra (Radhiallahu anhu) a bu en présence du Prophète  (sallAllahou alayhi wa salam) du lait jusqu’à ce qu’il dise :  » Par ce qui t’a envoyé par la vérité, je ne lui trouve aucun passage. »

 Les compagnons (Radhiallahu anhum) ont mangé plusieurs fois en sa présence, jusqu’à ce qu’ils se rassasient.

     Le rassasiement exagéré affaiblit les forces et le corps, même s’il le fertilise, mais il renforce le corps suivant la nourriture qu’il accepte, mais non selon l’abondance. C’est pour cela que, pour notre bien être, il est bon de suivre la parole du bien aimé Prophète  (sallAllahou alayhi wa salam) qui a dit :  « …Il doit laisser le tiers pour manger, le deuxième tiers pour boire et le troisième pour souffler. »

Traitement de la fièvre

 On affirme dans les deux Sahihaïn d’après Nafi’a, après Ibn ‘Omar  (Radhiallahu anhu), que le Prophète  (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« La fièvre ou la fièvre violente est une émanation de la Géhenne, adoucissez la par l’eau »

Tous les cas de fièvre quand la température de celles-ci s’élève trop sont traités par deux méthodes : Extérieurement, au moyen des compresses froides ou glacées, afin de diminuer le degré de la température. Prendre de l’eau abondamment dans la bouche, pendant les cas de la fièvre, assiste tous les organes du corps, surtout les deux reins, à effectuer leurs fonctions vitales. [ Cette tradition est montrée, aussi par An Nassaï, Ibn Majja et Ahmad ]

La définition de la fièvre

C’est une étrange chaleur qui brûle dans le cœur (l’intérieur ou le centre du corps) et se propage au moyen de l’esprit et du sang dans les veines et les vaisseaux, dans tout le corps, et qui devient ardente et nuisible aux fonctions naturelles.

Les catégories de la fièvre

La fièvre a deux catégories : Accidentelle, qui a pour cause la tumeur, le mouvement, l’insolation, lors de grande chaleur ou autre. Et aussi maladive, qui a trois sortes ; elle ne paraît que dans un élément premier, puis elle chauffe tout le corps.

La fièvre d’un seul jour

Et si son attachement est lié à l’âme, on l’appelle : la fièvre d’un seul jour, car, elle disparaît souvent en un jour, ou au maximum dans les trois jours.

La fièvre infectionnelle

Si elle s’attache aux humeurs, on l’appelle, la fièvre infectionnelle, et se subdivise en quatre parties : colérique, mélancolique, sanguine et lymphatique, et elle s’attache aux organes durs et principaux, on l’appelle donc : La fièvre du coup qui a une grande quantité de genres.

Les avantages de la fièvre

Il se pourrait que le corps obtienne de la fièvre, de grands avantages que le remède ne peut obtenir généralement, la fièvre d’un seul jour ou la fièvre infectionnelle peut causer la cuite des matières dures qui ne peuvent être cuites sans elle, ou éliminer l’occlusion intestinale que les remèdes purgatifs ne peuvent y arriver.

Quant à la chassie récente ou chronique, la fièvre arrive à guérir la plupart de ces cas, miraculeusement et promptement. Elle est utile aussi dans les cas de paralysie faciale, ou la crispation de répétition, et dans plusieurs maladies, elle peut produire des surplus durs. Quelques-uns des vertueux médecins m’ont dit que beaucoup de maladies, la fièvre annoncent la dissipation, et c’est ainsi que le malade sera annoncé par le bon état, d’où la fièvre est plus utile que de prendre le remède.

(Quelques maladies temporelles comme le rhumatisme chronique, qui fait crisper les articulations d’où elles deviennent inaptes au mouvement, ou la maladie de syphilis chronique dans les nerfs, toutes ces maladies, quand la température du corps s’élève apaisent leur dureté, c’est-à-dire, dans les cas des fièvres, d’où l’on a recours dans ces cas à la fièvre artificielle, en injectant le malade par des matières déterminées.)

Ce qu’on dit de la citation : « La fièvre est une émanation de Géhenne ! »

La citation : « La fièvre est une émanation de Géhenne ! » désigne la vigueur et la propagation, on a encore une autre citation pareille : « La chaleur intense est une émanation de Géhenne » ; et ici,  il y a deux phrases explicatives :

– C’est-à-dire que c’est un simple exemple extrait de la Géhenne, pour prévenir les gens à prendre leur précaution afin de l’éviter. Et Allah Le Très-Haut (azwadial) a pesé son apparition suivant des motifs qui l’induisent, de même, l’âme, la joie, le bonheur et le plaisir sont des avantages du Paradis, et Allah Le Très-Haut les a créé dans ce monde pour devenir un guide et un indice, en pesant leur apparition selon des causes qui les induisent.

– Cette comparaison de la vigueur de la fièvre à l’émanation du feu de Géhenne est la comparaison de la forte chaleur encore à l’émanation du feu de la Géhenne, pour attirer l’attention des âmes aux forts châtiments dans le feu de la Géhenne, et cette forte chaleur ressemble à son émanation qui atteint celui qui s’approche d’elle ou de sa chaleur.

Importance de la fièvre pour le corps

Abou Horeyra  (Radhiallahu anhu) a rapporté en disant :

« Chez le prophète, on a parlé de la fièvre, un homme l’a insultée, alors que l’envoyé d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit :  » ne l’insulte pas, elle expulse les péchés comme le feu qui expulse la scorie du fer  » » [ Rapporté par Mouslim ]

Étant donné que la fièvre nécessite l’abstinence de prendre de mauvais aliments, et ne prendre que les aliments et les remèdes utiles, c’est ainsi que le corps sera épuré. Ses lies et ses résidus seront dissipés et il sera purifié de ses mauvais éléments. Elle fait dans le corps ce que fait le feu dans le fer, en rejetant son rebut, et épurant sa substance. Elle ressemble alors à la forge qui épure la substance du fer, et les médecins des corps connaissent bien sa valeur.

Abou Hourayra  (Radhiallahu anhu) a dit :

« Aucune maladie qui m’attaque n’est plus agréable pour moi que la fièvre, sachant qu’elle s’introduit dans tous mes organes, et Allah le Glorifié accorde à chaque organe sa part de la récompense ! »

Éteindre la fièvre

Attirmidi (Radhiallahu anhu) a rapporté d’après Rafé’a Ben Khadije  (Radhiallahu anhu)qui raconte :

« Si quelqu’un de vous est attaqué par la fièvre – qui est une portion de feu – doit l’éteindre au moyen de l’eau froide… »

La faiblesse sexuelle chez la femme

Cela arrive quand elle perd toute sensation et devient incapable de jouer son rôle naturel dans la relation sexuelle. C’est une incapacité à jouir sexuellement ou de désirer faire l’amour. La femme sexuellement froide ressent un blocage de ses aptitudes émotives, elle ne ressent plus aucune excitation, certaines même ressentent des douleurs quand elles ont des rapports sexuels.

Cela est comparable à la faiblesse de l’homme, car les vaisseaux sanguins ne font plus leur travail et le clitoris reste à l’intérieur. Les glandes ne fournissent aucune sécrétion et l’ouverture du vagin reste sèche. Elle peut participer avec son mari dans la pratique sexuelle mais sans la moindre excitation. C’est en cela qu’elle diffère de l’homme sexuellement faible.

Plus étonnant est de voir que certains croient que la femme a une capacité moins grande que l’homme d’atteindre l’orgasme, si ce n’est qu’en réalité elle est plus grande. La seule différence qu’il y a est que la femme est plus lente quant au consentement et à l’excitation sexuelle.

L’ignorance des époux et leur peu de connaissances sur la sexualité contribuent grandement à la frustration sexuelle que connaissent de nombreux gens. C’est aussi l’une des causes directes de désaccords entre mari et femme. Vu que chacun, l’homme comme la femme, a besoin de satisfaction sexuelle au sein de la relation conjugale, dont l’harmonie sexuelle aide à sa concrétisation les menant à la jouissance, il faut que le mari apprenne les caractéristiques et les spécificités de la femme, il doit bien connaître les organes érectiles et sensibles à l’excitation, car la femme ne perd pas totalement sa sensibilité, dans la majeure partie des cas. Juste qu’elle n’a pas encore trouvé le moyen de jouir.

La femme doit savoir que le remède à sa nonchalance n’est pas juste auprès de son mari, mais elle joue elle-même un rôle important. La jouissance réciproque est le point important dont il faut tenir compte. Rien n’est plus sûr pour le bonheur conjugal et la virilité de l’homme que le savoir de la femme dans l’art de l’amour. Le clitoris étant la source d’excitation sexuelle chez la femme, il est recommandé de suivre les moyens permettant son excitation directe. Le mari doit jouer avec le clitoris avec douceur un temps suffisant pour qu’il soit certain que son épouse est pleinement excitée et prête à la copulation.

L’orgasme :

L’orgasme, c’est pousser l’acte organique résultant de la copulation jusqu’à son paroxysme naturel. Les quelques instants précédant l’orgasme, la tension musculaire augmente soudainement à un niveau incontrôlable physiquement sans que le désir sexuel ne s’empare du corps tout entier. […]

[Partie du livre modérée afin de ne pas heurter la sensibilité de nos jeunes lecteurs]

L’orgasme est donc, en plus d’être l’un des secrets de la création d’Allah, un appétit masculin et féminin, apaisé après une rencontre sexuelle mais jamais dissipé. L’acte sexuel est donc un acte d’atténuation non un acte de saturation. La satisfaction dépend du consentement de l’homme et de la femme quant aux pulsions de la séduction et de l’attirance vers l’autre dans une ouverture d’esprit sans obstacle ni barrière.

Causes et solutions face à l’incapacité d’orgasme

1- L’ignorance :

La plupart des femmes connaissent davantage leur machine à laver que leur appareil génital, car il est rare de trouver une femme qui comprenne les astuces de la relation sexuelle et les volontés de son mari. En réalité, mettre chaque chose à sa place apporte une autre vie au couple et combat leur faiblesse sexuelle, souvent imaginée, en bénéficiant d’une vie de coupable admirable.

2- La peur :

C’est un obstacle psychologique dangereux pouvant détruire la santé de la personne et certainement sa vie sexuelle.

La jeune mariée s’avançant vers le lit conjugal avec peur et hésitation ne connaîtra pas la jouissance sexuelle, et la douleur qu’elle pourrait ressentir lors de son premier rapport sexuel pourrait la pousser à croire que cela vient de la copulation, ce qui empêche toute sécrétion vaginale et rend donc le rapport plus difficile. Plus la femme a peur de la douleur, plus elle en ressentira.

Cette peur est naturelle mais il ne faut pas qu’elle dépasse ses limites. Ce que donc la femme a besoin lors de la relation sexuelle, c’est de se détendre. La jouissance, surtout pour la femme, est la valeur significative de l’amour mais la peur détruit cet amour. Aussi, quand la femme s’offre avec amour et désir à son mari, elle ne laisse aucune chance à la peur, ce qui l’éloigné de toute douleur.

3- L’inertie :

Les femmes passives lors du rapport sexuel sont nombreuses, c’est parfois l’ignorance et parfois la peur qui les poussent à se mettre sur le dos pour laisser leur mari jouir d’elles.

La femme doit bien comprendre que le sexe est un sport nécessitant deux joueurs. Ainsi, elle se doit d’être active et de participer en montrant les positions et les mouvements qui l’excitent et la poussent jusqu’à l’orgasme. Car son inertie ne permettra dans la plupart des cas, quelque soit la vigueur de son mari et les moyens qu’il utilise pour l’exciter, d’atteindre cet orgasme. La simple compréhension que l’excitation sexuelle et la jouissance pendant la copulation sont la clé d’une relation sexuelle plus satisfaisante suffit.

Il apparaît dès lors que le rôle de la femme au travers de sa participation dans la relation amoureuse est bénéfique pour elle et son mari. La seule sensation apportant plus de jouissance à l’homme que l’éjaculation est ce sentiment de satisfaction qu’il connaît après la participation excitante et amoureuse de son épouse, lui prouvant comme il compte pour elle.

La faiblesse sexuelle chez l’homme

La taille de l’organe génital de l’homme n’a aucun lien avec les capacités sexuelles, mais c’est ce que chacun croit de lui qui est vrai. On peut dire cela comme tel : « Tu es tel que tu crois être ». Si l’homme se considère en pleine forme sexuelle et croit être totalement viril, il est en ainsi. Mais s’il pense de lui-même qu’il n’est pas capable ni compétent, il en est alors ainsi.

Les choses ne peuvent qu’empirer si l’homme n’apprend rien de lui et que sa femme ne sait ce qu’elle peut faire pour l’aider. La faiblesse sexuelle, c’est en fait l’incapacité de jouer son rôle dans la relation sexuelle due à l’impossibilité d’érection suffisante du pénis. La femme doit, au cas où son mari est atteint de ce mal et de cette faiblesse, faire tout ce qu’elle peut pour sauver son bonheur de ce gouffre.

Il faut qu’elle trouve la cause principale de cela comme ferait un docteur dans un hôpital. Si elle en trouve la cause et que cela est dû à une trop grande fréquence des rapports sexuels, il faudra donc la diminuer. Ou si elle remarque que la cause est l’embarras de son mari suite à un problème quelconque, plutôt que de montrer sa jalousie pour quelques bêtises, elle doit sacrifier une partie de sa jouissance jusqu’à ce que tout se calme.

Elle doit attiser le feu du désir dans son coeur sans même qu’il ne le remarque, donner de l’éclat à sa personnalité, l’ébahir avec de nouveaux vêtements, ses longs et beaux cheveux et un bon parfum.

Elle se doit d’agir avec grand tact durant la copulation, car la faiblesse est un trouble qui blesse énormément le mari. Elle doit enlever tout obstacle se mettant face à lui dans cette situation et lui montrer de l’amour, des sentiments et de la compréhension, et doit avoir recours à la diplomatie féminine. Dans la plupart des cas, l’attention de la femme portée à cet égard donne des fruits assez rapidement. Car l’amour se nourrit d’amour, et il n’y a de meilleur remède que de revivifier l’amour.

Par contre, si l’organe génital ne présente aucun défaut physique, la faiblesse sexuelle ne peut que venir d’un problème psychologique, résultant du stress et du manque de confiance en soi. L’homme se pose alors tout un tas de questions : « Le pénis va-t-il se dresser suffisamment ? Le restera-t-il un temps suffisant ? Et est-ce que mes capacités lui plairont-elle ? … »

Nous allons ici donner quelques conseils qu’il faut d’abord suivre avant toute relation sexuelle que l’on désire réussir :

1- II faut oublier toute organisation dans le sexe et laisser libre cours au désir, l’homme n’est pas une machine accomplissant des mouvements à un temps précis et ses sentiments diffèrent d’un moment à l’autre.

2- Laisser tous les problèmes du travail en dehors de la maison.

3- Ne pas avoir de relation sexuelle si aucun désir n’est présent ni à un moment inopportun.

4- Dominer ses appréhensions, ce qui engendrera la confiance qui engendre la réussite au bout du compte.

Quoique soient les causes de la relation sexuelle, il y a une chose que nous pouvons dire, l’homme atteint de faiblesse sexuelle ressent un stress lors de la pratique, stress probablement dû à la colère qui elle-même est peut-être due à la peur de la colère en soi. Cependant, la question primordiale est de savoir s’il peut faire en sorte de diminuer l’ampleur de sa faiblesse sexuelle ?

Cette question est à poser à la femme comme à l’homme quand l’un d’eux est atteint de faiblesse sexuelle. Il y a plusieurs fautes que commet la femme qui contribuent à la faiblesse sexuelle de son mari. Elle croit donc que son rang personnel dépend du bon comportement de son mari au lit, mais s’il est sexuellement faible, sa faiblesse grandira et il se verra obliger d’éviter le sexe de longs mois par peur de l’échec et que sa femme se sente humiliée en pensant qu’elle n’est pas attirante et qu’elle est incapable de séduire son mari.

Ce que le mari atteint de ce mal a besoin est l’aide de son épouse en toutes circonstances. Il est aussi important avant tout que la sensation de stress de l’homme se change en un sentiment de paix et de calme pour que la pratique puisse se faire en ce sens, petit à petit, jour après jour, en usant des caresses continues pour qu’enfin l’érection adéquate survienne pour connaître une relation tout à fait naturelle.

Il n’y a donc de meilleur remède à cette faiblesse sexuelle qu’une épouse amoureuse et tendre soignant son mari en usant de chaudes caresses et en l’encourageant.

Que peut faire la femme pour aider son mari ?

La femme est le meilleur remède qui puisse exister contre la faiblesse sexuelle. De nombreuses femmes raisonnables répondent aux problèmes de leur mari sous forme d’aide et de compréhension. Voici ce qu’il est possible pour elle de faire :

Elle peut considérer ce problème comme un défi qu’il faut tenir à deux, elle ne critique ni se moque de son mari, car cela ne peut qu’accentuer les craintes de son mari au niveau sexuel. Elle doit être attentive et concentrée même quand elle blague avec son époux, car l’homme accepte difficilement ce genre de blagues et de plaisanteries.

Elle peut également prendre les rênes de la pratique sexuelle, ce qui peut mener à deux choses. D’une part, elle sera plus excitante pour son mari et d’autre part, cela lui apportera à elle plus de jouissance personnelle au sein de cette relation.

Après quelques temps de mariage, la relation sexuelle pourrait prendre deux directions. La sexualité sera la même, elle débute par un même commencement, les époux utilisent les mêmes positions et font les mêmes actes.

Cependant, le contraire est plus probable, si la femme prend les rênes, quel homme resterait faible en entrant dans la chambre à coucher, la lumière éteinte, le lit préparé et la femme qui l’attend pour des rapports charnels ? Cela serait encore meilleur si la femme l’aidait pour se déshabiller, car cela lui donne encore plus de désir vis-à-vis d’elle. Il comprend aussi de cela qu’elle le trouve attirant, ce qui contribue à lui donner plus de confiance en lui-même et en ses capacités sexuelles.

Aussi, la première chose à faire avant tout est de connaître les causes de cette faiblesse sexuelle dont les plus importantes sont :

1- La perte de vigueur :

L’homme en état de faiblesse sexuelle doit agir envers son problème de manière naturelle, il ne doit pas voir en cela une sorte de castration, car la réalité est que le désir sexuel diminue en fonction de l’âge et ne reste pas au même niveau. Ainsi, le désir sexuel d’un homme de cinquante ans est plus faible que celui d’un homme d’une vingtaine d’années seulement. Mais cela ne veut en aucun cas dire que son activité sexuelle est terminée. De même, ses besoins à cet âge avancé ne sont pas comparables à ceux de sa jeunesse. En termes plus clairs, l’érection et le gonflement de son pénis ne seront plus comme avant, et il se peut que son pénis se relâche même parfois.

II est aussi important de rappeler que la capacité d’un homme de cinquante ans à aimer, donner et participer est plus grande que celle d’un jeune immature. Le sexe n’est pas seulement une aptitude physique démontrant la virilité.

Dès lors, un homme mature et prêt à sacrifier des « combien » au profit du « comment » est meilleur. Et si l’homme fait face à sa nouvelle situation avec compréhension et intelligence, de même qu’avec l’aide de son épouse, il ne pourra que réussir dans sa relation amoureuse.

L’homme peut s’assurer d’une réussite quand il réfléchit aux moyens envisageables par rapport au problème plutôt que de se considérer comme mort. Son problème est un mal répandu chez les gens mais il a un remède. Cette façon d’agir est plus proche de la réussite et c’est un point de la plus haute importance.

2- La peur :

Sous le masque de la virilité peut se cacher une crainte et une peur de faiblesse sexuelle. Nous avons déjà vu que la confiance de l’homme est étroitement liée à son désir sexuel. De cette façon, certains hommes sont atteints de faiblesse à cause de leur peur d’être incapable de satisfaire les besoins sexuels de leur épouse.

C’est ici qu’apparaît le rôle de la femme. Elle doit montrer à son mari qu’elle est heureuse de cette pratique amoureuse.Elle doit le montrer de manière claire par la parole et tout autre moyen. Dès lors que l’homme connaît cette peur de l’échec, il devient difficile de s’en débarrasser. Sa peur peut se résumer en ceci : il a peur d’être rejeté chaque fois qu’il s’approche de son épouse, alors cette peur s’installe en lui et devient une habitude.

En réalité, quand l’homme s’approche de sa femme et qu’elle est en état de grand surmenage ou qu’elle n’est pas à l’aise, elle doit, dans cette situation, surtout si son mari est quelqu’un de sensible, bien lui faire comprendre que le problème vient d’elle et qu’il n’a rien à voir dans cela. Car cette peur de l’homme ne peut que lui faire sentir qu’elle ne le trouve pas sexuellement attirant, ce qu’aucun homme ne peut accepter. Rien ne peut être pire pour lui dans ce domaine.

3- La moquerie :

L’homme est incapable d’encaisser la moquerie, surtout si cela concerne sa virilité. Plus que cela, si cela se rapporte à ses organes génitaux. La femme sage et raisonnable ne ferait jamais une telle chose, car rien ne peut plus que cela détruire un homme. C’est elle qui en faisant pareille chose mène son mari à la faiblesse sexuelle.

La moquerie est en fait l’arme d’un gamin mais quand la femme l’utilise, cela peut être meurtrier.

4- Le tabac :

Sans parler de son interdiction religieuse et de ses nombreuses graves conséquences pour la santé, fumer tue chaque année des milliers de personnes. Des médecins allemands ont découvert que la fumée d’une cigarette engendrait la diminution d’hormones mâles, étant à l’origine de la capacité sexuelle de l’homme. De même, cela porte atteinte à sa fertilité et peut donc engendre la stérilité.

Le tabac agit indirectement sur la capacité sexuelle de deux façons :

– L’oxyde de carbone, sortant dès la première tirée de fumée, diminue l’oxygène dans le sang, ce qui se répercute sur les glandes productrices d’hormones mâles et leur production diminue.

– La nicotine agit sur la contraction des veines sanguines. Celle-ci, devant se remplir de sang, ne le sont pas et le gonflement du pénis, c’est-à-dire l’érection, ne peut se faire.

En plus de la faiblesse des compétences corporelles du fumeur, les odeurs nauséabondes de sa bouche diminuent grandement l’attirance sexuelle de sa partenaire.

Enfin, de nombreuses études à ce sujet montrent qu’un grand nombre d’hommes ressentent une amélioration certaine de leur vie sexuelle directement après avoir arrêter de fumer.

5- La femme passive :

Chaque homme rêve d’une femme excitante, il espère qu’elle sera d’un point de vue sexuel ardente dans le lit. Ceci est la grande excitation pour lui et la jouissance. Qu’il ressente le désir sexuel de sa femme envers lui, lui donne encore plus la preuve de sa virilité.

Cependant, l’inertie de la femme le mène à l’ennui, et de l’ennui à la faiblesse sexuelle, car la femme dans cet état abandonne à son mari un corps sans âme, comme si elle exécutait un rituel conjugal obligatoire. Cette une chose qui ne mène que vers la destruction de la relation sexuelle entre l’homme et son épouse. Aucun homme n’aimerait faire l’amour avec un cadavre, mais il aime ressentir que sa femme jouit avec lui, comme lui jouit avec elle.

6- La sécheresse vaginale :

Quand la femme est excitée, la paroi vaginale s’engorge de sang puis produit sa propre substance lubrifiante. Cette lubrification naturelle survient généralement en moins d’une minute, mais parfois en un peu plus de temps. Si la lubrification est insuffisante, la pénétration risque d’être douloureuse et irritante, voire impossible. C’est ce qu’on appelle la sécheresse vaginale.

La sécheresse vaginale peut être le signe d’un problème physique ou émotionnel, ou d’un manque de désir. Elle est aussi fréquente quand les préliminaires ont été bâclés. La sécheresse vaginale est plus importante à certaines périodes du cycle menstruel et touche une femme ménopausée sur cinq. Le taux d’estrogène baisse, provoquant une atrophie des parois vaginales, et par suite une diminution des sécrétions. Le vagin met donc plus de temps à se lubrifier. Si la femme est stressée ou si elle suit une mauvaise hygiène alimentaire, ses glandes surrénales libéreront moins d’estrogènes et lutteront donc plus difficilement contre la sécheresse vaginale.

A la suite d’une maladie ou d’un accouchement par exemple, le vagin peut avoir tendance à devenir plus sec. Cela étant dit, souffrir de temps en temps de sécheresse vaginale est tout à fait normal. Il ne faut donc pas s’inquiéter s’il s’agit d’un problème occasionnel.

7- Le point sur le point G :

Réalité scientifique ou pure spéculation ? Si plusieurs reconnaissent son existence, la question n’est toujours pas tranchée.

Pour certains médecins, le fameux point G serait une zone érogène diffuse, une sorte de petit coussin de chair situé sur la paroi antérieure du vagin, derrière l’os du pubis, à quatre centimètres environ de l’orifice vulvaire. Il serait l’équivalent de la prostate et pourrait sécréter un liquide proche du sperme, mais sans spermatozoïdes, au moment de l’orgasme, un phénomène qui a conduit certains à parler d’éjaculation féminine. Les preuves formelles de son existence font toujours défaut et de nombreux médecins se montrent très sceptiques.

Pour d’autres, le point G est une invention qui n’a d’autre activation que de donner à la verge un rôle déterminant dans l’orgasme féminin. Ce que l’on appelle « point G » est en réalité une zone de sensibilité plus importante chez la femme. Mais toutes les parois vaginales sont source de plaisir et de sensations différentes.

Aussi, le Musulman se doit de délaisser le doute pour ce dont il n’a aucun doute. De plus, cela n’apportera ni une science indispensable supplémentaire ni une récompense plus grande, ni même un changement dans le comportement sexuel entre conjoints, si ce n’est, au contraire, une perte de temps et d’efforts, voire une frustration, dans le recherche de ce fameux point G, dont l’existence n’est même pas prouvée. Allah Seul connaît les secrets de Sa Création.