Auteur/autrice : islam

Traitement de la migraine

Les différentes sortes de la migraine

   La migraine : une douleur dans un endroit quelconque de la tête (ou dans toute la tête, et lorsqu’elle s’attache à une des deux moitiés, elle s’appelle : la migraine semi-faciale, et si elle s’attache à la tête entièrement on l’appelle la casque (Baïdah ou Khoudthah), en la comparant au casque du guerrier qui englobe toute la tête. La migraine pourrait être dans la partie postérieure ou dans la partie antérieure de la tête. Elle a de nombreuses sortes, ses causes sont diverses.


La vérité de la migraine

La chaleur et l’ardeur de la tête provenant de l’exhalation gazeuse qui y tourne et cherche une issue de la tête sans y arriver, d’où elle l’ennuie à l’instar du récipient dont le contenu est réchauffé.
Si cette exhalation gazeusse répand dans toute la tête sans pouvoir se décharger ni être décomposé, on l’appelle (Sadar).

La migraine provient de nombreuses causes

  • Desulcères gastriques, d’où le mal à la tête à cause de cette tumeur qui s’attache au nerf descendant de la tête à l’estomac.
  • Du vent grossier contenu dans l’estomac, et montant vers la tête en l’ennuyant.
  • D’une tumeur dans les veines de l’estomac, d’où le mal à la tête, après le mal à l’estomac, car ils sont tous les deux en liaison.
  • La migraine produite de l’estomac bourru de nourriture qui descend, mais une partie reste crue, ce qui cause la migraine et la lourdeur de la tête.
  • La migraine produite après le coït, car l’air libre pénètre le corps de façon excédante à l’ordinaire.
  • La migraine après le vomissement ou le relâchement : ou bien à cause de la sècheresse qui règne, ou de la montée des vapeurs de l’estomac vers la tête.
  • La migraine qui arrive après l’intense chaleur, et l’air réchauffé.
  • La migraine qui arrive après le grand froid et à cause de l’épaisseur des vapeurs dans la tête sans être décomposés.
  • La migraine produite après la veille et l’insomnie.
  • La migraine produite de la pression sur la tête et le port des lourds fardeaux sur elle.
  • La migraine produite quand on parle longuement d’où la force du cerveau s’amoindrit.
  • La migraine produite par les mouvements et les exercices excessifs.
  • La migraine causée par les accidents psychologiques, tels que les soucis, les chagrins, le scrupule et les mauvaises idées.
  • La migraine causée parla grande faim, d’où les vapeurs ne trouvent rien à y travailler, ils s’agglomèrent et montent vers la tête afin de lui faire sentir le mal.
  • La migraine qui a comme origine une tumeur dans la peau intérieur du cerveau, d’où la personne sent qu’on le frappe avec les marteaux sur le tête.
  • La migraine, pendant la fièvre, car la chaleur augmente, et cause la douleur.

Et Allah (azwadial) est le plus savant.

Cause de la migraine semi-faciale

La cause de la migraine semi-faciale est une matière contenue dans les veines de la tête seulement, ou qui y monte, et la moitié la plus faible de la tête l’accueille, la dite matière pourrait être vaporeuse, ou des humeurs chaudes ou froides. Le signe qui caractérise est le battement des veines surtout si le tempérament est sanguin, et si on bande les veines, le battement fort cesse et la douleur se calme.

Abou Na’aim (Radhiallahu anhu) a mentionné dans son oeuvre : la médecine Prophétique, que cette sorte attaquait le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) et il restait un ou deux jours chez lui, sans sortir. Dans la même oeuvre, on trouve d’après Ibn ‘Abbas (Radhiallahu anhu) qui dit : « Nous visitâmes l’Envoyé d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) qui avait bandé sa tête ! ».

Dans le Sahih on lit :  

« Qu’il disait sur le lit de mort :Ô ma tête ! et il bandait sa tête pendant sa maladie ! ».

Le bandage de la tête est utile, au cas de la douleur à cause de la migraine semi-facile, ou autre douleur de la tête.

Traitement de la migraine semi-faciale

Son traitement dépend de sa sorte et sa cause :

  1. Au moyen du vomissement ou relachement.
  2. Au moyen de prendre de la nourriture.
  3. Au moyen de quiétude et de repos.
  4. Au moyen des pansements.
  5. Au moyen de la fraicheur.
  6. Au moyen du réchauffage,
  7. Au moyen d’éviter l’écoute aux voix et aux mouvements.

Cela étant connu : le traitement de la migraine moyennant le henné est un traitement partiel et pas total, c’est-à-dire est un traitement d’une seule sorte de la migraine, où la migraine est causée par la chaleur ardente, et non par un élément qu’on doit rejeter, puisque le henné, dans ce cas a une utilité apparente, si on le broie, et on le mêle avec du vinaigre, afin de bander la tête avec le mélange, la douleur de la migraine s’apaisera. Dans le henné il y a un élément convenable au nerf. Quand on l’emploie au moyen d’un bandage, il apaise la douleur. Cette qualité ne concerne pas la douleur de la tête toute seule, mais elle s’étend sur tous les organes, il y a aussi dans le henné une forte rétention des organes. En l’employant dans le bandage ou le pansement de la tumeur chaude et inflammée, la douleur se calmera.

Al Boukhari dans son Histoire, a raconté, comme Abou Dawoud dans son Sunan :

« Aucun plaignant à l’Envoyé d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) de la douleur de sa tête n’eut de réponse que : Applique des ventouses, et aucun plaignant à lui de la douleur de ses pieds sans lui dire : sois teint de henné ».

Dans l’oeuvre d’At-Tirmizi (Radhiallahu anhu) : d’après Salma oumm Rafe’a, la servante du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) qui dit :

« Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) n’est jamais atteint d’une plaie ou d’une épine sans mettre le henné sur la place atteinte ».

[ Les deux hadiths sont attribués à Salma Oumm Rafé’a, et on le même sens, c’est à dire le traitement de toute douleur que les pieds subissent est par le henné, transmis par Abu Dawoud, At-Tirmizi, Ibn Majah, Ahmad Al-Hakem, et Al-Boukhari dans l’Histoire moyennant des références, toutes faibles. Les avantages du henné ne sont pas confirmés ]

Traitement de l’indigestion

La modération de manger et de boire

 Se protéger de l’indigestion et de l’excès de manger, suivant le besoin et la règle que l’on doit obéir en mangeant et en buvant. Dans les traditions bien attribuées et autres, on rapporte que le Prophète  (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« L’humain n’a pas rempli un récipient pire qu’un ventre, il lui suffit quelques bouchées qui maintiennent son dos, s’il le fait de toute nécessité, il doit laisser le tiers pour manger, le deuxième tiers pour boire et le troisième pour souffler »  [ Rapporté par Attirmidhi, ibn Majja et Ibn Hayyan ]

Répartition des maladies provenant de la nourriture : La variété des maladies :

Il existe diverses espèces de maladies :

      Des maladies matérielles causées par l’excès d’une matière dépassant les limites dans le corps jusqu’à ce qu’il gêne ses actions naturelles, c’est l’origine de la plupart des maladies, leurs causes sont : introduire au corps, une nourriture avant que celle qui la précède ne soit digérée.


– L’excès de quantité dont le corps à besoin

-Manger des nourritures peu utiles, et qui sont digérées lentement.

– L’abondance des nourritures de compositions diverses et variées.

     Si un humain remplit son ventre par ces nourritures, et s’il s’y habitue, elles lui causeront des malaises, des maladies différentes, quelques-unes guérissent lentement et d’autres rapidement. S’il se nourrit avec modération et mange selon son besoin, quantitativement et qualitativement, modérément, le corps sera plus servi que par la grande quantité de la nourriture.

Les degrés de la nourriture

1 – Le degré du besoin

     Le Prophète  (sallAllahou alayhi wa salam) nous a informé :« … Il lui suffit quelques bouchées qui maintiennent son dos, avec lesquelles sa force ne diminue pas et ne s’affaiblit pas ; s’il les dépasse, il doit manger en remplissant le tiers de son ventre, et laisser l’autre tiers à l’eau et le dernier tiers au souffle. »

2 –  Préjudice de l’excès de la nourriture

  Ce qu’on a cité plus haut est plus utile au corps et au cœur : car si le ventre est plein de la nourriture, il sera alors incapable de recevoir la boisson, et s’il y apporte la boisson, il sera alors très à l’étroit pour le souffle. Il lui causera , l’affliction et la fatigue ; et sera considéré comme celui qui porte un lourd fardeau, d’où résulte la corruption du cœur, la paresse des organes d’être dociles, leurs mouvements vers les désirs qui nécessitent la satiété.

    Remplir le ventre par la nourriture préjudice le coeur et le corps Ach chafi’i (Radhiallahu)a dit :  

« Depuis seize ans, je me suis rassasié qu’une seule fois, où j’ai vomi, car le rassasiement alourdit le corps et endurcit le cœur, écarte la prudence, attire le sommeil, et rend son auteur faible envers son culte »

…Cela arrive si le rassasiement est permanent ou s’il est fréquent, mais s’il se produit parfois, il n’y aura aucun inconvénient.

Abou Horayra (Radhiallahu anhu) a bu en présence du Prophète  (sallAllahou alayhi wa salam) du lait jusqu’à ce qu’il dise :  » Par ce qui t’a envoyé par la vérité, je ne lui trouve aucun passage. »

 Les compagnons (Radhiallahu anhum) ont mangé plusieurs fois en sa présence, jusqu’à ce qu’ils se rassasient.

     Le rassasiement exagéré affaiblit les forces et le corps, même s’il le fertilise, mais il renforce le corps suivant la nourriture qu’il accepte, mais non selon l’abondance. C’est pour cela que, pour notre bien être, il est bon de suivre la parole du bien aimé Prophète  (sallAllahou alayhi wa salam) qui a dit :  « …Il doit laisser le tiers pour manger, le deuxième tiers pour boire et le troisième pour souffler. »

Traitement de la fièvre

 On affirme dans les deux Sahihaïn d’après Nafi’a, après Ibn ‘Omar  (Radhiallahu anhu), que le Prophète  (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« La fièvre ou la fièvre violente est une émanation de la Géhenne, adoucissez la par l’eau »

Tous les cas de fièvre quand la température de celles-ci s’élève trop sont traités par deux méthodes : Extérieurement, au moyen des compresses froides ou glacées, afin de diminuer le degré de la température. Prendre de l’eau abondamment dans la bouche, pendant les cas de la fièvre, assiste tous les organes du corps, surtout les deux reins, à effectuer leurs fonctions vitales. [ Cette tradition est montrée, aussi par An Nassaï, Ibn Majja et Ahmad ]

La définition de la fièvre

C’est une étrange chaleur qui brûle dans le cœur (l’intérieur ou le centre du corps) et se propage au moyen de l’esprit et du sang dans les veines et les vaisseaux, dans tout le corps, et qui devient ardente et nuisible aux fonctions naturelles.

Les catégories de la fièvre

La fièvre a deux catégories : Accidentelle, qui a pour cause la tumeur, le mouvement, l’insolation, lors de grande chaleur ou autre. Et aussi maladive, qui a trois sortes ; elle ne paraît que dans un élément premier, puis elle chauffe tout le corps.

La fièvre d’un seul jour

Et si son attachement est lié à l’âme, on l’appelle : la fièvre d’un seul jour, car, elle disparaît souvent en un jour, ou au maximum dans les trois jours.

La fièvre infectionnelle

Si elle s’attache aux humeurs, on l’appelle, la fièvre infectionnelle, et se subdivise en quatre parties : colérique, mélancolique, sanguine et lymphatique, et elle s’attache aux organes durs et principaux, on l’appelle donc : La fièvre du coup qui a une grande quantité de genres.

Les avantages de la fièvre

Il se pourrait que le corps obtienne de la fièvre, de grands avantages que le remède ne peut obtenir généralement, la fièvre d’un seul jour ou la fièvre infectionnelle peut causer la cuite des matières dures qui ne peuvent être cuites sans elle, ou éliminer l’occlusion intestinale que les remèdes purgatifs ne peuvent y arriver.

Quant à la chassie récente ou chronique, la fièvre arrive à guérir la plupart de ces cas, miraculeusement et promptement. Elle est utile aussi dans les cas de paralysie faciale, ou la crispation de répétition, et dans plusieurs maladies, elle peut produire des surplus durs. Quelques-uns des vertueux médecins m’ont dit que beaucoup de maladies, la fièvre annoncent la dissipation, et c’est ainsi que le malade sera annoncé par le bon état, d’où la fièvre est plus utile que de prendre le remède.

(Quelques maladies temporelles comme le rhumatisme chronique, qui fait crisper les articulations d’où elles deviennent inaptes au mouvement, ou la maladie de syphilis chronique dans les nerfs, toutes ces maladies, quand la température du corps s’élève apaisent leur dureté, c’est-à-dire, dans les cas des fièvres, d’où l’on a recours dans ces cas à la fièvre artificielle, en injectant le malade par des matières déterminées.)

Ce qu’on dit de la citation : « La fièvre est une émanation de Géhenne ! »

La citation : « La fièvre est une émanation de Géhenne ! » désigne la vigueur et la propagation, on a encore une autre citation pareille : « La chaleur intense est une émanation de Géhenne » ; et ici,  il y a deux phrases explicatives :

– C’est-à-dire que c’est un simple exemple extrait de la Géhenne, pour prévenir les gens à prendre leur précaution afin de l’éviter. Et Allah Le Très-Haut (azwadial) a pesé son apparition suivant des motifs qui l’induisent, de même, l’âme, la joie, le bonheur et le plaisir sont des avantages du Paradis, et Allah Le Très-Haut les a créé dans ce monde pour devenir un guide et un indice, en pesant leur apparition selon des causes qui les induisent.

– Cette comparaison de la vigueur de la fièvre à l’émanation du feu de Géhenne est la comparaison de la forte chaleur encore à l’émanation du feu de la Géhenne, pour attirer l’attention des âmes aux forts châtiments dans le feu de la Géhenne, et cette forte chaleur ressemble à son émanation qui atteint celui qui s’approche d’elle ou de sa chaleur.

Importance de la fièvre pour le corps

Abou Horeyra  (Radhiallahu anhu) a rapporté en disant :

« Chez le prophète, on a parlé de la fièvre, un homme l’a insultée, alors que l’envoyé d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam)  a dit :  » ne l’insulte pas, elle expulse les péchés comme le feu qui expulse la scorie du fer  » » [ Rapporté par Mouslim ]

Étant donné que la fièvre nécessite l’abstinence de prendre de mauvais aliments, et ne prendre que les aliments et les remèdes utiles, c’est ainsi que le corps sera épuré. Ses lies et ses résidus seront dissipés et il sera purifié de ses mauvais éléments. Elle fait dans le corps ce que fait le feu dans le fer, en rejetant son rebut, et épurant sa substance. Elle ressemble alors à la forge qui épure la substance du fer, et les médecins des corps connaissent bien sa valeur.

Abou Hourayra  (Radhiallahu anhu) a dit :

« Aucune maladie qui m’attaque n’est plus agréable pour moi que la fièvre, sachant qu’elle s’introduit dans tous mes organes, et Allah le Glorifié accorde à chaque organe sa part de la récompense ! »

Éteindre la fièvre

Attirmidi (Radhiallahu anhu) a rapporté d’après Rafé’a Ben Khadije  (Radhiallahu anhu)qui raconte :

« Si quelqu’un de vous est attaqué par la fièvre – qui est une portion de feu – doit l’éteindre au moyen de l’eau froide… »

La faiblesse sexuelle chez la femme

Cela arrive quand elle perd toute sensation et devient incapable de jouer son rôle naturel dans la relation sexuelle. C’est une incapacité à jouir sexuellement ou de désirer faire l’amour. La femme sexuellement froide ressent un blocage de ses aptitudes émotives, elle ne ressent plus aucune excitation, certaines même ressentent des douleurs quand elles ont des rapports sexuels.

Cela est comparable à la faiblesse de l’homme, car les vaisseaux sanguins ne font plus leur travail et le clitoris reste à l’intérieur. Les glandes ne fournissent aucune sécrétion et l’ouverture du vagin reste sèche. Elle peut participer avec son mari dans la pratique sexuelle mais sans la moindre excitation. C’est en cela qu’elle diffère de l’homme sexuellement faible.

Plus étonnant est de voir que certains croient que la femme a une capacité moins grande que l’homme d’atteindre l’orgasme, si ce n’est qu’en réalité elle est plus grande. La seule différence qu’il y a est que la femme est plus lente quant au consentement et à l’excitation sexuelle.

L’ignorance des époux et leur peu de connaissances sur la sexualité contribuent grandement à la frustration sexuelle que connaissent de nombreux gens. C’est aussi l’une des causes directes de désaccords entre mari et femme. Vu que chacun, l’homme comme la femme, a besoin de satisfaction sexuelle au sein de la relation conjugale, dont l’harmonie sexuelle aide à sa concrétisation les menant à la jouissance, il faut que le mari apprenne les caractéristiques et les spécificités de la femme, il doit bien connaître les organes érectiles et sensibles à l’excitation, car la femme ne perd pas totalement sa sensibilité, dans la majeure partie des cas. Juste qu’elle n’a pas encore trouvé le moyen de jouir.

La femme doit savoir que le remède à sa nonchalance n’est pas juste auprès de son mari, mais elle joue elle-même un rôle important. La jouissance réciproque est le point important dont il faut tenir compte. Rien n’est plus sûr pour le bonheur conjugal et la virilité de l’homme que le savoir de la femme dans l’art de l’amour. Le clitoris étant la source d’excitation sexuelle chez la femme, il est recommandé de suivre les moyens permettant son excitation directe. Le mari doit jouer avec le clitoris avec douceur un temps suffisant pour qu’il soit certain que son épouse est pleinement excitée et prête à la copulation.

L’orgasme :

L’orgasme, c’est pousser l’acte organique résultant de la copulation jusqu’à son paroxysme naturel. Les quelques instants précédant l’orgasme, la tension musculaire augmente soudainement à un niveau incontrôlable physiquement sans que le désir sexuel ne s’empare du corps tout entier. […]

[Partie du livre modérée afin de ne pas heurter la sensibilité de nos jeunes lecteurs]

L’orgasme est donc, en plus d’être l’un des secrets de la création d’Allah, un appétit masculin et féminin, apaisé après une rencontre sexuelle mais jamais dissipé. L’acte sexuel est donc un acte d’atténuation non un acte de saturation. La satisfaction dépend du consentement de l’homme et de la femme quant aux pulsions de la séduction et de l’attirance vers l’autre dans une ouverture d’esprit sans obstacle ni barrière.

Causes et solutions face à l’incapacité d’orgasme

1- L’ignorance :

La plupart des femmes connaissent davantage leur machine à laver que leur appareil génital, car il est rare de trouver une femme qui comprenne les astuces de la relation sexuelle et les volontés de son mari. En réalité, mettre chaque chose à sa place apporte une autre vie au couple et combat leur faiblesse sexuelle, souvent imaginée, en bénéficiant d’une vie de coupable admirable.

2- La peur :

C’est un obstacle psychologique dangereux pouvant détruire la santé de la personne et certainement sa vie sexuelle.

La jeune mariée s’avançant vers le lit conjugal avec peur et hésitation ne connaîtra pas la jouissance sexuelle, et la douleur qu’elle pourrait ressentir lors de son premier rapport sexuel pourrait la pousser à croire que cela vient de la copulation, ce qui empêche toute sécrétion vaginale et rend donc le rapport plus difficile. Plus la femme a peur de la douleur, plus elle en ressentira.

Cette peur est naturelle mais il ne faut pas qu’elle dépasse ses limites. Ce que donc la femme a besoin lors de la relation sexuelle, c’est de se détendre. La jouissance, surtout pour la femme, est la valeur significative de l’amour mais la peur détruit cet amour. Aussi, quand la femme s’offre avec amour et désir à son mari, elle ne laisse aucune chance à la peur, ce qui l’éloigné de toute douleur.

3- L’inertie :

Les femmes passives lors du rapport sexuel sont nombreuses, c’est parfois l’ignorance et parfois la peur qui les poussent à se mettre sur le dos pour laisser leur mari jouir d’elles.

La femme doit bien comprendre que le sexe est un sport nécessitant deux joueurs. Ainsi, elle se doit d’être active et de participer en montrant les positions et les mouvements qui l’excitent et la poussent jusqu’à l’orgasme. Car son inertie ne permettra dans la plupart des cas, quelque soit la vigueur de son mari et les moyens qu’il utilise pour l’exciter, d’atteindre cet orgasme. La simple compréhension que l’excitation sexuelle et la jouissance pendant la copulation sont la clé d’une relation sexuelle plus satisfaisante suffit.

Il apparaît dès lors que le rôle de la femme au travers de sa participation dans la relation amoureuse est bénéfique pour elle et son mari. La seule sensation apportant plus de jouissance à l’homme que l’éjaculation est ce sentiment de satisfaction qu’il connaît après la participation excitante et amoureuse de son épouse, lui prouvant comme il compte pour elle.

La faiblesse sexuelle chez l’homme

La taille de l’organe génital de l’homme n’a aucun lien avec les capacités sexuelles, mais c’est ce que chacun croit de lui qui est vrai. On peut dire cela comme tel : « Tu es tel que tu crois être ». Si l’homme se considère en pleine forme sexuelle et croit être totalement viril, il est en ainsi. Mais s’il pense de lui-même qu’il n’est pas capable ni compétent, il en est alors ainsi.

Les choses ne peuvent qu’empirer si l’homme n’apprend rien de lui et que sa femme ne sait ce qu’elle peut faire pour l’aider. La faiblesse sexuelle, c’est en fait l’incapacité de jouer son rôle dans la relation sexuelle due à l’impossibilité d’érection suffisante du pénis. La femme doit, au cas où son mari est atteint de ce mal et de cette faiblesse, faire tout ce qu’elle peut pour sauver son bonheur de ce gouffre.

Il faut qu’elle trouve la cause principale de cela comme ferait un docteur dans un hôpital. Si elle en trouve la cause et que cela est dû à une trop grande fréquence des rapports sexuels, il faudra donc la diminuer. Ou si elle remarque que la cause est l’embarras de son mari suite à un problème quelconque, plutôt que de montrer sa jalousie pour quelques bêtises, elle doit sacrifier une partie de sa jouissance jusqu’à ce que tout se calme.

Elle doit attiser le feu du désir dans son coeur sans même qu’il ne le remarque, donner de l’éclat à sa personnalité, l’ébahir avec de nouveaux vêtements, ses longs et beaux cheveux et un bon parfum.

Elle se doit d’agir avec grand tact durant la copulation, car la faiblesse est un trouble qui blesse énormément le mari. Elle doit enlever tout obstacle se mettant face à lui dans cette situation et lui montrer de l’amour, des sentiments et de la compréhension, et doit avoir recours à la diplomatie féminine. Dans la plupart des cas, l’attention de la femme portée à cet égard donne des fruits assez rapidement. Car l’amour se nourrit d’amour, et il n’y a de meilleur remède que de revivifier l’amour.

Par contre, si l’organe génital ne présente aucun défaut physique, la faiblesse sexuelle ne peut que venir d’un problème psychologique, résultant du stress et du manque de confiance en soi. L’homme se pose alors tout un tas de questions : « Le pénis va-t-il se dresser suffisamment ? Le restera-t-il un temps suffisant ? Et est-ce que mes capacités lui plairont-elle ? … »

Nous allons ici donner quelques conseils qu’il faut d’abord suivre avant toute relation sexuelle que l’on désire réussir :

1- II faut oublier toute organisation dans le sexe et laisser libre cours au désir, l’homme n’est pas une machine accomplissant des mouvements à un temps précis et ses sentiments diffèrent d’un moment à l’autre.

2- Laisser tous les problèmes du travail en dehors de la maison.

3- Ne pas avoir de relation sexuelle si aucun désir n’est présent ni à un moment inopportun.

4- Dominer ses appréhensions, ce qui engendrera la confiance qui engendre la réussite au bout du compte.

Quoique soient les causes de la relation sexuelle, il y a une chose que nous pouvons dire, l’homme atteint de faiblesse sexuelle ressent un stress lors de la pratique, stress probablement dû à la colère qui elle-même est peut-être due à la peur de la colère en soi. Cependant, la question primordiale est de savoir s’il peut faire en sorte de diminuer l’ampleur de sa faiblesse sexuelle ?

Cette question est à poser à la femme comme à l’homme quand l’un d’eux est atteint de faiblesse sexuelle. Il y a plusieurs fautes que commet la femme qui contribuent à la faiblesse sexuelle de son mari. Elle croit donc que son rang personnel dépend du bon comportement de son mari au lit, mais s’il est sexuellement faible, sa faiblesse grandira et il se verra obliger d’éviter le sexe de longs mois par peur de l’échec et que sa femme se sente humiliée en pensant qu’elle n’est pas attirante et qu’elle est incapable de séduire son mari.

Ce que le mari atteint de ce mal a besoin est l’aide de son épouse en toutes circonstances. Il est aussi important avant tout que la sensation de stress de l’homme se change en un sentiment de paix et de calme pour que la pratique puisse se faire en ce sens, petit à petit, jour après jour, en usant des caresses continues pour qu’enfin l’érection adéquate survienne pour connaître une relation tout à fait naturelle.

Il n’y a donc de meilleur remède à cette faiblesse sexuelle qu’une épouse amoureuse et tendre soignant son mari en usant de chaudes caresses et en l’encourageant.

Que peut faire la femme pour aider son mari ?

La femme est le meilleur remède qui puisse exister contre la faiblesse sexuelle. De nombreuses femmes raisonnables répondent aux problèmes de leur mari sous forme d’aide et de compréhension. Voici ce qu’il est possible pour elle de faire :

Elle peut considérer ce problème comme un défi qu’il faut tenir à deux, elle ne critique ni se moque de son mari, car cela ne peut qu’accentuer les craintes de son mari au niveau sexuel. Elle doit être attentive et concentrée même quand elle blague avec son époux, car l’homme accepte difficilement ce genre de blagues et de plaisanteries.

Elle peut également prendre les rênes de la pratique sexuelle, ce qui peut mener à deux choses. D’une part, elle sera plus excitante pour son mari et d’autre part, cela lui apportera à elle plus de jouissance personnelle au sein de cette relation.

Après quelques temps de mariage, la relation sexuelle pourrait prendre deux directions. La sexualité sera la même, elle débute par un même commencement, les époux utilisent les mêmes positions et font les mêmes actes.

Cependant, le contraire est plus probable, si la femme prend les rênes, quel homme resterait faible en entrant dans la chambre à coucher, la lumière éteinte, le lit préparé et la femme qui l’attend pour des rapports charnels ? Cela serait encore meilleur si la femme l’aidait pour se déshabiller, car cela lui donne encore plus de désir vis-à-vis d’elle. Il comprend aussi de cela qu’elle le trouve attirant, ce qui contribue à lui donner plus de confiance en lui-même et en ses capacités sexuelles.

Aussi, la première chose à faire avant tout est de connaître les causes de cette faiblesse sexuelle dont les plus importantes sont :

1- La perte de vigueur :

L’homme en état de faiblesse sexuelle doit agir envers son problème de manière naturelle, il ne doit pas voir en cela une sorte de castration, car la réalité est que le désir sexuel diminue en fonction de l’âge et ne reste pas au même niveau. Ainsi, le désir sexuel d’un homme de cinquante ans est plus faible que celui d’un homme d’une vingtaine d’années seulement. Mais cela ne veut en aucun cas dire que son activité sexuelle est terminée. De même, ses besoins à cet âge avancé ne sont pas comparables à ceux de sa jeunesse. En termes plus clairs, l’érection et le gonflement de son pénis ne seront plus comme avant, et il se peut que son pénis se relâche même parfois.

II est aussi important de rappeler que la capacité d’un homme de cinquante ans à aimer, donner et participer est plus grande que celle d’un jeune immature. Le sexe n’est pas seulement une aptitude physique démontrant la virilité.

Dès lors, un homme mature et prêt à sacrifier des « combien » au profit du « comment » est meilleur. Et si l’homme fait face à sa nouvelle situation avec compréhension et intelligence, de même qu’avec l’aide de son épouse, il ne pourra que réussir dans sa relation amoureuse.

L’homme peut s’assurer d’une réussite quand il réfléchit aux moyens envisageables par rapport au problème plutôt que de se considérer comme mort. Son problème est un mal répandu chez les gens mais il a un remède. Cette façon d’agir est plus proche de la réussite et c’est un point de la plus haute importance.

2- La peur :

Sous le masque de la virilité peut se cacher une crainte et une peur de faiblesse sexuelle. Nous avons déjà vu que la confiance de l’homme est étroitement liée à son désir sexuel. De cette façon, certains hommes sont atteints de faiblesse à cause de leur peur d’être incapable de satisfaire les besoins sexuels de leur épouse.

C’est ici qu’apparaît le rôle de la femme. Elle doit montrer à son mari qu’elle est heureuse de cette pratique amoureuse.Elle doit le montrer de manière claire par la parole et tout autre moyen. Dès lors que l’homme connaît cette peur de l’échec, il devient difficile de s’en débarrasser. Sa peur peut se résumer en ceci : il a peur d’être rejeté chaque fois qu’il s’approche de son épouse, alors cette peur s’installe en lui et devient une habitude.

En réalité, quand l’homme s’approche de sa femme et qu’elle est en état de grand surmenage ou qu’elle n’est pas à l’aise, elle doit, dans cette situation, surtout si son mari est quelqu’un de sensible, bien lui faire comprendre que le problème vient d’elle et qu’il n’a rien à voir dans cela. Car cette peur de l’homme ne peut que lui faire sentir qu’elle ne le trouve pas sexuellement attirant, ce qu’aucun homme ne peut accepter. Rien ne peut être pire pour lui dans ce domaine.

3- La moquerie :

L’homme est incapable d’encaisser la moquerie, surtout si cela concerne sa virilité. Plus que cela, si cela se rapporte à ses organes génitaux. La femme sage et raisonnable ne ferait jamais une telle chose, car rien ne peut plus que cela détruire un homme. C’est elle qui en faisant pareille chose mène son mari à la faiblesse sexuelle.

La moquerie est en fait l’arme d’un gamin mais quand la femme l’utilise, cela peut être meurtrier.

4- Le tabac :

Sans parler de son interdiction religieuse et de ses nombreuses graves conséquences pour la santé, fumer tue chaque année des milliers de personnes. Des médecins allemands ont découvert que la fumée d’une cigarette engendrait la diminution d’hormones mâles, étant à l’origine de la capacité sexuelle de l’homme. De même, cela porte atteinte à sa fertilité et peut donc engendre la stérilité.

Le tabac agit indirectement sur la capacité sexuelle de deux façons :

– L’oxyde de carbone, sortant dès la première tirée de fumée, diminue l’oxygène dans le sang, ce qui se répercute sur les glandes productrices d’hormones mâles et leur production diminue.

– La nicotine agit sur la contraction des veines sanguines. Celle-ci, devant se remplir de sang, ne le sont pas et le gonflement du pénis, c’est-à-dire l’érection, ne peut se faire.

En plus de la faiblesse des compétences corporelles du fumeur, les odeurs nauséabondes de sa bouche diminuent grandement l’attirance sexuelle de sa partenaire.

Enfin, de nombreuses études à ce sujet montrent qu’un grand nombre d’hommes ressentent une amélioration certaine de leur vie sexuelle directement après avoir arrêter de fumer.

5- La femme passive :

Chaque homme rêve d’une femme excitante, il espère qu’elle sera d’un point de vue sexuel ardente dans le lit. Ceci est la grande excitation pour lui et la jouissance. Qu’il ressente le désir sexuel de sa femme envers lui, lui donne encore plus la preuve de sa virilité.

Cependant, l’inertie de la femme le mène à l’ennui, et de l’ennui à la faiblesse sexuelle, car la femme dans cet état abandonne à son mari un corps sans âme, comme si elle exécutait un rituel conjugal obligatoire. Cette une chose qui ne mène que vers la destruction de la relation sexuelle entre l’homme et son épouse. Aucun homme n’aimerait faire l’amour avec un cadavre, mais il aime ressentir que sa femme jouit avec lui, comme lui jouit avec elle.

6- La sécheresse vaginale :

Quand la femme est excitée, la paroi vaginale s’engorge de sang puis produit sa propre substance lubrifiante. Cette lubrification naturelle survient généralement en moins d’une minute, mais parfois en un peu plus de temps. Si la lubrification est insuffisante, la pénétration risque d’être douloureuse et irritante, voire impossible. C’est ce qu’on appelle la sécheresse vaginale.

La sécheresse vaginale peut être le signe d’un problème physique ou émotionnel, ou d’un manque de désir. Elle est aussi fréquente quand les préliminaires ont été bâclés. La sécheresse vaginale est plus importante à certaines périodes du cycle menstruel et touche une femme ménopausée sur cinq. Le taux d’estrogène baisse, provoquant une atrophie des parois vaginales, et par suite une diminution des sécrétions. Le vagin met donc plus de temps à se lubrifier. Si la femme est stressée ou si elle suit une mauvaise hygiène alimentaire, ses glandes surrénales libéreront moins d’estrogènes et lutteront donc plus difficilement contre la sécheresse vaginale.

A la suite d’une maladie ou d’un accouchement par exemple, le vagin peut avoir tendance à devenir plus sec. Cela étant dit, souffrir de temps en temps de sécheresse vaginale est tout à fait normal. Il ne faut donc pas s’inquiéter s’il s’agit d’un problème occasionnel.

7- Le point sur le point G :

Réalité scientifique ou pure spéculation ? Si plusieurs reconnaissent son existence, la question n’est toujours pas tranchée.

Pour certains médecins, le fameux point G serait une zone érogène diffuse, une sorte de petit coussin de chair situé sur la paroi antérieure du vagin, derrière l’os du pubis, à quatre centimètres environ de l’orifice vulvaire. Il serait l’équivalent de la prostate et pourrait sécréter un liquide proche du sperme, mais sans spermatozoïdes, au moment de l’orgasme, un phénomène qui a conduit certains à parler d’éjaculation féminine. Les preuves formelles de son existence font toujours défaut et de nombreux médecins se montrent très sceptiques.

Pour d’autres, le point G est une invention qui n’a d’autre activation que de donner à la verge un rôle déterminant dans l’orgasme féminin. Ce que l’on appelle « point G » est en réalité une zone de sensibilité plus importante chez la femme. Mais toutes les parois vaginales sont source de plaisir et de sensations différentes.

Aussi, le Musulman se doit de délaisser le doute pour ce dont il n’a aucun doute. De plus, cela n’apportera ni une science indispensable supplémentaire ni une récompense plus grande, ni même un changement dans le comportement sexuel entre conjoints, si ce n’est, au contraire, une perte de temps et d’efforts, voire une frustration, dans le recherche de ce fameux point G, dont l’existence n’est même pas prouvée. Allah Seul connaît les secrets de Sa Création.

Problèmes d’ordre sexuel

L’éjaculation précoce :

C’est l’un des problèmes sexuels les plus répandus chez l’homme, il est permis de dire que c’est la plus grande cause de problèmes, d’ordre sexuel, dans la vie de couple.  

C’est le manque de contrôle dans l’éjaculation un temps suffisant pour permettre à la femme de jouir, en d’autres termes, c’est le fait d’éjaculer avant que l’homme ne le désire. Le mari éjacule au moindre frottement au bout du pénis, que ce soit avant ou après pénétration vaginale.

La plupart des cas d’éjaculation précoce sont dus à l’augmentation d’excitation de l’organe génital, ce qui provoque jouissance et puis éjaculation par simple contact, résultat d’un manque de contrôle face à la force d’excitation sexuelle.

Ainsi, la chose que doit le plus éviter l’homme est le frottement et l’excitation supplémentaire au bout de son pénis, ce qui nécessite beaucoup de contrôle sur soi au moment où le désir sexuel le pousse avec vigueur à l’éjaculation.

Si l’homme apprend comment se calmer le temps d’un instant lors de la pénétration du pénis dans le vagin, il aura une meilleure capacité à contrôler l’éjaculation et à la retarder.

Le problème chez de nombreux hommes est donc leur incapacité à se contrôler, l’excitation le pousse à bouger. Malgré cela, l’homme doit combattre ce désir jusqu’à ce qu’il le contrôle. Avec la pratique, il connaîtra le temps qu’il a besoin de rester inactif pour contrôler l’éjaculation. Ainsi, l’inactivité au début de la relation sexuelle permettra de connaître une jouissance réciproque.

L’homme doit apprendre à vider son esprit chaque fois qu’il sent venir la première éjaculation, ou penser à autre chose que le sexe, afin d’affaiblir le désir et d’empêcher l’éjaculation précoce.

Il faut aussi que le mari évite de pénétrer le pénis avec force et vigueur, la zone du sexe est érectile et la pénétration brutale n’est ni satisfaisant ni excitant pour la femme, tant qu’il n’y aura pas eu au préalable caresses avec la main au niveau du clitoris.

Respecter cela avant la pénétration a deux spécificités :

1- Cela est plus excitant pour la femme, car c’est l’organe qui excite le plus la femme et lui permet de jouir. La plupart des femmes aiment que l’on joue avec leur clitoris avant la copulation et même après. Quand l’homme éjacule en premier, l’excitation de la femme est encore au plus haut, mais l’homme la délaisse alors qu’elle a encore envie de sexe et le ressent à travers tout son corps. Si le clitoris joue un rôle aussi grand dans la sexualité de la femme, l’homme se doit de savoir comment jouer avec ce clitoris et les différentes méthodes afin de l’exciter.

2- Cela est moins excitant pour l’homme, ce qui l’aide plus à contrôler son éjaculation au moment où sa femme arrive presque à l’orgasme.

Enfin, nous dirons que l’éjaculation précoce est un problème douloureux pour l’homme et la femme et ne se résout pas de lui-même, car chaque résolution d’un problème nécessite du temps. Avec beaucoup de patience de la part de la femme, elle pourra aider son mari à contrôler son éjaculation, ce qui leur apportera plus de bien.

Certains docteurs ont proposé quelques exercices afin de résoudre ce problème, nuisant à la vie de couple. Cet exercice consiste en ce qui suit : la femme joue avec le pénis de son mari jusqu’à érection, puis dans un mouvement de va et vient de haut en bas elle, bouge sa main sur le pénis en érection. Dans ce cas, très vite l’homme peut éjaculer mais juste avant que cela n’arrive, le mari donne un indice à la femme pour qu’elle le sache. Elle prend alors le pénis avec son pouce et deux doigts placé de chaque coté de ce dernier et au milieu de la verge, puis le presse ave force pendant trois à quatre secondes. Elle attend alors que l’excitation sexuelle du mari descende avant de répéter l’excitation de la même manière. Une nouvelle fois, elle presse le pénis après excitation et au bord de l’éjaculation pour l’en empêcher. Cet exercice est à refaire pendant 15 à 20 minutes. Si l’homme éjacule au bout des premières tentatives, il faudra attendre une heure avant de reprendre l’exercice.

Dès que l’homme aura appris quelque peu à maîtriser son éjaculation, la femme pourra se mettre alors au-dessus de son mari et pourra pénétrer le pénis dans son vagin sans bouger pour que l’homme s’habitue à cette sensation. Cela demande parfois deux à trois minutes d’inactivité, ce qui permet un plus grand contrôle à l’homme. Puis, la femme commencera à bouger doucement de haut en bas, menant ainsi son mari à l’apogée de son excitation.

Dès qu’il fait signe qu’il va éjaculer, la femme se retire et accomplit l’exercice de pression sur le pénis pendant 3 à 4 secondes, comme susmentionné. Enfin, après que le mari se soit calmé, l’exercice peut reprendre.

Avec la patience de l’épouse et sa compréhension, elle peut aider son mari à apprendre à dominer ses émotions. Pour ce qui est d’elle, il l’aidera à son tour à arriver à la jouissance et à la satisfaction. Que la femme amoureuse sache que ce qu’elle fait pour aider son mari est utile et profitable. Ils verront tous deux que le temps passé pour apprendre cela était un temps bénéfique.

Apprendre quelques invocations

1- Il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah le sublime, le Magnanime.  
Il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah le seigneur du trône sublime
 Il n’y a pas d’autre divinités qu’Allah le seigneur des cieux,
Le seigneur de la terre, le seigneur du noble trône . 

La ilaha illa-lahou  l‘adim al-halim, la ilaha illa-lahou rabou-l-archou‘adîm,
La ilaha illa-lahou rabbou s-samawati, wa rabbou al-ardî wa rabbou l‘arch al-karim

2 – Seigneur, Tu as dit :  » Invoquez-moi et Je vous exaucerai ! « 

Seigneur, je T’invoque, par l’attestation que je fais que Tu es Allah,
Point d’autres divinités que Toi,  l’Unique, le Seul à être imploré pour ce que nous désirons.
Il n’a jamais engendré et n’a pas été engendré, et nul ne Lui est égal.

Allahouma inaka enta l-qaa-il : Oud’ouni astajiblakoum.  
Allahouma ini ass-alouka bi ani ash-hadou anaka enta Lah
La ilaha ila Ent – Al  Ahadou s-samad  aladi lam walid wa lam youled wa lam yakoun lahou koufouan Ahad.

3 – Seigneur, ne nous châtie pas s’il nous arrive d’oublier ou de commettre une erreur.
Seigneur ! Ne nous charge pas d’un fardeau lourd comme Tu as chargé ceux qui vécurent avant nous.
Seigneur ! Ne nous impose pas ce que nous ne pouvons supporter, efface nos fautes, pardonne-nous et fais nous miséricorde. Tu es Notre Maître, accorde-nous donc la victoire sur les peuples infidèles.

Rabbana la tou-akhithna in nasina aw akhta-na  –  Rabbana wala tahmil  ‘alayna isran kama hamaltahou
‘ala allathina min qablina  – Rabbana wala touhammilna ma la taqata lana bihi wa’fu ‘anna
waghfir lana war-hamna anta mawlana fansourna ‘ala alqawmi alkafirin

Une femme peut-elle conclure son propre mariage ?

La tutelle est un droit légal en vertu duquel le tuteur peut accomplir des actes à la place et sans l’accord de celui qui est sous le régime de la tutelle. Elle se divise en tutelle publique et tutelle privée. Puis, la tutelle privée se subdivise elle-même en tutelle de corps et tutelle de biens. Ce qui nous intéresse ici concerne la tutelle de corps, ou encore la tutelle matrimoniale.

Les conditions auxquelles le tuteur matrimonial doit satisfaire

Le tuteur matrimonial doit être de condition libre, sain d’esprit et pubère. Par conséquent, un homme dont la raison est altérée ou un enfant impubère ne peuvent tenir lieu de tuteurs matrimoniaux, car ils n’ont pas autorité sur leur propre personne. Ils ne sauraient donc avoir autorité sur autrui.

Outre ces trois conditions, le tuteur matrimonial doit aussi être musulman si celui qui est sous le régime de la tutelle l’est aussi, car un non musulman ne saurait avoir autorité sur un musulman.

Dieu (azwadial)  dit :

«…Et jamais Allah ne donnera une voie aux mécréants contre les croyants. »
[ Sourate 4 – Verset 141 ]
 

L’honorabilité du tuteur matrimonial n’est pas de rigueur

Le tuteur matrimonial ne doit pas obligatoirement être honorable, car à supposer qu’il soit dépravé, sa dépravation ne le dépossède pas pour autant de sa capacité à donner autrui en mariage. À moins, bien sûr, que cette dépravation n’aille jusqu’à l’immoralité, auquel cas on ne lui accordera plus crédit et il sera déchu de son droit.

Une femme peut-elle conclure son propre mariage ?

Nombreux sont les docteurs de la loi qui estiment qu’une femme ne peut conclure son propre mariage ni le mariage d’un tiers, et qu’un tel contrat est nul venant d’elle. Ils tirent argument du fait que la tutelle matrimoniale est une condition de validité obligatoire du contrat de mariage, et que celui qui contracte est le tuteur. Ils se fondent aussi sur un certain nombre de preuves scripturaires :
 

« …Mariez les célibataires d’entre vous et les gens de bien parmi vos esclaves, hommes et femmes. »
[ Sourate 24 – Verset 32]

« …Et ne donnez pas d’épouses aux associateurs tant qu’ils n’auront pas la foi…»
[ Sourate 2 – Verset 221 ]

L’Envoyé de Dieu (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« Pas de mariage sans tuteur matrimonial. »
[ Rapporté par Ahmad, Abû Dawûd, at-Tirmidhî, ainsi qu’In Hibban et al-Hâkim
qui le déclarent sahîh, d’après Abû Mûsâ al-Ash`arî ]

La négation « pas de mariage » doit être comprise comme se rapportant à la validité du mariage. On en déduit qu’ un mariage sans tuteur est nul, ainsi que nous le verrons dans le hadith de Âïsha (Radia Allahu ‘anha) ci-après.

At-Tirmidhî a dit : « La pratique qui prévaut chez les doctes d’entre les Compagnons du Prophète est conforme à la tradition suivante :  » Pas de mariage sans tuteur matrimonial. »

On peut citer entre autres Compagnons qui ont adopté cet avis, ‘Umar Ibn al-Khattâb, ‘Ali Ibn Abî Tâlib, `Abdallah Ibn ‘Abbas, Abû Hurayra, Ibn ‘Umar, Ibn Mas`ûd ou encore Âïsha (Radia Allahu ‘anha) .

Quant aux juristes de la génération qui leur a succédé, on peut citer Sa`îd Ibn al¬Musayyib, al-Hasan al-Basrî, Shurayb, Ibrahim an-Nakha’î, ‘Umar Ibn ‘Abd al¬`Azîz  et d’autres encore. C’est également l’avis adopté par Sufyân ath-Thawrî, al¬Awzâ’î, ‘Abdallah Ibn al-Mubârak, ash-Shâfi’î, Ibn Shibrima, Ahmad, Ishâq, Ibn Hazm, Ibn Abî Laylâ, at-Tabârî ou encore Abû Thawr  (rta). »

Le tuteur doit se munir du consentement de sa pupille avant de la marier

Outre les divergences des docteurs de la loi au sujet de la capacité de la femme à conclure son propre mariage, le tuteur de celle-ci doit obligatoirement la consulter et savoir si elle consent au mariage avant de le contracter.

En effet, le mariage est une union permanente et une association entre mari et femme. L’harmonie du couple ne perdure que si le consentement de cette dernière est pris en compte.

C’est pourquoi le Législateur suprême a défendu aux tuteurs de contraindre leurs pupilles au mariage, qu’elles soient vierges ou non, et Il a rendu le mariage invalide dès lors qu’il a été contracté sans leur consentement. 

C’est aussi la raison pour laquelle elles ont le droit de demander la dissolution du mariage et d’annuler le contrat en tel cas. On en a pour preuve les éléments scripturaires suivants :

1- Ahmad, Muslim, Abû Dâwûd, an-Nasâ’î et Ibn Mâja (rta) rapportent d’après Ibn `Abbâs (Radhiallahu anhu) le hadith suivant :

« Une femme qui a déjà été mariée -thayyib- est plus à même de disposer de sa personne que son tuteur. Quant à celle qui est vierge, on doit lui demander sa permission : son silence en tiendra lieu. »

Il faut comprendre par là que la femme qui a déjà été mariée est plus à même de disposer de sa personne en ce sens que son tuteur ne peut la donner en mariage sans son consentement, non qu’elle peut conclure son propre mariage sans tuteur.

Dans une autre version rapportée par Ahmad, Muslim, Abû Dâwûd et an¬Nasâ’î, (rta) , il est dit : « Quant à la vierge, c’est à son père de lui demander son consentement. », bien entendu avant de la donner en mariage.

2- On rapporte d’après Abû Hurayra que l’ Envoyé de Dieu (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« La femme qui a déjà été mariée ne peut être donnée en mariage qu’après avoir eu son consentement; la femme vierge ne peut être donnée en mariage qu’après avoir obtenu son autorisation. –Ô Envoyé de Dieu ! Et comment savoir si elle l’autorise ? demandèrent alors les fidèles. –En gardant le silence, répondit le Prophète.»

3- AI-Bukhârî, Abû Dâwûd, an-Nasâ’î, at-Tirmidhî, Ibn Mâja et Ahmad (rta) rapportent que le père de Khansâ’ Bint Khidâm l’a mariée alors qu’elle l’avait déjà été, celle-ci refusa d’accepter le mariage et en fit part au Prophète qui annula l’union.

4- Ahmad, Abû Dâwûd, Ibn Mâja et ad-Dâraqutnî rapportent d’après Ibn `Abbâs (Radhiallahu anhu) qu’une jeune vierge vint trouver l’ Envoyé de Dieu (sallAllahou alayhi wa salam) et lui raconta que son père l’avait mariée sans son consentement , celui-ci lui donna alors le droit de choisir.

5- D’après ‘Abdallâh Ibn Burayda, d’après son père :

« Une jeune fille alla trouver L’Envoyé de Dieu (sallAllahou alayhi wa salam) et lui tint le propos suivant : « Mon père m’a mariée à son neveu afin d’anoblir sa lignée. » Le Prophète lui a donné un droit d’annulation,
celle-ci rétorqua : « J’accepte la décision de mon père « ; »je voulais seulement que
les femmes sachent que leurs pères n’ont aucun droit en ce domaine. » »
[ Ibn Mâja rapporte ce hadith au moyen d’une chaîne de garants mentionnés dans le Sahîh.]

L’absence de tuteur matrimonial

Si le tuteur proche qui satisfait aux conditions de la tutelle matrimoniale est présent, le tuteur lointain n’a pas vocation à assumer ce rôle.  Ainsi, par exemple, dans le cas où le père est présent, ni le frère ni l’oncle ni ceux qui viennent hiérarchiquement après eux n’ont vocation à assumer la tutelle matrimoniale. Cependant, si le tuteur le plus proche s’absente durant un délai tel qu’il donne le droit au prétendant (de condition égale à la fiancée) de ne pas attendre sa décision, la tutelle matrimoniale est alors dévolue d’office à celui qui vient après lui dans la hiérarchie, et cela, afin qu’un mariage avantageux n’échappe pas à la promise.

Et il n’appartient pas au tuteur absent de s’opposer à la conclusion du mariage de celui qui lui fait suite à son retour, car par son absence, il était considéré comme inexistant, raison pour laquelle le droit de tutelle a été dévolu à celui qui lui faisait suite. Tel est l’avis des Hanafites sur cette question.

Pour ash-Shâfi’î (rta) , si le tuteur lointain donne sa pupille en mariage malgré la présence du tuteur proche, ledit mariage est nul. Maintenant, si le tuteur proche est absent, ce n’est pas au tuteur qui vient après lui de la marier, mais ce sera au juge de le faire.

Le cas de la femme qui n’a pas de tuteur ou qui ne peut atteindre le juge

Al-Qurtubî (rta) a dit :

« Si une femme se trouve en un lieu où il n’y a ni juge ni tuteur, qu’un  » voisin » la marie et assume ce rôle à leur place. En effet, il faut bien que les gens trouvent qui les marie et le fait est qu’ils font du mieux qu’ils peuvent en tel cas. » [ Voir Al-Jâmi’ li-Ahkâm al-Qur’ân d’al-Qurtubî, t. 3 ; p. 76 ]

C’est pourquoi Malik (rta) a dit de la femme indigente qu’elle pouvait être donnée en mariage par celui qui s’en occupe, car faisant partie des gens qui accèdent difficilement au juge, elle peut légitimement être considérée comme n’ayant pas de juge à sa disposition.

Tout musulman doit donc pouvoir tenir lieu de tuteur pour elle. Quant à ash-Shâfi’î (rta) , il estime que s’il se trouve dans la société une femme qui n’a pas de tuteur et qu’un homme chargé par elle de la représenter la donne en mariage, le mariage est valable, car cet acte relève de l’arbitrage -tahkîm- et l’arbitre peut tenir lieu de juge.

Le droit de tutelle matrimoniale du juge

Le droit de tutelle matrimoniale est dévolu au juge dans les cas suivants :

  • En cas de désaccord entre les tuteurs.
  • En cas d’absence ou d’inexistence de tuteur.

Ainsi, dans le cas où un homme de même condition que la promise se présente et qu’elle consent à se marier avec lui, mais que tous les tuteurs de celle-ci sont en voyage, fut-ce dans un lieu qui est à peu de distance, il appartient alors au juge de conclure lui-même le contrat de mariage entre les deux parties.

À moins bien sûr que le prétendant et la promise consentent à attendre le retour du tuteur absent, car c’est là un droit qui est acquis à cette dernière, même si le délai d’absence du tuteur est long. Des traditions se rapportent bien à ce chapitre, mais elles sont toutes douteuses.   

Aisha

Originaire de la Tribu des Kinana, Aisha ( Aïcha bint Abu Bakr )(Radia Allahu ‘anha) était née environ 9 années avant l’Hégire, alors que la Révélation avait débuté depuis environ 3 ans. Elle était la fille d’Abû Bakr (, ami fidèle et Compagnon le plus proche du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) qu’on appelait «As-Siddîq » (le véridique). C’est en compagnie de celui-ci que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)  accomplit l’Hégire vers Médine. Abu Bakr était marchand de vêtements à la Mecque.

La mère de Aisha, Um Rummân, était la fille de Umayr ibn Amr. Elle fut – avec son époux – parmi les premiers musulmans dès la première année de la Révélation et connut toutes les persécutions menées contre les fidèles de la nouvelle religion. Elle fut très active aux côtés de son époux et le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam)lui annonça qu’elle aurait une place aux Paradis. Elle mourut avant la disparition de l’Envoyé d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) et ce fut lui qui la déposa dans sa tombe. Aisha (Radia Allahu ‘anha)  nous a rapporté : « Je n’ai pas connu mon père et ma mère autrement que pratiquant la religion musulmane. »

Outre son frère ‘Abdallah, Aisha avait une demi-sœur, Asmâ, fille d’Abû Bakr.

En ce qui concerne le mariage du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) avec Aisha (Radia Allahu ‘anha) , on nous rapporte que l’Envoyé d’Allah (Radia Allahu ‘anha)  vit en rêve l’Ange Gabriel (Alaihi sallam) lui présenter un morceau d’étoffe dans lequel quelque chose était enveloppé.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) lui demanda : « Qu’est-ce ? » et l’Ange Gabriel  (Alaihi sallam)  lui répondit : « Ta femme ! » En soulevant un coin de l’étoffe, il découvrit la jeune  Aisha (Radia Allahu ‘anha) . Ce message lui parvint comme un ordre divin. Il se rendit donc chez son ami Abu Bakr (Radhiallahu anhu) pour lui demander la main de sa fille, que ce dernier lui accorda avec joie. On situe cet événement aux alentours de l’an 3 avant l’Hégire (620 ap. J. C.).

 Aisha (Radia Allahu ‘anha)  avait déjà été demandée en mariage par une famille de polythéistes, mais ceux-ci se mirent à craindre qu’en mariant leur fils avec  Aisha (Radia Allahu ‘anha) , il n’embrasse également la nouvelle religion et abandonne leurs traditions. Ils furent donc extrêmement contents lorsqu’une opportunité leur permit de renoncer à cette union. […]

Le jour où elle entra dans la Maison du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) , les choses se déroulèrent avec la plus grande simplicité, le repas de noces également. Ce jour-là, il n’y avait dans la maison qu’un bol de lait. L’Envoyé d’Allah en but une gorgée, donna le bol à Aisha (Radia Allahu ‘anha)  qui en but également une gorgée, ainsi que les quelques autres personnes présentes. On était au mois de Shawwâl.  

Aisha fut installée dans son appartement dont l’unique porte donnait sur la mosquée et fermait par un simple rideau.  Le mobilier consistait en un matelas, un oreiller de fibres de dattiers, un tapis, deux jarres, l’une pour les dattes, l’autre pour la farine, ainsi qu’une cruche pour l’eau et un bol. Il y avait aussi une lampe à huile, qui, faute d’huile, ne fonctionnait pas souvent.  Nous avons vu que le mobilier de chacune pouvait être différent en raison de ce qu’elles avaient apporté avec elles ou reçu en cadeau de leurs familles.

C’est la seule femme vierge que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) épousa, toutes les autres Épouses avaient été déjà mariées et étaient devenues veuves.  On nous rapporte que Aisha était jolie. Dinet écrit qu’elle était gracieuse, très spirituelle et instruite. Plus tard, Aisha (Radia Allahu ‘anha)  devait dire que parmi les Épouses, certaines étaient plus belles, en particulier Zaynab, Juwayriya et Safiya (Qu’Allah soit satisfait d’elles).

 Nous savons que Aisha fut, après Khadîja (Radia Allahu ‘anha) , l’Épouse préférée du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) . Mais elle n’était pas la « préférée » pour sa seule beauté, ni sa jeunesse, mais plutôt pour son intelligence et la vivacité de son esprit. Aisha (Radia Allahu ‘anha)  a été choisie par « destin d’Allah » ; Allah ( azwadial ) est Le plus Savant ! Sa jeunesse était précisément un atout majeur pour la mission qu’elle allait devoir remplir tout au long de sa vie, comme nous le verrons plus loin.

On nous rapporte qu’un Compagnon posa la question au Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) :  « Qui aimez-vous le plus ? » – « Aisha, répondit-il » – « Pour les hommes, précisa-t-il. » – « Le père de Aisha ! » – « Et après lui ? » – « ‘Umar ibn Al-Khattâb. » Puis, il énuméra d’autres personnages.» [Rapporté par Bukhârî]
 

II avait besoin d’une femme jeune, intelligente et enthousiaste, capable d’assimiler et d’interpréter les lois de l’islam auprès des femmes. Or, dès sa plus petite enfance, elle voyait le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) pratiquement chaque jour, lorsqu’il rendait visite à son ami Abu Bakr (Radhiallahu anhu) , dans sa maison, lui transmettant, au fur et à mesure, les versets du Coran qui lui étaient révélés par l’Ange Gabriel (Alaihi sallam) . Ils évoquaient également ensemble les différents événements concernant la Communauté des musulmans.  Elle était vive et intelligente, nous l’avons dit, et elle apprit donc, dès son jeune âge, de la bouche même du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) , au fur et à mesure de la Révélation et des événements, tant avant qu’après son mariage, tout ce qu’elle devait savoir pour la mission d’enseignante qui allait lui incomber tout au long de sa vie.

Elle avait les qualités requises et, en raison de sa jeunesse qui la rendait assez perméable, elle était davantage susceptible de recevoir et de retenir, pour ensuite retransmettre les enseignements de l’islam. Elle était encore jeune au moment de l’Hégire. Cependant, chacun était unanime à dire que nul ne pouvait mieux raconter tous les détails de l’Émigration, même plusieurs années après. Toute jeune fille qu’elle était alors, elle participa avec sa sœur Asmâ aux préparatifs secrets destinés au voyage du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) et de son père Abu Bakr(Radhiallahu anhu). Plus tard, lorsqu’elle fut entrée dans la Maison de l’Envoyé de Dieu, son éducation se poursuivit.

Dès qu’il rentrait, elle lui posait des questions. Lorsqu’il parlait aux gens dans la mosquée, elle se tenait auprès de la porte de son appartement, écoutant ce qu’il disait afin de profiter de son enseignement. C’est notamment par le fait de toutes les questions qu’elle posait à l’Envoyé d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) que nous sont parvenus bon nombre d’enseignements et de traditions.

Il nous a été rapporté que son savoir était égal à celui de tous les Compagnons et des Mères des Croyants réunis. Cela est facile à expliquer : elle était presque toujours présente lors des entretiens que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) avait avec les Compagnons lorsqu’il leur transmettait la signification du message divin. Elle le voyait vivre au quotidien et rien de ce qu’il disait ou faisait ne lui échappait.

Ibn Abu Hurayra (Radhiallahu anhu) nous rapporte que :

« Aïsha, épouse du Prophète, n’entendait jamais une chose qu’elle ne comprenait pas, sans revenir à la charge auprès de lui, jusqu’à ce qu’elle l’eût bien saisie. » [Rapporté par Bukhârî]

Elle est reconnue pour avoir été l’une des plus grandes juristes de son époque. Elle avait, en outre, un goût développé pour les lettres et se distingua dans la poésie. Nous devons à l’insatiable curiosité de Aisha (Radia Allahu ‘anha) , des enseignements sur les sujets les plus divers. En voici quelques exemples :

– A la suite de la question sur le jihâd : « Ne pourrions-nous pas la faire ? » « Non, lui répondit le Prophète, le jihâd la plus méritoire pour vous les femmes, c’est un pèlerinage pieusement accompli » [Rapporté par Bukhârî]  Ou selon une autre version : « Votre jihâd, c’est le pèlerinage ! »

– Le consentement obligatoire de la future épouse à son mariage. « La vierge a honte » avait fait remarquer Aisha (Radia Allahu ‘anha) . Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) avait alors précisé :  « Son consentement vaut par son silence. »[Rapporté par Bukhârî]

Nous verrons que de nombreux événements furent générateurs d’enseignements importants à la fois pour les femmes et pour l’ensemble des musulmans.

Aisha (Radia Allahu ‘anha)  connaissait la généalogie et l’histoire de toutes les tribus de l’Arabie préislamique, ce qui était très important pour la « stratégie » que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) dut mettre en place, afin que la Communauté puisse nouer des alliances avec les unes et les autres. Et nous constaterons que plusieurs des mariages du Prophète participèrent à ces rapprochements.

Aisha (Radia Allahu ‘anha)  passe encore pour avoir eu de bonnes connaissances en médecine. Il semble qu’elle ait acquis ce savoir en particulier lors de la maladie du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) , alors que de nombreuses délégations se sont succédé à son chevet, en provenance de toutes les régions de l’Arabie, pour tenter de le délivrer de son mal, en lui prescrivant des médicaments que Aisha (Radia Allahu ‘anha)  se chargeait elle-même de préparer.

On nous rapporte aussi à son sujet qu’elle participa, avec certaines des Épouses et d’autres femmes parmi les premières musulmanes, à plusieurs des campagnes militaires qui eurent lieu, notamment à Uhud, à la Guerre du Fossé, où les femmes apportèrent leur participation active en soignant les blessés et donnant à boire aux combattants. Le hadîth rapporté par Anas (Radhiallahu anhu) en témoigne :

« Je vis Aisha et Um Salama, les vêtements retroussés au point que je pouvais apercevoir le bas de leurs jambes, bondir avec les outres sur le dos et les vider dans la bouche de la troupe. Ensuite, elles venaient remplir leurs outres et retournaient à nouveau les vider dans la bouche de la troupe. » [Rapporté par Bukhârî]

Nous savons qu’il y eut des femmes musulmanes à toutes les campagnes militaires, sauf la première, à Badr. […]

On signale que du vivant de l’Envoyé d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) , on comptait déjà 20 femmes juristes parmi les Compagnons. C’est dire l’importance du savoir pour tous les musulmans, y compris les femmes.

« La recherche du savoir est une obligation pour chaque musulman. »
[Rapporté par Bukhârî et Ibn Mâja]

Mais revenons à Aisha (Radia Allahu ‘anha)  pour dire que nous lui sommes redevables d’un grand nombre de ahadith (environ 2.200). À ce propos, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : « Aisha est la moitié de la religion ».

Le rôle de Aisha au sein de la famille du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) fut des plus important. Aisha (Radia Allahu ‘anha)  fut, nous l’avons déjà dit, après Khadîja (Radia Allahu ‘anha) , l’Épouse préférée du Prophète. Anas ibn Malik  (Radhiallahu anhu) a rapporté que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit : « La supériorité de Aisha sur les autres musulmanes est comme celle du tsarîd sur les autres mets. » II s’agissait du plat que préférait le Prophète.

De nombreux événements ont marqué la vie conjugale du Prophète.

Aisha (Radia Allahu ‘anha)  était assez spontanée… ce qui provoquait parfois quelques incidents ; mais ceux-ci furent autant d’enseignements donnés aux musulmans, soit que la révélation d’un verset, soit qu’une parole ou un acte du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) soient parvenus aux musulmans avec, pour objectif essentiel, de les instruire dans leur religion en leur montrant la solution en fonction des circonstances.  Nous relaterons ci-après ceux des événements qui semblent les plus marquants du point de vue des bienfaits apportés à la Communauté, événement liés à la présence de Aisha (Radia Allahu ‘anha)  dans la maison de l’Envoyé d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) .

1 – L’affaire de la calomnie

L’affaire se situe en l’an 5 de l’Hégire. Aisha (Radia Allahu ‘anha)  doit avoir autour de 14 ou 15 ans. Cet incident eut un caractère plus grave que tous ceux qui émaillèrent la vie de Aisha. Il survint après la révélation concernant le port du voile. Lorsque l’une des Épouses voyageait avec le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) , on descendait son palanquin de son chameau au moment des haltes. Ainsi, lorsqu’elle avait besoin de s’isoler un moment, elle le faisait de façon discrète, en s’éloignant du camp.

Il arriva donc, lors d’une halte, au retour de la campagne victorieuse menée contre la tribu des Banul Mustaliq, tandis que Aisha (Radia Allahu ‘anha)  avait quitté son palanquin, que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) donna le signal du départ et le palanquin de celle-ci fut remit sur le chameau. Compte tenu de sa légèreté, personne ne s’aperçut qu’elle n’était pas à l’intérieur, et la caravane reprit la route sans elle. Lorsqu’elle revint au camp, elle ne trouva plus personne ; sans s’affoler, convaincue qu’on s’apercevrait rapidement de son absence et qu’on reviendrait la chercher, elle demeura sur place et s’endormit.

Au petit matin, c’est un membre de la caravane, Safwân (dont la mère était la tante maternelle d’Abû Bakr), qui la trouva ainsi endormie. Il avait marché toute la nuit (il était chargé d’assurer l’arrière-garde afin de récupérer les retardataires ou encore les objets perdus). Il l’appela, puis la reconnaissant, la fit monter sur son chameau et la ramena en tenant l’animal par la bride, à marche forcée, pour rejoindre la caravane au moment où celle-ci faisait une nouvelle halte.

Cet incident – qui se situe après la révélation sur le voile – n’aurait pas eu d’autres suites si la jalousie n’avait habité le cœur de quelques personnes, les unes à l’égard de Aisha (Radia Allahu ‘anha)  , les autres à l’égard de Safwân. Le voyage se termina sans que rien ne survienne. Arrivée à Médine, Aisha tomba malade pendant un mois. Elle n’imaginait pas qu’elle et Safwân étaient l’objet d’une telle « affaire ».

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) venait d’épouser Juwayriya (Radia Allahu ‘anha) , fille du chef de la tribu des Banul Mustaliq et ne se doutait pas non plus de ce qui se tramait. C’est pourtant à ce moment que débuta la calomnie contre Aisha (Radia Allahu ‘anha)  et Safwân. Ce que le Prophète finit par savoir.  Aisha (Radia Allahu ‘anha)  s’étonnait de ce que l’Envoyé d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) ne s’attarde guère auprès d’elle alors qu’elle était malade. Il prenait de ses nouvelles et repartait, sans rester pour bavarder avec elle selon son habitude. Elle n’apprit les rumeurs calomnieuses dont elle était l’objet qu’après être rétablie, de la bouche de Um Mistah, mère d’un des auteurs de la rumeur.

Aisha (Radia Allahu ‘anha)  en fut abasourdie et tomba de nouveau malade. Elle demanda au Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) la permission de se rendre chez ses parents, afin de s’assurer auprès d’eux de ce qu’elle venait d’apprendre. Elle interrogea sa mère ; Um Ruman lui confirma la rumeur qui circulait, mais tenta de la réconforter en lui disant de ne pas trop attacher d’importance à ces commérages, […].

Aisha (Radia Allahu ‘anha) , au lieu d’être réconfortée ou rassurée, pleura abondamment. On nous dit même qu’elle se serait évanouie.

Mais, contrairement à ce que pensait sa mère, aucune des Mères des Croyants (Qu’Allah soit satisfait d’elles) ne prit part à ces rumeurs. Il s’agissait de femmes pieuses et dignes, et, quelque motif de jalousie qu’elles auraient pu avoir, aucune ne contribua à colporter ces bruits. Bien au contraire, elles parlaient toutes en faveur de Aisha.

Par contre, Hamna, la sœur de Zaynab bint Jahsh, une des Épouses, participa à la calomnie, espérant discréditer Aisha (Radia Allahu ‘anha)  au profit de Zaynab (Radia Allahu ‘anha)  , aux yeux du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) . Mais Zaynab ignorait tout. On nous rapporte même que, comme les autres Épouses, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) l’interrogea sur ce qu’elle savait. Elle avait répondu :

« Ô Envoyé d’Allah ! Je respecte mes yeux et mes oreilles. Je ne sais que du bien. » Et aisha ajouta : «Zaynab était la seule des Épouses qui fut sur un pied d’égalité avec moi. Allah la préserva à cause de sa réserve. Sa soeur se mit alors à lui être également hostile. » [Rapporté par Bukhârî]

En réalité, la calomnie avait pris naissance par un certain Ibn Ubbay et quelques autres « hypocrites », puis fut reprise et propagée par Mista (pour se venger d’un différend entre lui et Abu Bakr) et par le poète, Hassan Ibn Thâbit (qui avait un grief contre Safwân), et enfin, Hamna, sœur de Zaynab, dont nous venons de parler.

Aisha (Radia Allahu ‘anha)  fut ramenée chez elle par ses parents. Elle ne cessait de pleurer et espérait être innocentée.

De son côté, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) n’avait pas le moindre doute quant à l’innocence de sa jeune épouse et de Safwân mais il ne pouvait l’innocenter uniquement parce que sa conviction était faite. Il attendait de recevoir la preuve de cette innocence et comme celle-ci tardait, il interrogeait les autres Épouses et ses proches. Tous disaient la même chose :

« Cela n’est que mensonges. Nous ne connaissons de Aisha que du bien. » [Rapporté par Bukhârî]

Parmi les Compagnons, il interrogea également ‘Ali ibn Abu Tâlib et Usâma ibn Zayd. Usâma, certain qu’elle était innocente également, conseilla :

« Garde ton épouse. Nous ne savons que du bien d’elle. » Quant à ‘Ali, il lui répondit : « Ô Envoyé d’Allah, Allah n’a pas voulu te contrarier. Il y a en dehors d’elle beaucoup d’autres femmes. Interroge sa servante, elle te dira la vérité ! » [Rapporté par Bukhârî]

Cette réponse, un peu ambiguë, blessa Aisha (Radia Allahu ‘anha)  qui s’en souvint longtemps après. Mais nous le verrons plus loin.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) interrogea aussi la servante de Aisha (Radia Allahu ‘anha) , Barîra, qui répondit : « J’en jure par Celui qui t’a envoyé, je n’ai jamais rien vu de répréhensible, sinon qu’étant une toute jeune femme, il lui arrive parfois de s’endormir auprès du dîner de son mari et de laisser manger sa pitance par le mouton familier de la maison ! »

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) résolut d’évoquer publiquement cette affaire en s’adressant aux fidèles. Il leur tint à peu près ce langage:

« O Gens ! Que vous semble-t-il de ceux qui m’offensent au travers des membres de ma famille en répandant sur eux de faux bruits ?   Par Allah, je ne connais que du bien des gens de ma maison et que du bien de l’homme dont ils parlent, qui n’est jamais entré dans l’une de mes maisons sans que je sois avec lui. » [Rapporté par Bukhârî]

II s’ensuivit même une altercation entre plusieurs personnes, et le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) dut ramener le calme entre eux. Aisha (Radia Allahu ‘anha)  ignorait alors que le Prophète Muhammad l’avait ainsi publiquement défendue ; cependant, cela l’eut bien réconfortée. Elle continuait de pleurer tout en plaçant sa confiance en Allah.  Il ne suffisait évidemment pas que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) et quelques autres personnes soient convaincus de l’innocence de Aisha et Safwân pour que tout rentre dans l’ordre ; il fallait une preuve et celle-ci tardait à se manifester !

C’est par les épreuves auxquelles II soumet les Croyants qu’Allah élève leur foi. Il y a là, pour tout musulman, de quoi méditer sur le fait que la confiance en Dieu est essentielle dans les moments difficiles de l’existence.

Un mois s’était écoulé depuis le début de l’affaire. Un jour, alors que ses parents étaient près d’elle, ainsi qu’une femme des Ansar venue la réconforter, Aisha (Radia Allahu ‘anha)  vit le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) entrer chez elle. Il la salua et s’assit, ce qu’il n’avait pas fait depuis le début de sa maladie.

Bukhârî nous rapporte que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) prononça la shahâda, puis s’adressa à elle en ces termes :

« O ‘Aïsha, il m’est parvenu telle ou telle chose sur ton compte ; si tu es innocente, Allah te justifiera ; si tu as commis quelque faute, demande pardon à Allah et reviens à Lui. Le fidèle qui reconnaît ses fautes et qui revient à Allah, Allah revient à lui. »

À peine avait-il achevé de parler qu’elle cessa de pleurer et, s’adressant à son père, le pria : « Réponds à l’Envoyé d’Allah pour moi ! » Abu Bakr  (Radhiallahu anhu) lui dit alors : « Je ne sais pas quoi lui dire ! » Elle adressa la même demande à sa mère, qui lui fit la même réponse. Alors, s’adressant elle-même au Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) , elle lui dit :

« Je sais que vous avez entendu ce que les gens disent ; cela est entré dans vos âmes et vous y ajoutez foi. Si je vous dis que je suis innocente – et Allah sait que je suis innocente – vous ne me croirez pas. Mais, si je vous avouais que j’ai commis ce dont Allah sait que je suis innocente, vous me croiriez. Je vous dirai donc ce qu’a dit le père de Joseph :

 { La résignation est une belle chose et Dieu me viendra en aide contre ce que vous avez raconté.}
[Sourate 12 – Verset 18]

II s’agit-là des paroles de Jacob  (Alaihi sallam) à ses fils venus lui annoncer la mort de Joseph (Alaihi sallam) , alors qu’ils s’étaient mis d’accord entre eux pour le jeter dans un puits.

Après cette réponse, Aisha (Radia Allahu ‘anha)  retourna s’allonger sur son lit tandis que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) prolongeait sa visite, avec ses parents. Et, tandis qu’il était encore là, il reçut la révélation qui innocentait enfin Aisha (Radia Allahu ‘anha)  :

« Oui, ceux qui sont venus avec la calomnie, c’est tout une bande des vôtres. Ne la comptez pas pour un mal, au contraire, cela vous est un bien. À chacun d’eux ce qu’il gagne comme péché. À celui, cependant, qui se charge de la part la plus grande parmi eux, un énorme châtiment.

Pourquoi, lorsque vous l’avez entendue (la calomnie), Croyants et Croyantes, n’avez-vous pas pensé à bien en vous-mêmes et n’avez-vous pas dit : « C’est une calomnie évidente. »

Pourquoi les autres ne produisent-ils pas quatre témoins ? Alors, s’ils ne produisent pas de témoins, ce sont eux auprès de Dieu les menteurs. Et n’étaient la Grâce de Dieu sur vous, et Sa miséricorde ici-bas comme dans l’au-delà, un énorme châtiment vous aurait touchés pour ce que vous avez lancé.

Quand vous receviez sur vos langues et disiez de vos bouches ce dont vous n’aviez aucune science, et vous le comptiez pour rien, alors que – auprès de Dieu – c’était énorme.

Et pourquoi ne disiez-vous pas, lorsque vous l’entendiez : Qu’avons-nous à en parler ?
Pureté à Toi ! C’est une énorme calomnie !

Dieu vous exhorte à ne plus jamais répéter une chose pareille si vous êtes Croyants. Et Dieu vous expose les signes. Dieu, cependant, est Savant et Sage. » [Sourate 24 – Versets 11-18]
 

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) redevint souriant et annonça à Aisha : « Ô ‘Aïsha ! Allah te déclare innocente ! »

Ses parents, toujours présents, lui conseillèrent : « Va vers lui et sois-lui reconnaissante. » Mais elle leur répondit : « Je n’irai pas à lui et c’est Allah Seul que je vais louer. » Comme on le voit, malgré son jeune âge, Aisha (Radia Allahu ‘anha)  avait du caractère et une forte personnalité.

Mais nous devons ici constater que la révélation de ces versets fut un grand bien pour la Communauté des musulmans ; ces versets, en effet, interdisent toute supputation sur la conduite d’une femme et il interdit de porter atteinte à qui que ce soit en l’accusant d’adultère, à moins de pouvoir présenter le témoignage de quatre personnes de bonne foi.

2 – L’ablution sèche (Tayamûm)

Aisha (Radia Allahu ‘anha)  et Um Salama (Radia Allahu ‘anha)  avaient accompagné l’Envoyé d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) lors d’une expédition. La troupe avait fait une halte au moment de la prière du soir et s’apprêtait à repartir lorsque Aisha (Radia Allahu ‘anha)  s’aperçut qu’elle avait perdu le collier d’onyx qu’elle portait. Selon une version, il lui avait été offert par sa mère le jour de son mariage, selon une autre version, il lui avait été prêté par l’une des Mères des Croyants. On le chercha, en vain.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) fit établir le camp pour la nuit. Mais il n’y avait pas d’eau à cet endroit. Les Compagnons se plaignirent à Abu Bakr  (Radhiallahu anhu) de la futilité du motif qui les obligeait à passer la nuit dans cet endroit, les privant de l’eau nécessaire à leurs ablutions.

Abu Bakr  (Radhiallahu anhu)  vint faire des reproches à sa fille et lui dit : « Tu crées constamment des problèmes… » Vers la fin de la nuit, le Prophète reçut une révélation qui institua l’ablution sèche (tayamûm).

 […] Si vous êtes malades ou en voyage, ou si l’un de vous revient d’un endroit où il a fait ses besoins, ou si vous avez approché vos femmes et que vous ne trouviez pas d’eau, faites ablution sèche en touchant une terre pure. Essuyez votre face et vos mains. Dieu est certes Pardonneur et Miséricordieux. [Sourate 4 – Verset 43]

Du coup, toute la troupe se réjouit alors et dit : « Ô Famille d’Abû Bakr ! Ce n’est pas votre premier don à l’Islam. »

Abu Bakr  (Radhiallahu anhu) – qui était bien fâché contre sa fille – vint lui dire : « Je n’imaginais pas que tu puisses être la source d’une telle bénédiction pour les musulmans. Grâce à toi, les gens se sont vus accorder une grande facilité. »

Un autre hadîth nous rapporte que Usayd ibn Hudayr vint dire à Aisha (Radia Allahu ‘anha)  :

« Allah te récompense en bien ! Car, par Dieu, il ne t’est jamais arrivé une chose déplaisante sans qu’Allah n’en ait fait quelque chose de bon pour toi et tous les musulmans. » [Rapporté par Bukhârî]

N’oublions pas que le moindre des déplacements dans cette région avait lieu dans le désert et les points d’eau étaient souvent éloignés les uns des autres, ce qui ne rendait pas les voyages faciles ! D’ailleurs, à propos de cette remarque, Abu Hurayra (Radhiallahu anhu) a rapporté que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) a dit :

« Le voyage est un des aspects de la torture où le voyageur s’empêche de dormir, de manger et de boire. Lorsque vous avez terminé vos affaires, hâtez-vous de retourner dans votre famille. » [Rapporté par Bukhârî]

Cet événement eut donc une incidence bénéfique pour tous les musulmans qui, jusqu’à nos jours, utilisent ce moyen lorsqu’ils se trouvent dans des circonstances où ils n’ont pas d’eau. Puis, comme pour bien souligner que cet incident avait essentiellement valeur d’enseignement, le collier fut retrouvé sous le chameau de Aisha au moment où il se releva !

3 – L’affaire du pot de miel

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) s’attardait depuis quelque temps chez Hafsa (Radia Allahu ‘anha) , l’une des Épouses, qui lui donnait à boire du miel qu’elle avait reçu, ce qu’il appréciait particulièrement. Nous savons que le Prophète aimait les mets sucrés.

Aisha (Radia Allahu ‘anha)  et quelques-unes des Épouses (Safiya et Sawda, semble-t-il) se mirent d’accord pour dire au Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) , lorsqu’il revenait, que son haleine dégageait une odeur désagréable. Cela mit un terme aux moments « gourmands » du Prophète, mais elles prirent conscience qu’elles l’avaient privé d’un plaisir. [Rapporté par Bukhârî]

Selon une autre version, il s’était attardé à boire du miel chez Zaynab. C’est à cette occasion que fut révélé le verset suivant :

Ô Prophète ! Pourquoi, en recherchant l’agrément de tes Épouses, t’interdis-tu ce que Dieu t’a permis […]
[Sourate 66 – Verset 1]

4 – Les bagages de Safiya

Au retour du pélerinage de l’Adieu, ‘ Aisha (Radia Allahu ‘anha)  avait peu de bagages alors qu’elle montait un puissant chameau, tandis que Safiya, une autre des Épouses, avait des bagages lourds et un chameau faible qui ralentissait la marche de la caravane.

Afin de répartir la charge, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) donna l’ordre de placer un bagage lourd sur le chameau de ‘Aïsha, sans avoir demandé l’accord de chacune. Aisha (Radia Allahu ‘anha)  en fut contrariée.

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) lui proposa : « Veux-tu que Abu Ubayda arbitre entre nous ? – Non dit-elle, il ne me donnera jamais raison contre toi ! – Alors ‘Umar ? Proposa-t-il. – Oh non ! J’ai peur de lui ! Même Satan a peur de lui ! – Eh bien, veux-tu que ce soit ton père, Abu Bakr ? »

Elle y consentit et on fit appeler Abu Bakr  (Radhiallahu anhu) , qui, apprenant la cause de l’incident et l’entêtement de sa fille avant même que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) n’ait terminé son exposé et que Aisha (Radia Allahu ‘anha) puisse défendre sa cause – leva la main et la gifla… Le Prophète l’arrêta en disant : « Je n’ai pas voulu cela. » II se leva et lava de ses mains le visage et la robe de sa jeune épouse. [Rapporté par Bukhârî]

[…] Bien des anecdotes nous ont encore été rapportées sur Aisha (Radia Allahu ‘anha)  en particulier. […]

Nous savons que l’Envoyé d’Allah (sallAllahou alayhi wa salam) confiait à Aisha (Radia Allahu ‘anha)  ses projets les plus secrets. Par exemple, en matière de stratégie, il lui arrivait de préparer une expédition en ne faisant part de ses intentions ou de la destination qu’à sa jeune épouse. À ceux qui venaient ensuite l’interroger sur tel ou tel sujet, elle répondait qu’elle ne dirait rien, même à son propre père !

Quant à Aisha (Radia Allahu ‘anha) , elle aimait tellement le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) qu’elle était inquiète dès qu’il s’éloignait. Un jour, elle l’entendit se glisser dehors en pleine nuit, et pour savoir où il se rendait, elle le suivit ; il allait au cimetière pour prier pour ceux qui étaient morts. Bouleversée, elle dit alors : « Je donnerais la vie de mon père et de ma mère pour lui ! » Souvent, il s’endormait la tête posée sur ses genoux.

Nous avons vu que Sawda (Radia Allahu ‘anha)  , devenue âgée, lui avait cédé son jour de visite. Ainsi, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) passait plus de temps encore avec ‘Âïsha, lui permettant encore de multiplier les occasions de parfaire ses connaissances. Lors de l’expédition de Khaybar, l’étendard (râyah) du Prophète fut confectionné dans la houppelande de Aisha. Il était noir et carré.

Sur la maladie du Prophète

Lorsque le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) fut atteint de la maladie qui devait l’emporter, il continuait de visiter successivement chacune de ses Épouses (Qu’Allah soit satisfait d’elles) et interrogeait chaque jour en disant : « Où serai-je demain ? » et ce, jusqu’au jour de sa visite chez Aisha (Radia Allahu ‘anha) , chez laquelle il restait calme, sans interroger sur le lendemain.

On nous rapporte qu’à partir du moment où il fut immobilisé par cette maladie, il sollicita des Mères des Croyants la permission d’être soigné chez ‘Âïsha, ce qu’elles acceptèrent. [Rapporté par Bukhârî]  Il fut donc transporté de l’appartement de Maymûna à celui de Aisha (Radia Allahu ‘anha)  , soutenu d’un côté par ‘Ali, de l’autre par ‘Abbâs.

La maladie empirait. Toutefois, un jour, il put se rendre dans la mosquée et il parla aux fidèles, invoquant longuement Allah ( azwadial ) pour les martyrs de Uhud en particulier. Puis, il donna l’ordre que soient fermées toutes les portes donnant sur la mosquée, sauf celle d’Abû Bakr (Radhiallahu anhu).

Il vécut ses derniers instants chez Aisha (Radia Allahu ‘anha) . On nous rapporte que peu avant sa mort, le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) vit le frère de Aisha entrer dans la pièce avec un bâton de miswâk (brosse à dent naturelle). Aisha lut dans ses yeux qu’il en avait envie. Elle le mâchonna d’abord un peu et lui en frotta les dents. Puis, elle lui prit la tête et la plaça dans le creux de son épaule, afin qu’il soit aussi confortable que possible et c’est ainsi qu’il rendit le dernier soupir.

Aisha (Radia Allahu ‘anha)  nous a rapporté au sujet de ses derniers instants que le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) répéta : « II n’y a aucun dieu si ce n’est Allah lui-même. Quelle agonie que la mort. » Puis, Aisha l’entendit dire d’une voix à peine perceptible, « …mais avec le Compagnon le plus haut », comme s’il faisait un choix.

Aisha (Radia Allahu ‘anha)  nous dit encore : « J’étais jeune et je ne comprenais rien. Dans ma stupidité, le Prophète rendit le dernier soupir dans mes bras et je ne le sus pas. Ce n’est que lorsque les autres femmes présentes se mirent à pleurer que je compris ce qui s’était passé… » [Rapporté par Bukhârî]

Aisha (Radia Allahu ‘anha)  a rapporté : « II mourut le jour même où c’était mon tour de le recevoir dans mon appartement. Allah recueillit son âme tandis que sa tête reposait entre ma gorge et ma poitrine et ma salive fut mélangée à la sienne. »[Rapporté par Bukhârî]

Le Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) fut enterré sur place, dans la chambre de Aisha. Elle continua d’y habiter. Sawda, l’une des Épouses qui mourut en l’an 24 de l’Hégire, lui légua son appartement qui était mitoyen du sien, ce qui permit à Aisha (Radia Allahu ‘anha)  d’agrandir son habitation devenue très petite du fait de la place occupée par le tombeau du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) . Lorsque, chacun à son tour, Abu Bakr, puis plus tard, ‘Umar, quittèrent ce monde, ils furent tous deux enterrés auprès du Prophète.

On sait que lorsque ‘Umar  (Radhiallahu anhu) fut à l’agonie, il envoya son fils ‘Abdallah chez ‘Aisha (Radia Allahu ‘anha) , qui la trouva assise, pleurant. « ‘Umar t’adresse le salut et te demande l’autorisation d’être enterré avec ses deux Compagnons. – Je l’aurais désiré pour moi-même, mais je lui donne la préférence sur moi-même. »  […]

Après la disparition du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) , elle continua d’occuper une place importante au sein de la communauté des musulmans, malgré sa jeunesse.

Elle jouissait d’une grande réputation. On venait la consulter. Elle était particulièrement savante en matière de jurisprudence. On nous rapporte qu’un grand nombre de Compagnons  (Radhiallahu anhu) venaient étudier la jurisprudence islamique avec elle. Atâ a rapporté : « Aisha était plus instruite qu’aucun homme de son temps. »

‘Aisha , avec quelques autres Compagnons, firent de Médine un centre d’études parmi les plus importants du monde pour l’époque. On nous précise encore que les gens qui avaient eu le privilège d’étudier avec elle étaient ensuite parmi les plus brillants.  Au temps de leur califat respectif, Abu Bakr et ‘Umar  (Radhiallahu anhu) venaient consulter Aisha (Radia Allahu ‘anha)  pour lui exposer tel ou tel problème auquel ils se trouvaient confrontés et l’interroger pour savoir ce que le « Prophète aurait dit ou fait en pareille circonstance ».  […]

Alors qu’il était devenu à son tour calife, Mu’âwiya  (Radhiallahu anhu) l’interrogea. Elle donna comme réponse ce hadîth de l’Envoyé d’Allah (Sallallahu Alaihi Wasallam) ( : « Celui qui essaie de contenter Allah, ne se préoccupant pas du mécontentement des gens, sera protégé contre la méchanceté des gens. Mais celui qui contente les gens en ne se préoccupant pas du mécontentement de Dieu, sera abandonné par Allah et à la merci des gens. »

Elle avait les moyens de vivre mieux car elle recevait, comme les autres Mères des Croyants, une pension versée par les Califes successifs.  Mais Aisha (Radia Allahu ‘anha) , qui était d’une extrême générosité, chargeait sa servante, dès qu’elle recevait cette pension, de distribuer aussitôt le tout aux nécessiteux, négligeant de garder quelque chose pour elle. Le soir venu, elle disait à sa servante : « Pourquoi ne m’as-tu pas fait penser de garder de quoi dîner ce soir ? »

Ainsi donc, parfois, elle n’avait même pas de quoi dîner. Elle avait tellement pris l’habitude d’une vie frugale au cours de ses années difficiles passées dans la maison du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) , jeûnant beaucoup, qu’elle continua de vivre de la même manière après sa disparition, alors que les moyens de la communauté s’étaient améliorés.

Urwa  (Radhiallahu anhu) a rapporté qu’un jour, il a vu Aisha  qui avait reçu 70.000 dirhams, les distribuer aux pauvres, tandis qu’elle-même portait une chemise rapiécée.

Un Compagnon s’étant ému de ce qu’elle redistribuait aux pauvres tout ce qu’elle recevait au fur et à mesure, elle s’était écriée en l’apprenant :« Comment ? On m’interdirait mes libéralités ? »et elle avait bien entendu continué ses pratiques ! [Rapporté par Bukhârî]

Un jour, elle reçut – sur la demande de celui-ci – Hassan ibn Thâbit, qui avait été l’un des acteurs de l’affaire de la calomnie. Comme on s’était étonné qu’elle le reçoive, elle répondit : « Pourquoi pas. N’a-t-il pas été déjà frappé d’un terrible châtiment ? » II était, en effet, devenu aveugle.

Avant qu’elle ne meure, alors qu’elle était à l’agonie, Ibn ‘Abbâs  (Radhiallahu anhu) demanda à être reçu par elle. Comme elle hésitait, dans la crainte qu’il ne lui fasse des compliments, on lui fit valoir qu’il s’agissait de l’oncle paternel du Prophète (sallAllahou alayhi wa salam) et l’un des principaux personnages parmi les musulmans. Elle le reçut donc.

– « Comment te trouves-tu, lui demanda-t-il ? » – « Bien, si je crains Dieu, répondit-elle. » – « Tu seras bien, s’il plaît à Dieu, car tu as été l’Épouse de l’Envoyé d’Allah et la seule vierge qu’il ait épousée. Enfin, la Révélation t’a reconnue innocente. »

Après cette visite, Aisha (Radia Allahu ‘anha)  devait dire « Ibn ‘Abbâs m’a fait des compliments. J’aurais préféré qu’on m’eût oubliée. »

Aisha (Radia Allahu ‘anha)  vécut jusqu’à l’âge de 67 ans et mourut pendant le mois de Ramadan de l’an 57 de l’Hégire, sous le califat de Mu’âwiya.

Elle fut enterrée, comme elle l’avait souhaité, après la prière de la nuit, dans l’heure qui suivit sa mort, dans le cimetière des femmes à Médine, auprès de ses compagnes, les Mères des Croyants (Qu’Allah soit satisfait d’elles) qui l’avaient devancée.

Abu Hurayra (Radhiallahu anhu)  fit la prière sur elle avec les autres Compagnons  (Radhiallahu anhu) . Ce sont ses neveux qui la déposèrent dans sa tombe.

Qu’Allah ( azwadial ) soit satisfait de Aisha.

Les Buts de la prière

 La prière est le rendez-vous sacré dans lequel tout croyant doit chercher à communiquer avec son Créateur et s’abandonner à Lui :

« Si tu veux qu’Allah te parle, lis le Coran, et si tu veux converser avec Lui, fais une prière » disait un mystique.

On a demandé au Prophète (psl) quelle était la meilleure œuvre. Il a répondu : « Les prières à l’heure. » Elle est l’attribut primordial des croyants sincères : { [… ] Et ceux qui observent assidûment leurs prières. } [ Sourate 23 – Verset 9 ]

     Elle est la lumière qui guide le croyant au milieu des ténèbres et son bouclier contre toute tentation et tout péché :

{ [… ] En vérité, la prière préserve de la turpitude et du blâmable. }
 [ Sourate 29 – Verset 45 ]

     Après une prière, une autre prière est en vue, et ceci, pendant toute la journée. Cela accroît chez le croyant une conscience de la Présence divine (murâqabatullah), ce qui le préserve de la turpitude. Elle est le moyen le plus efficace pour se faire pardonner ses péchés. En effet, le recueillement et le rappel suscités par la prière doivent obligatoirement remettre le croyant en cause et le placer devant ses responsabilités pour pouvoir implorer la miséricorde divine et demander le pardon.

Abû Hurayra (rta) a dit:

« J’ai entendu le Messager d’Allah (azwadial) dire: « Que pensez-vous si l’un de vous avait devant sa porte une rivière où il se laverait cinq fois par jour, lui resterait-il quelque chose de sa saleté ? » Ils dirent: « Il ne lui resterait rien » Il dit : « Tel est l’impact des cinq prières quotidiennes par lesquelles Allah efface les péchés.  » »

     Quand Satan vient nous obscurcir le droit chemin, le Miséricordieux nous éclaire par Sa lumière et nous sauve d’une perte certaine, c’est le sens du verset que le croyant répète 17 fois  par jour – dans la sourate El-Fatiha (l’ouverture) – durant ses cinq prières quotidiennes :

{ C’est Toi (Seul) que nous adorons, et c’est de Toi (Seul) dont nous implorons l’aide.
Guide-nous dans le droit chemin. }   [ Sourate 1 – Versets 5-6 ]

     C’est le sens du hadîth suivant: « Les cinq prières (quotidiennes) et la prière du vendredi jusqu’à la suivante effacent les péchés commis entre elles tant que l’on n’en a pas commis de plus grands. »

Et dans un autre verset du Coran :

 { Et accomplis la prière aux deux extrémités du jour et à quelques heures de la nuit.
Les bonnes actions effacent les mauvaises [… ] }  [ Sourate 11 – Verset 114 ]

La prière met en évidence la soumission de l’homme à son Créateur.

C’est, d’ailleurs, le sens du mot islam qui veut dire soumission, dont a besoin tout être humain pour parfaire son humanité.

Faire la prière à cinq moments différents de la journée n’est pas vain. En effet, cette prescription étalée sur le jour et la nuit est symbolique pour plusieurs raisons :

  La première : le fait d’étaler sa périodicité sur le jour et la nuit permet une remise en cause constante et une régularité dans ses rapports avec Allah (azwadial).

 La deuxième : comme on l’a expliqué précédemment, la prière est un recueillement auprès de l’Eternel, ce qui permet, à chaque occasion, de se ressourcer en communiquant avec Lui. C’est pour cela que le Messager d’Allah (azwadial) quand l’heure de la prière arrivait, disait à Bilâl (rta) :« Réconforte-nous par la prière, ô Bilâl ! »

 La troisième : le seul lien possible entre notre matérialité et Sa Transcendance est le rappel et la remémoration (dhikr). Ce rappel nous est constamment recommandé par le Coran, soit pour mériter que le Miséricordieux pense à nous:

{ Pensez à Moi et je penserai à vous […]  }
[ Sourate 2 – Verset 152 ]

 Soit pour avoir la paix de l’âme et l’harmonie du coeur :

{ N’est ce point par le rappel d’Allah que les coeurs s’apaisent ? }
[ Sourate 13 – Verset 28 ]

Soit, enfin, pour éloigner la tentation du Diable.

 Allah (azwadial) nous exhorte à nous souvenir de Lui à tout moment. Cet attachement du croyant à son Créateur est sa meilleure consolation devant les dures réalités de ce monde et c’est, en même temps, sa plus grande garantie de salut éternel. Cette pensée de tous les moments est concrétisée par cette obligation de base bien codifiée qu’est la prière.

  La quatrième : répéter le rite de la prière, c’est aussi un moyen d’exprimer notre reconnaissance à l’égard de Celui à Qui nous devons tout et Qui ne nous doit rien. Dans un hadîth qudsî:

« Moi (Allah), les jinns et les hommes sommes dans une situation extraordinaire. Je crée et on adore autre que Moi. Je subsiste aux besoins, et on remercie autre que Moi. Mes bienfaits, pour eux, descendent, et leur ingratitude à Mon égard monte vers Moi. Je suscite leur amour avec mes biens alors que Je n’ai pas besoin d’eux, et ils suscitent Ma colère avec leurs péchés alors qu’ils ne peuvent se passer de Moi […] »

     L’adoration est la manifestation de la reconnaissance, le but suprême est d’aimer et susciter l’amour du Tout-Puissant. Tout ce qui émane d’Allah (azwadial) est signe et interpellation à Son amour.

Le musulman n’a pas besoin de miracles dans sa vie pour aimer Allah. Se trouvant comblé de Ses bienfaits perceptibles et imperceptibles, il se trouve dans l’obligation morale de louer Allah (al-hamd) et de ne cesser de l’invoquer. Lorsque l’amour de quelqu’un nous envahit, on ne cesse d’invoquer son nom. Allah (azwadial) ne mérite-t-Il pas d’être aimé ?

{ […] Or, les croyants sont les plus ardents dans l’amour d’Allah […] }
 [ Sourate  2 – Verset 165 ]

     Le minimum de reconnaissance est cette inclinaison dans la prière, cinq fois par jour, qui symbolise avec excellence le geste de la gratitude que l’on doit envers notre Seigneur:

{ Et si vous comptez les bienfaits d’Allah, vous ne saurez les dénombrer. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. }
[ Sourate 16 – Verset 18 ]

     Ainsi, « la prière rythme le quotidien du musulman. Cinq fois par jour, celui-ci se retire des affaires de ce bas-monde pour épouser la direction (qibla) et puiser sa force spirituelle dans le souvenir d’Allah. »